31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 14:49

Internationalnews

Medelu 31 octobre 2014

APRÈS LA VICTOIRE DU PRÉSIDENT EVO MORALES


Pour le voyageur que revient en Bolivie après quelques années d’absence, et qui marche doucement dans les rues étroites de La Paz, ville balafrée par des ravins escarpés à presque quatre mille mètres d’altitude, les changements sautent aux yeux : on ne voit plus de mendiants, ni de vendeurs informels qui remplissaient les trottoirs. Les gens s’habillent mieux, ils ont un air plus sain. Et l’aspect général de la capitale apparaît plus soigné, plus propre, avec de multiples espaces verts. On remarque aussi l’essor de la construction. Des dizaines de grands immeubles ont fait leur apparition et les centres commerciaux se sont multipliés ; l’un d’entre eux possède le plus grand complexe de cinéma (18 salles) d’Amérique du Sud.


Mais le plus spectaculaire ce sont les téléphériques urbains d’une extraordinaire technologie [1] futuriste, qui maintiennent au-dessus de la ville un ballet permanent de cabines colorées, élégantes et éthérées comme des bulles de savon. Silencieuses et non polluantes. Deux lignes fonctionnent désormais, la rouge et la jaune ; la troisième, la verte, sera inaugurée dans les prochaines semaines, permettant ainsi la création d’un réseau interconnecté de transport par câble de onze kilomètres, le plus étendu au monde. Cela permettra à des dizaines de milliers d’habitants de La Paz d’économiser en moyenne deux heures de temps de transport par jour.


« La Bolivie change. Evo tient ses promesses » affirment des affiches dans les rues. Et chacun le constate. Le pays est effectivement un autre pays. Il est très différent de celui que l’on a connu il y a à peine une décennie, lorsqu’il était considéré comme « l’Etat le plus pauvre d’Amérique latine après Haïti ».

 

Corrompus et autoritaires pour la plupart, ses gouvernants passaient leur temps à implorer des prêts aux organismes financiers internationaux, aux principales puissances occidentales ou aux organisations humanitaires mondiales. Alors que les grandes entreprises minières étrangères pillaient le sous-sol, en payant à l’État des royalties de misère et en prolongeant la spoliation coloniale.


Relativement peu peuplée (quelques dix millions d’habitants), la Bolivie a une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés (deux fois la France). Ses entrailles débordent de richesses : argent (on pense à Potosí...), or, étain, fer, cuivre, zinc, tungstène, manganèse, etc. Le salin d’Uyuni possède la plus grande réserve de potassium et de lithium du monde, celui-ci étant considéré comme l’énergie du futur. Mais, aujourd’hui, la principale source de revenus est constituée par le secteur des hydrocarbures, avec les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel d’Amérique du Sud, et le pétrole, bien qu’en moindre quantité (environ 16 millions de barils par an).


Au cours des neuf dernières années, depuis l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir, la croissance économique de la Bolivie a été sensationnelle, avec un taux moyen annuel de 5 %. En 2013, le PIB a atteint 6,8 % [2], et en 2014 et 2015, selon le FMI (Fonds monétaire international), il sera également supérieur à 5 %... C’est le pourcentage le plus élevé d’Amérique latine [3]. Et tout ceci avec une inflation modérée et contrôlée inférieure à 6 %.


Le niveau de vie général a donc doublé [4]. Les dépenses publiques, malgré les importants investissements sociaux, sont également contrôlées à tel point que la balance courante offre un résultat positif avec un excédent budgétaire de 2,6 % (en 2014) [5].

 

Et bien que les exportations, principalement d’hydrocarbures et de produits miniers, jouent un rôle important dans cette prospérité économique, c’est la demande intérieure (+5,4 %) qui constitue le principal moteur de la croissance.

Enfin, un autre succès inouï de la gestion du ministre de l’économie, Luis Arce : les réserves internationales en devises de la Bolivie, par rapport au PIB, ont atteint 47 % [6], plaçant pour la première fois ce pays en tête des pays d’Amérique latine, loin devant le Brésil, le Mexique ou l’Argentine.

 

Evo Morales a indiqué que la Bolivie pourrait cesser d’être un pays endetté au niveau structurel pour devenir un pays prêteur. Il a révélé que « quatre États de la région », sans préciser lesquels, se sont déjà adressés à son gouvernement en lui demandant des crédits...


Dans un pays où plus de la moitié de la population est autochtone, Evo Morales, qui a été élu en janvier 2006, est le premier indigène à devenir président au cours des cinq derniers siècles. Et, depuis qu’il est au pouvoir, ce président différent a rejeté le « modèle néolibéral » et lui a substitué un nouveau « modèle économique social communautaire productif ».

 

À partir de mai 2006, il a nationalisé les secteurs stratégiques (les hydrocarbures, l’industrie minière, l’électricité, les ressources environnementales) générateurs d’excédents, et il a investi une partie de ces excédents dans les secteurs générateurs d’emploi : industrie, produits manufacturés, artisanat, transport, agriculture et élevage, logement, commerce, etc.

 

Il a ensuite consacré l’autre partie de ces excédents à la réduction de la pauvreté, grâce à des politiques sociales (enseignement, santé), des augmentations salariales (aux fonctionnaires et travailleurs du secteur public), des stimulations à l’intégration (les bons Juancito Pinto [7], la pension « dignité » [8], les bons Juana Azurduy [9]) et des subventions.


Les résultats de l’application de ce modèle ne sont pas seulement reflétés par les chiffres exposés ci-dessus, mais aussi par une donnée bien explicite : plus d’un million de Boliviens (soit 10 % de la population) sont sortis de la pauvreté.

 

La dette publique, qui représentait 80 % du PIB, a diminué et en représente à peine 33 %. Le taux de chômage (3,2 %) est le plus faible d’Amérique latine, à tel point que des milliers de Boliviens émigrés en Espagne, en Argentine ou au Chili commencent à revenir, attirés par le plein emploi et l’accroissement remarquable du niveau de vie.


De plus, Evo Morales entreprend de construire un véritable État, qui n’était jusqu’à présent que plutôt virtuel. Il faut reconnaître que la géographie immense et torturée de la Bolivie (un tiers de hautes montagnes andines, deux tiers de terres basses tropicales et amazoniennes), ainsi que la fracture culturelle (36 nations ethno-linguistiques) n’ont jamais facilité l’intégration et l’unification. Mais ce qui ne s’est pas fait en presque deux siècles, le président Morales est décidé à le mettre en place pour en finir avec la dislocation.

 

Cela passe tout d’abord par la promulgation d’une nouvelle Constitution, adoptée par référendum, qui établit pour la première fois un « État plurinational » et reconnaît les droits des différentes nations qui cohabitent sur le territoire bolivien. Ensuite, le lancement d’une série de travaux publics ambitieux (routes, ponts, tunnels) dans le but de connecter, articuler, desservir des régions dispersées pour que celles-ci et leurs habitants sentent qu’ils font partie d’un ensemble commun : la Bolivie. Cela ne s’était jamais fait. C’est pourquoi il y a eu tant de tentatives de sécession, de séparatisme et de fractionnement.


