Partager l'article ! Louis Jouvet et l'amour du théâtre (documentaire, 48' 58): Né à Crozon, en Bretagne, Louis Jouvet suit d’abord des é ...
Né à Crozon, en Bretagne, Louis Jouvet suit d’abord des études de pharmacie, avant de se présenter à Paris au Conservatoire d’art dramatique, où il échoue à cause de son bégaiement. Après quelques rôles mineurs dans des mélodrames, il fait ses véritables débuts sur scène en 1911 aux côtés de Charles Dullin dans les Frères Karamazov de Dostoïevski. Mais c’est surtout sa rencontre avec Jacques Copeau, en 1913, qui marque le tournant décisif de sa carrière. Celui-ci l’invite alors à rejoindre la toute nouvelle compagnie du Vieux-Colombier, où il reste jusqu’en 1922. C’est dans ce cadre qu’il s’y fait remarquer comme acteur, tout en y faisant office tour à tour de régisseur, de décorateur et d’électricien.
Le parcours de Louis Jouvet ne pouvait que le conduire à la mise en scène. En 1922, Jacques Hébertot le nomme directeur de la Comédie des Champs-Élysées, où sa mise en scène du Knock de Jules Romains lui vaut des éloges unanimes (1923), comme le Siegfried de Jean Giraudoux qu’il monte en 1928.
De 1934 à 1945, Jouvet dirige le théâtre de l’Athénée, devenu aujourd’hui le théâtre Athénée-Louis-Jouvet. Viennent alors les années noires de l’Occupation. Jean Giraudoux et Jules Romains, deux des auteurs de prédilection de Jouvet, sont victimes de la censure ; aussi Jouvet décide-t-il de partir en tournée en Amérique latine avec sa compagnie. À son retour en 1945, il rend un dernier hommage à Giraudoux, mort entre-temps, en montant la Folle de Chaillot.
À partir de 1947, il s’oriente vers les auteurs du répertoire classique, notamment en montant un Tartuffe
particulièrement audacieux. Comme Molière, il meurt sur scène, alors qu’il est en train de travailler à une adaptation de la Puissance et la Gloire de Graham Greene. (suite: http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_741525189/Jouvet_Louis.html)