A la suite de la lecture d'un article particulièrement riche en désinformation, il m'a semblé intéressant d'en effectuer une analyse détaillée et souligner les déformations, généralisations, mensonges et omissions qu'il contient. 

Il y a tellement à dire qu'au final la longueur des commentaires est comparable à celle de l'article initial. 

Vous trouverez donc ce dernier retranscrit ci-dessous. Les passages de désinformation sont en gras rouge, les parties informatives sont en gras noir et le reste est en noir normal. Mes commentaires apparaissent dans les encadrés sur fond orange pâle)
 



Un peu de plomb dans le pain, d'aluminium dans les pâtes: pas de panique, il faut manger de tout
Euh...c'est de l'ironie ? Déjà, pain et pâtes (gluten) sont mauvais pour la santé, alors en plus avec du plomb et de l'aluminium, pas de panique, c'est sûrement sans risque pour la santé !
Il y a du plomb et du cadmium dans le pain, de l'aluminium dans les pâtes, du cuivre dans le cafémais en faibles quantités : si l'on mange de tout et sans excès, il n'y a rien à craindre, les risques pour la santé sont "bien maîtrisés", selon l'agence sanitaire Anses.
Comment définit-on le niveau de "faible quantité". A-ton mené des études épidémiologiques à long terme pour connaître les effets réels de ces produits toxiques ? Même en faibles quantités ces produits sont dangereux, les risques pour la santé sont « bien maîtrisés » pour celui qui n'en consomme pas.
L'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation s'est livrée pendant quatre ans à un gigantesque travail d'analyse des aliments pour mesurer le risque à long terme des expositions aux substances chimiques qu'ils contiennent ainsi que leur intérêt nutritionnel. 

Pas moins de 20.000 produits, préparés tel qu'ils sont consommés, ont été passés au crible et le risque toxicologique de 361 substances a été évalué. C'est "une des études les plus riches et complètes jamais réalisées au niveau mondial", dit l'Anses. 

Pour 85% des substances, "le risque peut être écarté pour la population générale sur la base d'une évaluation sur les seuls apports alimentaires", le niveau d'exposition restant en deçà des valeurs toxicologiques de référence.
Donc la plupart des personnes (population générale) peuvent consommer en toute tranquillité environ 300 des substances toxiques analysées ? 

On aimerait quand même connaître la soixantaine de substances restantes dont le niveau d'exposition est au-delà des valeurs toxicologiques de référence, valeurs qui sont imposées, soit dit en passant, par les industriels. 

Puis basé sur quels apports alimentaires ? 

Si l'on veut véritablement écarter tous risques pour la santé, personne ne devrait ingérer ces substances qui sont dangereuses et qui entravent le bon fonctionnement de l'organisme.
C'est le cas notamment des contaminants inorganiques (non nécessaires au fonctionnement de l'organisme, à la différence des métaux) comme le baryum, le cobalt, le nickel, des polluants organiques persistants comme le PFOA des poëles anti-adhésives, de certaines mycotoxines, de la plupart des 254 résidus de pesticides évalués... 

Néanmoins, il faut "encourager tous les efforts qui permettront de réduire les teneurs des contaminants dans les aliments", estime l'agence. 

En revanche, pour une douzaine de substances ou familles de substances, le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence "ne peut être exclu". 

Il peut s'agir d'aliments "pas nécessairement très contaminés mais très consommés", comme le pain, contenant cadmium, plomb, mycotoxines, les pâtes (aluminium), le café (cuivre, arsenic inorganique, acrylamide), le lait chez les enfants (plomb, arsenic inorganique)... L'Anses relève une augmentation de 400% du cadmium ingéré, depuis une étude du même type mais à bien moindre échelle publiée en 2006.
Bon, ils sont contaminés ou pas ? Parce que « pas nécessairement très contaminés » avec une augmentation de 400% en 5 ans juste pour le cadmium ingéré, ça laisse perplexe !
On trouve aussi des mycotoxines et trop d'acrylamide dans les frites, trop de sulfite dans le vin, ce qui met à risque les gros consommateurs.
Ce qui met à risque tout consommateur de ces produits, sachant qu'à fortiori, ces aliments sont surrpreprésentés dans les régimes occidentaux classiques.
"L'étude fait ressortir certains risques à long terme pour les adolescents quand leur alimentation est focalisée de façon trop excessive sur des produits à base de céréales (dont les pâtes), de frites et de chips", a souligné à cet égard le directeur de l'Anses, Marc Mortureux, devant la presse. 

