Portraits

Vendredi 13 mars 2009 5 13 03 2009 00:47

Rachel Corrie was assassinated in the Gaza Strip in Palestine on March 16, 2003, trying to prevent the demolition of the home of a Palestinian family.

Le 16 mars 2003, Rachel Corrie, étudiante de 23 ans, fut écrasée volontairement par un bulldozer Caterpillar de l'armée israélienne à Rafah, alors qu'elle essayait avec d'autres militants de son organisation, d'arrêter pacifiquement la démolition de la maison d'un médecin palestinien.

In Memoriam ~ Rachel Corrie ~ 1979 - 2003 envoyé par 54fiorentino54


Photo prise entre 15 et 16 h par Joseph Smith (ISM). On voit que Rachel est clairement visible avec sa veste orange. Elle parle au conducteur du bulldozer avec un mégaphone et lui demande de ne pas démolir la maison.








http://www.rachelcorrie.org/
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=821&type=temoignage&lesujet=Victimes%20ISM
Voir les photos de l’assassinat de Rachel Corrie
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 01 2009 05:23
Internview de François GEZE, Directeur des Editions La Découverte

Ahttp://www.pierre-vidal-naquet.net
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 12 2008 13:51

Théodore André Monod ( 1902-2000) 




"Le Naturaliste voyageur Théodore Monod est avant tout le scientifique et l’explorateur du plus grand désert du monde, le Sahara.

Né en 1902 à Rouen, fils de pasteur, le jeune Théodore devient très vite un élève brillant dont la passion s’affirme au cours de son adolescence pour les sciences naturelles.


À 20 ans, en 1922 devenu naturaliste au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, il est envoyé sur les côtes de Mauritanie pour y étudier les poissons. Il découvre alors le désert saharien.




À la fin de sa mission au lieu de retourner directement par bateau en France, il décide de partir de Port Étienne à St Louis à dromadaire à travers la Mauritanie. Un itinéraire de 800  kms. De ce jour, un méhariste était
né et le continent africain ne cesserait de le fasciner durant plus de 70 ans.


Sa curiosité insatiable le conduit à parcourir des milliers de kilomètres à travers le Sahara et à réaliser la première géologie de l’Adrar de Mauritanie.

En 1940, ses découvertes en botanique, en préhistoire, en zoologie le poussent à fonder à Dakar un organisme scientifique, l’Institut Français d’Afrique Noire.


L’IFAN regroupe de nombreux scientifiques afin de récolter des données sur le continent africain afin de mieux le faire connaître.


Membre de l’Académie des Sciences, Théodore Monod sera très tôt reconnu par ses pairs. Il ne sera découvert du grand public qu’en 1989, grâce au film « le vieil homme et le désert », réalisé par Karel Prokop.

Pour la première fois sur le petit écran, les téléspectateurs découvriront cet homme passionné parcourant les dunes à la recherche de la fameuse météorite de Chinguetti en Mauritanie.


Théodore Monod est l’auteur de nombreux ouvrages dont le plus célèbre est Méharées.


En novembre 2000, à 98 ans, Théodore Monod le scientifique, l’humaniste et l’homme de foi passe sur l’autre rive nous laissant le souvenir d’un des savants les plus doués et le plus attachant du vingtième siècle." ( http://www.theodoremonod.com)

Pour nous Theodore Monod, c'est aussi l'homme de Paix de tous les combats : contre le nucléaire civil et militaire (il jeûnait tous les ans à Taverny pour commémorer Hiroshima), pour le respect des animaux (il était végétarien, anti-corrida, anti-vivisection)...


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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 11 2008 15:46

Harry Kreisler welcomes Studs Terkel, prize-winning author and radio broadcast personality, on this edition of :

Conversations with History


 uctelevision

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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 00:08

September 13, 2008
www.votenader.org


Source: fogcityjournal.com

Peter Miguel Camejo, a civil rights leader, socially responsible investment pioneer, and magnanimo caballero for third party politics in the US, peacefully passed away early Saturday morning at his home in Folsom, CA with his wife Morella at his side -- only days after completing his autobiography.


The 68-year-old justice fighter had been battling a reoccurrence of lymphoma cancer, and his condition had rapidly deteriorated over the past few days.

Peter was a student leader, civil rights advocate, leader in the socially responsible investment industry with his own investment firm, Progressive Asset Management, Inc., and author of books on investment and history including Racism, Revolution, Reaction, 1861-1877, The Rise and Fall of Radical Reconstruction, California Under Corporate Rule, and his recent book, The SRI Advantage: Why Socially Responsible Investing Has Outperformed Financially.

