Santé/Health

Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /2010 14:55


85% des nouveaux remèdes seraient de la camelote à risque
Depuis des années, les défenseurs de la santé naturelle tirent la sonnette d'alarme sur les dangers des nouveaux remèdes préconisés aux patients. Mais, est-ce un avis partial inexact ? Pas du tout. En fait, une nouvelle étude démontre à présent que les problèmes présentés par les spécialités de Big Pharma qui font l’objet d’un énorme battage publicitaire sont même bien pires que ce que pourraient cauchemarder la plupart des gens. Des chercheurs indépendants ont constaté qu'environ 85 pour cent des nouvelles spécialités offrent peu si ce n’est aucun nouvel avantage, mais elles renferment le risque de provoquer de graves dommages chez l’utilisateur.

      Selon le Dr Donald Light, le professeur de santé comparée à l'université de médecine et de dentisterie du New Jersey qui a rédigé l'étude, l'industrie pharmaceutique est un marché « pour pacotilles » et Big Pharma dépense une fortune pour vendre sa camelote au public.


      Le Dr Light, qui a présenté ses conclusions à Atlanta le 17 août, à la 105e réunion annuelle de l’American Sociological Association, a déclaré dans un communiqué de presse, « Parfois, des compagnies pharmaceutiques cachent ou minorent les données sur les graves effets secondaires des nouveaux médicaments et exagèrent leurs avantages. Ensuite, elles passent deux à trois fois plus de temps en marketing qu’en recherche pour convaincre les médecins de prescrire ces nouvelles spécialités. Les médecins peuvent avoir des informations trompeuses et désinformer les patients sur les risques du nouveau médicament. C'est vraiment un marché à deux vitesses pour de la camelote. »


      Le document du Dr Light, Pharmaceuticals: A Two-Tier Market for Producing 'Lemons' and Serious Harm (Pharmaceutique : Un marché à deux vitesses produisant de la camelote et de graves torts), est une analyse institutionnelle sur l'industrie pharmaceutique et son fonctionnement. Il a construit ses conclusions sur un large éventail de données provenant de sources et d’études indépendantes, incluant le Canadian Patented Medicine Prices Review Board, la Food and Drug Administration, et Prescrire International (un journal de langue française qui publie des recherches approfondies sur la pharmacologie, la toxicologie et la pharmacie). Une grande partie des recherches de cette étude ont été faites pour un livre à paraître du Dr Light, The Risk of Prescription Drugs (Risque de l’ordonnance médicale), dont la sortie est prévue cet automne chez Columbia University Press.


      À la fois dans son document et dans son livre, le Dr Light met l'accent sur ce qu'il qualifie de « syndrome du risque de prolifération. » Il se réfère à la façon dont Big Pharma a maximisé énormément le nombre de gens exposés à de nouveaux médicaments dotés d’une faible efficacité et de plus grands risques d'effets indésirables et d’effets secondaires souvent graves.

 

Les géants pharmaceutiques ont réussi cette prouesse en n’associant pas à chaque nouvelle mise sur le marché un lancement contrôlé et limité, qui permettrait de recueillir des indications positives et négatives sur les effets du remède. Au lieu de cela, pour lancer ses remèdes Big Pharma compte énormément sur le battage publicitaire reposant sur des essais cliniques conçus en premier lieu pour minimiser les signes de préjudices, et qui sont publiés dans la littérature médicale dans le but unique de souligner les avantages des médicaments.


      Le Dr Light a révélé que les compagnies pharmaceutiques dépensent des millions dans d’énormes campagnes de promotion de leur nouvelle panacée médicale, et en recrutement d’éminents médecins qui utiliseront ce médicament pour des affections autres que celles pour lesquelles il est homologué. En favorisant ces usages hors indication ou non homologués, Big Pharma va essayer d’obtenir encore plus de ventes et les médecins deviennent par négligence ce que le Dr Light appelle des « agents doubles, » qui travaillent à pousser les ventes de la nouvelle drogue alors qu'ils sont censés être des gardiens du bien-être de leurs patients.


      Et qu’arrive-t-il quand le patient se plaint que le médicament le rend malade et/ou de ses effets secondaires ? Les études montrent qu’habituellement leur médecin méprise juste ces plaintes ou n’en tient pas compte, a déclaré le Dr Light.


      Selon la nouvelle étude, les grands laboratoires pharmaceutiques réussissent dans la vente de médicaments de « pacotille » grâce à trois raisons principales :

 

1 Big Pharma est chargé des essais de ses propres remèdes ;

2 Les laboratoires pharmaceutiques ont investi des millions dans l’édification de « pare-feu » de protection juridique pour cacher les informations concernant les dangers ou l'inefficacité d'un médicament ;

3 Lle seuil d'efficacité des remèdes est suffisamment bas pour qu’il soit facile d’obtenir l’homologation d’un nouvelle spécialité.


      Le Dr Light a souligné que malgré les nombreuses exigences des essais d'efficacité et d'innocuité de chaque nouveau médicament, les compagnies pharmaceutiques utilisent la stratégie de la « submersion de l’autorité de contrôle » sous une foule d'essais cliniques incomplets, partiaux, et de qualité inférieure. Par exemple, dans une étude sur 111 demandes d’homologations définitives, 42% ne comportaient pas assez d'essais randomisés, 40% comportaient des essais de dosage défectueux, 39% ne comportaient aucune preuve d'efficacité clinique, et 49% soulevaient des inquiétudes sur de graves effets secondaires.


      « Il en résulte que les médicaments sont homologués sans que personne ne soit capable de connaître leur degré réel d’efficacité ni le nombre de dommages provoqués, » dit-il. « Les compagnies contrôlent l’élaboration des connaissances scientifiques et ensuite les conclusions qui iront à la FDA ou seront publiés. »


      Comme Mike Adams l’a récemment rapporté dans Natural News, les statines sont un excellent exemple de remède préconisé sur le marché par Big Pharma comme sûr et efficace, tout en dissimulant le fait qu’elles font souvent plus de tort que de bien à ses  consommateurs .Dans le cas des statines, elles provoqueraient toutes sortes de dommages, du foie à l’insuffisance rénale aiguë, et de la faiblesse musculaire extrême à la cataracte.


