OGM/GMO

Lundi 27 juillet 2009
Commondreams

LONDON - Genetically modified crops are being grown in Britain for the first time in 12 months after controversial trials were resumed without alerting the public, a newspaper reported Monday.

[Photo illustration of potatoes. Genetically modified crops are being grown in Britain for the first time in 12 months after controversial trials were resumed without alerting the public, a newspaper reported Monday. (AFP/File/Omar Torres)]Photo illustration of potatoes. Genetically modified crops are being grown in Britain for the first time in 12 months after controversial trials were resumed without alerting the public, a newspaper reported Monday. (AFP/File/Omar Torres)

Cultivation of a field of potatoes designed to be resistant to pests was abandoned more than a year ago when environmental protesters ripped up the crop, the Daily Telegraph said.

But, without alerting the public, the project near Tadcaster in northern England has been restarted, prompting warnings from green groups that local farms and residents could be put at risk, the newspaper said.


One group accused the government of trying to "slip it under the radar."


The Department for the Environment, Food and Rural Affairs said the potatoes would be grown in a safe environment, where there is no risk of contamination. They would not be used for human or animal consumption, it said.


The trial, run by Leeds University, is looking at potatoes that are resistant to a parasite worm that costs British farmers millions of pounds a year in lost and damaged crops.


Genetically-modified crops have a gene, or genes, inserted into them in the lab so that they acquire traits that are useful to farmers.


They are widely grown in North America, South America and China.


But in Europe they have run into fierce resistance, led by green groups who say the crops carry risks through cross-pollination, potentially creating "super-weeds" that are impervious to herbicides.

Only a handful of genetically modified crops have been approved for cultivation in the European Union, but of them only MON810, approved in 1998, is so far being grown.


France this month rejected a report by the European Union's food safety watchdog that said a controversial strain of genetically-modified corn was safe.





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Vendredi 22 mai 2009

Mondialisation.ca Le 22 mai 2009



Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM

L'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.

 

Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études sur des animaux, l'AAEM conclut qu’« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.

 

Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :

 

* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l'étiquetage des denrées OGM.

 

* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.

 

* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.

 

* D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.

 

Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org.

 

Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. »

 

Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l'infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »

 

Il ajoute : « Il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »

 

Les OGM sont toxiques

 

Le document de l’AAEM doit donner des motifs de remise en cause du quasi laissez-faire dans le contrôle des OGM de la position officielle, pour laquelle la parole solennelle des compagnies semencières, telles que Monsanto, est considérée comme une solide preuve scientifique d’innocuité. L’étude de l’AAEM mérite d'être citée en détail à ce sujet :

 

La spécificité de l'association des denrées OGM et de processus pathologiques précis est également soutenu. Plusieurs études animales montrent d'importants dérèglements immunitaires, notamment une régulation à la hausse des cytokines associées à l'asthme, à l'allergie et aux inflammations. Les études chez l'animal montrent aussi des altérations structurelles et fonctionnelles du foie, notamment un changement du métabolisme des lipides et des glucides, ainsi que des altérations cellulaires pouvant entraîner l’accélération du vieillissement et peut-être provoquer l’accumulation des radicaux libres (ROS, reactive oxygen species). Des changements dans les reins, le pancréas et la rate ont aussi été documentés. Une récente étude de 2008, reliant le maïs OGM à la stérilité, montre, de manière sensible au cours du temps, une importante diminution de la progéniture et du poids des portées chez les souris nourries de maïs OGM. Cette étude a aussi révélé que plus de 400 gènes ont été découverts s’exprimant différemment chez les souris nourries de maïs OGM. On sait que ces gènes contrôlent la synthèse et la modification des protéines, la transmission cellulaire, la synthèse du cholestérol et le contrôle de l'insuline. Les études montrent aussi des dommages intestinaux chez les animaux nourris d’OGM, notamment la prolifération d’excroissances cellulaires et des perturbations du système immunitaire intestinal.

 

L'étude de l’AAEM révise les affirmations de l'industrie de la biotechnologie, selon lesquelles les aliments OGM pourraient nourrir le monde grâce à des rendements plus grands. Elle cite la preuve contraire indiquant que l'inverse paraît être vrai, c’est-à-dire que, avec le temps, les récoltes OGM ont produit moins que le rendement conventionnel, et ont exigé avec le temps, plus pas moins, de produits chimiques herbicides hautement toxiques, tels que le glyphosate. Le rapport relève, « Au cours des 20 dernières années, plusieurs milliers d'essais en champs, sur des gènes destinés à augmenter le rendement opérationnel ou intrinsèque (des cultures), montrent l’importance de l’entreprise. Pourtant, aucun de ces essais en champs n’a permis d’améliorer le rendement des récoltes alimentaires et fourragères commercialisées, à l'exception du maïs Bt. » Cependant, le léger gain de rendement du maïs Bt qui a été rapporté était dû largement à l'amélioration de la reproduction traditionnelle, et non pas au génie génétique.

 

L’AAEM conclue que, puisque les denrées OGM « posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour la santé de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique, et sont dénuées d’avantages, il est impératif d'adopter le principe de précaution, qui est l'un des principaux outils de réglementation de la politique de santé et environnementale de l'Union Européenne, et sert de base à plusieurs accords internationaux. La définition la plus communément utilisée est la Déclaration de Rio de 1992, qui stipule : « Afin de protéger l'environnement, des mesures préventives doivent être largement appliquées par les États, en fonction de leurs capacités. Quand il existe des menaces de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour renvoyer à plus tard les mesures économiques rentables destinées à empêcher la dégradation de l'environnement. »

 

Sous l’intense pression de l'opinion publique, la Ministre allemande de l'Agriculture a récemment publié l’interdiction les plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto. Malheureusement, deux semaines plus tard, elle a autorisé les plantations de semences de pomme de terre OGM. Le ministère allemand a annoncé que, Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée, fabriquée par le géant de la chimie BASF (une coentreprise d’OGM, partenaire de Monsanto), ne présente « aucun danger pour la santé humaine ou l'environnement. » Pour justifier sa décision imprudente, le ministère a cité un « examen approfondi » et des entretiens avec des experts scientifiques et économiques.

 

La publication de la sensationnelle critique des OGM de l'American Academy of Environmental Medicine a été accueillie par un silence de mort par la plupart des grands médias étasuniens et internationaux.

 

 

L’intrigue des OGM

 

Comme je l'ai décrit en détail dans mon livre, OGM : Semences de destruction - L’arme de la faim, les OGM ont été lâchés dans le grand public aux Etats-Unis au début des années 90, après une décision du pouvoir exécutif du Président George Herbert Walker Bush, qui aurait suivi des réunions à huis clos avec les principaux dirigeants de Monsanto. Le Président Bush a décrété l’obligation, pour les agences gouvernementales étasuniennes, de ne faire aucun test de santé et de sécurité particulier, avant la mise en vente des OGM pour la consommation alimentaire. Ce fait est arrivé à être connu en tant que Doctrine de l'Équivalence Substantielle.

