Partager l'article ! L’exposition aux nanoparticules potentiellement dangereuse: HORIZONS ET DEBATS11 mars 2008 Impressum "Journal favorisant la pens ...
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Les nanoparticules pénètrent mieux dans les poumons, les microfissures de la peau et probablement dans le cerveau que les particules plus grosses, selon une étude d’un institut français sur la
santé au travail.
Elle recommande des précautions accrues. «Certaines particules ultra-fines peuvent être plus dangereuses que des particules plus grosses de la même matière» et ont des «propriétés spécifiques»
encore mal connues, a souligné Benoît Hervé-Bazin, de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Lorsque leur taille descend en dessous de 20 millionièmes de millimètre (20
nanomètres), les nanoparticules qui se déposent dans le système respiratoire, ne sont plus digérées par les cellules «macrophages» qui nettoient les poumons.
Assemblages de quelques centaines ou milliers d’atomes encore largement expérimentaux, les nanoparticules ont déjà des applications dans la cosmétique, le domaine médical (nano-implants,
nanodétection, destruction de tumeurs) et l’industrie (automobile, électronique, chimie et matériaux). Les experts de l’INRS ont également constaté un «passage probable de certaines particules au
cerveau» par le nerf olfactif ou le nerf trijumeau au niveau du nez. «Les modalités et l’importance de ce passage dépendent de la nature de la particule, de ses revêtements de surface, de sa
taille, de sa solubilité», selon eux. Concernant les produits cosmétiques, les résultats sont contradictoires. La pénétration dans la peau du dioxyde de titane utilisé dans les crèmes solaires
est attestée par certains et contestée par d’autres.
«Globalement, il semble qu’une certaine pénétration dans la peau soit possible», relèvent les chercheurs. Tout en soulignant les difficultés de mesure d’éléments de si petite taille, M.
Hervé-Bazin rappelle les ravages provoqués par l’exposition à l’amiante et estime qu’«on en sait déjà assez pour ne pas rester inactifs». Des mesures de prévention aussi simples que le port d’un
masque ne sont souvent pas encore prises dans les laboratoires. Le revenu mondial généré par les nanotechnologies, supérieur à 40 milliards d’euros en 2001, selon la Commission européenne,
devrait s’élever à plus de 700 milliards en 2008 et pourrait dépasser les 1000 milliards en 2015.
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