Pour plus d'informations :
www.asanet.org/meetings/2010Home.cfm
www.naturalnews.com/Big_Pharma.html


Sur IN:

Les médicamenteurs, un documentaire à prescrire d'urgence !Lobbys pharmaceutiques (reportage, 52')


Original : www.naturalnews.com/029506_Big_Pharma_lemons.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour http://www.alterinfo.net

 

http://www.internationalnews.fr/article-85-des-nouveaux-remedes-seraient-de-la-camelote-a-risque--55593083.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /2010 16:27

Pour la Science

 

http://media.rd.com/rd/images/rdc/mag0801/good-news-migraine-sufferers-01-af.jpg


Cette molécule, très utilisée, lutte efficacement contre la douleur et la fièvre. Toutefois, à fortes doses, elle peut être toxique pour le foie.

Le paracétamol est consommé seul, mais aussi en association avec d’autres molécules (par exemple la codéïne), également utilisées pour lutter contre la douleur ; il agit en synergie avec la molécule à laquelle il est associé, de sorte que la dose utile est abaissée. Mais l’accumulation de ces doses risque de faire atteindre le seuil au-delà duquel la molécule deviendrait toxique pour le foie.


Le paracétamol (acétaminophène), l’analgésique (contre la douleur) et antipyrétique (contre la fièvre) le plus utilisé dans le monde, n’est largement commercialisé que depuis le début des années 1950, alors qu’il avait été synthétisé en 1878 par un chimiste de la Société Bayer. Son succès repose sur sa faible toxicité gastro-intestinale et sur le fait qu’il ne provoque pas de réactions d’hypersensibilité. Le paracétamol n’est pas un anti-inflammatoire comme l’aspirine : c’est la principale différence entre ces deux molécules, les plus couramment utilisées dans l’automédication pour lutter contre la douleur et la fièvre.


Pourtant, sans qu’on en connaisse les raisons exactes, le paracétamol présente une toxicité pour le foie dès lors que l’on dépasse les doses usuelles. Et curieusement, on ignore toujours son mode d’action malgré son ancienneté. De nouvelles hypothèses sont régulièrement publiées sur ces deux sujets.


On ne peut parler d’intoxication aiguë par le paracétamol qu’à des doses élevées, supérieures à 200 milligrammes par kilogramme, soit plus de 14 grammes pour un homme de 70 kilogrammes ! Une nécrose hépatique se développe alors dans les trois à cinq jours après l’ingestion.


 

Aux doses thérapeutiques (un gramme maximum par prise, renouvelée quatre fois par jour en situation aiguë), le paracétamol est métabolisé par des enzymes hépatiques qui libèrent des sous-produits, ou métabolites, de sorte que 90 pour cent de la dose est éliminée dans les 24 heures qui suivent l’ingestion. Le reste est métabolisé par d’autres enzymes (les enzymes d’oxydation hépatique, cytochromes P450). Parmi les métabolites libérés, c’est le N-acétyl-para-benzoquinone-imine qui est toxique pour le foie. Mais, dans les conditions normales, il est inactivé et éliminé dans les urines.


Dans le cas d’une prise trop importante, les mécanismes d’inactivation deviennent insuffisants pour traiter la totalité du métabolite toxique qui s’accumule dans le foie.


Récemment, l’Administration américaine pour la santé et l’alimentation, la FDA a émis un avis mettant en garde contre la toxicité potentielle du paracétamol sur le foie. Lorsque la molécule est administrée sur de longues périodes, les doses efficaces (quatre grammes par jour) se rapprochent des doses toxiques.

 

http://www.keele.ac.uk/depts/ch/makeitmolecular/Images/molecules/paracetamol.jpg

 

Ces doses sont susceptibles de provoquer des lésions hépatiques permanentes pouvant être fatales, surtout pour les sujets dont les fonctions hépatiques sont altérées, comme les personnes âgées ou les patients présentant des maladies hépatiques (tel l’alcoolisme). Ainsi, dans les traitements de longue durée, la différence pourrait être ténue entre les doses efficaces et les doses toxiques. Comme le paracétamol est aussi présent dans d’autres médicaments antalgiques, on doit prendre en compte un risque de surdosage. C’est pourquoi la FDA recommande d’utiliser de plus faibles doses de paracétamol, et d’estimer la dose absorbée dans les médicaments où il est associé à d’autres molécules.


Ainsi, contrairement à son alter ego, l’acide acétyl-salicilique ou aspirine, le paracétamol ne présente pas d’effets secondaires, hormis cette possible toxicité hépatique.

 

Quels sont les effets secondaires de l’aspirine ? Les deux principaux sont sa toxicité gastro-intestinale et son effet anticoagulant (elle provoque en particulier des ulcérations gastriques et des hémorragies). La principale propriété de l’aspirine est son activité anti-inflammatoire : elle inhibe l’enzyme (cyclo-oxygénase ou cox) qui catalyse la synthèse d’une famille de molécules, les prostaglandines. Or l’enzyme est présente sous deux formes – cox-1 et la cox-2 – ayant les mêmes propriétés chimiques, mais pas les mêmes propriétés physiologiques.


Ainsi, cox-1, présente en permanence, catalyse les « bonnes » prostaglandines qui contribuent au fonctionnement normal de l’organisme (en particulier les reins, le système cardio-vasculaire et le tube digestif). Au contraire, cox-2, uniquement présente en cas d’inflammation est responsable de la production des « mauvaises » prostaglandines à l’origine de la douleur inflammatoire. L’aspirine inhibe bien cox-2 et, par conséquent, la production des mauvaises prostaglandines, mais aussi l’indispensable cox-1. C’est pourquoi l’industrie pharmaceutique essaie de mettre au point des inhibiteurs spécifiques de la cox-2 qui n’altéreraient pas le bon fonctionnement de la cox-1.


Mais dans l’immédiat, le paracétamol est beaucoup plus intéressant que l’aspirine pour lutter contre la fièvre et la douleur. Qui plus est, une nouvelle molécule bon marché dérivée du paracétamol (scp-1, acétaminophène associé à de la saccharine) a été mise au point récemment. Elle semble dépourvue de toxicité hépatique et aussi active que le paracétamol ; elle pourrait donc constituer un médicament d’avenir.


En ces temps de menace de pandémie de grippe, le paracétamol sera sans doute utilisé en grande quantité pour lutter contre la fièvre et les douleurs. Il est important d’avoir à l’esprit que le paracétamol est une molécule précieuse, mais qui peut avoir des effets secondaires toxiques importants chez certaines personnes, par accumulation de doses.


