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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 00:57

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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 08:55
Le Nigéria a porté plainte contre le laboratoire Pfizer en l'accusant d'avoir testé des antibiotiques expérimentaux sur des populations civiles.

Voir aussi: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=1125

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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 10 2009 13:11
Mondialisation
Le 30 octobre 2009


Source:
libreunblogfr.unblog.fr

par Ama Biney


La ruée sur des terres en Afrique au cours de ces douze derniers mois trouve son origine dans nombre de facteurs qui ont trait au souci de la sécurité alimentaire globale. Entre en ligne de compte, en particulier l’augmentation du prix du blé entre 2007 et 2008, qui a généré des émeutes de la faim dans plus de 20 pays dans le monde, dont Haïti, le Sénégal, le Yémen, l’Egypte et le Cameroun.


La volatilité des prix sur le marché international et la spéculation sur les cours futurs ont contribué à cet état des choses. Les pays producteurs de denrées alimentaires ont imposé des taxes sur les aliments de base afin d’éviter leur exportation. Ces mesures ont contribué à l’aggravation de la situation. Les pays du Golfe, l’Arabie saoudite, Bahrein, Oman, Qatar (qui contrôlent le 45% de la production pétrolière) découvrent ainsi qu’ils ne peuvent plus se reposer sur les marchés régionaux ou globaux pour nourrir leur population. Ils se sont alors précipités vers l’Afrique pour y acquérir des terres et sont les pionniers de cet agro-colonialisme qui doit servir à nourrir leur population. La conséquence géopolitique de cette démarche va probablement faire des denrées alimentaires le prochain objet de convoitise après le pétrole. Par ailleurs, n’avoir pas tenu compte des tendances de l’environnement vers un changement climatique qui génère des pénuries d’eau et des sécheresses en de nombreux endroits, est un autre facteur.


La sécheresse pour les Masais de la vallée du Rift au Kenya et pour les fermiers du Punjab au Pakistan a été désastreuse. Ces éléments ont conduit des pays comme la Chine, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite et le Kuwait, pauvres en terres arables, à chercher des investissements dans l’agriculture en Afrique. Ils ont été rejoints par la Malaisie, le Qatar, Bahrain, l’Inde, la Suède, la Libye, le Brésil, la Russie et l’Ukraine. Les projections qui prévoient que la population mondiale va croître de 6 milliards à 9 milliards d’ici à 2050 donnent à penser que la production alimentaire va connaître ses limites. A moins de changer la façon de produire des denrées alimentaires, de diminuer la consommation des pays riches et de ralentir les effets pervers sur l’environnement, on va vers une catastrophe liée à la sécurité alimentaire générée par une augmentation de la demande qu’on ne parviendrait pas à satisfaire. Des pays comme l’Arabie saoudite, qui ne peut plus nourrir sa propre population, s’efforcent par tous les moyens d’acquérir de la terre dans d’autres pays pour remédier à cet état des choses.


Au cours des quatre derniers mois, une série d’articles dans les médias occidentaux, avec des titres comme "La précipitation sur les denrées alimentaires : les besoins de la Chine et de l’Occident précipitent l’accaparement des terres africaines". [1] "L’accaparement mondial des terres" [2], " les investissements en Afrique génère la peu de l’accaparement des terres" [3], ont mis en lumière une tendance émergente. Mis à part le côté sensationnaliste des titres, cette tendance est perturbante dans ce qu’elle implique au niveau politique et économique. La préoccupation réside dans ce que le directeur de la FAO, Jacques Diouf, a désigné sous le terme de "système néocolonialiste’’. Le vice-directeur de la FAO, David Hallam, estime que "ceci peut être une situation dans laquelle tout le monde gagne ou au contraire une forme de néocolonialisme aux conséquences désastreuses pour certains des pays impliqués. Le risque, pour certains des pays hôtes, en particulier ceux politiquement sensibles dépourvus de sécurité alimentaire, est qu’ils perdent le contrôle de leur propre ravitaillement alimentaire au moment où ils en ont le plus besoin’’.


D’autres ont parlé de "nouveau colonialisme" ou de "colonialisme agraire". La réalité est qu’au cours de l’année écoulée, des millions d’hectares de terre ont été loués par des pays comme le Ghana, l’Ethiopie, le Mali, la Tanzanie, le Kenya et le Soudan, à des fins de production agricoles ou de biocarburants. Par exemple, l’Arabie saoudite a approché le gouvernement tanzanien, en avril 2008, afin de louer 500 000 hectares de terres agricoles pour produire du riz et du blé. [4]


Le pour et le contre de ces grandes acquisitions de terre a récemment été débattu dans un document intitulé : "Accaparement de terres ou opportunité de développement ? Investissement dans l’agriculture et les transactions agraires internationales", publié en juin par la FAO, l’institut pour le développement de l’environnement (IIED), et le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA). La position libérale des auteurs les amène à dire "que le but n’est pas de fournir des réponses définitives mais bien de faciliter un débat vigoureux entre gouvernements et secteur privé et les groupes d’intérêt de la société civile". Ils soulignent qu’il y a un fossé entre annoncer un plan (de vente ou de location de terres) et l’acquisition de la terre pour ne rien dire du début de la culture". Ils maintiennent que "certaines de ces acquisitions sont sans précédent et concordent avec The Economist qui affirme que l’investissement dans des fermes étrangères n’est pas nouveau’’. [5]


Ce qui est sans précédent c’est d’abord l’échelle de ces transactions agraires. L’institut de recherche de Washington DC, le International Food Policy Research Institute (IFRI) (Institut international de recherche de politiques alimentaires) estime que les transactions valent entre 20 et 30 milliards de dollars et impliquent entre 15 et 20 millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres en Afrique, au Cambodge, au Pakistan et aux Philippines. Selon la FAO, ces énormes transactions pourraient n’être que le sommet visible de l’iceberg. Déjà, 2.5 millions d’hectares de terres arables dans cinq pays subsahariens ont été achetés ou loués au cours de cinq dernières années, pour un montant total de $920 millions (£563Millions). [6]


La deuxième caractéristique de ces nouvelles acquisitions de terre est qu’elles sont focalisées sur des denrées (par exemple : blé, maïs, riz) ou la production de biocarburants. Par exemple, en 2002, le Soudan a signé avec la Syrie un accord spécial d’investissement dans l’agriculture. Celui-ci implique un bail de location de 50 ans entre le gouvernement soudanais et le gouvernement syrien. Selon la FAO, "il est rapporté que la compagnie saoudienne Hadco a acquis 25 000 hectares de terres arables au Soudan, 60% des coûts du projet étant payés par l’organisation gouvernementale le Saudi Industrial Development Fund". [7] En Ethiopie, le gouvernement de Meles Zenawi a récemment accepté une transaction de 100 millions de dollars permettant à l’Arabie saoudite de cultiver de l’avoine et de l’orge.