Aujourd’hui, avec tous ces succès, les Boliviens se sentent - peut-être pour la première fois - fiers de l’être. Ils sont fiers de leur culture autochtone et de leurs langues vernaculaires. Ils sont fiers de leur monnaie qui prend chaque jour un peu plus de valeur par rapport au dollar. Ils sont fiers d’avoir la croissance économique la plus élevée et les réserves de devises les plus importantes d’Amérique latine. Ils sont fiers de leurs réalisations technologiques comme ce réseau de téléphériques de dernière génération, ou de leur satellite de télécommunications Tupac Katari, ou de leur chaîne de télévision publique Bolivia TV [10].

 

Cette chaîne, dirigée par Gustavo Portocarrero, a réalisé le 12 octobre passé, jour des élections présidentielles, une démonstration frappante de son expertise technologique en se connectant en direct – pendant 24 h sans interruption – avec ses envoyés spéciaux dans environ 40 villes du monde (Japon, Chine, Russie, Inde, Iran, Égypte, Espagne, etc.) au cours desquelles les Boliviens résidant à l’étranger votaient pour la première fois. Une prouesse technique et humaine que peu de chaînes de télévision dans le monde seraient en mesure de réaliser.


Tous ces exploits – économiques, sociaux, technologiques – expliquent en partie la victoire écrasante d’Evo Morales et de son parti (le Mouvement vers le socialisme, MAS) aux élections du 12 octobre dernier [11]. Icône de la lutte des peuples indigènes et autochtones du monde entier, grâce à ce nouveau triomphe, Evo a réussi à briser divers préjugés importants. En effet, il prouve que la gestion gouvernementale n’use pas et qu’après neuf ans au pouvoir, quand on gouverne bien, on peut se faire réélire largement.

 

Il prouve aussi que, contrairement à ce qu’affirment les racistes et les colonialistes, « les Indiens » savent gouverner et peuvent même être les meilleures gouvernants que le pays ait jamais eus. Il prouve que, sans corruption, avec honnêteté et efficacité, l’État peut être un excellent administrateur, et non pas une calamité systématique, comme le prétendent les néolibéraux. Enfin, Evo Morales prouve que la gauche au pouvoir peut être efficace ; qu’elle peut mener des politiques d’intégration et de redistribution de la richesse sans mettre en danger la stabilité de l’économie.


Mais cette grande victoire électorale s’explique aussi, et peut-être surtout, par des raisons politiques. Le président Evo Morales est parvenu à battre, idéologiquement, ses principaux adversaires regroupés au sein de la caste des entrepreneurs de la province de Santa Cruz, principal moteur économique du pays. Ce groupe conservateur qui a tout tenté contre le président, depuis la tentative de sécession jusqu’au coup d’État, a fini par se soumettre et se joindre finalement au projet présidentiel, en reconnaissant que le pays est en pleine phase de développement.


C’est une victoire considérable que le vice-président Álvaro García Linera explique en ces termes :

« Nous sommes parvenus à intégrer l’est de la Bolivie et à unifier le pays, grâce à la défaite politique et idéologique d’un noyau politique d’entrepreneurs ultraconservateurs, racistes et fascistes, qui ont conspiré pour un coup d’État et qui ont financé des groupes armés pour organiser une sécession du territoire oriental. Par ailleurs, ces neuf années ont montré aux classes moyennes urbaines et aux secteurs populaires de Santa Cruz qui étaient méfiants, que nous avons amélioré leurs conditions de vie, que nous respectons ce qui a été construit à Santa Cruz et ses spécificités. Nous sommes évidemment un gouvernement socialiste, de gauche et dirigé par des indigènes. Mais nous voulons améliorer la vie de tous.


Nous avons fait face aux entreprises pétrolières étrangères, de même qu’aux entreprises de l’énergie électrique, et nous les avons mises à contribution pour pouvoir ensuite, avec ces ressources, donner de la puissance au pays, principalement aux plus pauvres, mais sans affecter ce que possèdent les classes moyennes ou le secteur des entrepreneurs. C’est pourquoi une rencontre a pu être réalisée entre le gouvernement et Santa Cruz, et celle-ci a été très fructueuse.

 

Nous ne changeons pas d’attitude, nous continuons à dire et à faire les mêmes choses qu’il y a neuf ans. Ceux qui ont changé d’attitude face à nous, ce sont eux. À partir de là, commence cette nouvelle étape du processus révolutionnaire bolivien, qui est celui de l’irradiation territoriale et de l’hégémonie idéologique et politique. Ils commencent à comprendre que nous ne sommes pas leurs ennemis, qu’il est dans leur intérêt de faire de l’économie sans entrer dans la politique. Mais si, en tant qu’entrepreneurs, ils tentent d’occuper les structures de l’État et qu’ils veulent combiner la politique et l’économie, ils ne s’en sortiront pas. De même, il ne peut pas y avoir de militaires qui prennent également le contrôle civil, politique, car ils ont déjà le contrôle des armes. »


Dans son bureau du Palacio Quemado (palais présidentiel), le ministre de la Présidence, Juan Ramón Quintana, me l’explique avec une consigne :

« Battre et intégrer. » « Il ne s’agit pas – me dit-il – de vaincre l’adversaire et de l’abandonner à son sort, en courant le risque qu’il se mette à conspirer avec son ressentiment de vaincu et qu’il se lance dans de nouvelles tentatives de renversement. Une fois battu, il faut l’incorporer, lui donner l’opportunité de se joindre au projet national dans lequel tous sont concernés, à condition que chacun admette et se soumette au fait que la direction politique, par décision démocratique des urnes, est menée par Evo et le MAS. »


Et maintenant ? Que faire avec une victoire si écrasante ? « Nous avons un programme [12] – affirme tranquillement Juan Ramón Quintana – nous voulons éradiquer la pauvreté, donner un accès universel aux services publics de base, garantir une santé et une éducation de qualité pour tous, développer la science, la technologie et l’économie de la connaissance, établir une administration économique responsable, avoir une gestion publique transparente et efficace, diversifier notre production, industrialiser, atteindre la souveraineté alimentaire et agricole, respecter la Terre mère, avancer vers une plus grande intégration latino-américaine et avec nos partenaires du Sud, intégrer le Mercosur et atteindre notre objectif historique, fermer notre blessure ouverte : récupérer notre souveraineté maritime et l’accès à la mer [13]. »

De son côté, le président Morales a exprimé son désir de voir la Bolivie devenir le « cœur énergétique d’Amérique du Sud » grâce à son potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables (hydroélectrique, éolienne, solaire, géothermique, biomasse) en plus des hydrocarbures (pétrole et gaz). Ceci complété par l’énergie atomique civile produite par une centrale nucléaire de prochaine acquisition.

La Bolivie change. Elle progresse. Et sa prodigieuse métamorphose n’a pas encore fini de surprendre le monde.

Ignacio Ramonet

[1] L’entreprise constructrice est la société autrichienne Doppelmayr-Garaventa.

[2] Lire Economía Plural, La Paz, avril 2014.