Source : PourlaScience.fr http://www.amessi.org/Paracetamol-ne-pas-depasser-la

Photo: www.keele.ac.uk

1er décembre 2009 
Dossier: http://www.creapharma.ch/paracetamol.htm

http://www.internationalnews.fr/article-paracetamol-ne-pas-depasser-la-dose-prescrite-42312408.html
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 08:27
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 13:24

Internationalnews

 

http://www.silenceinthesound.com/images/img_beachspraying_lg.jpg 

 

Méga-marée noire de BP: les crimes de la multinationales, couverts par l'administration Obama, se poursuivent...


Rappel: "La durée de vie moyenne d'une personne ayant participé au nettoyage de l'EXXon Valdez est de 51 ans. Presque toutes les personnes qui y ont travaillé sont mortes. Et BP ne donne aucune information aux médecins et aux responsables du personnel de santé sur les composants des dispersants... Les malades s'ont pas le droit de consulter des médecins autres que ceux de BP"... Pendant ce temps, le président Obama fait des discours lénifiants et couvre ses complices dans le crime...



In a previous article we documented a number of the health dangers from this oil spill that many scientists are warning us of, and now it has been reported on CNN that the vast majority of those who worked to clean up the 1989 Exxon Valdez oil spill in Alaska are now dead.

 

In fact, the expert that CNN had on said that the life expectancy for those who worked to clean up the Exxon Valdez oil spill is only about 51 years.  Considering the fact that the oil spill in the Gulf of Mexico is now many times worse than the Exxon Valdez disaster, are you sure you want to volunteer to be on a cleanup crew down there?  After all, the American Dream is not to make big bucks for a few months helping BP clean up their mess and then drop dead 20 or 30 years early.

 

 

Photo: silenceinthesound.com

 

Sur le même sujet:

 

Toxicologists: Corexit “Ruptures Red Blood Cells, Causes Internal Bleeding”, "Allows Crude Oil To Penetrate “Into The Cells” and “Every Organ System"

 

BP Tells Cleanup Workers They'll Be Fired If They Wear Respirators (+ video) 

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-plupart-des-nettoyeurs-de-l-exxon-valdez-sont-morts-video-1-37-vostf--53904888.html

 

 

 

 

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 10:23

Internationalnews

http://farm3.static.flickr.com/2637/3822723997_f267f1de9d.jpg

As I have previously noted, Corexit is toxic, is less effective than other dispersants, and is actually worsening the damage caused by the oil spill.

Now, two toxicologists are saying that Corexit is much more harmful to human health and marine life than we've been told.

Specifically Gulf toxicologist Dr. Susan Shaw - Founder and Director of the Marine Environmental Research Institute - dove into the oil spill to examine the chemicals present.

Dr. Shaw told CNN:

If I can tell you what happens — because I was in the oil — to people…

 

Shrimpers throwing their nets into water… [then] water from the nets splashed on his skin. …

 

[He experienced a] headache that lasted 3 weeks… heart palpitations… muscle spasms… bleeding from the rectum…

 

And that’s what that Corexit does, it ruptures red blood cells, causes internal bleeding, and liver and kidney damage. …

 

This stuff is so toxic combined… not the oil or dispersants alone. …

 

Very, very toxic and goes right through skin.

 

***

 

The reason this is so toxic is because of these solvents [from dispersant] that penetrate the skin of anything that’s going through the dispersed oil takes the oil into the cellstakes the oil into the organs… and this stuff is toxic to every organ system in the body.

 

Similarly, marine biologist and toxicologist Dr. Chris Pincetich - who has an extensive background in testing the affects of chemicals on fish - says that Corexit disrupts cell membranes.

He also explains that EPA toxicity testing for Corexit is woefully inadequate, since EPA testing for mortality usually only requires a 96-hour time frame. His doctoral research found that fish that were alive at 96 hours after exposure to pesticide were dead at two weeks, so the chemicals were considered non-lethal for the purposes of the test.



Drs. Shaw and Pincetich are wildlife conservationists. But even industry scientists working for Exxon and the manufacturer
of Corexit itself admit that the stuff is toxic.


Related:

Source: http://www.washingtonsblog.com/ via http://www.zerohedge.com
Photo: farm3.static.flickr.com

Url of this article: http://www.internationalnews.fr/article-toxicologists-corexit-ruptures-red-blood-cells-causes-internal-bleeding-allows-crude-oil-to-penetrate-into-the-cells-and-every-organ-system--53846280.html
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 12:55

Internationalnews 

By C.W. Rogers and Andre Damon
30 June 2010

http://www.oilism.com/oil/wp-content/uploads/2007/12/oilspill2.jpg

 

This video, the second in a series, explores the health consequences of the BP oil spill. It features interviews with Nathalie Walker, an attorney and co-director of Advocates for Environmental Human Rights, as well as environmental chemist Wilma Subra.

 

Related:

BP Tells Cleanup Workers They'll Be Fired If They Wear Respirators (+ video)

 

  North America faces years of toxic oil rain from BP oil spill chemical dispersants (+ videos) 

 

BP Oil Spill: Former Oil Worker Says Cleanup Just For Show (+video)


Photo: http://www.margieburns.com

 

Source: http://www.wsws.org

 

Url of this article: http://www.internationalnews.fr/article-bp-gulf-oil-spill-disaster-the-effect-on-human-health-video-6-mn-53197659.html

 

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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 17:03

La guerre menée par l’industrie pharmaceutique contre nos santés. (*)


par Pascal SACRE

L’industrie pharmaceutique mène une guerre implacable, au budget colossal, aux manœuvres impitoyables, aux techniques innombrables, contre nos santés. Une histoire des médicaments…

Dans son livre, “The drug story : A factological history of America’s $10,000,000,000 drug cartel, its methods, operations, hidden ownership, profits and terrific impact on the health of the American people”, paru en 1949, Morris A. Bealle nous raconte une “drôle” d’histoire. Celle du Nujol (chapitre 1, « What Nujol Started »).


William Avery Rockefeller est né en 1810 et mort en 1906, patriarche d’une dynastie aussi célèbre que discrète, et descendant d’immigrants allemands (Roggenfelder). Old Bill (son surnom), fermier à New-York jusqu’en 1850, se rendit ensuite à Cleveland, où il se fit passer frauduleusement pour un docteur en médecine : le docteur Levingston [1].

 


Dans son livre étonnant, M. A. Bealle relate qu’Old Bill était marchand de produits « pharmaceutiques », faisant penser à ces charlatans, faux docteurs itinérants en carriole, vendant des élixirs douteux, popularisés par la bande dessinée Lucky Luke (Docteur Doxey), et préfigurant nos visiteurs médicaux (représentants pharmaceutiques).


