31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 10:23

Suite de la première partie :

Nader,les "Démocrates",les pacifistes par Joëlle Pénochet



LA MEMOIRE COURTE : LA POLITIQUE DES PRESIDENTS DEMOCRATES AU COURS DE L’HISTOIRE DES ETATS-UNIS


« A vote for John Kerry is a vote for War."

Ralph Nader, paraphrasant le slogan des Démocrates « un vote pour Nader est un vote pour Bush »


Cette année, ce sont deux candidats pro-guerre qui se sont affrontés. Ralph Nader a rappelé qu’en 1968, durant la guerre contre le VietNam, le même cas de figure s’était produit, avec les candidats Nixon et Humphrey. Et les leaders associatifs qui ont appelé les militants et sympathisants à donner un blanc-seing à Kerry, au prétexte qu’il serait « moins dangereux », oublient que c’est le Président démocrate Harry Truman (1945-1953), qui initia la guerre froide, mena une politique antisociale féroce (notamment contre les mineurs et les employés des chemins de fer) et lança les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945. De même que c’est Lindon B. Johnson (1963-1968) - qui avait fait une campagne comme candidat de la paix contre le candidat va-t-en-guerre Barry Goldwater - et non Richard Nixon (1969-1974) qui est à l’origine de l’escalade de la guerre au VietNam en 1964. Plus tard, c’est Jimmy Carter, et non Ronald Reagan, qui relança la guerre froide. Carter qui refusa d’indemniser le VietNam en 1977 (alors que les produits chimiques déversés sur le pays continuent aujourd’hui de tuer et de provoquer des malformations génétiques) au motif que « les destructions ont été réciproques ». Ce sont encore des démocrates, Hillary Clinton et Joseph Lieberman qui, au lendemain du 11 septembre 2001, firent signer par la quasi-totalité de leurs collègues sénateurs démocrates une lettre demandant le renforcement du soutien à Israël.


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« LE MYSTERE DES ELECTIONS DE 2004 »
(PETER CAMEJO) :

KERRY, UN CANDIDAT BELLICISTE
SOUTENU PAR UNE GRANDE PARTIE DES PACIFISTES






Peter Camejo - Photo : votenader.org


« Je ne reproche pas à Georges Bush d’avoir trop fait dans la guerre contre le terrorisme :
je crois plutôt qu’il n’en a pas fait assez.
»

John Kerry cité par Greg Bates, p. 116.


« J’ai su commander des bombardements aériens, le lancement de fusées, des avions, des troupes et des hélicoptères. J’ai exercé d’importantes responsabilités… sur un bateau transportant des armes nucléaires (…). J’ai remplacé un lieutenant-gouverneur… »
John Kerry, The Time, 2 septembre 2004.


Paradoxalement, une partie des millions d’activistes, d’intellectuels et d’artistes qui n’avaient cessé depuis 2001 de manifester contre la politique belliciste des Etats-Unis, se sont ralliés à Kerry, le candidat-girouette situé à l’aile droite des Démocrates qui, après avoir adopté une position anti-guerre pendant les primaires du parti démocrate, pour battre son concurrent Howard Dean, s’est contenté ensuite de critiquer la gestion de la guerre par l’administration Bush, projetant même d’augmenter de 40.000 hommes les effectifs des troupes sur le terrain, en accentuant la participation internationale (comment l’aurait-il pu, à un moment où les troupes étrangères se retirent une à une du bourbier irakien ?). Il se plaisait à répéter que l’Irak possédait beaucoup plus d’armes biologiques et chimiques qu’avant la guerre du Golfe, que Saddam Hussein comptait lancer à l’aide de drones sophistiqués (Bates, p. 110).


Sénateur depuis vingt ans, Kerry a voté pour l’invasion de Panama et la guerre en Afghanistan, et il a donné les pleins pouvoirs au président pour attaquer l’Irak en octobre 2002, alors que, selon la Constitution, c’était au Congrès qu’il revenait d’en décider par un vote. Cette disposition avait été établie par les « Pères-fondateurs » pour empêcher que la décision de déclarer une guerre puisse être prise par un seul individu ; elle ne pouvait être modifiée que par un amendement à la Constitution.