[3] Lire Página Siete, La Paz, 12 octobre 2014.

[4] Entre 2005 et 2013, le PIB par habitant a augmenté à plus de deux reprises (de 1 182 dollars à 2 757 dollars). La Bolivie n’est plus un « pays à faibles revenus » et a été déclarée « pays à revenus moyens ». Lire « Bolivia, una mirada a los logros más importantes del nuevo modelo económico » (La Bolivie, un regard sur les réussites les plus importantes du nouveau modèle économique), dans Economía Plural, La Paz, juin 2014.

[5] La bonne gestion des finances publiques a permis à la Bolivie de devenir le deuxième pays au plus fort excédent budgétaire d’Amérique latine au cours des huit dernières années.

[6] En chiffres absolus, les réserves internationales de la Bolivie sont d’environ 16 milliards de dollars. En 2013, le PIB était d’environ 31 milliards de dollars.

[7] Un montant de 200 bolivianos annuels (23 euros) est remis à chaque élève de primaire ou du secondaire de l’enseignement public qui a suivi tous ses cours avec assiduité. L’objectif est de lutter contre la désertion scolaire.

[8] Une pension que tous les Boliviens perçoivent à partir de 60 ans, même ceux qui n’ont jamais pu cotiser à une caisse de retraite.

[9] Une aide économique de 1 820 bolivianos (environ 215 euros) est fournie aux femmes enceintes et pour chaque garçon ou fille de moins de deux ans dans le but de diminuer les taux de mortalité infantile et maternelle.

[10] http://www.mixbolivia.com/2013/08/ver-en-vivo-canal-bolivia-tv.html

[11] Lire Atilio Borón, « ¿Por qué ganó Evo », América Latina en movimiento, ALAI, Quito, 13 octobre 2014.

[12] « Agenda patriótica 2025 : la ruta boliviana del vivir bien (Agenda patriotique 2025 : la route bolivienne du bien vivre) ». En 2025 sera fêté le bicentenaire de l’indépendance et de la fondation de la Bolivie.

[13] La Bolivie a saisi la Cour internationale de justice de La Haye. Lire El libro del mar, ministère des affaires étrangères, La Paz, 2014.

 

Président de l’association Mémoire des Luttes

http://www.internationalnews.fr/article-apres-la-victoire-du-president-evo-morales-prodigieuse-metamorphose-de-la-bolivie-124941324.html

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 10:56
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:26

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Michel Collon

25 mars 2014


Les Etats-Unis isolés en raison de leur soutien apporté au secteur putschiste de l’opposition, dont les violences ont causé la mort de 29 personnes...

 




Depuis le début du mois de février 2014, les secteurs d’extrême droite de l’opposition multiplient les actes criminels au Venezuela dans le but de rompre l’ordre constitutionnel et de renverser le président démocratiquement élu Nicolas Maduro. Les violences ont causé la mort d’au moins 28 personnes dont plusieurs membres des forces de l’ordre.
Le plan d’action a été élaboré dès janvier 2014 par trois leaders de l’opposition : Leopoldo López, président du parti Voluntad Popular, María Corina Machado, députée à l’Assemblée nationale, et Antonio Ledezma, maire de Caracas. Tous trois ont publiquement appelé à un coup de force contre le gouvernement légal et légitime de la République bolivarienne du Venezuela. 1

Les Etats-Unis se sont opposés dès le départ à Hugo Chávez et à la Révolution bolivarienne malgré son caractère démocratique et pacifique. Depuis 1999, Washington apporte un soutien politique, diplomatique, financier et médiatique à l’opposition vénézuélienne. En 2002, George W. Bush avait même orchestré un coup d’Etat contre le président Chávez avec la complicité de l’oligarchie vénézuélienne, d’une partie de l’armée et des médias privés du pays. Aujourd’hui, l’administration Obama soutient ouvertement les tentatives de déstabilisation de la démocratie vénézuélienne en apportant son concours à l’extrême droite.

Le Département d’Etat a ainsi défendu les manifestations violentes au nom de « la liberté d’expression ». Il a exigé des autorités vénézuéliennes qu’elles libèrent les responsables de ces actes qu’il estime « injustement détenus », alors que plusieurs ont été arrêtés les armes à la main. John Kerry, secrétaire d’Etat, a même menacé le Venezuela de sanctions. 2

Cependant, Washington se retrouve isolé sur le continent américain. En effet, l’immense majorité des pays de la région ont condamné les violences orchestrées par l’opposition et ont apporté leur soutien au gouvernement légitime de Nicolas Maduro.

Le 7 mars 2014, l’Organisation des Etats américains, traditionnellement conservatrice et alignée sur Washington, et qui regroupe l’ensemble des nations du continent à l’exception de Cuba, a infligé un camouflet à l’administration Obama. Une résolution, adoptée par tous les pays à l’exception des Etats-Unis, du Canada et du Panama, a exprimé la « solidarité » et l’« appui [de l’OEA] aux institutions démocratiques, au dialogue et à la paix en République bolivarienne du Venezuela ».

Dans une allusion à la position de Washington, l’OEA a appelé au « respect du principe de non-intervention dans les affaires internes des Etats » et a exprimé « son engagement envers la défense des institutions démocratiques et de l’Etat de droit ». Elle a également condamné l’attitude de l’opposition en exprimant « son refus le plus énergique de toute forme de violence et d’intolérance ».
Enfin, l’OEA a fait part de son « plein appui ainsi que son encouragement des initiatives et des efforts du gouvernement démocratiquement élu du Venezuela et de tous les secteurs politiques, économiques et sociaux pour qu’ils continuent d’avancer dans un processus de dialogue national3 ».

Donc son côté, l’Union des nations sud-américaines, qui regroupe les 12 pays de la région, a condamné « les récents actes de violence ». « Toute demande doit être canalisée de façon pacifique, par la voie démocratique et en respectant l’Etat de Droit et ses institutions », a-t-elle souligné.

Elle a également exprimé sa « solidarité » avec « le peuple et le Gouvernement démocratiquement élu de cette nation » et a décidé de « soutenir les efforts du Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela pour établir un dialogue » avec tous les secteurs de la société. Dans une évidente allusion aux Etats-Unis, l’UNASUR a fait part de son « inquiétude face à toute menace contre l’indépendance et la souveraineté de la République Bolivarienne du Venezuela4 ».

Michelle Bachelet, Présidente du Chili, qui a accueilli à Santiago du Chili la réunion de l’UNASUR, a apporté son soutien total à Nicolas Maduro et a condamné les tentatives de l’opposition de rompre l’ordre constitutionnel. « Nous n’accepterons jamais personne, que ce soit un individu ou un pays, qui incite à travers des mécanismes violents à renverser un Président légitimement élu », a-t-il affirmé, dans une nouvelle allusion aux Etats-Unis. Selon elle, les conflits doivent être résolus par la « voie du dialogue et de la paix », rejetant ainsi les manifestations violentes de l’opposition5.