Dans le passé les investissements dans l’agriculture provenaient d’investisseurs privés. Maintenant, les nouvelles transactions se traitent entre gouvernements. Parfois, les acquéreurs sont des compagnies étrangères. Les vendeurs sont les gouvernements hôte qui dispensent des terres, comme le Cambodge qui a loué des terres à des investisseurs du Koweit en août 2008. La même année, les gouvernements du Qatar et du Soudan ont conclu un accord pour une entreprise conjointe au Soudan.


La terre est généralement rendue disponible au travers de baux à loyer ou des concessions, mais parfois elle est achetée. La FAO souligne que "pour compliquer encore un peu les choses, il n’y a pas un modèle dominant pour les arrangements financiers ou de propriété, mais plutôt une grande variété d’arrangements spécifiques à des endroits, entre gouvernement et secteur privé". [8]


Est-ce une situation où tout le monde gagne ?

Le document de la FAO essaie de naviguer entre deux eaux en soulignant les avantages de ces transactions agraires et en faire la critique. Les auteurs écrivent : "Cette situation à l’évolution rapide crée des opportunités, des défis et des risques. Une augmentation des investissements peut amener des bénéfices au niveau macroscopique (croissance du PIB et des revenus du gouvernement) et générer des opportunités pour améliorer le niveau de vie local. Pour des pays plus pauvres, pourvu d’une relative abondance de terre, ces nouveaux investisseurs peuvent amener du capital, de la technologie, du savoir-faire, l’accès aux marchés et peuvent jouer un rôle important de catalyseurs du développement économique rural. D’autre part, des acquisitions à large échelle peuvent entraîner, pour la population locale, l’accès aux ressources dont elle dépend pour sa sécurité alimentaire et sa survie". [9]


Ce que ces transactions ne disent pas, c’est le coût, pour l’environnement, des pratiques d’agricultures intensives, c’est-à-dire, les sols dévastés, l’assèchement des nappes phréatiques et un environnement ravagé par la contamination chimique. Ce coût sera à la charge du pays hôte et ne sera pas différent des ravages de l’exploitation menée par Shell dans le delta du Niger au Nigéria.


Dr Vandana Shiva, la directrice de Research Foundation for Science, Technology and Ecology en Inde, met en question l’enthousiasme de l’Occident pour les biocarburants qui ne nécessitent pas seulement des millions d’hectares mais sont aussi, comme elle le souligne, "très centralisé et industriels" [10] Ils sont ainsi un élément caché de la flambée des prix des denrées alimentaires en 2007-2008. La production des biocarburants comme alternative aux énergies fossiles a en effet contraint de nombreux fermiers de changer leur production sur des terres qui autrement aurait produit des denrées alimentaires. Dans la région de Chattisgarh, dans le centre de l’Inde, des villageois ont arraché des champs entiers de jatropha (le jatropha produit une graine qui peut produire des biocarburants). Une femme qui a été emprisonnée pour avoir arraché de la jatropha a énoncé les choses clairement : "le problème que nous avons avec le jatropha c’est qu’on ne peut pas le manger. On ne pas le brûler. On ne peut l’utiliser pour rien. Les pauvres doivent vivre de leur terre. Jatropha n’est utile que comme carburant. Comme nous n’avons pas de véhicule, cela n’a pas de valeur pour nous. Un autre grand problème c’est que si nos animaux mangent du jatropha, ils meurent". [11]


Il est rapporté que récemment des terres au nord du Ghana ont été offertes à une compagnie norvégienne produisant des biocarburants, qui veut créer une immense plantation de jatropha. La population du nord du Ghana devrait être attentive à l’expérience des villageois dépossédés de Chattisgarh, qui souhaitent l’autosuffisance alimentaire et dont on a donné les terres pour la culture du jatropha à des fins lucratives. Walden Bello soutient avec raison que lors de l’indépendance beaucoup de pays africains étaient autosuffisant du point de vue alimentaire et exportaient des excédents. Cette situation a changé. Les politiques d’ajustement structurels imposées par le FMI et la Banque Mondiale, au cours des années 1980 et 1990, ont contribué à détruire l’agriculture en imposant des conditions qui étaient le prix à payer pour obtenir leur aide pour le service de la dette.


Les gouvernements africains ont été obligés d’abandonner leur contrôle et les mécanismes de soutien et de surcroît "ont dû renoncer à contrôler le prix des engrais en même temps qu’ils ont été contraints de diminuer les systèmes de crédit agricoles. Ce qui a conduit à des investissements moindres et donc à des récoltes moindres." [12] . Le FMI et la Banque Mondiale ont insisté que leurs politiques favoriseraient les investissements étrangers directs. Mais les prédictions néolibérales se sont avérées fausses. C’est exactement le contraire qui s’est produit. Le retrait de l’Etat a entraîné le désengagement plutôt que l’engagement. En résumé, comme dans de nombreuses autres régions, les ajustements structurels n’ont pas simplement été une diminution des investissements de l’Etat, mais bien la défection de l’Etat.