Peter used his eloquence, sharp wit, and barnstorming bravado to blaze a trail for 21st century third party politics in the US. He was a third party candidate for state and national office, making three gubernatorial runs in California as a Green, including one in the 2002 election when he earned 5.3 percent of the vote. In the 2003 recall election, he debated Arnold Schwarzenegger and Gray Davis, and in the 2004 Presidential election, he was my running mate on our Independent Ticket.

Among the many causes Peter forcefully championed were a living wage, healthcare for all, and making the US the world leader in renewable energy. He was also a passionate advocate for electoral reform, pressing for proportional representation and instant run-off voting (allows voters to rank their top choices) in an effort to overturn the "200-year-old dysfunctional money-dominated winner take-all system that disrespects the will of the people."

Peter was a friend, colleague and politically courageous champion of the downtrodden and mistreated of the entire Western Hemisphere. Everyone who met Peter, talked with Peter, worked with Peter, or argued with Peter, will miss the passing of a great American.

Peter Camejo is survived by his wife Morella, his father Daniel, his daughter Alexandra, his son Victor, three brothers Antonio, Daniel, and Danny, and three grandchildren Andrew, Daniel, and Oliver.

When his autobiography (with the working title Northstar) is published, we will all be able to get a vivid sense of the great measure of Peter Camejo as a sentinel force for civil rights and civil liberties, and expander of democracy. His lifework will inspire the political and economic future for a long time.

 

Click here to view Peter Camejo at this summer's California Peace and Freedom Party convention, endorsing the nomination of Ralph Nader and Matt Gonzalez.

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Vendredi 14 mars 2008 5 14 03 2008 22:53

Le Monde Diplomatique- Archives- Décembre 2005
Directrice de la revue Aden-Paul Nizan, Paris.

Célébré par Sartre dans une préface fameuse à « Aden Arabie », Paul Nizan, né il y a cent ans, fut simultanément un journaliste communiste influent et un essayiste et romancier reconnu. Alors qu’aujourd’hui la navette entre presse et édition est surtout associée aux chroniqueurs de bonne compagnie et aux connivences, Nizan, lui, ne reculait ni devant la véhémence ni devant la critique, souvent ironique, du pouvoir.


Source:
www.andremalraux.com


Depuis juin 1935, Paul Nizan est journaliste politique. D’abord à L’Humanité ; puis, à partir de mars 1937, au nouveau quotidien Ce soir, fondé avec l’argent du gouvernement républicain espagnol pour soutenir sa cause. Rédacteur diplomatique à L’Humanité, Nizan a en charge les mêmes fonctions à Ce soir. Il s’est penché en particulier sur le conflit italo-éthiopien (1935-1936), la remilitarisation de la Rhénanie (mars 1936), la guerre d’Espagne (1936-1939), l’Anschluss (mars 1938) ou les accords de Munich (septembre 1938). Dans les deux périodiques, il tient parallèlement une rubrique de critique littéraire. Et il lui arrive de collaborer à d’autres titres.

Le journaliste tel qu’il apparaît dans les articles de Nizan est à la fois intellectuel engagé, analyste des faits et polémiste véhément (1). En juillet 1939, il défend la liberté de la presse. Avec un mordant qui ne ressemble guère au ronronnement bien-pensant actuel : « le président du Conseil et M. le garde des sceaux, ayant résolu d’assumer seuls la charge de la vérité, ont interdit à la presse de dire ce qu’elle peut savoir des crimes accomplis ou prémédités contre la sécurité et l’équilibre du pays. Le présent lui échappe. Elle est vouée par décret à des considérations inactuelles. Elle n’a point le droit de dire ce qui est. Mais seulement de dire ce qui fut (2). »« on n’a pas le droit de dire ». Il relève simplement « quelques coïncidences ». Et puis il conclut : « Ces coïncidences dont on a le droit de parler jettent un jour singulier sur ce qu’on n’a pas le droit de dire. » Plaisir du style, capacités à s’amuser et à s’indigner, volonté de livrer toutes les informations : la conception que Nizan se fait de la presse s’exprime dans cet article du 19 juillet 1939. Usant d’une rhétorique caustique, Nizan dresse la liste .


En mars de la même année, il a publié ce qui sera son dernier ouvrage, l’essai journalistique Chronique de septembre. Dans l’introduction de cette étude minutieuse des accords de Munich, il qualifie le « rédacteur diplomatique » d’« historien de l’immédiat (3) ». Il y analyse les « sources quotidiennes du journaliste », estimant qu’elles dépendent de leur origine et de la façon dont elles sont retranscrites. Le « fait “journalistique” n’obéit pas, estime-t-il, à d’autres règles que le fait proprement historique ». Il est, « exactement au même titre que lui, l’objet d’une connaissance indirecte, d’un savoir fondé sur des traces – sauf au cas, fort rare, où l’on est soi-même le premier témoin, ce qui suppose la plus exigeante des critiques, de soi sur soi. Toutes les règles classiques de la critique des témoignages valent donc ici : l’étendue du temps écoulé entre un événement et son récit ne modifie pas essentiellement le problème ». Exit notre mystique du recul et l’antienne « Les faits, rien que les faits ».