Cristina Fernández, Présidente de l’Argentine, a également exprimé son rejet des tentatives putschistes et a manifesté son soutien « à la démocratie vénézuélienne », en rappelant que l’actuel pouvoir tire sa légitimité des 18 processus électoraux sur 19 qu’il a remportés lors des 15 dernières années.

Elle a appelé l’opposition à ne pas abandonner la voie démocratique en soulignant la possibilité d’organiser un référendum révocatoire en 2016 à mi-mandat qui permettrait d’organiser des élections présidentielles anticipées en cas de victoire. « Le Venezuela est le seul pays de la région qui dispose de ce système où l’on peut révoquer le Président », a-t-elle souligné.

De la même manière, elle n’a pas manqué de dénoncer les tentatives de déstabilisation orchestrées par les Etats-Unis en mettant en garde contre les « interventions extérieures et étrangères, car il serait désastreux de permettre que des vents étrangers détruisent un pays frère comme le Venezuela6 ». Fernández a également dénoncé « la tentative de coup d’Etat ‘doux’ que l’on essaye d’organiser contre la République bolivarienne du Venezuela7 ».

Tout comme durant la présidence d’Hugo Chávez, les Etats-Unis n’ont pas renoncé à mettre un terme à la Révolution bolivarienne démocratique, pacifique et sociale. Ils s’opposent au Président Maduro et soutiennent l’opposition putschiste. De leur côté, les médias occidentaux, principal relais de cette tentative de déstabilisation, ont manifestement pris fait et cause pour les partisans de la rupture de l’ordre constitutionnel et contre la démocratie vénézuélienne.

1 Salim Lamrani, « 25 verdades sobre las manifestaciones en Venezuela », Opera Mundi, 23 de febrero de 2014.

2 EFE, « EEUU no responde a oferta de diálogo de Maduro e insiste en pedir mediación », 17 de marzo de 2014.

3 Organisation des Etats américains, « Consejo permanente aprobó declaración sobre la situación en Venezuela », 7 de marzo de 2014.  http://www.oas.org/es/centro_notici... (sitio consultado el 18 de marzo de 2014).

4 Union des nations sud-américaines, « Resolución », 12 mars 2014.  http://cancilleria.gob.ec/wp-conten... (sitio consultado el 18 de marzo de 2014).


5 The Associated Press, « Bachelet reitera apoyo a Maduro », 16 mars 2014.

6 Agencia Venezolana de Noticias, « Presidenta Fernández : Defendemos la democracia de Venezuela », 1 de marzo de 2014.

7 Telesur, « Fernández : Derrocamiento del Gobierno de Venezuela sería fatal para Latinoamérica », 1 de marzo de 2014.


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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:36

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2 septembre 2013

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-nicolas-maduro-president-du-venezuela-sur-la-guerre-en-syrie-video-vostf--119805725.html

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:44

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7 juillet 2013


Par Daniel Fernandez



Intégrée par l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, l’Uruguay et le Venezuela, la nouvelle entité aspire à créer un fonds pour promouvoir le développement économique de la région dans le but de renforcer sa souveraineté.

L’Amérique Latine continue à renforcer son processus d’intégration régionale tout en construisant une alternative au système économique à tendance néolibérale, en vigueur dans les pays du Nord. La banque du Sud, dont le premier Conseil des Ministres a eu lieu le 12 juin dernier à Caracas, constitue la dernière étape de cette construction.

Crée en 2007 à l’initiative des défunts Hugo Chavez et Nestor Kirchner, ex présidents de la République Venezuela et de la République d’Argentine, la Banque du Sud cherche à collecter 20.000 millions de dollars, bien que ses actionnaires n’aient réussi à débourser que 7.000 millions : les pays qui sont à son origine, sont pour le moment l’Equateur, Paraguay, Uruguay, Brésil, Bolivie, Argentine et le Vénézuela, c’est-à-dire, les pays intégrant le MERCOSUR plus l’Equateur.

Selon Susanne Gratius, professeure des relations internationales d’Amérique Latine, « Nicolas Maduro et Elias Jaua ont repris le projet pour réaffirmer le protagonisme du Venezuela en Amérique du Sud et plus particulièrement au sein du MERCOSUR, dont la présidence pro tempore sera assumée par le Venezuela le 1er juillet.

Si d’un côté le Venezuela prend du poids, le Paraguay ne cesse pas d’en perdre, car c’était le seul des six Etats qui n’a pas été représenté lors de la première réunion ministérielle, après avoir été écarté de diverses instituons continentales suite au coup d’Etat parlementaire contre le président Fernando Lugo en juin 2012.

Impulser le développement

« Le but est la création d’un fond pour financer les travaux structurels et impulser le développement économique de nos pays sans être obligés d’en dépendre des sources traditionnelles comme en sont les organismes multilatéraux (Banque Mondiale ou Banque Interaméricaine du développement) ainsi que les conditions avec lesquelles ces banques accompagnent leurs crédits. Cela permettra aussi une certaine autonomie dans la planification des lignes stratégiques du développement sans avoir à répondre dès le début aux intérêts des entreprises transnationales qui y participent » explique le professeur d’économie, Omar de León.

« Cette position répond plus à de politiques symboliques qu’à une transformation radicale des institutions ou des relations de pouvoir » dit le professeur d’économie politique de Málaga, Alberto Montero. Ce qui confirme aussi Pablo Iglesias, professeur de sciences politiques « la création de cette banque est un pas de plus de positionnement, d’attachement souverain, de la région face à l’Europe, où la Banque Centrale (BCE) est devenue un espace des lobbies allemands ce qui a empêché aux autres pays d’exercer leur autonomie économique et mis en relief leur carence ou incapacité en matière de politique monétaire ».

Un modèle en confrontation avec le FMI

Iglesias qui conclue ainsi :

"Les politiques imposées, qu’en Europe se concrétisent en la troika, appauvrissent de plus en plus les citoyens. L’alternative c’est ce que montrent pays comme le Venezuela, Bolivie mais surtout l’Equateur, qui ont amélioré tous les indicateurs économiques et sont en train de récupérer leur souveraineté - tout le contraire de ce que nous voyons en Europe - L’Amérique Latine donne l’impression de renforcer les institutions collectives pour donner plus de pouvoir aux gouvernements, ce qui est le contraire de ce qu’on voit en Europe »

Tout comme l’expliqué le professeur Montero, en faisant référence aux rajustements structurels qui se sont concrétisés avec le Consensus de Washington au début des années 1990, « le FMI et la Banque Mondiale fonctionnent comme des agents des créanciers lors de l’épisode de la dette extérieur ». Il s’agit de « ce qui a lieu actuellement en Europe, avec les mêmes politiques, les mêmes acteurs et les mêmes actes prévisibles : l’on écrase les populations pour payer la dette aux créanciers en substituant le paiement de la dette financière par la dette sociale » conclut Montero.

« Surmonter les ajustements néolibéraux du FMI était une exigence pour réinventer le continent » affirme Monedero. « C’est pour cela que eux ils grandissent et l’Union Européen coule. Il serait une bonne chose que l’Espagne, la Grèce et le Portugal intègrent la Banque du Sud.