Actuellement, des gouvernements africains comme l’Ethiopie et le Soudan donnent pour raison de leur invitation à des pays riches à venir acquérir des terres dans leur pays, leur quête d’investissements directs. Même avant ces acquisitions sans précédent, les paysans en Afrique ont été forcés de produire des denrées voulues par le marché s’ils voulaient survivre. Peu de fermiers avaient vraiment le choix. Ils se sont souvent endettés pour acheter ou louer des machines, obtenir un crédit pour acheter de la semence et des engrais ou abandonner leur ferme pour migrer vers les centres urbains en quête d’une source alternative de revenus.


De façon générale, ces achats de terre présentent des risques économiques et politiques colossaux qui dépassent largement les bénéfices. Les raisons sont nombreuses. Primo. L’asymétrie des relations de pouvoir dans ces transactions met en péril la subsistance des pauvres. Essentiellement, les investisseurs étrangers ont, par le pouvoir de l’argent, les moyens d’acheter les élites locales et gouvernementales. De cette façon, les petits fermiers seront légalement piétinés, déplacés, sinon spoliés de leur terre. Ruth Meinzen-Dick, une chercheuse à l’IFPR souligne ainsi que "le pouvoir de marchandage est du côté des investisseurs étrangers lors de la négociation de ces accords, en particulier lorsque leurs aspirations sont partagées par les pays hôte et les élites locales."


Souvent ces petits fermiers sont peu scolarisés et ne comprennent pas l’implication des documents légaux. Par ailleurs, les Nations Unies et d’autres agences mettent en garde contre le fait que de nombreux fermiers africains, qui n’ont pas de titre de propriété pour la terre qu’ils cultivent, seront simplement poussés dehors pour le profit d’un investisseur. Par ailleurs, nombreux sont les pays africains qui n’ont pas mis en place les mécanismes légaux ou de procédure qui protégeraient les droits de ces petits fermiers. Facteur aggravant, le manque de transparence dans le processus et l’absence de contrepoids. Ceci est un terreau fertile pour la corruption, particulièrement parce qu’il y a souvent loin entre le codes de procédure et la réalité sur le terrain qui peut être manipulée à des fins d’intérêts particuliers.


Est-ce juste une question de transparence ou est-il nécessaire de créer un code de conduite ? La réunion du groupe des pays riches, le G8, qui s’est tenue en Italie, en juillet, a promis de développer une proposition sur les principes et meilleures pratiques en matière d’acquisitions de terre dans les pays en voie de développement. Ce code de conduite est soutenu par l’IFPRI et l’Union africaine (UA)


Le discours des agrobusiness occidentaux, qui dit que tout le monde gagne, cache le fait, comme le souligne Raj Patel, qu’ "au moment où les banques récupèrent, rachètent les terres, le taux de suicide chez les fermiers du monde entier a flambé". [13] Le taux de suicide chez les fermiers africains est, lui, inconnu, selon P. Sainath. Par contre, entre 1997 et 2007, le chiffre officiel des fermiers indiens qui se sont suicidés est de 182 936. Il écrit que ceux qui ont attenté à leur vie étaient endettés – l’endettement des ménages de fermier a doublé dans la première décennie des "réformes économiques néolibérales" [14] . Dans l’intervalle, il est ironique de noter qu’au moment où les paysans se suicident, le gouvernement indien s’efforce d’acheter de la terre en Ethiopie et au Soudan afin de produire des denrées alimentaires.


La détresse sociale se mesure à l’aune du taux de suicide en augmentation dans des pays comme le Sri Lanka, la Chine et la Corée du Sud. "Ceci représente non seulement des tragédies individuelles, mais aussi une tragédie sociale" souligne Patel. [15] . Elle dit l’impuissance économique et politique de la communauté. Elle constitue un symptôme aigu de l’incapacité de la société à assurer non seulement sa souveraineté alimentaire, mais aussi sa sécurité économique, qui échappent à la population. Elle est aussi indicatrice de l’absurdité de la logique capitaliste de libre entreprise cher à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui décrète que la compétition et la volonté élimineront les producteurs inefficaces.


Dans l’intervalle, les producteurs en Occident continuent de recevoir des subsides qui leur donnent une longueur d’avance dans ce jeu capitaliste, leur permettant de vendre moins cher que les fermiers africains.


Pourquoi la ruée sur les terres est un sujet critique pour l’Afrique?

Pour la majorité des Africains, la terre est une sujet émotionnel et politique. Il suffit de regarder l’histoire de la colonisation en Afrique, dans des pays comme le Zimbabwe, le Kenya et l’Afrique du Sud, pour comprendre que la terre n’est pas seulement une ressource économique et source de vie, mais qu’elle est aussi liée à l’identité. L’acquisition continue de terres africaines est un sujet critique pour l’Afrique, parce qu’elle fait partie intégrante de la dimension néocoloniale du partenariat qui existe entre les élites africaines, les gouvernements occidentaux et les multinationales. Une telle classe continue de favoriser l’Etat rentier, c’est-à-dire qui alloue des ressources (pétrole, diamants, coltan ou de la terre) afin de consolider sa propre base économique et politique dans le but de renforcer son régime illégitime en terme de défenses et de sécurité, ressources allouées au détriment de la majorité africaine.


Franz Fanon a justement décrit cette élite comme ne considérant pas "qu’elle a quelque chose à voir avec la transformation de la nation mais plutôt, prosaïquement, d’être la courroie de transmission entre la nation et le capitalisme rampant, quoique que camouflé, qui aujourd’hui porte le masque du néocolonialisme" [16]


Conscient de ce masque, nous devons demander : dans quelle mesure les dirigeants du Soudan et de l’Ethiopie sont–ils différents des chefs et rois africains qui à l’époque du colonialisme ont signé les documents qui les dépossédaient sans qu’ils sachent véritablement ce qu’ils signaient ? Aujourd’hui, à la différence des chefs africains de l’époque coloniale, des dirigeants africains comme Meles Zenawi et Omar Bashir signent de tels contrats avec calcul. La question est alors de savoir si l’Europe, la Grande Bretagne et les Etats-Unis se seraient développés comme il le sont aujourd’hui, s’ils avaient vendu ou loué d’immenses terres de leurs pays à d’autres pays.


