Partager l'article ! Quand l’eau du sous-sol défie les frontières: Univers-Nature 23 10 08 A la frontière entre au moins deux pays, les réser ...
Univers-Nature
23 10 08
A la frontière entre au moins deux pays, les réserves d’eau souterraine transfrontalières sont plus ou moins délaissées du fait de la difficulté que représente leur gestion à plusieurs
Etats. Afin de les mettre en valeur et de les protéger d’une surexploitation future, le Programme Hydrologique International (PHI) de l’Unesco, lancé en 2000, vient de publier la première carte
mondiale référençant les multiples aquifères transfrontaliers à l’échelle du monde.
Si l’on en croit cet inventaire, la planète accueille à l’heure actuelle quelque 273 aquifères transfrontaliers, dont 68 répartis sur le continent américain, 38 en Afrique, 65 en Europe
orientale, 90 en Europe occidentale et 12 en Asie. Représentant un volume 100 fois supérieur à l’eau douce de surface, ces aquifères participent aujourd’hui largement à la consommation en eau
douce. Ils ont ainsi peu à peu été mis à contribution à partir de la deuxième moitié du XXe siècle pour faire face à une demande croissante en eau. A l’heure actuelle, plus de 70 % de l’eau
utilisée en Union européenne est issue de ces bassins souterrains. Dans certaines régions arides et semi-arides, notamment en Arabie Saoudite et à Malte, ces derniers représentent même l’unique
source d’eau potable.
L’usage fait de ces ressources en eau est multiple. Si l’on s’en réfère aux moyennes mondiales, 65 % de l’eau prélevée sur les aquifères va à l’irrigation, 25 % à l’alimentation en eau
potable et 10 % à l’industrie.

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