 

Les Etats Unis en position de guetteur

Tout n’est pas compliment par rapport à la Banque du Sud. « Il existe des intérêts multiples pour que le projet échoue » préviens Leon, « le [principal, ndlt ] c’est la réorientation des Etats unis vers la régions, depuis l’échec du projet de construction de l’ALCA en 2005.

En conséquence, Washington a proposé une stratégie basée sur le « rapprochement aux pays dont les gouvernements sont néolibéraux, en renforçant une alliance alternative à MERCOSUR et l’UNASUR », explique le professeur d’Economie d’Amérique Latine : « ces dernières deux ans il a eu un grand avancement pour la constitution rapide de l’Alliance du Pacifique (le Mexique, la Colombie, le Pérou, le Chili et le Costa Rica) des pays qui ont déjà signé des traités de libre-échange avec les Etats Unis »

« Le continent se trouve dans une position géopolitique très intéressante : Brasilia aspire à occuper une position de puissance régionale tandis que les Etats-Unis recommencent à tourner leur regard vers l’Amérique Latine de façon évidente », selon Alberto Montero, qui considère que « l’articulation de l’axe du Pacifique reflète les tensions entre le Brésil et les Etats-Unis, lesquels tentent à partir de cet axe du Pacifique de nuire le Venezuela et d’occuper la région ».

L’Alliance du Pacifique va devenir un élément clé pour le futur des relations entre les Etats-Unis et le sous-continent, même si cette alliance pourrait supposer un préjudice pour ses membres latino-américains puisqu’elle « signifie la fossilisation de leurs structures économiques en tant qu’exportateurs de matières premières et, pour autant, importateurs massifs de produits manufacturés », signale Omar de Léon. En conséquence, « ce pari, presque sans retour, favorise les grands intérêts qui dominent leurs économies nationales, mais condamnent la majorité des populations au sous-développement ».

Un futur incertain

Bien que le ministre des affaires étrangères [équatorien], Ricardo Patiño, ait célébré le premier Conseil des Ministres en affirmant qu’il s’agissait d’un « acte historique dans la vie de l’Amérique du Sud et l’Amérique Latine », il reste qu’à ce jour « nous ne savons pas quand commence à fonctionner la Banque du Sud, nous explique Gratius. « Bien que trois sièges aient déjà été localisés (Caracas, La Paz et Buenos Aires), il n’a pas encore été déterminé comment se feraient les apports des associés ni l’opérativité de la banque », rajoute la professeur Omar de León.

[…]

Ce pessimisme n’a pas lieu d’être pour Pablo Iglesias, qui considère que « les mesures que sont en train de prendre les gouvernements populaires latino-américains, surtout ceux qui vont dans le sens de construire des instruments d’intégrations nationale, présentent des avancées, c’est pourquoi je pense que les choses vont bien se passer pour eux ».

Alberto Montero reprends cet argument et affirme que « la géopolitique permets la conformation d’institutions qu’il était impossible d’envisager il y a quelques années et qui sont aujourd’hui viables parce qu’il y a des ressources, de al volonté et même une nécessité.

Même s’il considère que « la Banque du Sud n’atteindra jamais le niveau de ressources monétaires du FMI », le professeur Montero conclue qu’’il s’agit de commencer à articuler des institutions financières qui, depuis l’humilité et la modestie, soient une alternative face aux institutions conventionnelles. »

Daniel Fernandez

Madrid 29/06/2013

Traduction : Victoria Valdez pour Le Grand Soir

* http://www.publico.es/internacional/458059/america-latina-lanza-el-ban...
source des photoshttp://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11573
http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=103473875

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 14:20
Arrestation de paramilitaires colombiens portant des uniformes vénézueliens

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Venezuela est mis à l’épreuve des forces oligarchiques nationales et des politiques agressives de Washington. Depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998, de l’adoption d’une nouvelle constitution , en 1999, d’une nouvelle élection présidentielle, conformément à la nouvelle constitution, en 2000, les anciens maîtres du Venezuela ne déragent plus. Oligarchies nationales, cupule ecclésiale et Washington serrent les rangs pour briser à sa racine ce nouveau régime.


Dès 2002, une première tentative de coup d’État qui n’aura duré que quelques heures aura mis au grand jour les adversaires de la révolution bolivarienne. On se souviendra qu’avec l’aide de certains hauts gradés de l’armée, l’oligarchie nationale prit le contrôle des lieux décisionnels de l’État. Chavez fut transporté dans un lieu secret et les principaux acteurs de ce coup militaire (le patronat, la hiérarchie ecclésiale, les représentants oligarchiques et les médias meanstream célébrèrent cette victoire, le temps que le peuple et une partie de l’armée, restés fidèles à Chavez, interviennent et mettent fin à la fête. Chavez est aussitôt localisé, libéré et ramené au poste auquel le peuple l’avait élu, à savoir celui de Président.


En 2004, selon une procédure prévue par la constitution, les opposants de Chavez font campagne afin d’obtenir suffisamment de signatures pour demander sa destitution. Un référendum a lieu et Chavez en sort encore plus fort. Il peut compter sur la majorité du peuple. À la même époque, mai 2004, 126 Colombiens, paramilitaires en mission au Venezuela, sont capturés. Ils avaient pour mission d’assassiner Chavez et de déstabiliser le gouvernement par des actions de sabotages. À cette époque, la Colombie est sous la gouverne d’Alvaro Uribe.


Cette guerre souterraine contre Chavez et la nouvelle démocratie, celle du peuple pour le peuple, n’a jamais cessé. Les oligarchies et Washington avec la collaboration de la Colombie ne décolèrent toujours pas.


En mars 2013, le président Chavez meurt d’un cancer bien mystérieux. Cette mort donne un nouvel espoir à ses adversaires, celui de reprendre le contrôle du pays et des richesses pétrolières. À ces objectifs s’ajoute également le sabotage des organismes régionaux d’intégration et d’unification des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il faut penser à UNASUR, MERCOSUR, ALBA, CELAC. Dans aucun de ces organismes ne figurent les États-Unis et le Canada.


L’élection présidentielle du 14 avril dernier donna gagnant Nicolas Maduro, le candidat désigné par Chavez. Sa victoire a été bien en deçà de ce que les sondages disaient, mais il en est sorti gagnant.


Une élection qui s’est déroulée dans un climat de paix et sous l’œil vigilant de plus de 300 observateurs étrangers. Une victoire, reconnue par tous des pays de l’Amérique latine. Les États-Unis sont le seul pays qui ne reconnaît pas les résultats de cette élection. En cela, l’Administration Obama apporte tout son soutien à l’opposition vénézuélienne sous la direction du candidat perdant, Henrique Capriles.

 

Il faut préciser que ce dernier avait refusé, tant avant que pendant l’élection, de reconnaître les résultats de l’élection. Ces derniers jours, le Conseil électoral national a rendu publiques les conclusions de la révision totale des résultats de la dernière élection. À 99.009 %, ces résultats confirment ceux du 14 avril 2013.