Côté polluants organiques persistants, on trouve des dioxines et PCB dans 86% des produits analysés, mais l'exposition de la population a été fortement diminuée en cinq ans, même si certains consommateurs restent trop exposés.
Ce sont des polluants organiques « persistants » qui ont une durée de vie de plusieurs décennies, voire siècles pour le PCB. Donc, sur quelle base l'exposition aurait-elle été « fortement » diminuée ? Et quelle que soit l'évolution du taux de pollution, le taux de concentration dans le corps ne cesse d'augmenter par phénomène d'accumulation. C'est cet indicateur-là qui est décisif dans le déclenchement de maladies.
Pour les dioxines et le PCB dans les poissons gras et le mercure organique dans le thon, il faut respecter les recommandations de consommation des poissons : deux fois par semaine, en variant les espèces et les provenances, et en limitant la consommation de certains d'entre eux.
On devrait surtout consommer des petits poissons gras sauvages, qui proviennent des eaux froides, quotidiennement, pour leur forte teneur en Oméga-3, mais pas de thon, qui lui est beaucoup trop pollué au mercure et autres. Plus on monte haut dans la chaine alimentaire, plus les concentrations en polluants augmentent. D'où les risques inhérents à consommer des prédateurs comme le thon.
Il conviendrait de "réduire les teneurs de ces contaminants dans les aliments principalement contributeurs", par des réglementations et des actions auprès des filières, estime l'Anses. 

Au plan nutritionnel, on peut craindre des apports excessifs de sodium pour les amateurs de pain et de charcuterie,et des apports insuffisants en calcium, magnésium, fer ou sélénium pour une partie de la population. Pour le fer, les apports sont inférieurs de 74% aux besoins chez certains enfants.
Ce n'est pas le sodium en lui même qui est à craindre, mais la qualité du sel utilisé (la provenance et le raffinage ainsi que les additifs comme le fluor par exemple) et bien plutôt le gluten pour le pain et tout ce qui rentre dans la composition de la charcuterie (lactose, dextrose, ...).
Les limites de l'étude, que reconnaît l'Anses, c'est qu'elle ne tient pas compte des expositions croisées à différents polluants, ni des expositions par voie autre qu'alimentaire. 
"Il n'y a pas en-soi, de bons ou de mauvais aliments", a noté Marc Mortureux. Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques, prône en conséquence "une forme de diversité, d'équilibre dans le régime". "Un comportement alimentaire équilibré permet de se préserver d'une surexposition à une substance dans des aliments qui peuvent en contenir beaucoup", indique-t-il.
Bien sûr qu'il y a de « bons » aliments (heureusement !) et surtout de mauvais ! 

On les prend tous, on les mélange, 

et à l'apéro ce sera des chips (mycotoxines, trop d'acrylamide, ...) avec du vin (trop de sulfite) 

suivi d'un bon plat de pâtes (gluten, aluminium, ...) à la crème (caséine, lactose, plomb, arsenic inorganique, ...) et aux lardons (lactose, dextrose, antibiotiques, ...),le tout évidemment cuit dans une poêle anti- adhésive ! (Téflon et fluor) 

Sans oublier un peu de pain pour saucer la crème (gluten, plomb, cadmium, mycotoxines, ...) 

Pour le dessert, ce sera une bonne pomme picarde (et ses 27 pesticides !) et pour finir un petit café (cuivre, arsenic inorganique et acrylamide, ...) 

et avec l'addition, vous me préparerez mon cercueil ! Car pour le coup, je devrais être préservé d'une surexposition à « une » substance contenue dans des aliments « qui peuvent en contenir beaucoup » !!!
http://www.internationalnews.fr/article-un-peu-de-plomb-dans-le-pain-d-aluminium-dans-les-pates-pas-de-panique-il-faut-manger-de-tout--80492922.html