 

Le gouvernement étasunien, sur les conseils pressants de Monsanto et du lobby des OGM, a décidé en outre d’interdire l'étiquetage « sans OGM » des produits alimentaires naturels, en recourant à la « doctrine » vaguement formulée et totalement non-scientifique, proclamée par le Président Bush en 1992, selon laquelle les OGM sont « substantiellement équivalents » aux plantes ordinaires, et n’ont donc pas besoin d’être testés avant d'être mis en vente dans le public.

 

La Doctrine de l'Équivalence Substantielle, en dépit du fait qu'elle contredit directement la prétention des compagnies en leurs droits de propriété exclusifs sur leurs semences OGM, présentées comme « uniques » et différentes des graines ordinaires, a permis à Monsanto, Dow Chemicals, DuPont et à d'autres détenteurs de brevets OGM de faire proliférer leurs produits sans aucun contrôle. La plupart des Étasuniens croient naïvement que la Food and Drug Administration et le ministère de l'Agriculture des États-Unis sont là pour assurer la totale innocuité des produits alimentaires industriels pour la consommation humaine et animale, avant l'octroi de licences.

 

De fait, l’interdiction de l'étiquetage des denrées OGM signifie que la plupart des Étasuniens n'ont aucune idée de l’ampleur de la contamination par les OGM de leur ration quotidienne de Corn Flakes, soja, maïs et additifs, dans chaque aliment trouvée dans le commerce sur les étagères des supermarchés.

 

Aux États-Unis, à la fin des années 90, coïncidant avec l'introduction en masse des OGM dans l'alimentation humaine et animale, ont été signalés chez l'homme à une échelle épidémique, des cas d’allergies, d'étranges maladies et de nombreux autres problèmes de santé. L’interdiction d'étiquetage des produits OGM par la loi fédérale signifie que la plupart des professionnels de santé ne savent même pas que cela pourrait avoir un lien avec la nourriture OGM des millions d'Étasuniens. Depuis la décision de 1992 du Président Bush, une décision confirmée par les présidents Clinton, George W. Bush, et maintenant par Barack Obama et le Secrétaire de l'Agriculture pro-OGM, Tom Vilsack, la population étasunienne est en réalité traitée en cobayes humains dans des expériences de masse avec les substances jamais démontrées sans danger sur le long terme (dix ans ou plus) par des études indépendantes.

 

Il reste à voir s’il sera accordé l'attention qu'elle mérite à la critique scientifique de l'AAEM.

 


Original : A Moratorium on Genetically Manipulated (GMO) Foods, publié le 22 mai 2009.

Traduction : Pérus Lombard,
 

 

F. William Engdahl est l'auteur de deux livres traduits en français :  OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim et Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain. Il peut être contacté depuis sur son site Internet, www.engdahl.oilgeopolitics.net.

 

 

 


William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de William Engdahl publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13709

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Dimanche 17 mai 2009

Genetically modified Animal Cloning (Animal Farm) Prgm 3 part http://www.livevideo.com/video/sil2222/26FC0B5701C941BE85892776228AF335/corporate-agriculture-the-hol.aspx

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Dimanche 17 mai 2009

I am totally against Genetic modification of any kind.. There is a lot of proof showing how Gm crops are causing all kinds of problems. i post this for people to see what is going on.
The second programme focuses on the latest techniques in genetic manipulation that stand to directly benefit our health. Amongst the animal line-up this week are the sheep that are used to grow human organs for transplants and the plasma cows that could solve the threat of bioterrorism.

A transgenic greenhouse
The film also looks at a product called MySkin – a new tissue engineering technique that takes a small sample of human skin and encourages the cells within it to multiply and produce new skin. The technique is already being used to treat people who have suffered serious burns, but, as co-presenters Giles and Olivia discover, it could have a future use in growing whole body parts – noses, ears and even vital organs like livers and bladders.

A transgenic sheep
Giles, however, decides to stick with his own nose.  
http://www.livevideo.com/video/sil2222



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Dimanche 17 mai 2009

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Jeudi 14 mai 2009

The DoomsDay VAULT One year after

Scientists are collecting billions of seeds from all the world’s crops to keep in safe storage deep inside a mountain near the North Pole. ...Bill Gates, Rockefeller & Rothschild, what part has Monsanto to play in all of this?


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Mercredi 6 mai 2009

Twelve years of GM soya in Argentina:

A disaster for people and the environment


GRAIN


  
Genetically modified (GM) soya was introduced into Argentina in 1996 without any kind of debate either in Congress or among the public. Since then, its cultivation has spread across the country like wildfire. Today more than half of the country’s arable land is planted with soya . No other country in the world has devoted such a large area to a single GM crop. Argentina provides a unique opportunity to investigate the consequences for a country of intensive GMO cultivation.


photo: proteger.org.a


With this year’s planting season well under way, it is estimated that Argentina will be planting soya on a record 18 million hectares, about half of the country’s farming land. Almost all of the soya planted today is Monsanto’s Roundup Ready (RR), a type of soya that has been genetically modified to be resistant to the Roundup herbicide – largely composed of glyphosate – which is also manufactured by Monsanto. So what have the consequences been for the people and for the country?


Perhaps those who have suffered most have been small farmers and peasant families. Even before RR soya was introduced, the Argentine government adopted policies that favoured big farmers, deciding that farming units smaller than 200 hectares were “uneconomical”, and predicting that at least 200,000 farmers would have to leave the land. [
1 ] Since then, government policies have not changed. Thousands of peasant families have been evicted violently from their land for trying to resist the advance of soya. Members of the Movimiento Campesino de Santiago del Estero (Mocase), a peasant movement in northern Argentina linked to Via Campesina, and of the Movimiento Nacional Campesino Indígena suffer constant harassment for trying to halt the advance of the soya front.

 

The families that manage to stay on the land have also been badly affected, particularly by chemical contamination, which has grown worse in recent years. When it introduced RR soya, Monsanto promised that there would be a dramatic decline in herbicide use. As RR soya had been genetically modified to be resistant to glyphosate, Monsanto argued that it would be possible to kill all weeds by applying the herbicide just once, early on in the planting season. In fact, this advantage never materialised as strongly as the company predicted. Instead of falling, national consumption of glyphosate has risen dramatically: Argentina is estimated to have used 200 million litres of glyphosate in 2008, compared with 13.9 million litres in 1996. [ 2 ] In other words, while the Argentine soya harvest has increased fivefold during the period, consumption of glyphosate has increased fourteenfold.