Beaucoup de remèdes à base de pétrole étaient vendus comme « médicaments » par une clique d’escrocs et de charlatans, Seneca Oil, Rock Oil et American Medicinal Oil. [2] Old Bill vendait des flacons de pétrole brut aux fermiers naïfs, leur faisant croire que c’était un traitement contre le cancer. Il appelait son élixir en flacon : Nujol (New Oil : Nouvelle Huile).


Pendant que son fils John D. Rockefeller Ier fondait la Standard Oil Company, en 1870, grâce aux prêts d’une autre famille discrète et célèbre, les Rothschild, William achetait une fiole de pétrole brut de 30 grammes à la Standard Oil pour 21 cents et la revendait 2 dollars à tous ceux qu’il arrivait à convaincre qu’ils étaient malades et seraient mieux avec son « remède ». Très peu cultivé, peu scrupuleux, sans connaissance ou formation médicales, avec quelques notions de comptabilité et une avidité féroce, il sut s’imposer.



Le Nujol fut finalement baptisé « cure contre la constipation » et largement commercialisé, avec quelques améliorations provenant des chimistes de la Standard Oil.


Cependant, des médecins découvrirent que le Nujol était nocif et provoquait des maladies graves, éliminant les vitamines liposolubles du corps.


La Standard Oil lutta contre la chute des ventes en ajoutant du carotène au pétrole brut pour parer à toute carence.

Le sénateur Royal Samuel Copeland, médecin homéopathe et élu sénateur à New York en 1924, aurait été payé 75 000 dollars par an pour promouvoir le Nujol [3].


Beaucoup de médecins ont continué de décrier, en vain, les effets nocifs du Nujol de la Standard Oil.


Le médicament Nujol existe toujours sous forme d’huile de paraffine pure, classé comme laxatif doux, il est recommandé pour la constipation chronique rebelle aux thérapeutiques hygiéno-diététiques habituelles.


Dans le livre du docteur Dirk Van Duppen, « La Guerre des Médicaments », nous découvrons sans surprise que dans le top-500 des plus grandes entreprises américaines, l’industrie pharmaceutique est la plus rentable (Fortune 500) [4].

« Pour chaque dollar de chiffre d’affaires, il y a 17 cents de bénéfice net. C’est 5,5 fois plus que la moyenne du top 500 de Fortune.

Le taux de profit sur le capital atteint 14,5 % soit six fois la moyenne de Fortune 500. Le bénéfice sur les actions atteint même 27,6 %, soit presque trois fois plus que la moyenne de Fortune 500.


En 2002, le bénéfice commun des dix plus grosses entreprises pharmaceutiques s’élevait à 35,9 milliards de dollars. Ce qui leur permettait de dépasser les 33,7 milliards de bénéfice réalisé par les 490 entreprises restantes ! » [5]

Cette rentabilité ne faiblit pas d’année en année [6].


Ainsi, « les analystes financiers pensent que le secteur de l’industrie pharmaceutique et biotechnologique est voué à une croissance annuelle du cours des actions de 25 % sur 2009 [7] ».


Quel en fut la part des vaccins dans ces périodes de peur grippale organisée ? « Les vaccins, un créneau sous les feux de la rampe compte tenu de la grippe H1N1 […] Le marché mondial des vaccins antigrippaux représente 25% du marché des vaccins globaux lui-même évalué à 14 milliards de dollars en 2008 (ou 2% du marché pharmaceutique). » [8]


Par comparaison, « Avec un marché mondial des troubles métaboliques et endocriniens valorisé à plus de 68 milliards de dollars en 2009, le marché mondial des traitements du diabète représente plus de 28 milliards de dollars. » [9]


Autant d’argent en jeu laisse peu de place à l’éthique.


Continuons la Drug story.


Le Lipitor (atorvastatine) est commercialisé par la firme Pfizer, premier laboratoire pharmaceutique mondial au 12 mars 2009 (classement par Chiffres d’Affaires du groupe - cité par "Les Echos" - 75 milliards de dollars).


Présenté comme un médicament miracle, de la famille des statines, le Lipitor (et d’autres, zocor, lipanthyl, crestor…) permet de réduire les taux élevés de cholestérol, protégeant contre les attaques cardiaques. Le Lipitor de Pfizer, en outre, occupe la première place du classement prévisionnel des 10 médicaments les plus vendus dans le monde en 2010 [10]. Il devrait réaliser un chiffre d’affaires mondial de 11,7 milliards de dollars en 2010.

Pourtant, il est possible que les statines dont le Lipitor de Pfizer induisent à long, voire à moyen terme, une insuffisance cardiaque congestive comme le souligne le cardiologue Peter Langsjoen de Tyler, Texas.


Langsjoen a renoncé à une carrière attrayante dans un hôpital universitaire afin de consacrer sa compétence à ce qu’il appelle « l’insuffisance cardiaque congestive induite par les statines ». Mais ce n’est pas tout.


Cancers, pertes de mémoire, immunosuppression, perte de la sensibilité à l’insuline (hormone de régulation de la glycémie), troubles cognitifs ou psychiatriques conduisant au suicide, accident vasculaire cérébral, la liste des effets secondaires des statines, souvent non précisées par la firme, est longue, très longue.

Joël M. Kaufmann de l’Université de Philadelphie (Prof. émérite) a examiné certains rapports et a trouvé une explication peu flatteuse.

« Les compagnies pharmaceutiques scindent parfois un effet indésirable grave en plusieurs effets secondaires mineurs, afin que leur médicament soit approuvé », a-t-il dit récemment dans une conférence.

« Il s’agit d’une méthode éprouvée afin de maintenir les effets néfastes vraiment alarmants au-dessous des 1% » requis. [11] - voir biographie médicale du Dr P. Langsjoen dans cette référence.

A l’hôpital Baystate Medical Center (Springfield, Massachusetts), l’éthique médicale a reçu un nouvel uppercut à l’estomac.


Pfizer a financé presque toutes les études de l’anesthésiste Scott Reuben, spécialisé dans le traitement de la douleur postopératoire et considéré par ses pairs comme une référence en analgésie (la prise en charge de la douleur), ayant notamment publié des études capitales sur le Lyrica (prégabaline) de Pfizer, pour la prise en charge des douleurs neuropathiques, à l’origine de souffrances d’ordinaire très difficiles à soulager. Ces études ont été publiées dans les revues spécialisées les plus prestigieuses de la profession telles Journal of Clinical Anesthesia, Anesthesiology, Anesthesia and Analgesia, etc.

