Partager l'article ! Anniversaire du bombardement d’Hiroshima le 6 août 1945 (+ dossier): A l'occasion du 64e anniversaire de la première attaque atomique de l'hi ...
Extrait d’D’Hiroshima à Bagdad par Joëlle PENOCHET:
« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes de l’homme. »
(Albert Camus, au lendemain d’Hiroshima, Combat, 8 août 1945)
Hiroshima après la bombe- Source: dissident-media.org
Le bombardement d’Hiroshima "a fait basculer le monde dans une ère de barbarie sans équivalent dans l’histoire de l’humanité.
Hiroshima : une « révolution scientifique »
“A Hiroshima, trente jours après la première bombe atomique qui détruisit la ville et fit trembler le monde, des gens, qui n’avaient pas été atteints pendant le cataclysme, sont encore aujourd’hui en train de mourir, mystérieusement, horriblement, d’un mal inconnu pour lequel je n’ai pas d’autre nom que celui de peste atomique [...]. Sans raison apparente, leur santé vacille. Ils perdent l’appétit. Leurs cheveux tombent. Des taches bleuâtres apparaissent sur leur corps. Et puis ils se mettent à saigner, des oreilles, du nez, de la bouche.”
(Wilfred Burchett, premier journaliste à être entré à Hiroshima, Dally Express du 5 septembre 1945.)
Le quotidien Le Monde du 8 août 1945 annonça la destruction totale et instantanée d’Hiroshima comme une “révolution scientifique”.
L’anéantissement des deux villes japonaises et la “vaporisation” de leurs habitants (100 000 personnes à Hiroshima, et 50 000 à Nagasaki) ont longtemps été présentées comme un “mal nécessaire” pour arrêter la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, même certains médias de la presse “industrielle” comme Le Nouvel Observateur reconnaissent que ces crimes contre l’humanité ont été perpétrés inutilement, sinon pour le grand profit des Etats-Unis, dont le véritable objectif était de neutraliser l’Union soviétique (qui leur avait promis d’entrer en guerre contre le Japon le 15 août) et de déclencher la “Guerre froide”.
En effet, le président Truman avait été informé par ses services de renseignements que la reddition du Japon n’était qu’une question de jours. En outre, les deux bombardements ont permis de tester en grandeur nature les différentes bombes nucléaires – à l’uranium et au plutonium – et de démontrer au monde entier la toute puissance des Etats-Unis.
Les souffrances indicibles des victimes différées (des dizaines de milliers de Japonais moururent à petit feu, alors que près de 300 000 personnes continuent aujourd’hui de subir les séquelles de leur irradiation), à la fois physiques et psychologiques, furent négligées. La mémoire de cet horrible tragédie est peu entretenue par les autorités japonaises, et les Ibakusha, les victimes irradiées, sont toujours considérés comme des parias au sein de leur société. En 1950, le nombre de morts à Hiroshima avait doublé (200 000), et celui de Nagasaki avait presque triplé (140 000).
Les bombardements de Dresde les 13 et 14 février 1945 (135 000 morts) ou de Tokyo, réduite en cendres en trois heures sous les bombes incendiaires américaines le 10 mars (entre 80 000 et 100 000 morts), n’avaient pas non plus de justification militaire, mais elles n’eurent pas de répercussions postconflit.
Cela fait toute la différence avec les armes nucléaires inaugurées le 6 août 1945, dont les effets continuent de tuer
bien après la fin des conflits.
Article entier (sur l'uranium appauvri) :
linkhttp://www.planetenonviolence.org/D-Hiroshima-a-Bagdad-Une-nouvelle-guerre-nucleaire-silencieuse-a-l-Uranium-Appauvri-cette-fois,-toute-aussi_a219.html
Docu en anglais (9' 30) - Suite du dossier après la vidéo
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