Le soir des élections, le candidat perdant, Henrique Capriles a invité ses partisans à aller manifester et à exprimer leur colère. Ce fut le début de nombreux saccages dans des lieux publics, dans des centres médicaux, dans des locaux du Coneil national électoral et ainsi que de nombreux blessés et de plusieurs morts. La nuit du 15 avril demeurera une page tragique de l’histoire vénézuélienne.

« Dès l´annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brûlés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balle pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti socialiste Uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains. »

Le 26 mai, Jos Biden arrive à Bogota pour une rencontre avec le président Santos. Il vient donner le signal d’une nouvelle offensive contre le Venezuela. En effet, à peine reparti de Bogota pour le Brésil, le président Santos reçoit officiellement Enrique Capriles, cet opposant qui n’a jamais voulu reconnaître les résultats de l’élection du 14 avril en dépit du fait que tous les pays de l’Amérique latine, y incluant la Colombie, les aient reconnus et que tous les observateurs internationaux en aient confirmé la pleine crédibilité. Capriles, c’est, également, celui qui a incité à la violence laquelle a fait plus de 63 blessés et 7 morts.


Le Venezuela est en colère. Les principes de bonne entende, établis en 2010 entre les deux gouvernements, viennent se heurter à un autre agenda qu’a la Colombie. Les médias meanstream trouvent la réaction du Venezuela exagérée et présentent l’événement comme quelque chose de normal et d’interne à la Colombie.


Pour le président Maduro, il ne s’agit pas d’un événement normal, relevant de la seule souveraineté de la Colombie. Cette colère vient du fait que le président Santos était bien au fait des crimes de Capriles et qu’il sait pertinemment que la dernière élection, sanctionnée par le Conseil électoral national, instance suprême de validation de toute élection, est la référence à prendre en considération. D’ailleurs, ce même président Santos avait participé avec tous les membres d’UNASUR pour discuter des élections au Venezuela et de la légitimité du président Nicolas Maduro. Tous, sans exception, y compris Santos, avaient alors reconnu la validité de l’élection et confirmé leur soutien au nouveau Président.


Imaginons un seul instant que le Président du Venezuela reçoive officiellement le chef des groupes armés qui veulent renverser le gouvernement colombien ! Que se passerait-il alors de la part des autorités colombiennes et de ses alliés ? Ce serait, à n’en pas douter un motif suffisant pour couper toutes les relations diplomatiques entre les deux pays.


Ce n’est pas tout. Deux jours à peine après cette rencontre explosive, le président Santos annonce son intention de demander l’intégration de la Colombie à l’OTAN. Une autre intervention qui vient semer la confusion dans les relations des pays de l’Amérique latine qui ont déjà décidé de faire de ce territoire une terre de paix. Sur ce point précis de l’OTAN, je vous invite à lire cet excellent article d’Alberto Rabilotta.


Depuis, les évènements se succèdent.


D’abord deux groupes de paramilitaires colombiens ont été arrêtés, début juin, en sol vénézuélien. Leur mission devait les conduire jusqu’à Caracas pour y assassiner le Président et d’autres personnalités du gouvernement.


Vient par la suite cette information, transmise par le journaliste et ancien vice-président du Venezuela, Jose Vicente Rangel, à l’effet qu’une représentation de la opposition s’est rendue à San Antonio, Texas, pour y acheter 18 avions de guerre à être livrés sur une des bases militaire étasuniennes en Colombie.


Je termine ce survol d’évènements avec cette double information. La première porte sur l’audience privée que le pape François accordera au président Maduro, lundi, le 17 juin. Une rencontre à suivre de près.


La seconde est que trois représentants de l’opposition vénézuélienne seront reçus, deux jours plus tard, par le grand patron de la diplomatie vaticane. Il semblerait que ce soit pour réclamer la libération des soi-disant prisonniers politiques au Venezuela.


Ce dernier point met en relief les relations privilégiées qu’a cette opposition avec l’épiscopat et le nonce apostolique vénézuéliens. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une telle requête est présentée par une opposition politique à un si haut niveau. En général, elle s’adresse à l’épiscopat national qui voit ou non la pertinence d’en saisir le Nonce apostolique et par la suite ce dernier décide de s’en faire ou pas l’avocat auprès des plus hautes autorités de l’Église. D’autant plus que le Venezuela n’a pas la réputation d’avoir des prisonniers politiques, à tout le moins, pas depuis l’arrivée de Chavez à la Présidence, en 1998.


On verra bien ce que la presse internationale va nous en dire de ces deux rencontres. Je vous promets que je vais y être attentif.


Il n’y a pas de doute que la presse internationale meanstream sera là pour recueillir les commentaires et observations de ces représentants de l’opposition. Sur la rencontre du Président avec le Pape, il faudra, sans doute, que des scribes de l’information alternative prennent la relève.


Bonne journée à vous tous et toutes qui avez eu le courage de me lire jusqu’à la fin.

 

 

Oscar Fortin

http://humanisme.blogspot.com

 

Photos:

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:40

Internationalnews

 

Le 8 Décembre 2012, avant de repartir pour Cuba, Hugo Chavez annonce une grave rechute de son cancer et désigne Nicolas Maduro comme successeur dans le cas où il serait dans l'incapacité de reprendre ses fonctions de Président de la République.

Partagez massivement cette vidéo!
Plus d'infos ici : https://www.facebook.com/Hugo.Chavez.page.de.reinformation?ref=hl/

http://www.internationalnews.fr/article--le-dernier-discours-d-hugo-chavez-video-vostf--116550465.html

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 10:46

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Internationalnews 12 mars 2013 Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine. 1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable. Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 […]

Maduro, nouveau président du Venezuela (désolé, mais c’est comme ça...)
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Internationalnews 11 mars 2013 Le Grand Soir 10 mars 2013 Par Luis Alberto Reygada L’opposition pensait qu’il serait plus facile de battre le chavisme sans Chavez. Vu la marée humaine qui s’est déplacée pour lui rendre un dernier hommage -flot incessant qui ne tarit toujours pas à cette heure, plus de 3 jours après le décès du leader vénézuélien- et vu la carrure de son remplaçant, ils ont surement déjà compris qu’encore une fois ils ne feront pas le poids contre la marée rouge. Alors, […]
VENEZUELA : «La diabolisation de Chavez» par Eduardo Galeano

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Internationalnews 12 janvier 2013 Global Research, 11 janvier 2013 Hugo Chavez est un démon. Pourquoi ? Parce qu’il a alphabétisé deux millions de Vénézuéliens qui ne savaient ni lire ni écrire, bien qu’ils vécussent dans un pays qui a la richesse naturelle la plus importante du monde, qui est le pétrole. J’ai vécu dans ce pays quelques années et j’ai très bien connu ce qu’il était. Ils la nomment la « Venezuela Saoudienne » pour le pétrole.  [


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Internationalnews 11 mars 2013 Le Grand Soir 10 mars 2013 Les médias sont devenus fous. Je sais, ils l’étaient déjà, mais là ils le sont devenus. C’est vrai que c’est dans les moments de crise que l’on peut juger du véritable caractère d’un homme, ou d’un système. Et depuis quelques jours, on peut dire que nous sommes servis. Tout a commencé lorsque... quoi, exactement ? Y a-t-il eu un moment précis où ils ont basculé d’un état relativement stable d’incompétence et/ou de bêtise et/ou de […]

 


 

Le sujet central de ce film est le coup d’Etat d’avril 2002, qui a vu l’oligarchie du pays, appuyée par le gouvernement américain, tenter de renverser le gouvernement de Chavez.