Or le Dr Reuben, sponsorisé par la firme Pfizer entre 2002 et 2007, aurait menti, manipulé ses résultats, publié des études fictives. [12] « Les résultats de ces études – dont 21 sont hautement suspectes -, qui n’ont commencé à soulever des questions que beaucoup plus tard, ont changé en grande partie la façon des médecins d’approcher et de traiter ce type de douleurs postopératoires. » [13]


Le journal Anesthesiology News titre : « Un cas de fraude secoue l’anesthésiologie. Un chercheur du Massachusetts impliqué dans la falsification de données et autres méfaits ». Vous trouverez dans ce journal la liste des 21 études de Reuben susceptibles d’être retirées en premier.

« Notons que cette indication (douleurs neuropathiques) du Lyrica n’est toujours pas remise en cause de nos jours, à part par des voix indépendantes, telleset ce malgré le procès du Neurontin (gabapentine), qui a permis au public comme au monde médical d’apprendre les manipulations et autres interventions de Pfizer afin de présenter le Neurontin comme efficace dans des indications autres que l’épilepsie, alors que ces allégations ne reposent pas sur des fondements scientifiques [14]. » Arznei-Telegramm,


Selon un article du 11 mars du Wall Street Journal, Scott Reuben a aussi falsifié des données concernant l’efficacité de l’antidépresseur Effexor (venlafaxine), produit par la firme Wyeth (fusionnée avec Pfizer) dans les douleurs neuropathiques et postopératoires. [15]

Pour ce qui est des liens avec Pfizer, l’article du Wall Street Journal nous apprend qu’en plus des financements des recherches par Pfizer, la firme comptait Reuben parmi ses conférenciers ; il était membre du ‘speakers bureau’ de la firme, terme qui désigne ce stock de leaders d’opinion (key opinion leaders) prêts à l’emploi dès lors qu’il s’agit de promouvoir un médicament du labo qui les paie dans des congrès, des media, des publications, etc. (Voir le site Pharmacritique).


Le médicament phare de Merck, vendu comme un remède miracle entre 1999 et 2004 porte le doux nom de Vioxx. C’est un antidouleur et un anti-inflammatoire.


En Australie se tient actuellement un procès qui oppose un millier de particuliers au groupe Merck. Les plaignants accusent le géant pharmaceutique d’avoir caché les risques d’accidents cardiovasculaires liés à l’utilisation du Vioxx.


Des membres de la direction de Merck et de ses succursales se sont échangés par mail une liste de chercheurs et d’universitaires ayant mis en évidence les effets négatifs du Vioxx.


Les documents apparus à la Cour fédérale de Melbourne révèlent que des membres du personnel de Merck ont admis avoir usé de tactiques d’intimidation contre des chercheurs critiques, menaçant de couper les vivres à leurs fondations, leurs labos, ou d’interférer dans leurs nominations universitaires… Au moins huit spécialistes en recherche clinique ont été menacés ou intimidés par Merck [16].


Merck aurait aussi créé de toutes pièces une fausse revue scientifique, "The Australasian Journal of Bone and Joint Medicine", la faisant passer pour une publication officielle et indépendante d’expertise scientifique. La revue se contentait en réalité de reprendre systématiquement les articles scientifiques favorables aux produits de la compagnie. Il s’agissait ni plus ni moins que d’une opération marketing, tellement bien faite que seuls des experts avisés de la presse scientifique pouvaient le comprendre.


La FDA estime que le Vioxx, ce traitement largement utilisé contre l’arthrite, a provoqué, entre 1999 et 2004 aux États-Unis, environ 160 000 crises cardiaques et attaques cérébrales. Il serait à l’origine de 27 785 décès. Le médicament a été soustrait des pharmacies en 2004, alors que les rumeurs de dangerosité commençaient à se faire insistantes. En 2007, Merck a conclu un accord amiable avec la plupart des plaignants américains, pour un montant de 4.5 milliards de dollars. (Voir le site Les Mots ont un Sens).


Les dirigeants de Merck, ont préféré accumuler les profits (2 milliards de dollars tous les ans) plutôt que d’interrompre la vente d’un médicament qu’ils savaient mortel ! [17]


GlaxoSmithKline (GSK), 6è groupe pharmaceutique mondial en 2009 (33,60 milliards de dollars de chiffre d’affaires), commercialise l’Avandia (rosiglitazone), un médicament contre le diabète.


Révélés par le New-York Times, des rapports confidentiels affirment que plus de 500 attaques et 300 troubles cardiaques pourraient être évités chaque mois en retirant l’Avandia du marché. Au troisième trimestre 2009, 304 vies auraient même pu être épargnées si les diabétiques avaient opté pour une autre pilule [18].


L’Avandia « doit être retirée du marché », conclut le rapport de deux responsables de la Food and Drug Administration (FDA). Depuis 1999, des dizaines d’études scientifiques indépendantes ont abouti à la même conclusion.


Mais GSK riposte par des études privées, faites par la firme, et qui « prouvent » l’innocuité de sa molécule.


« […] les cadres de GSK ont tenté d’intimider des médecins indépendants [...] et cherché les moyens de minimiser le fait que les médicaments concurrents pouvaient réduire le risque cardiovasculaire », selon une enquête du Sénat US » [19].


On a seulement demandé à GSK de fournir de nouvelles études, pas attendues avant… 2020 !


Le brevet de GSK sur Avandia expirant en 2012, le plus gros du risque commercial sera largement passé.


Le Tamiflu (oseltamivir) est un antiviral indiqué dans la grippe. Il est commercialisé par le groupe Roche (Hoffmann-La Roche-Genentech), 3è groupe pharma mondial en 2009 (43,10 milliards de dollars de chiffre d’affaires).


Le Tamiflu est un des seuls à être efficaces contre le virus de type A/H1N1, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).


Roche (et Novartis, 4è) ont largement profité des alertes grippales (aviaire puis A/H1N1), via la vente de Tamiflu pour Roche, et de vaccins pour Novartis [20].


Grâce à l’OMS et à la Direction générale de la Santé française [21], entre autres, et grâce à leurs experts « indépendants », le Tamiflu est certainement un booster des ventes pour Roche (Tamiflu sales boost Roche profits).