La mise à disposition de l’étranger des terres africaines est un aspect profondément négatif de la globalisation et il est nécessaire que nous empêchions nos dirigeants de transformer de nouveau l’Afrique en une colonie. De telles entreprises néocoloniales recolonisent indirectement les ressources africaines et il est peu vraisemblable qu’elle profite équitablement à toutes les parties.


Par exemple, l’Union européenne (UE) a versé, en 2008, 125 millions de livres pour l’autorisation permettant à la flotte de pêche européenne moderne de pêcher dans les eaux des pays en voie de développement. Cette transaction est controversée et continue de l’être. Pendant des années des chalutiers du monde entier, mais plus particulièrement d’Europe, ont pêché le long des côtes du Sénégal. Certains légalement, d’autres illégalement. Chaque année, environ 25 000 tonnes de poissons sont exportés vers l’Union européenne. De nombreux grands chalutiers battent pavillon sénégalais et sont supposés être des bateaux de ce pays. Mais Moussa Faye d’Action Aid, qui fait campagne contre la surpêche, remarque : "Ils flouent le gouvernement sénégalais et le peuple sénégalais, parce que ce sont des entreprises européennes qui viennent pour nos ressources et qui exportent le poisson et le profit. Je pense que la pêche devrait servir la population sénégalaise et devrait être la source de subsistance des gens d’ici. Or il y a une sérieuse limitation du nombre de chalutiers autorisés à pêcher, alors qu’au Sénégal nous dépendons principalement du poisson pour l’apport en protéines. Ce qui signifie un apport protidique diminué pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter de la viande. Le résultat sera de la malnutrition". [17]


Tout comme les chalutiers européens engagés dans la pêche dans les eaux africaines pour leur propre population, il n’y a aucun doute que les pays qui achètent des terres africaines cherchent à s’assurer l’accès à une nourriture bon marché pour leur propre population. De même que durant la période de la traite des esclaves et des colonies, les nations européennes ont réussi à maintenir un contrat social tacite avec leurs classes ouvrières : la classe dirigeante s’efforçait d’éviter trop de faim et de privations en s’assurant que suffisamment de nourriture était disponible. Ce contrat s’est réalisé au détriment de millions d’esclaves africains dans le Nouveau Monde et des sujets coloniaux dans les colonies africaines qui produisaient à bas prix du sucre, du thé, du coton, du caoutchouc, de l’étain, de l’huile de palme qui étaient envoyés vers les métropoles.


Aujourd’hui comme alors, le sucre bon marché et autres produits agricoles sont destinés à pacifier les ouvriers européens. A la lumière des émeutes qui ont eu lieu dans plus de 20 pays dans les années 2007-2008, la flambée de nouvelle transactions joue un rôle similaire, en pacifiant les citoyens au détriment des pauvres d’Afrique et, particulièrement, au détriment des communautés paysannes africains. Dans une telle situation, qui va nourrir les Africains affamés ?


Que faire ?

Les paysans malgaches ont récemment montré aux paysans dans le monde ce qu’il y a à faire. Leur exemple requiert une plus grande couverture médiatique afin de faire connaître leur résistance victorieuse à la globalisation et aux transactions concernant les terres. Ils ont récemment résisté à une transaction entre Daewoo Logistics de la Corée du Sud et le gouvernement de Marc Ravalomana.


Lorsqu’il a été annoncé que le gouvernement de Marc Ravalomana était entré dans une transaction avec la compagnie de Daewoo Logisitic de Corée du Sud, lui louant pour 99 ans quelque 1.3 millions d’hectares dans l’est et l’ouest de Madagascar, le gouvernement est tombé. Le contrat donnait à Daewood Logisitics le droit de produire et d’exporter du maïs et de l’huile de palme vers la Corée du Sud pour une valeur de 6 milliards de dollars. Le nouveau président, âgé de 34 ans, a déclaré que dans son pays la terre n’était pas à vendre. La confédération des paysans malgaches (Fekritana) a mobilisé ses adhérents afin de résister contre ce contrat.


Un de ses responsables, Rihatiana Rasonarivo, a déclaré qu’une telle transaction n‘était pas dans l’intérêt de Madagascar. Et de déclarer , "Nous ne sommes pas d’accord avec l’idée que des étrangers viennent acheter des terres à Madagascar. Notre préoccupation est d’abord pour les paysans locaux, à qui le gouvernement devrait faciliter l’accès à la terre avant que de la mettre à disposition à des étrangers.


Un des plus grands problèmes des fermiers à Madagascar est la question de la propriété de la terre. Ce qui fait que nous pensons qu’il n’est pas juste que le gouvernement loue ou vende des terres aux étrangers dès lors qu’il n’y en a pas assez pour les paysans malgaches". De même, aux Philippines, un pays pauvre de l’Asie du Sud-Est qui compte quelques 90 millions d’habitants, le politicien Rafael Mariano , qui représente les paysans philippins, a introduit une résolution qui exige une enquête immédiate dans ce qu’il nomme "le grand accaparement des terres par des étrangers". Il a déclaré que "c’est le sommet de la stupidité pour notre pays de négocier nos terres pour la sécurité alimentaire d’autres nations alors que nous dépendons de l’importation pour notre propre sécurité alimentaires."


Il y a donc lieu de se demander comment il est possible qu’un pays comme l’Ethiopie, largement associé à la famine et à Live Aid, promet de nourrir la population d’Arabie saoudite et signe des transactions agraires avec elles, alors qu’il ne peut pas nourrir sa propre population mais? De même, comment est-il possible que le Kenya considère la location des riches terres côtières dans le delta de la rivière Tana, qui est le lieu de vie de communautés paysannes et de pastoralistes, alors que ce pays doit non seulement faire face à une immense pénurie alimentaire et des prix élevés mais aussi à la troisième année consécutive de sécheresse ?


D’autres protestations, qui ont reçu peu de couverture médiatique en Occident et en Afrique, comme les campagnes menées par la militante Asian Peasant Coalition (Coalition des paysans asiatiques) et l’International League of Asia Wide Peasants Caravan for Land et Livelihood (La Caravane pour la terre et la subsistance de la ligue asiatique internationale), de juillet à novembre 2009 dans dix pays asiatiques. Le thème de la caravane des paysans est "Arrêtez d’accaparer des terres ! Luttez pour une authentique réforme agraire et la souveraineté alimentaire des gens".