De tels postulats masqueraient, selon lui, un biais idéologique et social : « Aucun témoignage unique n’a jamais présenté des caractères d’évidence historique tels qu’il pût être dispensé de la critique. Pour émaner d’un premier ministre, un témoignage unique ne présente pas des titres privilégiés à la créance (4). » Le journalisme engagé de Nizan entend donc à la fois informer, dévoiler les impostures et intervenir en faveur des causes qu’il estime justes au regard des éléments dont il dispose et de sa conception du monde.

La réalité de Nizan, comme celle de ses adversaires, est construite ou retraduite par l’engagement, qui lui donne sa « vérité », laquelle, l’auteur des Chiens de garde le sait, ne représente qu’une vérité. Dans ce livre paru en 1932, l’ancien étudiant de l’Ecole normale supérieure, condisciple de Jean-Paul Sartre et de Raymond Aron, dont on fête aussi le centième anniversaire de la naissance, s’attaque aux philosophes s’érigeant en garants de la Vérité, au nom d’une impossible objectivité : « Dans un monde brutalement divisé en maîtres et en serviteurs, il faut enfin avouer publiquement une alliance longtemps cachée avec les maîtres, ou proclamer le ralliement au parti des serviteurs. Aucune place n’est laissée à l’impartialité des clercs. Il ne reste plus rien que des combats de partisan (5). »

L’affrontement entre « vérité » et « mensonge » représenterait alors la traduction éthique de la lutte des classes à l’échelon international, le mensonge servant de rouage essentiel au monde que le journaliste entend renverser. Le terme « apparence » est donc central. Les dirigeants politiques, les journalistes de droite, de nombreux philosophes et écrivains demeureraient dans le domaine de l’apparence, ne montrant qu’une partie de la réalité, n’en offrant qu’un constat orienté, voire une vision frauduleuse.

Le terme de « manœuvre », lui aussi récurrent dans les articles de Nizan, permet de fustiger non pas quelque complot imaginé par un paranoïaque, mais les actes mystificateurs des hommes au pouvoir : « manœuvre diplomatique », « manœuvres de coulisses », « grandes manœuvres à l’usage de l’opinion intérieure » – dénonciation que Nizan condense dans la métaphore des « paravents de Genève », pour stigmatiser en août 1935 l’impuissance de la Société des nations lors du conflit italo-éthiopien.

Dans les arcanes du microcosme politique, le code des officiants est destiné à maintenir la population à l’écart, bercée par des messages à la fois convenus et différents des résolutions prises. De la philosophie à la presse « bourgeoise », la feuille de route est assez semblable : chacune « a pour mission de faire accepter un ordre en le rendant aimable, en lui conférant la noblesse, en lui apportant des justifications (6)  ».

Le registre de l’ironie

Si la bourgeoisie, qui détient les rênes politiques et journalistiques, s’applique à désinformer pour empêcher que le peuple se révolte, elle le manipule également par le biais de la culture et de la littérature : « Culture et savoir diminuent en tout homme qui les possède la possibilité d’être dupe des mots, d’être crédule aux mensonges. Culture et savoir augmentent en tout homme le pouvoir de comprendre la réalité où il vit. (...) La conscience de cette réalité a une valeur explosive : elle ne peut qu’entraîner à la volonté de la transformer. (...) La bourgeoisie doit donc abaisser la culture, la conscience des gens qu’elle domine (7). »

Le journaliste, tel que Nizan le conçoit, doit, d’une part, décrypter les déclarations des dirigeants ; de l’autre, se battre contre la représentation et les commentaires de l’information dominante. La véhémence est alors un outil que notre journaliste ne rejette pas : « Rarement, président du Conseil a possédé d’aussi bons domestiques, rarement, cette presse a été plus servile », écrit-il au sujet de Pierre Laval, lors du conflit italo-éthiopien. Mais une telle mise en cause s’inscrit dans un tableau plus vaste. Celui d’une collusion entre propriétaires de journaux et marchands de canons. La victoire du Frente Popular en Espagne, préfigurant celle du Rassemblement populaire en France, annonce des jours difficiles pour la classe au pouvoir. Dans ces conditions, la presse va créer de toutes pièces un péril, dont la caractéristique sera le règne du « désordre ». Les grèves de juin 1936 portent cette appréhension au niveau de la hantise.