KERRY, UN FAUCON PLUS FEROCE QUE BUSH ?



« Kerry is outhawking George Bush »

Ralph Nader, le 6 octobre 2004 lors d’un meeting à Syracuse


Pis, Kerry avait déclaré qu’il voterait de nouveau pour la guerre en Iraq, même en connaissant les mensonges au sujet des armes de destruction massive, ce qui fit dire à Ralph Nader qu’il n’y avait pas de fin à la surenchère (« me-too-ism ») de Kerry et de Bush. Le programme de Kerry, soutenu par une partie des pacifistes, allait à l’encontre de la volonté de la majorité des Américains, qui estiment que leur pays n’auraient pas dû envahir l’Irak (54% selon un sondage Gallup de juillet 2004), et se sont prononcé à plusieurs reprises pour un retrait immédiat des troupes.


La plate-forme démocrate épousait les points-clés du programme néo-conservateur. En résumé, John Kerry promettait de mener la même politique que George W.Bush, mais de façon plus efficace. Il annonçait, à chacune de ses interventions publiques, qu’il fallait « finir le job » en Irak. Comme l’écrit Peter Camejo, Kerry était moins « Bush lite » (version allégée) que « Bush smart » (un Bush intelligent). Voter pour la copie plutôt que pour l’original n’aurait pas infléchi la politique impériale des Etats-Unis. Dans ce type de situation, le vote est toujours favorable à l’élu déjà en place.


Le programme de John Kerry en matière de politique internationale était fondé, comme celui de Bush, sur ce qui est le plus profitable pour les grosses multinationales américaines qui financent les campagnes. Ainsi qu’un ancien diplomate américain l’annonçait cet été, si Kerry avait été élu, «les Etats-Unis (n’auraient pas ratifié) ni le protocole de Kyoto, ni la convention d’Ottawa sur les mines antipersonnelles, ni la Cour Pénale Internationale… » (Time, 19 juillet 2004). Kerry a refusé de condamner les tortures pratiquées dans la prison d’Abu Graïb. Et peu importe l’étiquette du président des Etats-Unis aux civils irakiens bombardés, aux paysans colombiens victimes des escadrons de la mort, ni aux chômeurs américains mis à la rue.


Par ailleurs, le sénateur Kerry a toujours soutenu la politique criminelle de Sharon contre le peuple palestinien. Il voit l’érection du mur (souvent qualifié de « mur de l’Apartheid », ou de « nouveau mur de la Honte ») condamné par l’ONU comme « un acte de légitime défense » et s’est prononcé pour l’élimination de Yasser Arafat « qui n’est pas un partenaire acceptable. » Le gouvernement américain, avec le soutien des deux grands partis, finance la guerre contre le peuple palestinien au prix de 15 millions de dollars par jour. Comme les Républicains, Kerry refuse aux Palestiniens le droit au retour. Après que l’administration Bush eut donné à Ariel Sharon le feu vert pour déclencher sa campagne de terreur, John Kerry publia un article intitulé "La cause d’Israël est celle de l’Amérique ». Selon Greg Bates, « Les positions anti-palestiniennes de Kerry frisent le pathologique. » (Dime’s Worth of Difference, p. 126). De son côté, anticipant le remodelage de la région projeté de longue date par les stratèges du Pentagone, G.W. Bush envisage « la création d’une zone de libre-échange Etats-Unis/Moyen-Orient d’ici une décennie. » (9 mai 2003).


Le sénateur Kerry préconise une attitude plus ferme en vue de se débarrasser rapidement des régimes d’Hugo Chavez et de Fidel Castro. Il a voté, ainsi qu’Howard Dean, pour le Patriot Act (26 octobre 2001) qui a considérablement restreint les libertés individuelles et plongé le pays dans un néo-maccarthysme, et il avait promis d’intensifier la « guerre contre le terrorisme » s’il était élu. Sur le plan de la politique intérieure, son premier objectif était la réduction du déficit, ce qui est incompatible avec la création d’emplois.