Ce mouvement paysan de la base veut mettre en lumière la crise générée pour les paysans pauvres dont les conditions de subsistance se sont détériorées à la suite des politiques néo-libérales des multinationales, de l’OMC et des l’industrialisation à grande échelle de l’agriculture. Son objectif est de populariser les victoires des paysans et leurs réussites dans leur lutte pour une authentique réforme agraire qui inspirera et amènera le changement qui servt les intérêts des fermiers asiatiques.


En réponse à la question "que faire", il y a un nombre d’endroits où des actions peuvent être initiées.


Primo. Les gouvernements africains doivent faire de la sécurité alimentaire de leur population une priorité. Des investissements dans l’agriculture doivent être la priorité autant que l’aide aux petits paysans à produire de meilleures récoltes afin d’endiguer aussi bien la faim rurale qu’urbaine ; les paysans africains doivent recevoir un bon salaire pour produire pour la nation plutôt que pour des investisseurs étrangers.


Secundo. La société civile, les unions de paysans africains et les co-opératives doivent éduquer les populations locales et les petits paysans et leur expliquer que ces transactions ayant pour objet la terre ne sont pas dans leur intérêt, même si des termes comme "tout le monde gagne "apparaissent ou si elles semblent bien intentionnées.


Tertio. La résistance, tel qu’instaurée par les paysans malgaches et la Coalition des Paysans Asiatiques, doit être partagée avec les unions paysannes du Sud global dans un esprit non seulement de solidarité, mais aussi comme preuve concrète que le changement collectif est possible et une réalité à l’encontre de ces transactions agraires.


En dernier lieu, nous devons lutter pour les droits des peuples d’Afrique de contrôler leurs terres et d’autres ressources essentielles qui doivent être gérées selon les intérêts des peuples d’Afrique.


Footnotes

[1] The Guardian Fri 3 July 2009.

[2] Http://farmlandgrab.org/6623

[3] http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/1/hi/business/8150241.stm

[4] Christian Science Monitor, July 8 2009.

[5] May 21 2009.

[6] Guardian, Fri 3 July 2009.

[7] FAO paper, p. 39.

[8] Ibid, p. 35.

[9] Ibid, p. 15.

[10] Future of Food, British Broadcasting Corporation, Channel BBC2 documentary, presented by George Alagiah, 24 August 2009.

[11] Ibid.

[12] Walden Bello, ‘Destroying African Agriculture’ in Global Research, June 5 2008.

[13] Raj Patel, Stuffed & Starved: Markets, Power and the Hidden Battle for the World’s Food System, Portobello, 2007, p. 15.

[14] P. Sainath, ‘The Largest Wave of Suicides in History’ in CounterPunch, February 12, 2009.

[15] Raj Patel, Stuffed & Starved, p. 27.

[16] Frantz Fanon, The Wretched of the Earth, p. 122.

[17] Future of Food, British Broadcasting Corporation, Channel BBC2 documentary, presented by George Alagiah, 24 August 2009.


www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15881
http://www.internationalnews.fr/article-la-nouvelle-ruee-sur-les-terres-africaines--38487195.html

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 10 2009 08:05
AlJazeeraEnglish - The effects of global warming can be starkly seen in the Sahara desert, where Niger is one of the countries most vulnerable.

Al Jazeera's May Welsh reports from the country, where she found a bedouin tribe fighting possible extinction.
July 2008.


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Mardi 6 octobre 2009 2 06 10 2009 08:02
Life is a daily struggle for Tuareg villagers living in Niger, one of the world's poorest countries, they are often left with nothing in their flight from conflict.

Civil war and drought routinely disrupt the largely subsistence economy of this African nation.

Al Jazeera's May Welsh reports from northern Niger, on the violent struggle between rebels and government troops, that make it increasingly difficult for many villagers to survive. July 2008.


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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 10 2009 08:08
An offshore oil find has brought an economic boom to Ghana putting the west African state on the verge of realising its oil wealth.

Al Jazeera's Ama Boateng reports on how the west African state can learn the lessons of nearby Nigeria, whose people are failing to benefit from its huge reserves. Déc 2008



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Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 00:25

Réalisation : Philippe BAQUÉ et Alidou BADINI
Production : La SMAC, SAHELIS

62 mn, 2007


Banalisé dans la grande distribution, le commerce équitable est devenu une référence pour les institutions et les discours officiels. Il prétend aider les populations les plus déshéritées de la planète à émerger grâce à une répartition plus juste des revenus.

Le beurre de karité, produit par les femmes les plus pauvres du Burkina Faso, est de plus en plus apprécié en Europe où il est utilisé dans les produits cosmétiques ou comme substitut du chocolat. En partageant la vie de ces femmes, le film nous conduit au cœur des problèmes de survie de l’Afrique.

Mais, à qui profite vraiment l’argent du beurre ? Qui se cache derrière l’étiquette ? Quelle répartition des richesses pour les petits producteurs ?

Une véritable enquête journalistique de 2 années sur le terrain


http://voiretagir.org/spip.php?article29

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 12:10

Somalis harassed in U.S. as

 

Apr 23, 2009


In the aftermath of the April 12 sniper killings of three Somali teenagers by the U.S. Navy, several U.S. agencies met on April 17 to conduct a review of military and foreign policy toward this Horn of Africa nation. The State Department, Pentagon and Justice Department have outlined a series of options to ostensibly fight “piracy” in the Gulf of Aden and the Indian Ocean.


Somalia is in a desperate condition after decades of intervention by the U.S. and European imperialists. One of the reasons Somali fishermen have turned to seizing ships is that tons of toxic and radioactive wastes from Europe have been dumped off their shores in recent years, killing off the fish they relied on for a living and sickening the villagers along the coast.


It was announced on April 17 that the U.S. would fund the security forces of the new Somalia government established in February. Acting Assistant Secretary of State for African Affairs Phillip Carter stated that the Barack Obama administration was going to focus on long-term “security” issues in Somalia and at the same time end piracy off the shores of the country.