A cette peur, Nizan répond par la raillerie : « On ne nous parle pas encore de l’anthropophagie en Espagne, cela viendra. Entre le premier et le second tour du scrutin, peut-être (8). » Mais sa colère ne se dissimule plus : « Les auteurs français et anglais des brillants articles de mars [1939] sur la trêve pascale et les vacances que M. Hitler accordait à l’Europe oseront-ils longtemps encore prodiguer leurs mensongères sottises (9)  ? »

Dans Aden Arabie (1931), que Sartre contribuera à ressusciter en 1960 par une célèbre préface à ce texte de son ancien camarade de l’Ecole normale, Nizan se scandalisait de voir le vocabulaire perverti par les dirigeants du monde. « Ces desseins, vous les nommez ici guerre, commerce et transit : croyez-vous que ces mots excuseront tout jusqu’à la fin des temps (10) ? » Devenu journaliste, il n’aura de cesse de dénoncer cette mystification du lexique, estimant que restituer leur vraie signification aux mots est donner leur véritable sens aux actes.

Le terme de « paix » est emblématique. Dès le conflit italo-éthiopien, il subit une dégradation sémantique et politique : « Laval, pour qui la paix signifie sans doute l’écrasement des peuples faibles (11) », écrit Nizan en 1935. Avec Munich, en septembre 1938, la dégradation devient irréversible ; le mot est imposture : « Peut-être penserait-on avoir sauvé la paix en fermant les yeux sur la disparition obscure, au fond de l’Europe, de la Tchécoslovaquie isolée. Mais on aurait seulement plongé l’Europe dans les tourbillons d’une guerre dont personne ne pourrait plus alors arrêter la terrible contagion (12). » Revenant sur l’épisode munichois, en mars 1939, Nizan constatera que « cette célèbre paix n’était rien d’autre que le règne de la violence triomphante (13) ».

Mais comment aurait-on pu ne pas confondre Munich avec la prévention de la guerre quand déjà, en juillet 1935, l’invasion de l’Ethiopie avait été qualifiée de pacifique : « La Grande-Bretagne et la France essayeront de persuader l’Ethiopie de se laisser “pacifiquement” conquérir » ? Alors que l’annexion des Sudètes se vit traitée de la même manière en mai 1938 : « Dans les semaines qui viennent, la désagrégation de l’Etat tchécoslovaque commencera “pacifiquement” sous la caution bourgeoise de la Grande-Bretagne » ? Quand la République espagnole fut considérée à l’égal des rebelles qui l’assaillaient ? Que la non-intervention, décidée par le gouvernement de Léon Blum en août 1936, constituait une mystification chaque jour plus criante : « Quand on n’est pas diplomate, on peut se permettre d’appeler les choses par leur nom : on peut se permettre de dire que l’Espagne est victime d’une agression » ? L’auteur des Chiens de garde exposait dès 1932 la logique de cette euphémisation : « La guerre devenue Idée, l’objet guerre disparaît. (...) Non point un jeu sanglant au profit des fabricants d’armes mais une croisade philosophique, mais une bataille d’esprits. »

Nizan fut un journaliste militant pour sa profession comme pour l’idéologie qu’il s’était choisie, le communisme. Ses articles comportent par conséquent des morceaux d’orthodoxie, faisant notamment de l’URSS le « pays de la paix », celui d’où « l’angoisse » a disparu (14). Au moins, le journalisme engagé a le mérite d’annoncer la couleur et de ne pas se parer des habits de l’objectivité. Sa véhémence journalistique sut traduire les drames de son époque. Drame de la République espagnole : « Laissera-t-on l’Espagne républicaine supporter seule, au prix du sang ouvrier, du sang paysan, du sang des femmes et des enfants, l’effort des rebelles, associés à l’Allemagne et à l’Italie ? » Drames causés par les atermoiements et les renoncements des démocraties européennes ne menant qu’à la catastrophe finale : « S’est-on résolu à dire, tardivement, le mot qu’on n’avait pas dit avant Berchtesgaden, le mot qu’on n’avait pas dit pour l’Ethiopie, pour l’Espagne, pour la Rhénanie, pour l’Autriche, le non qui eût averti M. Hitler avant qu’il se fût engagé jusqu’au point où il met en jeu son propre mythe (15) ? »

Les articles de Nizan nous intéressent aussi en raison de leur travail sur l’information, sur les mots. Il n’est pas sûr que le lecteur futur de notre presse trouvera, en la dépouillant, du grain à moudre pérenne – autre que celui du « témoignage ». L’heure est à l’« objectivité », au recul, aux mots qui déguisent les partis pris, à l’atonie des discours, au vocabulaire convenu, aux débats entre gens de bonne compagnie et amateurs distingués. Toute attaque sent le soufre, rien n’a jamais été aussi atone, aussi convenu, aussi pâle.

Nizan rend vivant un temps qui n’est pas si lointain où l’indignation était noble, la polémique légitime, où la noirceur du monde se trouvait contrebalancée par des plumes qui n’hésitaient pas à entrer dans la bataille – pour le meilleur comme pour le pire, d’ailleurs.