The intense application year after year of a single herbicide – glyphosate – has led to the emergence of weeds that have become resistant to this chemical. Some of the better known of these “super-weeds”, as they are popularly called, are: Hybanthus parviflorus (Violetilla), Parietaria debilis (Yerba Fresca), Viola arvensis (Violeta Silvestre – Field pansy), Petunia axillaris (Petunia), Verbena litoralis (Verbena), Commelina erecta (Flor de Santa Lucía – Slender dayflower), Convolvulus arvensis (Correhuela – Field bindweed), Ipomoea purpurea (Bejuco – Morning glory), Iresine difusa (Iresine) and recently Sorghum halepense (Sorgo de alepo – Johnson grass), which, because it is a difficult weed to control, has caused considerable alarm among farmers. [
3 ]

Rural and Urban Women for Food Sovereignty


In November 2008 the third meeting of Rural and Urban Women for Food Sovereignty was held in Santa Fé in Argentina. One of the working groups decided to hold their two-day seminar on the railway line owned by the private company Belgrano Cargas, which is used during harvest to transport soya beans. It was a protest, the women said, against the “soya model” and against the privatisation of the railways. For 48 hours they halted all traffic on the line, causing losses to the rail company estimated at US$200,000.

These are extracts from the document that the women issued to explain their action:

•  The soya model contaminates our environment and, by concentrating land and the means of production, expels peasant communities from the land they have occupied for many years, increasing the vulnerability of all, but particularly of women and children.

•  You only have to look along the edges of the so-called “roads of production” to catch a glimpse of the life to which expelled people are condemned. They are forced to live in dark, forgotten places, where the only light comes from gambling dens and bars.

•  The women are economically and sexually exploited, not only by men but by a whole ideological system validated by our society.

•  To attack women is to attack food sovereignty, since women produce 80 per cent of the food that the world consumes. It is for this reason that the struggle for food sovereignty, the struggle to stay on the land and recover our capacity to produce what we eat, is also a struggle to regain sovereignty over our bodies.

•  As we women are responsible for feeding our families, we have to be to be at forefront of the struggle to replace a model of consumption, commercialisation and production that fills the coffers of transnational companies at the expense of the well-being of our people.

•  We are fighting for a new economy that respects people and nature, that includes everyone and guarantees the just distribution of all production so that everyone can live a life of dignity, happiness, autonomy and sovereignty.

•  NO TO MONOCULTURE! YES TO TRAINS FOR ALL (BUT NOT FOR SOYA)!


To deal with these weeds and also with “volunteer” soya – that is, soya that sprouts out of season – soya farmers have started spraying the land with stronger herbicides before planting. It is estimated that today 20–25 million litres of 2,4-D, 6 million litres of atrazine (banned in the European Union in 2004 because it contaminates groundwater) and 6 million litres of endosulfan (a highly toxic organochlorine insecticide) are used on the soya fields each year.4 Experts quoted in a study by Friends of the Earth believe that an additional 25 million litres of non-glyphosate herbicides will be required each year to control Johnson grass. [
5 ]


The soya farmers make little effort to prevent chemicals being carried by the wind into the homes and on to the land of the rural population. As a result, the chemicals have seriously affected the health of both people and domestic animals, damaged food crops and contaminated the soil, water courses and the air. Even though there are no official statistics for the overall picture, organisations have collected detailed information on hundreds of cases and have repeatedly complained to the authorities. [
6 ]


Urban dwellers, too, have been indirectly hurt by the soya boom. The export model dominated by soya has threatened the country’s food sovereignty. Argentina used to produce plentiful quantities of cheap meat, dairy produce, lentils, beans and other vegetables. Mixed farming, with livestock and crops in rotation, provided good yields. Soya monocropping has changed all that. The number of dairy farms fell 50 per cent between 1988 and 2003, from 30,000 to 15,000. [
7 ] National production of most staple foods has declined sharply. Argentina, which used to be called “the granary of the world”, is having to import food. People are even going hungry. It is not only food crops that have been affected: cotton production has fallen by 40 per cent in the province of Chaco and 78 per cent in the province of Formosa.


While the majority of farmers have been greatly harmed, the adoption of GM soya has clearly strengthened some groups within the country. Big farmers, many of whom are linked to “pools” of financial investors, have greatly extended their control over the farming sector. Financial returns on soya are not high per hectare, so, in order to make large amounts of money, the pools have been leasing vast stretches of land from thousands of small and medium-sized farmers, many of them dairy cattle farmers or food producers, driven out of business by the export-oriented economic policies.


One of the advantages of GM soya for big farmers is that it facilitates “no-till” farming – that is, farming without ploughing the land, which means that they need few labourers. Indeed, it is estimated that only one labourer is required for every 500 ha of soya. So the farmers are able to farm intensively, using gigantic machines. They pay little attention to the long-term health of the soil, particularly if they are leasing the land and returning it to its owners once its fertility has been exhausted. Huge profits are possible by farming this way: one of the bigger producers, Grupo Los Grobo, which has 150,000 ha under soya, has an annual income of US$400m and expects to double its turnover this season. [
8 ]


The price Argentina pays for these few financial groups’ high profits is the mortgaging of its long-term future. Each year more than 200,000 ha of native forest are felled as the agricultural frontier advances. [
9 ] With the intense monocropping come leaching, erosion and soil degradation. It has been estimated that the deforestation results in 19–30 million tonnes of soil being washed away each year. Moreover, soya cultivation extracts nutrients from the soil and absorbs water, embedding them in the crop. In practice, this means that 1 million tonnes of nitrogen and 160,000 tonnes of phosphorus are “exported” each year, along with 42.5 billion cubic metres of water. [ 10 ] These are serious losses. Argentina will need these resources in the future for its agricultural development.


The costs of the soya boom have rippled out beyond the country’s borders, for Argentina was used by Monsanto as a gateway for the expansion of GMOs into the rest of the southern cone. For six years a small group of Brazilian consumers and environmentalists fought doggedly in the courts to keep GMOs out of their country, but their battle was fatally undermined by the smuggling of RR soya over the frontier from Argentina. Seduced by the extravagant promises made by salesmen, Brazilian farmers bought the illegal seeds on such a scale that the official ban on GMOs became meaningless and was revoked by president Lula. Similar tactics were used to spread RR soya into Paraguay and Bolivia.


