24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:28
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par Peter Phillips

Les États-Unis sont directement responsables de plus d'un million de victimes irakiennes depuis l'invasion il y a cinq ans et demi. Dans un rapport de janvier 2008, le groupe de sondage britannique Opinion Research Business (ORB), a signalé que, « le sondage confirme ce que nous estimions antérieurement : plus d'un million de citoyens irakiens sont morts suite au conflit commencé en 2003. Nous estimons à présent que le nombre de morts entre mars 2003 et août 2007 est vraisemblablement de l'ordre de 1.033.000. Si l'on prend en compte la marge d'erreur associée aux données des sondages, alors l'ordre de grandeur estimé se situe entre 946.000 et 1.120.000. »



Source: media.canada.com


Le rapport de l'ORB arrive derrière deux études antérieures conduites par l'Université Johns Hopkins, publiées dans la revue médicale Lancet, qui confirmaient la continuation de la mort en masse en Iraq. Une étude réalisée par le Dr Les Roberts du 1er janvier 2002 au 18 mars 2003 estimait le nombre de civils tués à ce moment-là à plus d'un million. Une seconde étude publiée dans le Lancet en Octobre 2006 documentait la mort de plus de 650.000 civils en Iraq depuis le début de l'invasion étasunienne. L'étude de 2006 confirme que les bombardements aériens faits par les États-Unis sur les quartiers civils sont à l'origine de plus d'un tiers de ces morts et que plus de la moitié des morts sont directement imputables aux forces étasuniennes.


L'estimation actuelle de 1,2 millions de morts, à compter de juillet 2008, inclut des enfants, des parents, des grands-parents, des arrière-grands-parents, des chauffeurs de taxi, des ecclésiastiques, des enseignants, des ouvriers, des policiers, des poètes, des employés de santé, des pourvoyeurs de services, des ouvriers du bâtiment, des baby-sitters, des musiciens, des boulangers, des employés de la restauration et bien d'autres encore. Toutes sortes de gens ordinaires sont morts en Irak parce que les États-Unis ont décidé d'envahir leur pays. Le nombre de morts est au-dessus du taux normal de mortalité civile sous le gouvernement précédant.


L'ampleur du nombre de morts est indéniable. La poursuite de l'occupation par l'armée étasuniennes garantit un taux de mortalité massif, au-delà de 10.000 personnes par mois, avec la moitié d'entre elles mourant entre les mains des forces étasuniennes. Un carnage si grave et si appliqué, qu'il doit être vu comme l'égal des plus abominables massacres de l'histoire du monde. Cet acte n'est pas passé inaperçu.


Récemment, Dennis Kucinich a présenté un simple article de mise en accusation de George W. Bush pour mensonge devant le Congrès et le peuple étasunien sur les raisons de l'invasion de l'Irak. Le 15 juillet, la Chambre a envoyé à la Commission Judiciaire la résolution approuvée par 238 voix contre 180. Que Bush ait menti sur les armes de destruction massive et la menace de l'Iraq envers les États-Unis est maintenant au-delà du doute. Elizabeth De La Vega, ancienne procuratrice fédérale des États-Unis, documente les mensonges d'une manière des plus approfondies dans son livre US Vs. Bush (USA contre Bush), et de nombreux autres chercheurs ont confirmé la fausseté des allégations de Bush.


Nous, les Étasuniens, sommes confrontés à un grave dilemme moral. Les meurtres et les crimes de guerre ont été faits en notre nom. Nous avons permis la continuation de la guerre et de l'occupation en Iraq et proposons nous-mêmes peu de choix aux deux premiers candidats à l'élection présidentielle pour l'arrêt immédiat des massacres. McCain accepterait indubitablement la mort d'un million de civils irakiens, pour que les États-Unis sauvent la face, et le plan de retrait dans 18 mois d'Obama pourrait vraisemblablement entraîner 250.000 nouvelles victimes civiles ou plus.


Nous devons à nos enfants et à nous-mêmes un avenir sans la honte d'un meurtre de masse sur notre conscience collective. La seule résolution à ce dilemme est le retrait immédiat de toutes les troupes étasuniennes de l'Irak et la poursuite en justice et l'emprisonnement des responsables. Quelque chose pour ne pas créer sur l'âme de la nation un péché originel indélébile qui nous fera souffrir à jamais.



Peter Phillips est professeur de sociologie à l'Université d'État de Sonoma et directeur de Project Censored, un groupe de recherche sur les médias. Il est coauteur avec Loo Dennnis du livre : Impeach the President: The Case Against Bush and Cheney.


Peter Phillips est un collaborateur habitué de Global Research. Articles de Peter Phillips sur Global Research.

http://www.alterinfo.net/Les-etats-Unis-perpetuent-des-massacres-en-Iraq_a22184.html

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