3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 06:53


Bakchich.info
31 octobre

par Doug Ireland


La légende veut que, pour financer sa campagne, Barack Obama ait levé sur internet quelques 600 millions de dollars auprès de 3,1 millions de « grassroots », de petits donateurs, ayant fait cadeau au candidat de sommes inférieures à 200 dollars. Faux et archi faux ! Une enquête du Washington Post en date du 22 octobre et intitulée « Big Donors Drive Obama’s Money Edge » (Les gros donateurs sont la force motrice du fric d’Obama) démontre que « seul un quart de ces 600 millions provient du “petit peuple”.


Aux Etats-Unis, la loi est très stricte en matière de financement de campagnes électorales. On peut donner au maximum 2 000 dollars à un candidat fédéral et 28 500 dollars au comité national d’un parti politique. Pour contourner ces limites, Obama a tout simplement créé une kyrielle de nouveaux comités : le Comité pour le Changement, l’Obama Victory Fund… Le moyen le plus rapide pour remplir les caisses des antennes locales du parti démocrate implantées dans tous les Etats !


Pour ne prendre qu’un seul exemple, ayant déjà régalé le maximum légal à Obama et au Democratic National Committee, le magnat hollywoodien Jeffrey Katzenberg a fait donner par ses trois enfants 37 000 dollars chacun à ces nouveaux comités. Les mandarins de Wall Street, les spéculateurs, les « banquesters » et les manipulateurs du complexe militaro-industriel ont utilisé le même biais pour financer Obama.


Autre astuce des démocrates pour se renflouer : vendre l’accès aux décideurs de Washington. Une méthode de financement aussi sale que classique dans laquelle Bill Clinton a excellé pendant sa présidence. Mais Barack Obama a fait mieux. Il a réussi à vendre la peau de l’ours avant même de l’avoir tué. Au courant du mois d’octobre, les riches donateurs pouvaient s’offrir des déjeuners et des soirées avec les principaux conseillers d’Obama, ceux qui seront aux commandes s’il est élu et qui pourront influencer ses décisions.


28 000 dollars pour un verre avec Michelle Obama


Imaginez que vous soyez le propriétaire d’une banque à Boston et que voulez récupérer une part du gâteau de 700 milliards de dollars du « plan de sauvetage » du système financier américain. Et bien, pour un chèque de 28 500 dollars à l’un de ces nouveaux comités « obamiens », vous pouvez rencontrer en petit comité Robert Rubin, le super conseiller du candidat démocrate, ancien chef de Goldman Sachs et ex-secrétaire du Trésor de Bill Clinton au cours d’une « table ronde » privée. Vous préférez souper avec « le sage d’Obama », Warren Buffet, le spéculateur richissime qui aura l’oreille du Président Obama ? Pas de problème ! Acquittez-vous d’un chèque de 28 500 dollars à l’attention des nouveaux comités bidons. Si vous êtes plutôt un riche donateur juif et souhaitez voir le démocrate mener la vie dure aux Palestiniens, chuchottez-le à l’oreille de Dennis Ross, principal conseiller du futur président pour le Moyen-Orient, autour d’un sandwich, pour la modique somme de 10 000. Si vous préférez au contraire que la future first lady, Michelle Obama, glisse de votre part des messages à son époux le soir, prenez un cocktail avec elle pour 28 000 dollars et même seulement 10 000.


C’est le magazine Politico qui a révélé le 29 octobre l’existence d’une longue liste de conseillers et d’intimes d’Obama se prêtant à ces coûteuses sauteries. Grâce à l’argent ainsi récolté, le candidat peut continuer à matraquer McCain avec quatre fois plus de spots publicitaires que son rival dans les 18 Etats clés dont dépend l’élection. Ce n’est pas exactement du propre, mais c’est très efficace. Et selon Obama, ça s’appelle « un changement auquel on peut croire ». Vraiment ? Cette année, les campagnes présidentielles ont déjà coûté plus d’un milliard de dollars. Tout simplement obscène.


http://www.bakchich.info:8080/article5664.html

Source: nymag.com

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