The RR soya frenzy, which is turning the southern cone into what has been called the “Republic of Soya”, has led to no increase in productivity, despite all the promises made by the salesmen. Indeed, a recent investigation by the University of Kansas shows that RR soya has an average yield that is 6–10 per cent lower than that of conventional soya. [
11 ]


Prospects


“Superweeds” created by ecological imbalances inherent in monocropping with a GM crop, long predicted by ecologists, are jeopardising the long-term economic and environmental viability of RR soya. But instead of rethinking the whole agricultural model and encouraging farmers to return to mixed farming, where natural balances make it far easier to control weeds, the Argentine authorities are offering their full support to Monsanto, which is planning over the next five years to introduce a new form of GM soya. The new soya will have a gene inserted into it which makes it resistant to dicamba, a herbicide that kills broadleaf weeds.

According to Robert Hartzler, a weed specialist at Iowa University, dicamba brings its own problems. [
12 ] The compound’s volatility means that it will kill off broad-leaved plants on fields and in houses up to half a kilometre away, which will undoubtedly cause yet further serious problems for the rural population. Monsanto is confident that resistance won’t become a serious problem, but Hartzler is not so sure. “I don’t think we can say that resistance won’t develop”, says Hartzler, “but it is a much lower likelihood than with other herbicide classes. But then, that’s what they originally said about glyphosate.” [ 13 ]


Another technical fix and another swathe of problems for Argentina’s communities. How long will this madness prevail?


Going further (with videos, protests and analysis)

•   Campaña Paren de Fumigar

•   Soja para Hoy, Hambre para mañana

•   Redaf

•   Fundación Proteger

•   La Soja Mata

•   Instituto de Investigaciones Gino Germani

•   GEPAMA

•   Video Hambre de Soja

•   RR, La cosecha Amarga


1 - Lilian Joensen, Stella Semino and Helena Paul, “Argentina: A Case Study on the Impact of Genetically Engineeered Soya”, The Gaia Foundation, 2005.

2 - Secretaría de Ambiente y Desarrollo Sustentable, “El avance de la frontera agropecuaria y sus consecuencias”, March 2008.

3 - Walter A. Pengue, “El glifosato y la dominación del ambiente”, Biodiversidad, July 2003; Monsanto, “Se confirma la resistencia de un biotipo de Sorghum halepense a glifosato en Tartagal, Salta”, 16 August 2006. http://tinyurl.com/7wdzcu

4 - Friends of the Earth, “Who benefits from GM crops? The rise in pesticide use”, January 2008, p. 19.

5 - Ibid., p. 20.

6 - Diego Domínguez and Pablo Sabatino, “La muerte que viene en el viento. Los problemática de la contaminación por efecto de la agricultura transgénica en Argentina y Paraguay”, November 2008.

7 - Secretaría de Ambiente y Desarrollo Sustentable, “El avance de la frontera agropecuaria y sus consecuencias”, March 2008.

8 - “Los Grobo esperan duplicar su facturación el próximo año”, Clarín, 28 February 2008, http://tinyurl.com/8l7tfw

9 - Secretaría de Ambiente y Desarrollo Sustentable, “El avance de la frontera agropecuaria y sus consecuencias”, March 2008.

10 - Walter A. Pengue, “‘Agua virtual’, agronegocio sojero y cuestiones económico ambientales futuras”, Instituto Argentino para el desarrollo económico, Realidad Económica No. 223, 24 November 2006, http://tinyurl.com/9p52ng

11 - Silvia Ribeiro, “¿Quiere bajar la producción? ¡Use transgénicos!”, La Jornada, Mexico, 19 July 2008, http://tinyurl.com/8asylc

12 - Heidi Ledford, “Geneticists create ‘next generation’ of GM crops: Soya beans could be treated with alternative herbicide”, Nature, 24 May 2007, http://tinyurl.com/7gatxz

13 - Ibid.

http://www.grain.org/seedling/?id=578


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Mardi 5 mai 2009

Fighting GMO contamination around the world  (543 kb)

GRAIN  

 

Dès la première introduction des OGM au milieu des années 1990, des groupes d’agriculteurs et des ONG avaient mis en garde contre les risques de contamination des autres cultures.  Et c’est ce qui s’est passé, exactement de la façon prédite. Nous nous intéressons dans cet article à la façon dont les communautés des différentes parties du monde qui ont été confrontées à une contamination ont élaboré des stratégies pour la combattre.

 

 /www.centpourcentnaturel.fr

Lorsqu’on plante des cultures génétiquement modifiées (GM), elles contaminent les autres cultures avec leur matériel transgénique. Dans les endroits où des OGM sont cultivés à grande échelle, il est déjà devenu pratiquement impossible de trouver des cultures des mêmes espèces qui ne contiennent pas de matériel GM. Et la contamination s’étend même à des zones dans lesquelles les cultures GM ne sont pas officiellement autorisées. [1] Le registre de contamination par les OGM, géré par GeneWatch UK et Greenpeace International, a documenté plus de 216 cas de contamination par les OGM dans 57 pays au cours des 10 dernières années, dont 39 cas en 2007. [2] 

 

 

Monsanto et les autres entreprises de biotechnologies ont toujours su que leurs cultures GM contamineraient les autres cultures. En fait, cela faisait partie de leur stratégie pour obliger le monde à accepter les OGM. Mais, dans le monde entier, des gens refusent de se soumettre et d’accepter que la modification génétique soit une réalité incontournable ; au contraire, ils se battent, même dans des endroits touchés/affectés par une contamination. En fait, certaines communautés locales qui ont subi une contamination développent actuellement des formes sophistiquées de résistance aux cultures GM. Elles commencent généralement par des stratégies à court terme pour décontaminer leurs semences locales mais, à plus long terme, elles cherchent souvent à renforcer leurs systèmes alimentaires et agricoles.

 

Nous examinons les expériences de communautés dans différentes parties du monde dans leur façon de gérer la contamination par les OGM pour voir les enseignements qu’elles peuvent offrir à ceux qui sont confrontés à des situations similaires. Chaque situation est unique et donne naissance à différents processus. Ils ont en commun l’importance centrale de l’action collective, celle des communautés travaillant sur le terrain pour identifier leurs propres solutions, indépendamment des tribunaux ou des gouvernements qui, sans pression sociale forte, ont tendance à se ranger du côté des industriels.

 

L’expérience des communautés au Mexique

 

Pour les populations autochtones du Mexique et du Guatemala, le maïs est la base de la vie. Dans le récit de la création des Mayas, le maïs était le seul matériau dans lequel les dieux ont pu insuffler la vie et ils l’ont utilisé pour fabriquer la chair des quatre premiers êtres humains sur la terre. Pour d’autres peuples du Mexique, le maïs est lui-même un dieu. Cette plante a constitué la base de l’alimentation des Mexicains pendant des siècles et des milliers de variétés offrent une étonnante gamme d'éléments nutritifs, d'arômes, de consistances, de recettes et d'utilisations médicinales.