(1) Ces textes viennent d’être publiés dans Paul Nizan, articles littéraires et politiques, vol. 1, éditions Joseph K., Paris, 2005 (textes réunis, annotés et commentés par Anne Mathieu).

(2) « La France trahie. I. Ce qu’on a le droit de dire », Ce soir, 19 juillet 1939.

(3) Chronique de septembre, Gallimard, Paris, 1978, p. 7.

(4) Ibid., p. 17.

(5) Les Chiens de garde, Agone, Marseille, 1998, p. 55.

(6) Ibid., p. 107.

(7) « L’ennemi public no 1 », Regards, 14 mars 1935, dans Paul Nizan, articles littéraires et politiques, op. cit.

(8) L’Humanité, 25 avril 1936.

(9) Ce soir, 9 avril 1939.

(10) Ce soir, 9 avril 1939.

(11) Aden Arabie, Seuil, coll. « Points », Paris, 1990, p. 111.

(12) Ce soir, 25 septembre 1938.

(13) « Héritages de Munich », Ce soir, 15 mars 1939.

(14) « L’homme nouveau », Russie d’aujourd’hui, août 1935 (mensuel des Amis de l’Union soviétique).

(15) Ce soir, 27 septembre 1938.

Voir aussi le courrier des lecteurs dans notre édition de février 2006

 


http://www.monde-diplomatique.fr/2005/12/MATHIEU/13025 - décembre 2005


 

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Mercredi 12 mars 2008 3 12 03 2008 16:32

Greg Palast: The Most Important Investigative Reporter You've Never Heard Of

Alternate Focus
28 mn 23 s - 30 août 2006
www.alternatefocus.org

Investigative reporter Greg Palast rakes the filthiest muck of globalization, corporate cons, and high-finance fraudsters in daily newspapers and on nightly national TV in England! Although he was born and raised in Southern California, Palast's consistently shocking reports rarely breach the wall corporate media has gradually built around the American people. As Noam Chomsky puts it, Palast upsets all the right people. However, the film Fahrenheit 9/11, which derived some of its factual ammunition from Palast's book, The Best Democracy Money Can Buy, offered Americans a glimpse of his investigations. On Mother's Day 2004, Palast addressed a crowd of several hundred in San Diego. Utilizing documentary evidence and a witty delivery, Palast's oration on the truth behind the War on Terror and the Iraq War will both alarm and entertain viewers. Producer: Aaron Seeley (2005)

Alternate Focus is available on the Dish Network, Free Speech TV, Channel 9415, Saturdays at 8:00pm EST and on cable stations near you. Check website for details.



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Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 08:05

UCTV: UC San Diego
59 mn 35 s - 28 nov. 2007
www.uctv.tv

Andrew Feenberg discusses his new collection of essays by Herbert Marcuse. The most influential radical philosopher of the 1960s, Marcuse's writings are noteworthy for their uncompromising opposition to both capitalism and communism. [Humanities] [Show ID: 13303] 

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Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 07:37

20 mn 40 s - 27 nov. 2007

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Lundi 10 mars 2008 1 10 03 2008 06:20


(1920-1959)

Artiste
, Chanteur, écrivain, Ingénieur, Inventeur, Musicien, Parolier, Poète et Trompettiste.


Figure mythique du Paris d'après-guerre, Boris Vian a marqué la vie intellectuelle et artistique française d'une empreinte singulière. Cet écrivain, auteur, chanteur et musicien, disparu prématurément, laissa derrière lui une oeuvre moderne et insolite, véritable patrimoine dont les générations suivantes n'ont cessé de s'inspirer.

Source:recollectionbooks.com


Boris Vian naît dans la région parisienne à Ville-d'Avray le 10 mars 1920. Cadet de sa famille, il grandit au milieu de trois frères et soeurs : Lélio, Alain et Ninon. Ses parents, Paul et Yvonne, élèvent leurs enfants dans une atmosphère joyeuse où culture et raffinement tiennent une large place. Paul Vian, rentier, enseigne à sa petite famille le respect des libertés et la méfiance de l'Eglise et de l'Armée. En 1929, la crise financière touche la famille qui quitte la villa les Fauvettes pour s'installer dans l'appartement du portier. Handicapé par une santé fragile, Boris est instruit à domicile par une institutrice particulière.


C'est ainsi que très tôt, il sait lire et écrire. A 10 ans, les classiques de la littérature française n'ont plus de secret pour lui. A 12 ans, il connaît ses premiers problèmes cardiaques. Il ne cessera d'en souffrir. Adolescent, Boris est élève au lycée de Sèvres, au lycée Hoche de Versailles puis à Condorcet à Paris. Il prépare des études classiques caractérisées par l'étude des langues latine et grecque. Parallèlement, il apprend seul l'anglais. Brillant et cultivé, il passe un premier baccalauréat à 15 ans, puis un second lorsqu'il en a 17.