During the highly publicized seizure of the captain of a U.S.-flagged, Danish-owned cargo vessel, the Maersk Alabama, the U.S. sent three warships into the Indian Ocean. Plans are underway to escalate foreign naval presence in the region in order to provide escorts for ships traveling the Gulf of Aden and Indian Ocean.

Other options being considered include placing military personnel on individual ships and imposing a blockade on Somali towns that the U.S. claims are bases for piracy operations. In addition, Secretary of State Hillary Clinton has called for seizing the assets of those designated as pirates operating off the coast of Somalia.


“These pirates are criminals. They are armed gangs on the sea. And those plotting attacks must be stopped,” Clinton said in Washington. She also called for “going after” bases where pirates are operating and developing methods “to explore ways to track and freeze” money paid as ransom to pirates. (AP, April 16)


It was also reported that “the United States is a major contributor to an international anti-piracy patrol called Task Force 151. The task force is part of a contingent of some two dozen warships from a number of countries, including the European Union, China and Russia, that patrol the area.” (AP, April 18)


The article mentioned above on the U.S. military presence in the region also says, “Helicopters and airplanes were at the ready during the Maersk Alabama standoff, and the Navy has been gathering information about the pirates through P-3 patrol aircraft and unmanned drones.”


Other tactics are being considered by the Pentagon. “Increased use of drones and other surveillance tools is one option. Another air option is using airborne assaults on pirate vessels and on-land lairs. Submarines might also be used to collect information about pirate movements.”


Some Pentagon officials want also to engage in land operations against people targeted as pirates. A combination of both attacks on land and the tracking of people in the waters would require coordination between the U.S. Army, Marines and Navy.


French commandos have carried out a number of raids against pirates who have taken control of vessels in the region. In early April, a 28-year-old French civilian died during a gun battle when the military took control of a ship being held by Somalis.


On April 16, the EU indicated that it was boosting its so-called “anti-piracy fleet” off the Somalia coast. Up to 11 ships, including an addition of three Swedish frigates, were to be deployed beginning in May.


Nonetheless, EU officials are saying that “the U.S. wouldn’t find many allies if it tried to coordinate commando operations to save hijacked ships. ‘We don’t want bloodbaths.’” (Inside Somalia, April 18)


Such U.S.-proposed military actions could result in the deaths of many innocent people. Jason Alderwick, a maritime-defense analyst for the International Institute for Strategic Studies in London, says, “Terrorists, tourists, fishermen, pirates, they all look the same until the last moment.” (Inside Somalia, April 18)


In regard to the legal status of Somalis captured and charged with piracy, the U.S. has said it will prosecute a Somali teenager captured during the standoff involving the Maersk Alabama. The French government, which says it has captured 11 Somalis involved in piracy, is currently interrogating them in Paris jails.


In response to the increased attention on the situation in the waters off the coast of Somalia, the U.S., Britain and the EU have all signed agreements to allow for piracy suspects to be turned over to Kenya for trial. Kenya is part of the Commonwealth of Britain and its former colonies.


Linking the Suez Canal and the Red Sea, the Gulf of Aden is a shipping lane providing the shortest route between Asia and Europe. It is estimated that some 20,000 ships move through that sea lane annually. The Indian Ocean is also utilized for the shipment of commercial goods and military equipment from various parts of the world.


Somalis face increased harassment


Over the last several months, the FBI has conducted numerous investigations in the Somali community in the U.S. Reports have surfaced in the corporate press that young Somali men have left the U.S. and returned to their home country.

 

The Justice Department has attempted to create suspicion around these movements, despite the fact that many Somalis feel the new coalition government formed in Mogadishu may bring about political stability inside the country, which has been without an internationally recognized government since 1991.


In Minnesota, federal agents have been going to high schools, colleges and the state university and interviewing Somali nationals on the whereabouts of various young men. In response to these developments, the Council on American-Islamic Relations (CAIR) is requesting that colleges provide legal assistance to students approached by the FBI.


At the University of Minnesota in Minneapolis, Ruqia Mohamed was approached by two FBI agents seeking information about various young men, as well as the leaders of a local mosque. Mohamed described the visits as “random and at the same time spooky.” (Minnesota Daily, April 15)


The student said that the federal agents were “two young girls dressed casual, unlike those I see on TV.” She said they came to her home with photographs of men who are supposedly missing and mosque leaders.


“They asked me about how [one of the two missing men from the University] used to dress and the mosques he attended,” Mohamed said. “Mosques were built for prayers,” Mohamed told the FBI agents, adding that “every Muslim goes to mosques.” (Minnesota Daily, April 15)


Mohamed also reported that FBI agents showed up at her home on Inauguration Day, Jan. 20, and asked if she had information on anybody who was planning attacks on Washington. “We are Americans and we voted for Obama,” she told the federal agents. “Why would we bomb his inauguration?”


The president of the Somali Student Association (SSA), Fathi Gelle, has also been approached about the missing men as well as various activities engaged in by the organization. Deputy Chief Chuck Miner of the university’s police force confirmed that they had urged the students to cooperate with the FBI.


Although Gelle was reminded by the police that she was under no obligation to speak with the FBI, she felt compelled to explain the character of the SSA. “But since I’m leader of the association, I felt I should educate them about SSA,” she said. The association sponsors educational, cultural and religious activities.


Gelle said that she was questioned about the missing men and whether they were members of the SSA. “I told them they were members,” she said. “Of course, they are Somalis.”


She stated that it was “wrong that the FBI is approaching the students in the campus.” She also told the Minnesota Daily that “students should not talk to them if they think they might say something that will haunt them later.”


Implications for U.S. actions towards Somalia


The escalation of the numbers of U.S. Naval warships in the Gulf of Aden and the Indian Ocean is designed to maintain a permanent presence in the region. There have been two failed efforts on the part of the U.S. to establish political control over developments in Somalia in recent years.