 

En janvier 2002, des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley ont annoncé leur découverte : des variétés locales de maïs des hauts plateaux de l’État d’Oaxaca avaient été contaminées. D’autres communautés de petits agriculteurs ont procédé à des tests sur leurs propres cultures et ont été choqués de découvrir qu’elles aussi avaient été contaminées. Pour ces gens, c’était un coup terrible infligé à leur culture. Ils ne pouvaient rester sans rien faire : il fallait agir.

 

Au début, cependant, ils ne savaient pas quoi faire. Les OGM étaient nouveaux pour eux. Ils ont commencé par réunir les communautés environnantes qui avaient aussi pu subir une contamination, ainsi que les ONG qui étaient proches d’eux. Des ateliers ont eu lieu et des gens ont été mandatés par leurs assemblées locales pour débattre au nom de leurs communautés. La stratégie a donc été collective dès le début. C’est le premier point à relever à propos de l’expérience mexicaine.

 

Un point d’accord fondamental a été rapidement trouvé sur le fait que la contamination par les OGM devait être considérée comme faisant partie d’une guerre. Ce n’était pas un accident ou un problème isolé, mais cela s’intégrait dans une guerre menée contre les agriculteurs et les populations indigènes, selon leurs termes, une guerre contre le peuple du maïs. Ils devaient apporter une réponse en conséquence, en ne défendant pas seulement leurs semences, mais aussi leurs moyens d'existence, leurs cultures, leur manière de vivre dans sa globalité.

 

Dans un premier temps, néanmoins, il y avait peu d’idées concrètes sur la façon de décontaminer leur maïs et d’empêcher la poursuite de la contamination. Certains se sont inquiétés du fait que les communautés n’avaient peut-être pas les capacités techniques de s’occuper d’un problème aussi complexe. Mais ces communautés et les ONG travaillant avec elles avaient une solide expérience de la façon de trouver des solutions de terrain aux problèmes qui les touchaient et par conséquent, plutôt que de chercher des experts extérieurs, elles ont retourné la question dans tous les sens, sans se concentrer sur un maïs GM qu'elles ne connaissaient pas, mais en s'intéressant à leurs propres variétés de maïs, dont elles avaient une connaissance intime.

 

Les agriculteurs ont commencé à partager leurs connaissances sur le maïs et sur ce dont le maïs a besoin pour être sain. Le point réellement fondamental était de préserver l’existence de leur maïs, et ils devaient donc le semer et le manger. Dans de nombreuses communautés, le maïs traditionnel était en train de disparaître parce que les gens le semaient moins. La première mesure pour défendre leur maïs a donc consisté à en planter davantage. Les gens considéraient, en réponse aux OGM, que les semences étaient dangereuses quand leur histoire n’était pas connue. Il a donc été décidé que des semences ne seraient semées que si leur histoire était connue, ou quand elles provenaient d’une origine qu’ils connaissaient bien.

 

Au fur et à mesure que les communautés mettaient ces principes en pratique, ils ont commencé à accorder plus d'attention aux cultures dans leurs champs, et ont commencé à prendre conscience de toutes sortes de malformations graves. Ils ont testé les plants déformés et ont trouvé un taux élevé de contamination. Ils ont donc commencé à rechercher ces plants et à les arracher.

 

Ils savaient également que le maïs est allogame. Aussi, pour éviter une contamination par les OGM, ils leur faudrait empêcher le croisement du maïs GM avec leur maïs. Ils ont commencé à mettre en place des techniques simples, comme planter des arbres autour de leurs champs. Quelques unes des techniques qu’ils ont élaborées pourraient être appliquées partout, alors que d’autres étaient spécifiques à certaines communautés. Mais le plus important, c’était qu'ils mettaient sur pied un système pour éviter la contamination.

 

Il y a eu beaucoup de débats sur ce qui devait être fait des plantes contaminées. Il y avait un fort sentiment que si une variété très ancienne était dans votre famille depuis des générations et devenait soudainement contaminée, ce maïs ne pouvait tout simplement pas être détruit. Le maïs contaminé est malade et doit être soigné, pas tué. Cela peut prendre un an ou un siècle pour le soigner, mais il faut le faire parce que ce maïs fait partie de leurs communautés depuis des générations.

 

Les communautés paysannes du Mexique ont probablement développé les stratégies les plus approfondies de toutes les communautés confrontées à la contamination par les OGM partout dans le monde. De nombreuses leçons peuvent être retirées de leur lutte, les principales étant peut-être celles-ci :

 

1) La nécessité d’envisager la contamination par les OGM dans le cadre d’une attaque plus globale contre les agriculteurs et les communautés locales. Lorsque vous défendez vos cultures, vous défendez aussi votre terre et votre eau, et il faut pour cela des communautés fortes, des procédures fortes de prise de décision collective, et de solides réseaux associés à d’autres groupes au niveau national et même au niveau international. Une telle approche élargie permet à plus de gens de participer à la lutte. Même si tout le monde ne peut s’occuper des semences, chacun peut agir à son niveau.

 

2) L’importance de ne pas être contraint par des délais. Pour les communautés mexicaines, la contamination par les OGM fait partie d’une guerre permanente menée contre eux, et leur approche doit être à long terme et capable d’être permanente. Leur décision est de défendre leur maïs, quel que soit le temps que cela prendra. Pour eux, quand des dates limites sont introduites, les gens se retrouvent face à quelque chose qui est au-dessus de leurs moyens, et généralement on ne peut pas faire grand-chose à court terme. Ce qui amène à faire des concessions. C’est ce que les communautés mexicaines refusent de faire. 

 

 

3) L’importance d’envisager un problème à partir de la perspective propre à chacun. Les communautés du Mexique ont passé beaucoup de temps dans les premiers ateliers à débattre de spiritualité et de leurs approches des divinités et de la création. Elles ont discuté des rituels qui pourraient protéger le maïs. Les intervenants extérieurs qui ont été invités à participer ont eu beaucoup de mal à expliquer les aspects techniques du génie génétique parce que le concept apparaissait vraiment absurde. Mais, à la fin, les communautés sont arrivées à une compréhension de base du génie génétique sous forme d’une méthode de prise de contrôle de leurs moyens de subsistance agricoles, et cette compréhension de base a été beaucoup plus importante que l’information technique.

 

4) La nécessité que les communautés maîtrisent le processus. Au Mexique, les communautés ont pu conserver la maîtrise des processus parce qu’il s’agissait de leurs propres processus depuis le tout début. Lorsqu’elles ont pris en main les tests initiaux, elles ont gardé les résultats pour elles-mêmes pendant longtemps parce qu’elles voulaient discuter d’abord entre elles des mesures à prendre. Et le fait que les décisions étaient prises collectivement, par beaucoup de gens, a permis d’éviter que d’importantes erreurs soient commises. Des erreurs seront commises dans tous les cas, mais quand beaucoup de gens participent il y a beaucoup moins de risques d'erreurs fondamentales. Quand la contamination a été découverte par des chercheurs universitaires, les processus suivis ont été totalement différents.