Non seulement le jeune Boris maîtrise la langue française, la littérature et la manipulation des mots, mais il se passionne dès ses 16 ans pour la musique et en particulier le jazz, forme musicale encore peu écoutée en France. Il acquiert très vite une connaissance pointue du genre et devient membre du Hot Club de France. Il se met alors à la trompette à 17 ans. A la veille de la Guerre, Boris est un jeune homme qui partage son temps entre l'écriture, la musique et l'organisation de soirées mémorables dont il est un des piliers avec ses frères. Parfois jusqu'à 400 personnes se pressent dans la salle de bal construite au fond du jardin de la villa de Ville-d'Avray. Célèbre pour son sens de la fête et son goût du canular, il est maître es-réjouissances en tous genres.


En 1939, il évite la mobilisation en raison de sa santé défaillante et intègre l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures à Angoulême, où elle a déménagé pour cause de guerre. Il en ressort en 42 bardé du diplôme d'ingénieur, section métallurgie. En 1939, Boris rencontre une jeune femme nommée Monette avec laquelle il se fiance. En 40, la famille Vian quitte Paris et s'installe en Gironde. C'est là, à Capbreton, qu'au cours de l'été 1940, Boris fait la connaissance de celle qui va devenir sa première épouse, Michèle Léglise, également réfugiée dans les Landes avec sa famille. Ils se marient le 3 juillet 1941 et auront deux enfants, Patrick en 42 et Carole en 48. Ce même été, il fait aussi la connaissance de Jacques Loustalot, dit "le Major". Ce très jeune homme de 15 ans frappe Vian par son comportement délirant et excentrique. Les deux hommes deviennent très proches jusqu'au décès accidentel du Major en 48.


Parallèlement à ses activités d'ingénieur, Boris Vian commence à écrire son premier ouvrage en 41, "Les cents sonnets", ouvrage qui ne sera pas édité avant 1984 ! Passionné par la culture de l'absurde, par l'exploration des exercices intellectuels les plus surréalistes, Vian développe des activités variées comme le Cercle Legâteux, déjà créé avant-guerre. Ce club d'amis permet à ses adhérents entre autres de jouer aux échecs, de tourner des courts métrages et même de mettre au point des modèles réduits au sein de "La Section volante, déchaînée, sociale et cosmique de la science aérotechnique". Aussi sérieux que loufoque, ce cercle permet aussi à certain de s'adonner à la pratique fort ludique des bouts-rimés sous la houlette de Vian lui-même. Tout est bon pour réunir les amis, s'amuser tout en s'adonnant à chaque fois à un exercice intellectuel. Vian ne cesse de créer et d'imaginer.


Tout juste diplômé, il intègre l'AFNOR, association française de normalisation, dans la section verrerie. Cette entreprise des plus sérieuses, lui inspirera de nombreux écrits. Il en démissionnera en 46. En 42, il écrit "Troubles dans les Andains" qui sera également publié très tardivement, en 1966 seulement. C'est à cette époque qu'il devient trompettiste dans l'orchestre du clarinettiste Claude Abadie, qui est alors rebaptisé orchestre Abadie-Vian. Boris y retrouve Alain et Lélio, respectivement batteur et guitariste. Ensemble, ils participeront à de nombreux concours et tournois d'amateurs de jazz.


Vers 44, Vian publie ses premiers textes sous des pseudonymes tels Bison Ravi (anagramme de Boris Vian) ou Hugo Hochebuisson. Sous le nom de Bison Ravi, il écrit un poème qui évoque l'interdiction du jazz américain par les Allemands. A cette époque, il se lance aussi dans l'écriture de ses premières chansons comme "Au bon vieux temps", texte écrit sur une musique d'un de ses amis, Johnny Sabrou. Mais cette activité, qui prendra toute son ampleur dans les années 50, est encore marginale dans son travail.


En 45, il signe un contrat chez Gallimard pour son roman "Vercoquin et Plancton". 1946 est l'année de parution de son plus célèbre roman, "L'Ecume des jours". C'est à ce moment-là qu'il rencontre le couple Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, piliers du gotha littéraire de Saint-Germain-des-Prés. Quelques mois après "L'Ecume des jours", Vian publie "J'irai cracher sur vos tombes", pastiche des romans noirs américains. Il le signe Vernon Sullivan et fait alors passer Vian pour le traducteur. L'ouvrage fait scandale par son contenu un tantinet iconoclaste. Mais c'est un best-seller dès 47. Idem avec "Les morts ont tous la même peau" en 47 et "Et on tuera tous les affreux" en 48. Scandale et réussite.


