15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 04:02

1 mn 48 s - 13 avr. 2007
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Par une somptueuse matinée d’été toute imprégnée des odeurs de fleurs, edouard et flora prennent leur petit déjeuner. c’est le premier jour de l’été et tout semble devoir être agréable et heureux. pourtant une guêpe intruse se glisse dans le pot de confiture. il faut la tuer... cette belle journée commence par un meurtre. Une angoisse, d’abord sourde, puis de plus en plus violente, assaille Edouard. Une petite douleur à l’oeil sans conséquence semble la déclencher. Mais non, ce n’est pas ce petit bobo qui le préoccupe mais bien la présence d’un marchand d’allumettes qui se tient depuis des semaines derrière la grille arrière de son jardin.

Qui est-il ? Que vient-il faire là ? Pourquoi vend-il des allumettes sur un chemin que personne n’emprunte ? Le marchand devient le support de toutes les angoisses refoulées d’Edouard qui l’observe avec terreur de la fenêtre de la maison donnant sur l’arrière du jardin. Il faut tirer cela au clair, le faire venir et lui parler. Mais l’homme se tait, Edouard ne tirera de lui que rire et larmes. Harold Pinter, d’une situation quotidienne et banale, crée un univers singulier à la fois comique et étrange. La logique d’Edouard dérape face au mutisme du vieil homme.

Point d’issue pour cet intellectuel enfermé dans son monde clos et cadenassé. Flora, l’épouse fidèle, quant à elle, se livre à une divagation amoureuse. Les vêtements boueux du marchand ne lui rappelle-t-il pas le viol dont adolescente elle a été victime ? Mais sans doute ce souvenir est-il excitant à raconter à l’inconnu ? Harold Pinter nous engage sur des pistes, toutes vraisemblables. Il nous donne des indices comme s’il s’agissait d’un roman policier. Aucun ne nous mènera vers une compréhension claire de ce qui advient à ce couple qui nous ressemble tant. Le mystère et le questionnement nous tiennent en éveil pendant toute la pièce. C’est à un jeu d’esprit brillant et étrange que l’auteur nous convie. Mêlant l’absurde, l’humour et le sentiment du tragique de l’existence, Harold Pinter mène sans faille cette Petite Douleur jusqu’à sa conclusion imprévisible.



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