In 1992, during the concluding days of the George Bush, Sr. administration, thousands of U.S. troops were deployed to Somalia to supposedly provide humanitarian assistance to the country. However, over the next several months, hundreds of Somalis had been arrested and killed by U.S. military forces.

Somalis began to vigorously resist the presence of the U.S. Marines and other military forces under the banner of the United Nations. A series of battles between Somalis and the occupying troops resulted in the deaths of both U.S. and other U.N. forces during 1993. The United States and the United Nations withdrew completely from the country in 1994.

In 2006, when the Union of Islamic Courts began to stabilize the situation inside of Somalia, the George W. Bush administration began to fund “warlords” opposed to the Islamic Courts in an attempt to undermine the efforts aimed at creating a new and more representative political system. When this failed, the U.S. encouraged the western-backed regime in Ethiopia to launch an invasion.

The invasion and occupation was met with strong resistance from the Union of Islamic Courts. The youth wing of the UIC, Al-Shabab, took the lead in forcing the Ethiopian government troops to withdraw from the country in January 2009.

A new coalition regime incorporating elements from the Federal Transitional Government, supported by Ethiopia and the U.S. and more moderate forces inside the UIC, was formed earlier in the year. However, the situation is still volatile because Al-Shabab and other organizations are demanding that the African Union troops (AMISOM) from Uganda and Burundi be completely withdrawn from the country.

The continuing struggle inside Somalia, coupled with the seizure of commercial vessels, has prompted the U.S. and other imperialist states to step up their presence in the region. Nonetheless, the presence of these naval fleets will only further inflame tensions in the Horn of Africa and off its coast.

Anti-imperialists inside the U.S. must oppose this recent upsurge in pro-interventionist propaganda. It is the U.S. presence that has created increased instability in Somalia over the last two years. Any effort to create peace and stability in the region must come from the Somali people themselves in conjunction with other African states throughout the region

http://www.iacenter.org/africa/somalia042509/

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Lundi 13 avril 2009 1 13 04 2009 00:38

CounterPunch, April 13, 2009


Israel's Strikes
on Sudan
 

Globalizing Politicide


By SEAN McMAHON

 

Three times since the start of 2009, including on 17 January and 11 February, Israel has attacked the sovereign state of Sudan. Reports vary, but it seems clear that Israel executed the bombings using American-supplied F-15 and F-16 fighter planes and unmanned drones and killed or injured at least 50 people. These attacks represent obvious violations of international law. Not as obvious, but more importantly, the attacks also represent a renewed globalizing of Israel’s policy of politicide. They are the most recent instances of Israel making global its policy of destroying the national existence of the Palestinians. As such they represent a very real and increasing threat to individual and international peace and security, particularly to the people of the post-colonial south, but also those of the imperial north.


Baruch Kimmerling defines politicide, with specific reference to Israel, as “a process that has, as its ultimate goal, the dissolution of the Palestinian people’s existence as a legitimate social, political and economic entity. Furthermore, “[p]oliticide is a process that covers a wide range of social, political and military activities whose goal is to destroy the political and national existence of a whole community of people [the Palestinians] and thus deny it the possibility of self-determination.”


The bombings of the Sudan are not the first time Israel has extended this process far a field of Palestine. As a colonial movement Zionism has of necessity always pursued political activities in the service of politicide in, among other centers of imperial, reactionary power, London, Washington and Pretoria. Similarly, but more directly violent, in 1988 Israel bombed the Palestine Liberation Organization (PLO) in Tunis, and in the same place that same year assassinated Abu Jihad. However, for the past 15 years Israel largely restricted politicide to Palestine, with some notable and devastating forays and debacles in Lebanon and Jordan. Israel realizes the process through the structural violence of its illegal military occupation of the West Bank, including Jerusalem, and Gaza Strip and policies such as land and resource expropriation, house demolitions, settlement and wall construction, curfews and the destruction of educational and social institutions.

Properly historicized Israel’s “massacre,” to use the term Finkelstein deploys, of the people of Gaza is the most recent and directly violent articulation of this long and persistent process of politicide in Palestine. If we are to believe media reports, Israel’s bombings in the Sudan targeted convoys intended to provide Palestinians with means to resist being massacred in Gaza. This, in turn, means that Israel again globalized its campaign of politicide against Palestinians. The 2009 bombings of the Sudan represent a renewal of Israel’s genocidal campaign against Palestinians on a more global scale.

 


After the attacks then-Israeli Prime Minister Olmert was explicit on this point: “We operate everywhere we can hit terrorist infrastructure – in nearby places, in places far away.” He also explained that people should “know that there is no place where Israel cannot operate. There is no such place.” These statements are acknowledgement in no uncertain terms that Israel has the capability and willingness to take its destruction of the Palestinian community anywhere in the world. Obviously, they must also be read to mean that Israel will determine unilaterally the “terrorist infrastructure” to be targeted. Anyone who follows Israeli policy knows well that this is very inclusive terminology. All manner of social services including health clinics and charitable organizations have been deemed by Israel to be “terrorist infrastructure,” and now Israel has declared the global applicability of its lexicon.


The renewal of globalized politicide (and, of course, its attendant vocabulary) coupled with increasing global interdependence exposes more people to potential Israeli violence. The most recent violence destroyed the lives of Sudanese, Ethiopians and Eritreans. This, of course, is important in its own right, but it also does not signify the end or extent of the matter.

First, just as the Lebanese and Tunisians have been victimized by Israeli violence in the past because Israel was destroying Palestinians and Palestinian communities in their midst, contemporarily, the increased global movement of people and extension of institutional connections vastly expands the geographic scope of potential innocent victims. Politicide knows no territorial bounds, which means that Canadians, Germans and Australians, any societies hosting potential targets of Israeli violence, are again threatened.

