12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 15:12

Univers-Nature


Changement climatique :
la fertilisation des océans
toujours en vogue



Il semblerait que le développement des énergies renouvelables ne s’avérera pas suffisant pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2. La communauté internationale est donc toujours à l’affût de solutions pour mitiger le changement climatique, tout comme le sont les entreprises pour développer les marchés du carbone.


Source: notre-planete.info


Sur la table des innovations, la
fertilisation des océans est une méthode de géo-ingénierie (1) permettant la séquestration du carbone. La croissance du phytoplancton est stimulée par un ajout artificiel de nutriments. Cette fertilisation, utilisant le fer, provoque un boom du phytoplancton. Par une activité photosynthétique décuplée, les végétaux microscopiques doivent ainsi incorporer d’importantes quantités de CO2 de l’atmosphère. En fin de cycle, le phytoplancton meurt et se dépose, séquestrant le carbone au fond des océans.
Un processus qui semble plutôt simple et convaincant, mais qui fait l’objet de nombreuses controverses. Devant la complexité des mécanismes en jeu dans les écosystèmes marins et l’incertitude quant au re-largage possible du carbone, une telle méthode rappelle curieusement les discussions actuelles sur les OGM.

Outre les impacts encore inconnus, l’efficacité de cette technologie reste également à démontrer. En 2007, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) décrivait la fertilisation des océans comme 'spéculative et non attestée, comportant le risque d’effets secondaires inconnus' et la même année, la Convention de Londres déclarait que les 'connaissances sur l’efficacité et les impacts de cette technologie (étaient) actuellement insuffisantes pour justifier des opérations d’ampleur'.

Malgré ce rejet, Climos, une start-up de San Francisco, est prête à investir et poursuivre l’effort de recherche. Cet après-midi, à Barcelone, la polémique a ainsi été relancée. L’UICN considère que, sans plus de résultats scientifiques, les discussions commerciales sont tout à fait prématurées. Parmi les membres, des organisations écologistes s’opposent au développement de ces technologies à grande échelle, craignant les conséquences environnementales et rappelant le principe de précaution. David Santillo de Greenpeace va plus loin, affirmant que le problème n’est pas seulement technologique mais qu’il se pose un choix éthique entre « agir maintenant pour réduire les émissions de CO2 » ou « chercher
des solutions sans s’attaquer aux causes du problème ».

Elisabeth Leciak
1- A lire sur ce thème , notre dossier : 'La planète Terre bientôt climatisée ?'.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3402

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