Ainsi que l’écrit Peter Camejo : « Le plus grand mystère de cette campagne est que l’immense majorité des électeurs qui se prononcent en faveur du vote Kerry-Dean sont opposés à leur programme ». Vu de France, cette situation a un air de déjà-vu.


RALPH NADER ET PETER CAMEJO ONT PROPOSE UN PROGRAMME AUX ANTIPODES DE CELUI DU PARTI UNIQUE DES « REPUBLICRATES »


Les multiples lois que Ralph Nader a fait voter depuis quarante ans ont prouvé qu’il sait prendre les moyens pour faire appliquer ses idées. Malheureusement, il n’a pas eu, encore cette année, le droit de présenter son programme électoral présidentiel aux Américains lors des grands débats télévisés qui déterminent l’issue du scrutin… Aussi désinformés que les citoyens européens, la plupart des Américains ignoraient tout de sa candidature.


LA SEULE CANDIDATURE OPPOSEE A LA POLITIQUE D’AGRESSION DES ETATS-UNIS


La candidature Nader-Camejo était l’une des rares candidatures anti-guerre, avec celles de l’extrême gauche. Ralph Nader continue de presser les Etats-Unis de fixer une date pour le retrait rapide des troupes, des mercenaires et des multinationales comme Halliburton (liée au vice-président Dick Cheney) pour restituer à l’Irak une véritable souveraineté le plus tôt possible : « La spirale de la violence ne s’arrêtera pas tant que ce double retrait ne sera pas effectué ». M. Nader, qui avait inlassablement dénoncé l’embargo décrété en 1990, veut arrêter le processus d’embourbement en Irak, qui fait de plus en plus de victimes. Selon la revue médicale anglaise « The Lancet » (28/10/04), 100.000 civils irakiens auraient été tués depuis le début de l’invasion - sans compter les blessés, souvent handicapés à vie. L’occupation augmente l’insécurité dans la région, avec des coûts financiers énormes pour les USA : plus de 155 milliards de dollars ont déjà été dépensés pour la guerre. Le budget militaire des Etats-Unis dépasse celui de l’ensemble des autres pays du monde réunis. Comment Kerry aurait-il pu financer la politique sociale, promise au moment où l’écart est plus serré que jamais entre les deux candidats, tout en augmentant les dépenses militaires, qui ont déjà ruiné le pays et jeté des millions d’Américains au chômage ou à la rue, et démantelé le système éducatif ?


D’ABORD REFORMER LA LOI ELECTORALE


Ralph Nader pense que la priorité pour rétablir la démocratie est de réformer la loi électorale par un financement des campagnes avec l’argent public, le déroulement du scrutin lors d’un jour férié, l’instauration d’un scrutin à deux tours permettant aux 3e partis de participer aux débats, et le rétablissement du droit de vote pour les citoyens privés injustement de leurs droits (privation qui affecte essentiellement les pauvres et les minorités raciales).


RESTAURER DES LIBERTES INDIVIDUELLES, PROMOUVOIR LA JUSTICE SOCIALE ET LES DROITS DES MINORITES


« Trois mille personnes sont mortes le 11 septembre 2001, Mais un nombre supérieur de personne meurent chaque mois des conséquences de la politique anti-sociale du gouvernement en matière d’emploi, de conditions de travail et de santé, et personne ne pleure ces morts-là !»

Ralph Nader, 11 septembre 2004


Sur le plan de la politique intérieure, Ralph Nader et Peter Camejo proposent des mesures concrètes en faveur de la Justice sociale et de la protection des libertés individuelles, en commençant par la révocation du Patriot Act. Ralph Nader s’est toujours battu pour une juste répartition des richesses, condition à la Paix dans le monde. Il dénonce depuis des décennies au fil de ses conférences, de ses articles et de ses livres la mainmise des multinationales sur la politique et les effets destructeurs de la mondialisation ultra-libérale sur l’environnement, le systèmes de santé, de protection sociale et d’éducation, et les libertés publiques.