 


    En Amérique latine, presqu’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Au Venezuela, un homme affirme qu’on peut y mettre fin. Certains l’accusent de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’… Michel Collon vient de publier Les 7 péchés d’Hugo Chavez et il montre pourquoi cette expérience nous concerne.


Version originale en espagnol sous-titrée en français par libre penseur.


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South of the Border is Oscar-winning director Oliver Stone's record of a trip to Venezuela to meet the president, Hugo Chávez. Ahead of the film's premiere at the Venice film festival on Monday, Stone writes about his hopes for the film, and the future of US foreign policy in the region. Oliver Stone with President Hugo Chavez. Photograph: Jose Ibanez More: South of the Border (The truth about Hugo Chávez) directed by Oliver Stone (2009) + Trailer […]

 



Lundi 8 octobre à l’aube, le choc a été rude pour les antichavistes primaires et pour les grands médias, écrits et audiovisuels, où ils ont colonnes, micros et plateaux de télévision ouverts en permanence : à 4 h 30 (heure de Paris, soit 22 h la veille à Caracas) le Conseil national électoral (CNE) du Venezuela annonçait la victoire de Hugo Chavez à l’élection présidentielle avec 55 % des suffrages, contre 45 % à son adversaire Henrique Capriles Radonski. Ce […]


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Thierry Deronne, Caracas, 8 octobre 2012. Le choix fait par les vénézuéliens, le 7 octobre 2012, du programme socialiste, écologique et participatif de Hugo Chavez avec 54,5 % des voix, face au programme néo-libéral du candidat Henrique Capriles qui a obtenu 45 % des voix, est d’autant plus significatif qu’il a suscité une forte participation citoyenne (80 %). Il appelle à mon sens deux réflexions. 1. Il est temps de comprendre l’Histoire du […]


 

Hugo Chavez et l'opinion publique mondiale : Manipulation et stratagèmes des grandes puissances par Jules Dufour

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L’impérialisme ne peut plus supporter la révolution bolivarienne, car elle s’avère une menace réelle à ses ambitions de domination et d’expansion non seulement en Amérique latine, mais dans tous les pays «opprimés et révolutionnaires» comme le déclarait le président vénézuélien en visite à Téhéran la semaine dernière.  Les grandes puissances se voient obligées de l’attaquer sur tous les fronts et celui de la manipulation de l’opinion publique mondiale semble de plus en plus le moyen qu’elles vont désormais privilégier.


Chavez: US, allies want Libyan oil (+video)


  

Chavez: la vérité sur la Libye (vidéo VOSTF)

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Le 15 octobre 2007 Michel Collon info Le gouvernement des Etats-Unis a presque mis au point une méthode d'ingérence qui parvient à pénétrer et infiltrer tous les secteurs de la société civile dans un pays présentant des intérets économiques et stratégiques. Dans le cas du Venezuela, cette stratégie commence à prendre forme en 2002 avec l'augmentation du financement de secteurs de l'opposition à travers le National Endowment for Democracy (NED) et l'ouverture d'un bureau de transition (OTI) […]


Les nouvelles politiques étatsuniennes de «l'aide politique» au Venezuela La nouvelle stratégie des « democracy builders » Par Tom Barry Le 12 octobre 2007 Center for International Policy Cinq ans après la tentative de coup d’Etat contre le président Hugo Chavez, dans laquelle étaient impliqués des groupes financés par les Etats-Unis, les programmes gouvernementaux d’aide politique de ce pays continuent à se mêler des affaires politiques intérieures du Venezuela.  […]


RÉSEAU VOLTAIRE 25 MAI 2012 Le ministre syrien du pétrole et de la richesse minière, Soufian al-Allao, a annoncé qu’un navire vénézuélien chargé de 35 000 tonnes de mazout était arrivé en Syrie pour briser l’embargo unilatéral mis en place illégalement par les Occidentaux. Le Venezuela est en train de préparer un nouveau pétrolier qui s’orientera bientôt vers le pays, a-t-il souligné lors d’une conférence de presse. Abordant la question du gaz, M. al-Allao a indiqué que la[…]


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Le Grand Soir 12 avril 2012 Un peuple à la défense de sa démocratie Venezuela : un coup d’état militaire qui n’aura duré que 48 heures par Oscar FORTIN Le 11 avril 2002, le Venezuela, son peuple et son Président, furent victimes d’un coup d’État, orchestré et planifié depuis plusieurs mois par les oligarchies nationales, les États-Unis, la cupule hiérarchique de l’Église catholique et de nombreux intermédiaires, fragiles à l’appât de millions de dollars qu’on leur a fait […]


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De récents scrutins ou sondages menés en Amérique Latine montrent que l'action des présidents progressistes rencontre un appui croissant de la population - en moyenne de 60 %. C'est le cas de Rafael Correa, de Cristina Fermandez, de Evo Morales, de Daniel Ortega, de Dilma Roussef ou de Hugo Chavez.Jesse Chacón ausculte les raisons de cette tendance dans le cas du Vénézuéla. […]


venezuelaChavezObamaLivreVSommetAmer1804Internationalnews Obama insulte le Vénézuela. Hugo Chavez lui répond... "Le gouvernement d'hugo Chavez restreint les droits universels du peuple vénézuélien, menace les valeurs démocratiques et met en péril la sécurité de la région". Barack Obama, Président des Etats-Unis, le 19 Décembre 2011 dans le journal "El Universal". Cette vidéo est la réponse du Président Chavez, le même jour, lors d'un conseil des ministres. […]


Lire aussi: Haïti: chavez craint une occupation américaine Why is the bush administration afraid of hugo chavez Chavez : le drame d'haiti et l'impérialisme (vidéo, vostf) Hugo chavez: la colombie, c’est « l’israël de l´amérique latine » L’affaire exxon mobil: une stratégie pour abattre chavez" Hugo chávez par ignacio ramonet Chavez et la guerre (video esp vostf) South of the […]


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RISAL 2 mars 2009 Changement de politique à Washington ? Le Venezuela, une menace imaginaire par Mark Weisbrot Sous la présidence de George Bush, les relations entre les États-Unis et les pays d’Amérique latine ont été à leur plus bas niveau, si bien que l’arrivée de Barack Obama à la Maison blanche a permis d’espérer une nouvelle approche, aussi bien au nord qu’au sud de la Frontière. Pour l’heure, la plupart des signes semblent indiquer que la continuité l’emportera sur le changement. […]


 

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Internationalnews South of the Border is Oscar-winning director Oliver Stone's record of a trip to Venezuela to meet the president, Hugo Chávez. Ahead of the film's premiere at the Venice film festival on Monday, Stone writes about his hopes for the film, and the future of US foreign policy in the region. Oliver Stone with President Hugo Chavez. Photograph: Jose Ibanez More: South of the Border (The truth about Hugo Chávez) directed by Oliver Stone (2009) + Trailer […]