 

5) La nécessité de privilégier les luttes sociales par rapport aux luttes juridiques. Au sein des communautés mexicaines, il y a eu beaucoup de discussions sur les lois sur la biosécurité, les lois sur les semences et les autres lois concernées. Au cours d’un récent atelier consacré aux questions juridiques, un tableau chronologique a été présenté de toutes les différentes lois promulguées par le gouvernement mexicain au cours des 15-20 dernières années. À partir de ce tableau, les communautés sont arrivées à la conclusion très claire que la piste juridique n’était pas importante pour leur lutte. On peut perdre une action juridique, mais si la pression sociale est suffisante, on peut gagner d’autres manières. Pour eux, les options juridiques ne sont efficaces que lorsqu’il y a une pression sociale suffisante exercée sur les autorités. La tactique juridique n’est donc pas rejetée, mais elle n’est pas centrale.

 

Une invasion d’OGM illégaux dans les fermes thaïlandaises

 

C'est en Thaïlande, en 1999, qu'une contamination par des OGM a été signalée pour la première fois, après la découverte de la contamination d’échantillons de coton, issus de travaux de recherche sur le terrain menés par BIOTHAI et le Réseau agricole alternatif (AAN), par du coton Bt, une variété de coton génétiquement modifiée produite par Monsanto. En 2004, des tests effectués par Greenpeace ont révélé qu’une plantation d’un agriculteur local, dans la province de Khon Kaen, était contaminée par de la papaye GM. Cet agriculteur figurait parmi les 2 600 qui avaient acheté des plants de papayes auprès d’une station de recherche du Département de l’Agriculture où l’on procédait à des essais en champ sur une papaye GM. Au début, le gouvernement a nié l’existence de cultures OGM en Thaïlande, mais la contamination était si étendue qu’elle avait atteint une autre province, Ubol Ratchatani, où au moins 90 exploitations avaient aussi reçu des plants de papaye. Plus récemment, en 2007, la Faculté des sciences de l’Université de Chulalongkorn et BIOTHAI ont trouvé une contamination par les OGM dans des échantillons testés de maïs, de soja et de coton en provenance de différentes provinces du pays.

 

Les Thaïlandais pensent qu’une double approche est nécessaire pour résoudre cette situation. D’un côté, il faut mettre la pression sur le gouvernement pour mettre en œuvre des politiques qui préservent le pays d’une contamination par les OGM. Le Groupe de travail thaïlandais contre les OGM, coordonné par BIOTHAI, a organisé de nombreuses activités pour maintenir en vigueur le moratoire national sur les OGM. Il a envoyé des lettres-pétitions, organisé des manifestations devant des bureaux gouvernementaux, et poussé à un dialogue avec des responsables de haut niveau, notamment avec le Vice-premier ministre et les Secrétaires à la Santé et à l’Agriculture. Ces efforts ont eu un impact : le 25 décembre 2007, le gouvernement thaïlandais a annoncé ses réglementations sur les OGM qui comprennent, entre autres, des auditions publiques obligatoires avant les essais en champ, et une recommandation préconisant d’obtenir l’accord des habitants de la zone d’essai ainsi que celui des ONG indépendantes et des milieux universitaires. Du point de vue de BIOTHAI, qui mène actuellement une campagne pour élaborer une « Loi populaire sur la biosécurité », c’est une victoire importante.

 

D’autre part, les Thaïlandais travaillent actuellement à renforcer les capacités locales pour développer des systèmes visant à détecter la contamination et réagir à ses impacts. La fondation Khao Kwan (KKF), l’une des organisations fondatrices de l’AAN, part de la mobilisation des connaissances des agriculteurs pour identifier les semences contaminées et pour les contrôler ou les éliminer. La KKF organise des formations et des ateliers sur l’amélioration génétique et la sélection des semences, qui répondent indirectement à la contamination.

 

La KKF pense que les agriculteurs sont capables de remarquer quelque chose d’anormal dans leurs cultures du fait de leurs connaissances approfondies des semences et de leurs compétences pour la sélection. Qu’il s’agisse de la couleur, de la dureté ou de l’odeur, chaque variété a des particularités que les agriculteurs qui travaillent sur les semences connaissent en détail. Toute altération sera ainsi facilement détectée, même avant le début de la floraison de la plante.

 

  « C’est le principe de l’adaptabilité locale », estime Daycha Siripatra, fondateur de la KKF. « Nous avons amené nos semences à reconnaître leur environnement et à utiliser cet environnement pour exprimer leur potentiel. Une semence étrangère, comme un OGM, ne va pas automatiquement prospérer dans notre région et, même si elle pousse, les agriculteurs pourront la remarquer immédiatement, simplement à partir de son aspect extérieur. »

 

Les agriculteurs philippins ripostent à la contamination

 

En 2002, les Philippines ont eu l'honneur et le déshonneur d’être le premier pays d’Asie à autoriser la commercialisation des OGM en approuvant la dissémination du maïs Bt de Monsanto alors que des manifestations d’opposition étaient organisées dans tout le pays.  Depuis, une contamination génétique a été signalée dans les zones de culture du maïs de l’ensemble du pays.

 

Dans la province nord-ouest d'Isabela, une variété locale de maïs glutineux blanc, que les agriculteurs cultivent pour leur alimentation, aurait été contaminée par du maïs GM. Aucun test génétique n’a été effectué, mais les agriculteurs identifient la contamination par les grains jaunes qui apparaissent dans ce maïs normalement blanc. À Bayambang, dans le Pangasinan, les agriculteurs sèment généralement le maïs après le riz. Mais ils se plaignent maintenant d’avoir perdu pratiquement toutes les variétés de maïs traditionnelles dans la province, en raison de la contamination par le maïs hybride et GM. Ils craignent également pour leur santé, après des incidents à l’occasion desquels des enfants ont été emmenés à l’hôpital du fait de vomissements incessants après avoir accidentellement mangé du maïs GM. Il a également été signalé que la vache d’un agriculteur est tombée malade et est finalement morte après avoir été alimentée avec du maïs Bt.

 

Dans le Bukidnon, dans le sud des Philippines, certaines communautés réagissent à la contamination en séparant les grains jaunes à bas prix des grains blancs à prix plus élevés avant de les vendre sur le marché. Dans le Capiz, une autre importante province productrice de maïs dans les Philippines centrales, des agriculteurs disent que la presque totalité des surfaces agricoles de la province cultivées en maïs est contaminée par le maïs GM et qu’ils ne peuvent plus trouver de variétés traditionnelles pour leurs cultures.