Second, given Israel’s inclusive reading and global applicability of the “terrorist infrastructure” lexicon, the very real possibility exists that other individuals and institutions, not Palestinian per se, will be exposed to Israel’s none too tender mercies. Looking at Israel’s targeting, either by state agencies or through proxies, of individuals such as Norman Finkelstein, Joel Kovel, Rachel Corrie and Tristan Anderson and institutions such as the al-Jazeera network and the International Solidarity Movement (ISM), it is no great leap to assume that individuals and institutions, whoever and wherever they may be, refusing to subscribe to and support Israel’s ideas and practices, are again increasingly likely objects of Israeli politicide. For those who might scoff at and easily dismiss this suggestion it is instructive to recall here that the offices of both Alex Odeh, the regional director of the American-Arab Anti-Discrimination League (ADC) and Edward Said were fire-bombed in 1985, and that no one has ever been convicted of either crime.


Now, it should not be taken from the preceding, as Israel certainly wants it to be, that Palestinians and the realization of their inalienable rights are a liability for or a threat to other and/or host societies. Palestinians and the realization of their rights are not the “problem.” Palestinians and the realization of their rights are not a threat to individual or international peace and security. On the contrary, it is the denial of Palestinians and the realization of the rights that threatens individual and international peace and security. As the agent of this denial, this negation, Israel is the threat.

This was, in fact, borne out by a 2003 European Commission poll which found Israel to be the single greatest threat to world peace. “In all Member States [of the European Union] (with the exception of Italy) the majority of citizens believe that Israel represents a threat to peace in the world.” As Tanya Reinhart notes citing the same poll: “Israel is considered a threat by 59 per cent of those polled.

The United States, Iran and North Korea, come only second on this list, each considered a threat by 53 per cent of the EU population.” Despite the best efforts of the collaborationist media, Europeans recognize that neither Iran or North Korea pose the threat to international security that Israel does. Since the poll, and presumably re-enforcing its findings, Iran and North Korea, much less the Palestinians, have not conducted two bombings (Syria in 2007 and Sudan repeatedly in 2009) and one assassination (the killing of Imad Mugniyah in Damascus in 2008) against or in another sovereign state in the past two years. Such an impressive record of belligerence is Israel’s alone.


The surest way to realize international peace and security, and combat “terrorism” for that matter, is to demand the realization of Palestinian rights, notably the right to national self-determination in the form of a viable state. Alternatively, the surest way to ensure that more people, in farther flung regions of the world, get killed in Israel’s realization of politicide is to let its recent renewal of the global nature of this process go unchecked. Encouraging this renewal, as the U.S. and Canada among others, have regrettably and reprehensibly done, augurs more victims of Israeli violence, even possibly, in something that can only be characterized as betrayal of state responsibility, their own citizens and members of their societies.


Sean McMahon
is a Visiting Assistant Professor in the Department of Political Science at The American University in Cairo. He can be reached at: smcmahon@aucegypt.edu


Notes


“How Israel Foiled an Arms Convoy Bound for Hamas,” Time, 30 March 2009 (accessed 8 April 2009). Available from http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1888352,00.html. “Report: Isrel used unmanned drones to attack Sudan convoys,” Ha’aretz, 29 March 2009 (accessed 30 March 2009). Available from www.haaretz.com. Instructively and in good Orientalist fashion, the Time article does not record the number of people killed in the Israeli attacks.

Baruch Kimmerling, Politicide: Ariel Sharon’s War Against the Palestinians (London: Verso Books, 2003), pp. 3-4.

Kimmerling, p. 4.

Naji Ali, “It’s Not About Rockets: Israel’s End-Game in Gaza,” Crossing the Line: Life in Occupied Palestine, 20 February 2009 podcast (accessed 21 February 2009). Available from http://ctl.libsyn.com/.

Yossi Melman, Amos Harel and Barak Ravid, “Olmert Hints at Israel’s Suspected Role in Sudan Air Strike,” Forward, 26 March 2009 (accessed 30 March 2009). Available from http://www.forward.com/articles/104317/. “Sudan strike targets weapons believed capable of hitting Tel Aviv, “Ha’aretz, 28 March 2009 (accessed 30 March 2009). Available from www.haaretz.com. And Yossi Melman, “Olmert after Sudan report: We will target threats abroad,” Ha’aretz, 27 March 2009 (accessed 30 March 2009). Available from www.haaretz.com.

“Sudan says Israel ‘most probably’ behind attack,” Ha’aretz, 27 March 2009 (accessed 30 March 2009). Available from www.haaretz.com. My emphasis added.

Ibid.

Directorate General Press and Communication, “Iraq and Peace in the World,” European Commission, November 2003, p. 81.

Tany Reinhart, The Roadmap to Nowhere: Israel/Palestine Since 2003 (London, Verso Books, 2006), p. 109.

Map: miscellany101.wordpress.com

http://www.counterpunch.org/mcmahon04132009.html

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Vendredi 27 février 2009 5 27 02 2009 07:21

Le premier film de René VAUTIER, Afrique 50, fut interdit pendant plus de quarante ans. Il est considéré comme le premier film anticolonialiste français.

En 1997, le ministère de l’Intérieur envoie une lettre à Vautier : « On vous offre une copie du film, interdit il y a 46 ans, qui vous a valu un an de prison à cette époque, et diffusé maintenant dans plus de 50 pays étrangers, sous l’égide de notre ministère. Une commission a décrété qu’il était utile pour le prestige de la France de montrer, par ce film, que dans les années 50 existait dans notre pays un sentiment anti-colonialiste prononcé ».



René Vautier parle de la fin de l'époque coloniale qu'il a découvert à vingt ans, alors qu'il est envoyé en Afrique par la ligue de l'enseignement, pour filmer le passage des colonies Française aux territoires d'Outremer.

Il part avec une devise détournant Eluard "je filme ce que je vois, ce que je sais, ce qui est vrai"

Aujourd'hui, il raconte les conditions de travail des Africains, les "affaires" montées contre ceux qui tentent de créer un syndicat, la censure par décret et une colonne punitive de l'armée colonniale qui brule les villages de Côte d'Ivoire, en represaille de non-paiements de l'impôt. Alors que jusque là, ceux-ci pouvaient être payés en banane ou en sac de mil, une décision en haut lieu vient d'exiger le paiement en argent. Le seul moyen d'en gagner est ... de travailler pour les compagnies coloniales ...

Cette interview a été réalisée par Zalea TV et a été diffusée lors de la nuit contre la Francafrique.

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