La Guerre terminée, la vie reprend de plus belle et en particulier, la vie artistique et culturelle. Des lieux s'ouvrent, le jazz envahit la capitale, les plus jeunes générations se lancent dans une fête permanente, fête à laquelle Vian participe activement. Il monte une chorale en 47 qu'il nomme "Le petite chorale de Saint-Germain-des-Pieds". Parmi les nouveaux lieux à la mode, on compte Le Tabou, 33 rue Dauphine, au coeur de Saint-Germain-des-Prés. Cette boîte de jazz minuscule devient vite un point incontournable du Paris qui bouge dans les années d'après-guerre. Boris et Alain Vian l'animent avec leur orchestre. L'histoire laisse même entendre que Boris en aurait écrit "l'hymne" : "Ah ! Si j'avais un franc cinquante". On y croise Juliette Gréco, égérie de Saint-Germain et future star de la chanson, ainsi que la jeunesse existentialiste du moment. Boris doit malheureusement cesser la trompette à la même époque pour raisons de santé. En revanche, il demeure plus que jamais une sommité en matière de jazz et intègre la rédaction du magazine Jazz Hot en 46. Pendant plus de 10 ans, il rédigera pour eux une revue de presse et de nombreux articles.


A la fin des années 40, Vian laisse le Tabou au profit d'une autre cave de jazz, le Club Saint-Germain-des-Prés, à deux pas de là, rue Saint Benoît. Il y reçoit de célèbres jazzmen américains dont Duke Ellington, Charlie Parker ou Miles Davis. Multipliant à l'infini ses activités, Vian écrit à cette époque ses premiers spectacles de cabaret. Il se met également à la traduction de romans noirs dont ceux de Raymond Chandler dans la série "Série noire", chez Gallimard. En 49, parallèlement à Jazz Hot, il devient rédacteur en chef de Jazz News. De plus en plus, il partage son temps entre ses diverses occupations et délaisse son emploi à l'Office professionnel des industries et commerces du papier et du carton.


Peu de domaines littéraires échappent à Vian. S'il a commencé à écrire des chansons des années auparavant, 49 marque son premier succès en la matière avec le titre "C'est le be-bop" interprété par un jeune chanteur fou de jazz, Henri Salvador, sur une musique du pianiste de jazz Jack Diéval. Avec de dernier, Vian collaborera jusqu'au tout début des années 50. En revanche, Vian et Salvador se retrouveront au cours des années 50 pour produire des dizaines de succès.


Au début des années 50, Vian se consacre beaucoup au théâtre. En 1950, est monté "L'Equarrissage pour tous" dont le rythme textuel est très musical et très syncopé. Plus que jamais, Vian joue avec les mots et les transforme en autant de notes au sein d'un ballet vocal. La même année, il écrit d'ailleurs sa première comédie musicale, "Gialiano". En 51, il écrit "Le goûter des généraux" qui ne sera pas joué avant les années 60. Puis en 52, Vian connaît le succès avec "Cinémassacre ou les cinquante ans du septième art" puis "Paris varie ou Fluctuat nec mergitur" en fin d'année.


Séparé de Michèle, il s'installe en 51 avec une jeune danseuse allemande, Ursula Kubler. Ils se marient en 54. Son rythme d'écriture ne cesse de s'accélérer. De plus, les soucis d'argent le poussent à traduire à tour de bras pour Gallimard. Après le théâtre, le roman, la poésie et la chanson, Boris Vian s'emballe pour un nouveau genre littéraire, la science-fiction, style encore méconnu en Europe. Cette découverte lui inspirera une chanson quelques années plus tard, "la Java martienne".


En 1952, Boris Vian intègre le Collège de pataphysique en tant qu'Equarisseur de première classe. Sous ces appellations à la signification obscure, se cache un cercle de gens étudiant la pataphysique, science du virtuel et des solutions imaginaires, concept mis à jour à la fin du XIXème siècle par l'écrivain Alfred Jarry. Quelques mois plus tard, Vian y est nommé Satrape, puis l'année suivante, Promoteur insigne de l'Ordre de la Grande Gidouille, échelons divers et prestigieux de cette assemblée qui compte parmi ses membres des noms tels que Raymond Queneau, Eugène Ionesco ou Jacques Prévert. Boris consacrera beaucoup de temps au Collège jusqu'à la fin de ses jours.