 

Le MASIPAG est un réseau national d’agriculteurs doté d’un programme sur le maïs qui collecte et améliore les variétés traditionnelles dans l’ensemble du pays. Récemment, la ferme conservatoire du groupe de San Dionisio, dans l’Iloilo (non loin du Capiz), a été contaminée. Il s’agit d’une importante région productrice de maïs hybride et, environ trois ans plus tôt, la culture massive du maïs GM a commencé par le biais d'un dispositif de culture contractuelle géré par les élites locales.

 

Au moins trois des variétés indigènes utilisées pour la sélection par les agriculteurs dans la ferme conservatoire ont été immédiatement contaminées par le maïs GM. Au moment de la récolte, on a observé qu’il y avait des grains jaunes mélangés avec des épis de maïs de pilit-puti et de mimis, des variétés traditionnelles utilisées par les agriculteurs pour leur alimentation. La zone cultivée en maïs dans la ferme conservatoire n’était distante que de 50 à 100 mètres des exploitations de maïs les plus proches. Des bambous plantés le long d’un ruisseau servent de barrière naturelle, mais comme les champs voisins sont en pente, le réseau MASIPAG pense que du pollen provenant du maïs GM a néanmoins pu être emporté par le vent jusqu’à ces champs.

 

Les chercheurs de cette ferme ont indiqué qu’au cours de la première année qui a suivi l’introduction du maïs GM, ils avaient trouvé de 7 à 12 grains jaunes dans chaque épi de maïs. L’année suivante, aucun maïs n’a été semé. Cette année une petite partie de la ferme, adjacente à une autre exploitation cultivée en maïs GM, a été à nouveau semée en maïs blanc. Sur les 50 grains dénombrés dans un épi moyen, seulement 18 étaient blancs et les 32 autres étaient jaunes. Le MASIPAG a essayé d’expliquer la situation aux agriculteurs voisins, mais ceux-ci sont confrontés à des problèmes d’endettement liés au système de culture contractuelle et ils ne peuvent cesser de cultiver du maïs GM.

 

En 2008, le MASIPAG a organisé une réunion nationale d’évaluation sur le maïs qui a réunit des agriculteurs de tout le pays. Ils ont convenu qu'il semblait impossible de stopper la contamination et que, même si de nombreux aspects n’étaient pas encore connus, il était crucial de gérer la situation après contamination. Ils croient qu’une série d’approches est nécessaire pour préserver leurs semences. Une des propositions consiste à élaborer des indicateurs visuels pour détecter la contamination. Les indicateurs identifiés au départ sont notamment les anomalies de couleur, de taille et d'aspect des épis de maïs et les difformités dans la formation des feuilles.

 

Une autre idée est de d’assurer un suivi collectif au niveau des communautés. Chaque agriculteur pourrait aider à déterminer qui sème du maïs GM et où.  La carte serait communiquée à la communauté et permettrait aux agriculteurs de programmer leur plantation de façon à éviter la contamination. Les agriculteurs pensent qu’une isolation temporaire peut potentiellement réduire, sinon totalement éviter, une contamination par pollinisation croisée. Ils considèrent aussi que des liens plus forts entre les producteurs de maïs (et un partage des sources de semences non contaminées) de différentes provinces aideront grandement à réduire les impacts de la contamination.

 

Au niveau gouvernemental, toutefois, l’offensive en faveur des OGM se poursuit. Lors de la « Semaine nationale des biotechnologies 2008 », qui s’est tenue récemment, deux ministres ont souligné la nécessité d’exploiter les biotechnologies « pour donner une impulsion à la production alimentaire du pays, développer des médicaments meilleur marché mais efficaces, et moderniser la production des produits de base en utilisant des cultures à rendement plus élevé et offrant un meilleur contenu nutritionnel ». Le Secrétaire à l'Environnement, Lito Atienza, a été jusqu’à exprimer sa confiance dans les « avantages incommensurables » de l’utilisation des biotechnologies pour protéger l’environnement et résoudre les problèmes d’insuffisance alimentaire.

 

Pourtant, une semaine auparavant seulement, RESIST (un réseau national d’agriculteurs, d’ONG et d’universitaires) a tenu un forum pour présenter et discuter les premiers résultats de ses études de cas sur l’expérience des agriculteurs vis-à-vis des maïs Bt et Round-up Ready, dans trois provinces des principales régions agricoles du pays. Les résultats initiaux font apparaître une tendance préoccupante : le rendement et les revenus pour ces deux variétés de maïs ne se sont pas améliorés significativement (dans la plupart des cas ils étaient les mêmes qu’avec les hybrides ordinaires), mais en même temps on a observé une augmentation récurrente de l’incidence des ravageurs, de l’utilisation des produits chimiques et de l’endettement. On a également rapporté une perte de diversité génétique due à la contamination, du fait d’une plantation inconsidérée de ces maïs GM, parfois avec des subventions du programme gouvernemental pour le maïs.

 

Contamination des prairies canadiennes [3]

La province du Saskatchewan, dans l’Ouest du Canada, est l’une des plus principales régions du pays pour la production de blé et de canola (variété de colza), qui sont les plus importantes cultures d'exportation du Canada. Comparée aux autres provinces, elle accueille aussi un grand nombre d'agriculteurs biologiques, dont beaucoup produisent des céréales et de la canola pour les marchés d'exportation. Mais l’introduction à grande échelle des cultures GM menace leur capacité même à cultiver des produits certifiés biologiques.

Peu après l’introduction de la canola GM par Monsanto dans la province en 1996, des agriculteurs biologiques ont commencé à voir leurs produits rejetés par des acheteurs de produits biologiques parce que des tests montraient une contamination par des OGM. Aujourd’hui, avec un approvisionnement en semences conventionnelles lui-même complètement contaminé par les OGM, il est quasiment impossible de cultiver de la canola certifiée biologique dans la province. Ceci a représenté une lourde perte pour les agriculteurs biologiques, pour lesquels la canola représente une culture importante dans la rotation des cultures. Toutefois l’importance de la canola est négligeable en comparaison de celle du blé, qui est cultivé par presque tous les agriculteurs biologiques de la province. Aussi, quand en 2001 Monsanto est venu déposer une demande d’introduction d’un blé GM, les agriculteurs biologiques du Saskatchewan ont décidé de s’y opposer. Ils ont prévenu que la contamination qui résulterait certainement de la dissémination du blé GM allait faire disparaître l’agriculture biologique dans la province.