Pourtant, relayé par le très sérieux British Medical Journal (BMJ), une revue qui fait figure de référence dans le monde médical, « un long article détaille qu’il n’existe pas de preuve solide de l’efficacité du Tamiflu. Les auteurs, des chercheurs indépendants de la Collaboration Cochrane, voulaient passer en revue tous les essais cliniques menés sur le Tamiflu – une vingtaine. Dans leur ligne de mire, l’article pivot sur lequel s’est appuyé le laboratoire Roche pour vanter les mérites de son produit auprès des autorités. Cet article répertorie 10 études cliniques financées par Roche. Mais les résultats de 8 d’entre elles n’ont en fait jamais été publiés par le labo. Les chercheurs ont donc réclamé les données à Roche afin de les analyser. Niet. Refusé. » [22]


Sur les maigres données scientifiques exploitables, la Cochrane Collaboration a conclu à l’absence d’impact positif du Tamiflu.


Une étude non publiée de 1.447 adultes a prouvé que le Tamiflu n’était pas meilleur que le placebo [23].


Le Tamiflu, un médicament qui a fait l’objet d’énormes dépenses publiques, inefficace ? Il n’est pas seulement inefficace, mais aussi très dangereux.


Ainsi le BMJ nous rappelle qu’il ne faudrait pas prescrire du Tamiflu aux enfants [24].


L’agence sanitaire britannique, la Health Protection Agency (HPA), rapportait que plus de la moitié des 248 jeunes élèves qui avaient eu de Tamiflu, après qu’un de leurs camarades eut contracté la "grippe porcine", ont souffert d’effets secondaires, tels que des nausées, des insomnies et des cauchemars. [25] Tout cela pour raccourcir d’un jour, tout au plus, la durée des symptômes relativement bénins de la grippe.


Le Tamiflu a été interdit en Corée du Sud, « après les cas de suicide observés récemment au Japon. » [26]


« Cette annonce succède à celle […] faite par les autorités japonaises de l’observation de plus de 100 cas de comportements anormaux chez des Japonais ayant consommé du Tamiflu. En février dernier, puis en mars [2007, NdA], quatre adolescents se sont jetés dans le vide après une prise de Tamiflu. » [27]

De plus, l’oseltamivir augmenterait sensiblement la dangerosité du virus H1N1 in vitro (en laboratoire) [28].


Cet article révèle les pratiques amorales, non éthiques, de la société Roche, accusée de ventes illégales : Roche accused over illegal Tamiflu deals, par Andrew Jack, paru le 21 mai 2010 dans le Financial Times (édition en ligne, inscription gratuite).


« Lors d’un procès aux prud’hommes intenté par un ancien employé de Roche, John Miller, celui-ci a dévoilé certains stratagèmes douteux utilisés par la filiale britannique du laboratoire suisse. Ce dernier aurait imposé aux visiteurs médicaux des objectifs de vente de Tamiflu (l’antiviral oseltamivir) chiffrés à 15 à 20 millions de livres sterling rien que pour une période de neuf mois de l’année 2006. Les visiteurs médicaux devaient se servir de la menace d’une épidémie imminente de grippe - et des peurs générées par la grippe aviaire -, et ne devaient pas s’embarrasser des lois qui limitent aux professionnels de santé la gestion / prescription de tels médicaments. » (Voir le site Pharmacritique ).


A titre d’anecdote, Le Tamiflu fut découvert en 1994 par les chercheurs de Gilead Sciences Inc, entreprise biopharmaceutique (siège en Californie).

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Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de Georges W. Bush en 2001, en a été le directeur en 1988, le Président du Conseil d’Administration de 1997 à 2001, après que Gilead ait cédé à Roche, en 1996, tous les droits d’exploitation du Tamiflu, contre 10 % des ventes [29].


Un investisseur important de Gilead Sciences Inc fut le Groupe Rockefeller (So far this year one Rockefeller-backed company, Gilead Sciences of Foster City, Calif., has gone public.) [30].


Nujol, Lipitor, Lyrica, Vioxx, Avandia, Tamiflu, une affligeante histoire des médicaments. Cette liste non exhaustive a permis de passer en revue les principales techniques des firmes pharmaceutiques, les entreprises les plus rentables au monde, pour vendre leurs produits coûte que coûte :


« Créer de fausses revues spécialisées, intimider, discréditer les scientifiques critiques, fonder de fausses associations citoyennes ou infiltrer celles qui existent, épuiser les ressources limitées des plaignants par des procès interminables, ne fournir que des données favorables en vue d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché [31], débaucher et corrompre des médecins pour effectuer des études bidons [32], mettre dans sa poche des professeurs reconnus dans leur spécialité pour faire apparaître les études des firmes comme indépendantes et sérieuses [33], exercer une pression agressive sur les pharmaciens, sur les chercheurs, sur les médecins dans leurs cabinets ou leurs associations, soudoyer des politiciens ou des membres importants d’organes de contrôle public (OMS [34]-[35], US Department of Health, Education and Wellfare, FDA, ministères de la Santé, Centers for Disease Control CDC, NIH [36], GEIG [37], Agence Européenne du Médicament), scinder un effet indésirable grave en plusieurs effets secondaires mineurs, utiliser des bureaux de leaders d’opinions à leur solde, ne pas fournir de références, au nom du secret commercial (sic) [38], matraquer la population par un marketing publicitaire omniprésent, inonder les revues d’encarts propagandistes réducteurs et mensongers, couper les vivres et les subsides des chercheurs, médecins, scientifiques qui ne jouent pas le jeu… »


L’expérimentation de leurs drogues sur les populations ignorantes des pays en voie de développement, comme Pfizer au Nigéria [39], ou GSK en Amérique Latine [40], de façon tout à fait illégale mais en toute impunité, finit de dresser le portrait psychopathique, non éthique et tout puissant de l’industrie pharmaceutique, quoi que ses professionnels en relation publique nous disent.


Et si tout cela ne suffit pas, la firme paie, arrose et corrompt, et le rideau est baissé, fin de la polémique !


Ainsi, Pfizer, après avoir déjà payé 894 millions de dollars d’indemnisation pour des milliers de dommages corporels liés au Bextra et au Celebrex (traitements contre l’arthrose), s’acquitta d’une amende de 2,3 milliards de dollars pour fausses déclarations concernant le Lyrica, le Zyvox et le Geodon. Pour faire la promotion de ces médicaments, Pfizer avait invité des médecins à des réunions de consultation dans des lieux de villégiature, tous frais payés, sans parler des à-côtés. «  Ils avaient eu droit à des parties de golf, à des massages et autres activités. » [41]

Ces menteurs paient pour pouvoir continuer à mentir.