A partir de 1954, Boris Vian commence à consacrer beaucoup de temps à la chanson. Le début de la guerre d'Indochine lui inspire en particulier un titre aujourd'hui mythique, "le Déserteur", manifeste anti-militariste. Fort d'un répertoire déjà solide, le producteur Jacques Canetti l'engage en 1955 dans son cabaret, les Trois Baudets, ainsi que sur la scène de La Fontaine des Quatre Saisons. Il y rencontre un certain succès qui lui valent d'enregistrer son premier disque en avril. Sous le titre "Chansons possibles et impossibles", Vian y reprend les titres de son tour de chant. L'album, tiré à 1000 exemplaires, est censuré à cause de la chanson "le Déserteur" dont le propos est jugé scandaleux par beaucoup. Le scandale surgira également au cours de la tournée que Boris Vian donne tout au long de l'été. Certains concerts donnent lieu à de violentes réactions du public.


Après le jazz, le roman noir, la science fiction, Vian insuffle à son travail un nouveau style venu d'Amérique et encore marginal en France, le rock'n'roll. Sur des musiques composées par Alain Goraguer, Michel Legrand et Henri Salvador, Vian écrit des textes souvent drôles et brillants. A partir de 56, il enregistre de nombreux disques chez Philips, en tant qu'interprète mais aussi que réalisateur. C'est ainsi qu'on découvre de célèbres titres tels que "Rock'n'roll Mops" par Henry Cording (alias Henri Salvador) ou "Fais-moi mal Johnny" par Magali Noël. Outre le rock, Boris s'inspire de styles musicaux les plus divers dont la java que jusque-là, personne n'avait sorti de son image populaire. Cela donnera des titres tels que "la Java des bombes atomiques", "la Java des chaussettes à clous", "la Java javanaise" ou "Java mondaine". Sous des dehors très drôles, Vian cache parfois des textes engagés et contestataires. Il sait à merveille allier les deux.


De plus en plus renommé pour la singularité de ses chansons, de nombreux chanteurs font appel à lui dont Renée Lebas et Mouloudji qui impose la chanson "Le Déserteur". En dépit de graves odèmes pulmonaires qui se multiplient, Vian ne cesse guère ses multiples activités. Il écrit des livrets d'opéra ("Fiesta" en 58 sur une musique de Darius Milhaud), des commentaires de films documentaires ("la Joconde" en 57), joue dans des films ("Un amour de poche" de Pierre Kast), traduit des pièces de théâtre (August Strindberg) et devient directeur artistique pour Philips en 57, puis pour les disques Fontana l'année suivante.


Il écrit de plus en plus de chansons dont beaucoup restent des perles du répertoire : "J'suis snob", "les Joyeux bouchers", "On n'est pas là pour se faire engueuler" ou "Je bois". En outre, en 1958, il finit d'écrire "En avant la zizique.", spectacle inspiré de son expérience dans les maisons de disques. En cette grande époque de la chanson "littéraire" - on chante Prévert, Aragon, Queneau et même Sartre -, le travail de Vian est vivement remarqué.


Très fatigué, Boris Vian essaie de se reposer plus fréquemment. Mais ses activités nombreuses ne lui laissent pas de répit. En 59, il connaît beaucoup de difficultés avec l'adaptation cinématographique de "J'irai cracher sur vos tombes", projet dont il sera finalement écarté. En avril, il fait une ultime apparition au cinéma dans "les Liaisons dangereuses" de Roger Vadim, avec Jeanne Moreau.



Après Philips et Fontana, c'est chez Barclay que Boris Vian devient directeur artistique. Mais il n'aura guère le temps d'y inscrire sa patte. Le 11 juin 59, Boris et Ursula donnent une grande fête chez eux, cité Véron, pour fêter le nouveau chef du Collège de pataphysique. Quelques jours plus tard, le 23 juin, il assiste au visionnage du film "J'irai cracher sur vos tombes" mais meurt dès les premières images de cette adaptation dans laquelle il ne se reconnaissait pas.


Il laisse un vide énorme dans la vie artistique de l'époque. Mais son empreinte ne cesse de se confirmer depuis. Ses chansons ont été maintes fois interprétées par des artistes aussi divers que Jacques Higelin, Serge Reggiani, Mouloudji, Catherine Sauvage, les Frères Jacques, Yves Montand, Bernard Lavilliers ou même Maurice Chevalier qui en 57, a repris l'inoubliable "Pan Pan poireau pomme de terre". De fort nombreux disques et coffrets posthumes furent publiés depuis sa mort. Enfin régulièrement, des spectacles reprenant ses titres sont montés en France dont "En avant la zizique", joué en août 99 à Paris.


Certains de ses ouvrages sont des classiques de la littérature française, étudiés dans les écoles et analysés dans les facultés. Par son sens de l'humour mêlé de désespoir, son goût de l'absurde, d'une certaine irrévérence et ses choix frondeurs, Boris Vian est devenu une figure révérée par les plus jeunes générations. Son oeuvre est le résultat d'une totale ouverture d'esprit et d'une pensée libre. Sa modernité n'est plus à démontrer.

Source :
http://www.rfimusique.com/siteFr/ biographie/biographie_9012.asp

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