 

Au Canada, il n’existe aucune réglementation qui oblige les entreprises qui profitent des semences GM à rendre compte des dommages causés à autrui par leur introduction. La seule voie possible est de demander des dommages et intérêts devant les tribunaux. En 2001, le SOD (Saskatchewan Organic Directorate), le groupe de coordination des agriculteurs biologiques du Saskatchewan, a décidé d’engager une action en référé contre l’introduction du blé GM et pour obtenir indemnisation pour les pertes occasionnées par l’introduction de la canola GM. Début 2002, le SOD a officiellement lancé un recours collectif en justice (class action) contre Monsanto et Bayer. Une  « class action » est une action juridique engagée par un groupe de gens, dans le cas présent tous les producteurs de céréales biologiques certifiés au Saskatchewan, contre une entité comme une entreprise. Cette action est censée faciliter l’accès à la justice pour les gens ordinaires, pour leur offrir le moyen d’être entendus par un tribunal même s’ils ne disposent pas des moyens d’une grande entreprise. Elle permet aux gens de mutualiser leurs moyens mais aussi de réduire les risques parce que, si on perd un recours collectif, on ne peut pas être condamné aux dépens, ce qui veut dire que l'on n'a pas à payer les frais de justice de la partie adverse, qui peuvent s’élever à plusieurs millions de dollars. 

 

 

Pendant que sa plainte était examinée par les tribunaux, le SOD agissait également avec une large coalition de groupes aux niveaux local et national pour lutter contre l’introduction du blé GM. Ensemble, ils ont pu exercer une pression importante du public, au point que, en mai 2004, Monsanto a retiré sa demande. Le SOD a renoncé à ce moment-là à l’action en référé de son recours collectif contre le blé GM mais il a continué à demander une indemnisation pour la contamination provoquée par la canola GM.

 

Au Saskatchewan, un recours collectif en justice doit d’abord passer une audition pour déterminer sa légitimité, avant de pouvoir aller devant les tribunaux. Dans le cas du SOD, le juge a décidé à l’audition que le recours collectif n’était pas valable. Le SOD a ensuite fait appel de ce jugement, à la fois au niveau provincial et devant la Cour suprême du Canada, mais les deux appels ont été rejetés. La seule option juridique restante était de porter plainte par le biais d’une action individuelle, mais il a semblé que les risques étaient trop élevés et que les chances de victoire étaient trop faibles, étant donné ce qui s'était passé avec le recours collectif.

 

« Nous n’avons pas l’impression d’avoir complètement perdu » estime la directrice du SOD, Cathy Holtslander. «  Nous avons fait beaucoup de bon travail pendant la période où l’action juridique était en cours. L’incertitude que notre affaire a créée dans le secteur industriel a peut-être amené des sociétés d’OGM à ne pas présenter de nouvelles demandes d’introduction. Les gens ont beaucoup appris sur la question de la contamination et sur la question de la responsabilité. Dans la situation actuelle, personne n’est responsable et ce sont les maillons les plus faibles de la chaîne – les agriculteurs – qui supportent les coûts. »

Actuellement, les industriels font campagne pour l’introduction d’une luzerne GM, une autre culture essentielle pour l’agriculture biologique au Saskatchewan, et le blé GM est revenu sur la scène avec l'essor des biocarburants. Le SOD et ses alliés se préparent à un autre round de la lutte.

  reopen911.online.fr


1 – Voir l’interview vidéo réalisé par GRAIN avec Meriem Louanchi en novembre 2008 sur la situation concernant la contamination par les OGM en Algérie, grain.org/videos/?id=195

2 - GM Contamination Register Annual Report, 2008, http://tinyurl.com/79osjp

3 – La partie sur le Canada est basée sur une interview réalisée par GRAIN avec Cathy Holtslander en novembre 2008. Cet interview vidéo peut être visionnée sur le site web de GRAIN, grain.org/videos/?id=195

 

[Cet article est accompagné de trois vidéos qui peuvent être visionnées sur : http://www.grain.org/videos/?id=195]

 

http://www.grain.org/seedling/?id=575http://www.grain.org/seedling/?id=587


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Jeudi 30 avril 2009

The American biotechnology firm, Monsanto, has applied for a patent for pig breeding in 160 countries. The patent is for specific parts of the genetic material of pigs which Monsanto's genetic researchers have decoded. If this patent is granted, pig breeding would be possible with the approval of the company.

Farmers and breeders are naturally alarmed because these genes have long existed in the great majority of their pigs. Using DNA tests they can prove that there is no new invention in the patent applications but that, instead, granting this patent would be to allow a part of nature to fall into the hands of a single company.



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Lundi 23 février 2009


ISIS Press Release 23/02/09


Monsanto's Bt Cotton
Kills the Soil
as Well as Farmers


Biosafety refers to ensuring that GMO’s do not harm the environment or health.





The soil, its fertility, and the organisms which maintain the fertility of soil are a vital aspect of the environment, especially in the context of food and agricultural production.


A recent scientific study carried out by Navdanya, compared the soil of fields where Bt-cotton had been planted for 3 years with adjoining fields with non GMO cotton or other crops. The region covered included Nagpur, Amravati and Wardha of Vidharbha which accounts for highest GMO cotton planting in India, and the highest rate of farmers suicides (4000 per year).

In 3 years, Bt-cotton has reduced the population of Actinomycetes by 17%. Actinomycetes are vital for breaking down cellulose and creating humus.

Bacteria were reduced by 14%. The total microbial biomass was reduced by 8.9%.

Vital soil beneficial enzymes which make nutrients available to plants have also been drastically reduced. Acid Phosphatase which contributes to uptake of phosphates was reduced by 26.6%. Nitrogenase enzymes which help fix nitrogen were reduced by 22.6%.

At this rate, in a decade of planting with GM cotton, or any GM crop with Bt genes in it, could lead to total destruction of soil organisms, leaving dead soil unable to produce food.

The ISAAA in its recent release has stated that there are 7.6 mha of Bt-cotton in India. This means 7.6 mha of dying soils.

The impact of GMO’s on soil organisms is not commonly studied. This is a vital lacunae because Bt toxin crops such as Mon 810 corn or Bt-cotton or Bt Brinjal have serious impact on beneficial soil organisms.

The government of India is trying to grant approval to Bt Brinjal without Bio safety studies on impact on Soil organisms. The European Commissión is trying to put pressure on GMO free countries to introduce Mon 810.

The Navdanya study the first that has looked at the long term impact of Bt cotton on soil organisms is a wake up to regulators worldwide. It also shows that the claims of the Biotechnology industry about the safety of GM crops are false.


To get a copy of the report and for further information, please contact –

Navdanya
A-60, Hauz Khas
New Delhi – 110 016
Phone : 91-11-26535422 / 26532124
Email :
vandana@vandanashiva.com
Website : www.navdanya.org

http://www.i-sis.org.uk/BtCottonKillsSoilandFarmers.php


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