Ainsi va le monde lorsqu’il est aux mains de psychopathes, de criminels et d’escrocs. Un monde dont les valeurs les plus élevées sont l’argent, le profit et l’apparence.

Les gens, les consommateurs, semblent se réveiller. Ils sont de moins en moins dupes.


Si l’on en croit une récente étude de la Henry J. Kaiser Family Foundation, 44 % des personnes interrogées révèlent une perception défavorable des entreprises pharma. Seuls les groupes pétroliers et les assureurs en soins de santé sont en moins bonne place... 70 % des sondés dénoncent le fait que les entreprises biotechnologiques sont trop focalisées sur les profits, et 80 % affirment que leurs traitements coûtent trop cher [42].


Les gens ne devraient surtout pas se rendormir et rester bien vigilants. Car si les psychopathes au pouvoir sont en guerre avec l’humanité [43], l’industrie pharmaceutique mène une guerre implacable, au budget colossal, aux manœuvres impitoyables, aux techniques innombrables, contre nos santés.


« Lorsque des chercheurs dépendent à ce point des firmes pharmaceutiques, qui assurent une part aussi importante de leurs revenus personnels, ils auront du mal à résister à cette tendance très forte qui les pousse à faire en sorte que [les essais cliniques] donnent des résultats favorables aux laboratoires »


Jerome Kassirer, ancien rédacteur en chef du New England Journal of Medicine.


"I firmly believe that if the whole materia medica could be sunk to the bottom of the sea, it would be all the better for mankind and all the worse for the fishes."


Oliver Wendell Holmes, M. D., Professor of Medicine at Harvard.


(« Je crois sincèrement que si toute la matière médicale pouvait être envoyée au fond de la mer, ce serait la meilleure des choses qui puisse arriver à l’humanité, et la pire qui puisse arriver aux poissons. »)


« Il n’est plus possible de croire les recherches publiées, ni de se fier au jugement de son médecin de famille. »


Marcia Angell est professeure de médecine sociale à l’université de Harvard et ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine (NEJM).


Dr Pascal Sacré


* « Industrie pharmaceutique : ses profits valent plus que nos vies »,

http://www.marianne2.fr/Industrie-p...


Sources :

[1] The Drug Story, by Morris A. Bealle, http://www.nccn.net/&nbsp ;wwithin/TheDru...

[2] The Drug Story, op.cit., chapitre 1.

[3] The Drug Story, op.cit., chapitre 1

[4] “La Guerre des Médicaments”, par Dirk Van Duppen, Editions aden, collection epo, 2005, p.107

[5] « La Guerre des Médicaments », op.cit., p.107.

[6] http://www.lexpansion.com/economie/...

[7] http://www.pharmactua.com/2009/indu...

[8] http://www.eulerhermes.fr/fr/commun...

[9] http://www.pharmactua.com/2010/revu...

[10] http://www.pharmactua.com/2010/clas...

[11] http://phill443.unblog.fr/2008/09/2...

Document faisant partie d’un site très documenté et décortiquant la supercherie liée au cholestérol et ses traitements. Vous trouverez à la fin de cette page expliquant le mécanisme de la toxicité cardiaque des statines, la bibliographie médicale de Peter Langsjoen.

[12] http://www.nytimes.com/2009/03/11/h...

[13] http://pharmacritique.20minutes-blo...

[14] Op.cit.

[15] http://online.wsj.com/article/SB123...

[16] http://www.mondialisation.ca/index....

[17] http://www.naturalnews.com/027582_M...

[18] http://www.nytimes.com/2010/02/20/h...

[19] http://www.lesmotsontunsens.com/eta...

[20] http://www.france24.com/fr/20090502...

Au niveau européen les vaccins Focetria de Novartis, Pandemrix de GlaxoSmithKline (qui fournit également l’autre antiviral, le Relenza), Celvapan de Baxter International et Panenza de Sanofi-Pasteur ont été utilisés lors de la pandémie A/H1N1.

[21] « Les Médicamenteurs », par Stéphane Horel, éditions du moment, 2010, p. 248. « La Direction générale de la Santé (DGS) française donne comme consigne aux médecins de prescrire systématiquement du Tamiflu pour les cas suspects de grippe « sur proposition des experts ». Et annonce que les stocks de Tamiflu […] seront distribués gratuitement en pharmacie à partir du 21 décembre sur simple ordonnance. »

[22] « Les Médicamenteurs », op.cit., p.247

[23] http://www.mondialisation.ca/index....

[24] http://www.bmj.com/cgi/content/extr...

[25] http://www.lepoint.fr/actualites-so...

[26] http://www.lefigaro.fr/sciences/200...

[27] Op.cit.

[28] A boosting effect on viral infection was observed, particularly with the 2009 H1N1
http://www.sciencedirect.com/scienc...

[29] http://www.mondialisation.ca/index....

[30] The New York Times, Page 3 of 3. http://www.nytimes.com/1992/02/16/u...

[31] Bloomberg http://www.bloomberg.com/apps/news?...

[32] Wall Street Journal on line, op.cit.

[33] http://www.bmj.com/cgi/content/full... , éditorial de la rédactrice en chef, Fiona Godlee, “Why, for example, is it considered normal for medical leaders to accept personal payment for promoting a company’s drug or device ?

[34] OMS : le « pape de la grippe A » accusé de corruption, F. William Engdahl, http://www.voltairenet.org/article1...

[35] Mega Corruption Scandal At The WHO, http://www.rense.com/general88/mega...

[36] Top Alzheimer’s researcher charged with felony criminal conduct for secret financial ties to Pfizer http://www.naturalnews.com/z021255.html

[37] Bruno Lina, le conseiller principal de Roselyne Bachelot au Ministère de la Santé en France, est président du conseil scientifique du Groupe d’expertise et d’information sur la grippe, le GEIG, association créée en 1979. Le directeur général est aussi directeur marketing de Sanofi-Pasteur MSD (la branche vaccins du Groupe Sanofi-Aventis). Sanofi-Aventis est n°1 pharmaceutique en France, n°2 en Europe et n°5 mondial. Le GEIG est financé à 100% par 5 laboratoires fabricants de vaccins. Sanofi paie la moitié d’une note annuelle de 400 000 euros. Le reste est assuré entre autres par GSK, Novartis. « Les Médicamenteurs », op.cit., p.222.

[38] http://www.formindep.org/De-qui-se-...

[39] http://www.washingtonpost.com/wp-dy...

[40] http://www.mondialisation.ca/index....