DEMOCRATISER LES LOIS DU COMMERCE INTERNATIONAL


« Les Etats-Unis ont besoin d’une déclaration d’indépendance des multinationales. »

Ralph Nader, Washington Post, 8 novembre 2000


Le combat contre le pouvoir des multinationales, et leur condamnation pour leurs abus et leurs crimes est une priorité. Les Etats-Unis doivent se retirer de l’ALENA et de l’OMC. La démocratisation des lois du commerce implique de faire participer aux décisions les associations de défense de l’environnement, les travailleurs et les consommateurs. Ralph Nader pense que la liberté du commerce est un leurre et, qu’en réalité nous vivons « dans une forme de fascisme dominé par les multinationales » Ainsi, elles « rêvent de changer la nature des choses et de contrôler les ressources génétiques universelles par des brevets monopolistique ». C’est pourquoi l’élaboration de lois » interdisant le brevetage du vivant, en commençant par le domaine génétique », est une priorité, « la mentalité mercantile (étant) indifférente aux conséquences écologiques à long terme. » (Libération, 4-5 décembre 1999).


Instaurer une couverture médicale universelle


L’instauration d’une couverture médicale universelle garantirait à tous les citoyens l’accès aux soins, alors que le nombre d’Américains sans couverture de santé ne cesse d’augmenter, dépassant aujourd’hui le chiffre de 45 millions. (Selon l’Académie des sciences américaine, cette situation entraînerait le décès de 18.0000 Américains chaque année). Le nouveau système de protection sociale proposé permettrait de réaliser également d’importantes économies grâce à une plus grande rationalisation. En effet, les Etats-Unis sont le pays qui a les grosses dépenses de santé au monde, et la tendance est toujours à la hausse, alors que l’OMS les classe en 37e position pour la qualité de leur système de santé.


La diminution drastique des dépenses militaires permettrait de financer une éducation de qualité pour tous - alors que des millions d’enfants sont laissés pour compte chaque année - et d’investir dans les infrastructures qui ne cessent de se dégrader, en favorisant le développement de vrais emplois.


Abolir la peine de mort et réformer le système carcéral


Depuis toujours adversaire résolu de la peine de mort, Ralph Nader préconise une réglementation sévère du port d’arme et s’oppose à la coûteuse guerre contre la drogue qui n’a conduit qu’à une augmentation de la criminalité et fait des Etats-Unis « le plus grand geôlier du monde. Il estime nécessaire une réforme du système carcéral, qui a fait des prisons l’une des industries les plus prospères du pays. (« Le principal programme de logement dans ce pays consiste à construire des prisons »). Il propose que la dépendance aux drogues illicites soit traitée comme un problème médical et de trouver des solutions non-violentes pour enrayer ce fléau (à l’origine lancé comme une arme contre la politisation des ghettos noirs).


Protéger l’environnement : pour la sortie du nucléaire et des énergies fossiles, le développement des energies propres, l’application du principe pollueur/payeur


Dans le domaine de l’environnement, Ralph Nader préconise le développement des énergies renouvelables, la politique énergétique basée sur la dépendance au pétrole et au nucléaire ayant fait la preuve de sa dangerosité et de son inefficacité. Pionnier des luttes anti-nucléaires qui a contribué à stopper la construction des centrales aux Etats-Unis après l’accident de Three-Miles Island (Pennsylvanie, 1979), il préconise une politique audacieuse qui permettrait de sortir du nucléaire en cinq ans et de se passer totalement des énergies fossiles en dix ans, grâce un transfert de subventions.


