14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 07:16

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Pierre CORNILLOT : le billet express - 07-01-2008



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Une convergence récente est apparue ces dernières semaines pour dénoncer les risques sanitaires engendrés par l’usage inconsidéré des appareils personnels de type téléphones mobiles, systèmes DECT en téléphonie rapprochée, éventuellement Wi-Fi, en particulier chez les enfants.





Image:
static.flickr.com


Mercredi 2 janvier dernier, le Ministère de la Santé a mis en garde contre les risques d’un usage excessif des téléphones portables, en particulier chez les enfants et il invite les parents « à la prudence… ». Ainsi apparaît enfin au grand jour le risque potentiel que se sont acharnées à dénoncer diverses organisations françaises, belges, espagnoles mais aussi canadiennes, britanniques, australiennes, nord-américaines…


La lecture du Monde en date du 19 décembre 2007 est un modèle du genre, dans la mesure où il arrive à ne citer aucune de ces organisations à l’exception du Priartem (Pour une réglementation des implantations d’antennes-relais de téléphonie mobile) alors que la question est agitée depuis des années par les organisations évoquées plus haut. Je pense en particulier en France au Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques).


Cette sélectivité dans l’information est d’autant plus troublante que pendant de longues années des voix très autorisées se sont battues pour que soit pris en compte, en particulier chez les enfants, ce risque mal maîtrisé. Comme pour l’amiante, pour le tabac, et pour tant de facteurs de nuisance et de pollution générés par nos pratiques, ces voix ont crié dans le désert avant que lentement les organismes officiels veuillent bien bouger. La puissance des profiteurs était trop importante pour que ces plaintes soient entendues. Elles commencent à l’être, tant mieux, mais il est cruel de voir ainsi se répéter le même scénario :
- Des industriels mettent sur le marché des produits dont ils jurent, la main sur le cœur, qu’ils sont sans danger.


- Des administrations responsables de la sécurité et de la santé assurent que le danger est inexistant au vu des expertises produites par le constructeur,


- Des citoyens inquiets des dangers potentiels s’attachent à en identifier les effets sur la santé et la sécurité,


- Les industriels orchestrent des campagnes de dénigrement et de ridiculisation contre ces empêcheurs de tourner en rond,


- La presse grand public à de rares exceptions près, fait la sourde oreille quand elle n’est pas à la botte d’un des groupes industriels ou financiers qui font passer leurs profits avant tout autre considération,


- Enfin un effet « boule-de-neige » se produit : l’évidence s’impose et tout le monde, la main sur le cœur, de dénoncer ce risque nouveau en se gardant bien de reconnaître ses torts et sa complicité ni de rendre hommage à tous ceux qui avaient dénoncé ce risque des années auparavant.


Dans le cas de l’amiante, la comédie a duré presque un siècle, et pour finir c’est l’Etat, c’est-à-dire nous, qui indemnisera les malheureuses victimes de ce scandale.


Pour les ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile (les plus dangereux surtout pour les enfants), le temps d’installation d’un processus tumoral dans le cerveau laisse encore quelques bonnes années de profit sans danger pour le tiroir-caisse…


A moins que la mise en œuvre du principe de précaution, inscrit dans la Constitution, ne devienne une réalité et que soit enfin définie cette responsabilité partagée des industriels et de l’Etat dans la mise sur le marché d’un facteur de risque mal contrôlé. Bon courage !


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