[41] NEXUS n°65, p.5, Source : The Times, London, 3 septembre 2009

[42] http://trends.rnews.be/fr/economie/...

[43] http://www.globalresearch.ca/index....


Source de cet article: http://www.legrandsoir.info

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-guerre-menee-par-l-industrie-pharmaceutique-contre-nos-santes-52713866.html
Communauté : La Cyber-résistance - Publié dans : Santé/Health
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /2010 20:48

Internationalnews Washington Blog June 17, 2010

"BP is doing everything it can to prevent dramatic pictures or headlines regarding the oil spill."


 

http://www.oilism.com/oil/wp-content/uploads/2007/12/oilspill2.jpg

As I noted on May 19th, BP has been telling cleanup workers that they don't need to wear respirators or other protective gear.

As Jerrold Nadler, the New York congressman whose district includes the World Trade Center, said today:

We're repeating the same catastrophe in the Gulf. You see pictures of people wearing regular clothes who are wading in and scooping oil off the water. Hundreds, maybe thousands of people, are going to get sick unnecessarily.
http://static.guim.co.uk/sys-images/Admin/BkFill/Default_image_group/2010/6/2/1275514214140/Oil-cleanup-workers-hired-006.jpg

More egregious still, sources on the ground say that BP is telling cleanup workers that they will be fired if they wear respirators.

 


Why?

Because - as part of their PR campaign - BP is doing everything it can to prevent dramatic pictures or headlines regarding the oil spill.

 


For example, BP has been keeping reporters out of areas hardest hit by the oil (and see this, this, this and this) and threatening to arrest them if they try to take pictures, hiding dead birds and other sealife, and using dispersants to break up the thick plumes of oil. Indeed, attorney and environmental advocate Monique Harden says that BP is "running the Gulf region like a prison warden".



Source: http://www.washingtonsblog.com

Human Health Tragedy in the Making 

Louisiana Locals Worry About Oil Spill's Health Effects

Gulf Oil Spill and Potential Health Effects

Gulf Residents Concerned About Oil Spill's Health Impacts

Gulf Oil Spill: BP's Looming Health Problem

http://www.cnn.com/2010/HEALTH/05/31/oil.spill.order/

http://blogs.myspace.com/elliotkennel

Photo: http://ehsmanager.blogspot.com,
http://www.oilism.com

Url of this article: http://www.internationalnews.fr/article-bp-tells-cleanup-workers-they-ll-be-fired-if-they-wear-respirators-video--52691641.html

 

Communauté : Actualités Internationales - Publié dans : Santé/Health
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 04:37

Internationalnews

LE MONDE  19.06.10

Ayurveda_2.jpg


L'Inde pourrait payer cher le succès de sa médecine traditionnelle ayurvédique. Le ministre de la santé vient de publier une liste de 359 espèces de plantes menacées d'extinction, en raison de leur utilisation dans cette pharmacopée naturelle.

 

La sita ashoka soigne si bien les troubles digestifs qu'elle est en train de disparaître des plaines du nord-est de l'Inde. Quant au guggal, qui aiderait à soigner les désordres nerveux, il a pratiquement disparu du pays : l'Inde doit désormais en importer d'Afghanistan.


Sur les 15 000 plantes médicinales recensées dans le pays, 7 000 sont utilisées dans la médecine ayurvédique, un savoir-faire traditionnel vieux de plus de mille cinq cents ans. Plus de 80 % de la population indienne se soigne encore ainsi. En 1988, l'Organisation mondiale de la santé avait reconnu leur importance dans le système de soins du pays et avait adopté une résolution appelant à "la sauvegarde des plantes qui sauvent la vie".



En l'espace de dix ans, l'Inde a ouvert des dizaines de cliniques ayurvédiques accueillant des touristes du monde entier. Le marché est évalué à 1,2 milliard d'euros et progresse de 8 % par an. Mais les plantes sont souvent achetées auprès de communautés locales qui les cueillent dans les forêts sans se soucier de leur conservation. D'après les estimations de la Banque indienne pour l'agriculture et le développement rural, ce serait le cas pour 90 % d'entre elles. "Malgré des ressources importantes, le secteur des plantes médicinales souffre d'un manque d'investissements dans la recherche et le développement, et d'un marché hors contrôle. La manière dont elles sont récoltées mène à la destruction de la biodiversité", estime le docteur Kanjilal, de l'Institut du nord-est pour les sciences et les technologies.


Le conseil indien pour les plantes médicinales, créé en 2000 pour sauvegarder celles menacées d'extinction, a déjà commencé à replanter certaines variétés comme le guggal. Il soutient financièrement les Etats qui décident de créer des zones de conservation. Une trentaine existe déjà. Ces initiatives ont aussi pour objectif d'améliorer la qualité de la production de plantes médicinales et, in fine, des remèdes ayurvédiques.
 

 

 

   Lors de l'inauguration, en 2007, d'une conférence sur la culture des plantes traditionnelles, le docteur Siddhu, gouverneur de l'Etat de Manipal, indiquait ainsi que le nombre de patients souffrant d'effets secondaires, à la suite d'un traitement de médecine naturelle, était en hausse. "L'une des raisons majeures est l'utilisation d'herbes médicinales de médiocre qualité", précisait-il.


Julien Bouissou (New Delhi correspondance)
La médecine naturelle indienne en danger

http://static.howstuffworks.com/gif/ayurveda-1.jpg
http://www.lemonde.fr

Photo: http://nataraja.over-blog.com/categorie-10767701.html

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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /2010 22:02

Internationalnews



La médecine traditionnelle bhoutanaise,encore très usitée, s’appuie sur une connaissance ancestrale de la flore himalayenne.Situé dans l’est de l’Himalaya,le petit royaume du Bhoutan
était dirigé, il y a à peine cent ans, par des rois-moines venus du Tibet au XVIIe siècle. Ils ont réussi à développer un savoir précieux sur les nombreuses plantes du pays. Aujourd’hui encore, le système de santé du pays s’appuie sur ces traditions,notamment sur l’acupuncture et les emplâtres d’herbes, même si la modernisation entreprise depuis 1967 a ménagé une place à la médecine occidentale.À l’hôpital de la capitale Thimpu, Dorji Thinlay, herboriste en chef, dispose d’un réseau de bergers et de paysans qui récoltent pour lui les précieuses plantes des montagnes.


playlist:http://www.dailymotion.com/playlist/xy6bg_tchels0o_bhoutanle-royaume-secret-des-plante






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