Il préconise aussi le transfert des subventions de l’agriculture industrielle à l’agriculture biologique et la protection des petits fermiers, acculés à la faillite par les grosses firmes agroalimentaires qui ont prospéré depuis le subventionnement massif initié sous l’administration Clinton. Il renforcerait les lois sur l’Air, sur l’Eau (qu’il a lui-même fait voter), et le principe du pollueur-payeur (grâce à une loi engageant leur responsabilité des industriels tout au long du cycle de leur activité), les normes de rejet des produits toxiques dans l’environnement, avec un objectif de 0% émission. Le recyclage des ordures ménagères devrait être généralisé. Un agenda national de substitution de matériaux sains aux matériaux chimiques serait établi. L’exportation des déchets devrait être stoppé. L’étiquetage des produits contenant des OGM serait rendu obligatoire (rappelons que les anti-OGM français estiment cette mesure beaucoup trop modérée, les organismes génétiquement modifiés contaminant inexorablement l’ensemble de la planète).


Combattre « l’autre antisémitisme »


Ralph Nader dénonce « l’autre anti-sémitisme », celui dont font l’objet les Américains d’origine arabe depuis 2001 (discrimination à l’embauche, soupçons, insultes, agressions, emprisonnements arbitraires...), rappelant, comme Edgar Morin, qu’ils sont aussi des sémites. La Ligue Anti-Diffamation (ADL), organisation de défense sioniste, a accusé Ralph Nader d’antisémitisme pour avoir écrit dans le Washington Post (20 août 2004) que les locataires de la Maison Blanche étaient des marionnettes actionnées par A. Sharon. Ralph Nader a répliqué en précisant que le quotidien de référence avait détaché les phrases de leur contexte, supprimant deux paragraphes dans lesquels il montrait que ses propos étaient en accord avec celles de nombreux Israéliens et Juifs américains. Il rappelle la fameuse blague des Israéliens : « Les Etats-Unis sont le second Etat d’Israël ». Et cite le mot du double-prix Pulitzer Thomas Friedman, spécialiste du Moyen-Orient : “M. Sharon tient le leader palestinien Yasser Arafat prisonnier dans son bureau de Ramallah, et George Bush comme prisonnier dans son bureau ovale. M. Sharon encercle M. Arafat avec des tanks, et M. Bush est encerclé par les lobbys juifs et fondamentalistes chrétiens, et par le preneur d’ordre de Sharon, Dick Cheney » (5 février 2004). Il regrette que les présidents américains puissent apparaître comme des otages « des lobbies pro-israéliens... qui accorderaient leurs voix en fonction du soutien accordé à Tsahal ». Leur reprochant d’avoir refusé d’écouter les voix des mouvements pacifistes palestiniens et israéliens (comme Betselem et les refuzniks) et de groupes de rabbins américains, il rappelle que ni le Congrès ni la Maison-Blanche n’ont jamais osé contrarier les positions de l’Etat d’Israël depuis 1956. La multiplication des accusations fallacieuses d’antisémitisme permettrait d’éluder tout véritable débat sur le Proche-Orient.


UN MOUVEMENT PACIFISTE A RECONSTRUIRE


Nous savons aujourd’hui que la réélection de G.W. Bush pourrait avoir été acquise au prix d’une fraude pratiquée à une échelle incomparable à celle de 2000 en Floride. Mais le candidat démocrate aurait été sommé de capituler rapidement pour ne pas remettre en cause un système qui profite aux deux camps. Le score de Ralph Nader est loin de refléter son audience réelle dans l’électorat américain. Mais, si la loi électorale changeait, le score du 3e parti pourrait, selon certains politologues, atteindre 30% des voix, montrant au monde que les Américains (dont un sur deux seulement vote) aspirent à une autre politique, non régie par les intérêts du complexe militaro-industriel et des multinationales. En raison de la trahison du mouvement « Anybody But Bush » par sa compromission honteuse avec un clone du président sortant, les élections de 2004, annoncées comme « les plus importantes de l’histoire des Etats-Unis » ne présentaient pas d’enjeux. Le système n’a pas été remis en cause, le pouvoir restera plus que jamais aux mains du complexe militaro-industriel, et la « guerre contre le terrorisme » va s’amplifier. Et le mouvement pacifiste reste à reconstruire.


Joëlle PENOCHET


10 novembre 2004 (extraits d’un ouvrage à paraître prochainement)


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Voir la suite (la bibliographie et la vidéo de la campagne de 2004):



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