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Global Research March 12, 2010

 

The Empire will stop at nothing to find mechanisms and techniques to achieve its final objective, and we cannot disregard the possibility of a military conflict in the near future. If the US places Venezuela on the “terrorist list” this year, we could be on the verge of a regional war. Latin America has suffered constant aggressions executed by Washington during the past two hundred years. Strategies and tactics of covert and overt warfare have been applied […]


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Le Grand Soir 22 septembre 2010 Dans la dispute pour l’hégémonie idéologique en Amérique latine, deux épreuves décisives se déroulent les prochaines semaines : élections législatives au Venezuela, le 26 septembre, et scrutin présidentiel au Brésil, le 3 octobre. Si la gauche démocratique ne venait pas à l’emporter dans ce pays-géant, le pendule politique s’inclinerait, à l’échelle continentale, vers la droite qui gouverne déjà dans sept pays : Chili, […]


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September 29, 2008 Chavez et Obama Relations between Venezuela and the US will not improve even if Barack Obama becomes president, Hugo Chavez, the Venezuelan leader, predicted today. A persistent thorn in the side of the US, Chavez told his supporters not to get their hopes up over Obama, the Democratic candidate, as there was little difference between him and his Republican rival, John […]


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Granma Chavez appelle à davantage d’unité face à l’effondrement du néolibéralisme Rencontre entre les présidents du Venezuela, de Bolivie, d’Equateur et du Brésil à Manaus  Le président du Venezuela Hugo Chavez a déclaré aujourd’hui dans la ville brésilienne de Manaus, où il a participé à un sommet avec les dirigeants du Brésil, Luis Inacio Lula da Silva ; de Bolivie, Evo Morales ; et d’Equateur, Rafael Correa, que la Banque du […]


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Hugo Chavez: En Honduras está en marcha un golpe de Estado 26 juin 2009 Morales + vidéos


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Intervention d'Hugo Chavez lors du dernier sommet de l'ALBA (la Havane)


Internationalnews Il y a 2 mois, la Colombie et les Etats-Unis signaient un accord militaire dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Un accord immédiatement condamné par le Vénézuela qui partage plus de 2000 kilomètres de frontières avec la Colombie. Et comme Hugo Chavez persuadé qu'une attaque se prépare pour le renverser. Chavez :Guerre froide sous les tropiques envoyé par france24. - L'info internationale vidéo. […]



Hugo Chavez prononce, le 16 Janvier 2010, à l'occasion de son message annuel à la nation, un discours en hommage au peuple de Haiti. Il s'interroge, à cette occasion, sur les causes profondes du drame que vit la petite île suite au séisme de Janvier 2010. Chavez réagit dans son émission Alo Presidente du 17 Janvier 2010 : "Les Etats-Unis profitent des conséquences du séisme pour occuper Haiti (...) J'appelle le Président Barack Obama à envoyer des services hospitaliers […]


21 septembre 2008 par BENN Tony, PILGER John, PINTER Harold Le 10 septembre, le président de la Bolivie Evo Morales a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis persona non grata. Le 11 Septembre (35eme anniversaire de coup d’état militaire contre Salvador Allende au Chili) le président du Venezuela a demandé à l’ambassadeur US de quitter le pays. Le président Hugo Chavez croyait à la possibilité d’un coup d’état imminent dans lequel l’administration US était impliquée. […]


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Hugo Chavez s'exprime, à l'occasion d'un voyage en Iran en Septembre 2009, sur la similitude entre le rôle d'Israël dans la région et celui de la Colombie en Amérique latine. 



Le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé mercredi à Buenos Aires à la création d'un nouvel ordre financier mondial, invitant à ne pas déposer d'argent dans les banques américaines. "Je ne conseille à personne de placer son argent dans les banques américaines. Voyez ce qui se passe, tous les mois au moins une d'entre elles dépose son bilan. Nous traversons actuellement une crise financière mondiale, d'où la nécessité de créer un nouveau système […]

 




 
IN: A noter que le candidat Obama avait clairement annoncé la couleur au cours de sa campagne: "Obama se déclare ennemi des pays d’Amérique latine qui ont déclaré leur indépendance des États-Unis, comme le Venezuela de Chavez et la Bolivie d’Evo Morales. Il affirme sur son site de campagne que G.W. Bush n’a pas été efficace vis-à-vis des « démagogues » du sous-continent et qu’il fera tout pour rendre la liberté à Cuba, à commencer par la libération des prisonniers politiques: les […]


"Hugo Chavez s’exprime, le lundi 28 Décembre 2009, à la caserne de Fuerte Mara (Etat de Zulia, près de la frontière avec la Colombie). Il évoque les fortes tensions dans la région, sa volonté de ne pas répondre aux provocations et la possibilité que la Colombie (sous couvert des USA) monte de toute pièce un "faux positif" (en référence à l’affaire des "faux positif" qui secoue depuis fin 2008 le gouvernement de Uribe : l’armée tue des civils, habille leurs dépouilles en guérilleros, ce qui […]


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Le Monde Diplomatique mercredi 18 février 2009 Lors du référendum du 15 février, marqué par une participation massive (70 % du corps électoral), 54,86 % des votants ont ratifié l’amendement à la Constitution qui supprime la limitation du nombre des mandats des maires, députés et gouverneurs – sous réserve qu’ils soient élus s’ils se représentent! Ce faisant, le Venezuela adopte le modèle en vigueur dans nombre de démocraties, dont la […]


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Horizons et débats > 2009 > N°5, 9 fevrier 2009

Le Président Hugo Chávez a beaucoup travaillé en ce sens ces dernières années Une interview de Walter Suter, ancien ambassadeur suisse au Venezuela

Au terme de plusieurs décennies, où l’Amérique latine avait servi aux USA de laboratoire du néolibéralisme, est apparu un mouvement d’émancipation, qui n’a cessé de se renforcer au cours des dernières années, […]


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Maurice Lemoine - Journée Venezuela Solidaridad

21.11.2009.Bruxelles


Intervention de Maurice Lemoine, rédacteur en chef du Monde Diplomatique, lors de l'ouverture de la troisième journée de solidarité avec le Vénézuela. Un petit point sur l'histoire et l'actualité dans la région. 


Chavez et les Etats-Unis (video, VOSTF, 8'39)


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Mondialisation.ca, Le 1 decembre 2008 Victoire des socialistes vénézuéliens aux élections décisives du 23 novembre 2008 Le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSPV) – le parti de Chávez - a conquis 72% des postes de gouverneurs qui étaient en jeu aux élections du 23 novembre et a obtenu 58 % du vote populaire, contredisant ainsi la majorité des sondages pro-capitalistes et la quasi-totalité des médias, qui avaient donné l'opposition favorite. […]


Articles/videos: Amérique latine/Latin America


 

 

 M.Collon : Les 7 péchés de Chavez (vidéos d'une conférence) Internationalnews 29 novembre 2009 Conférence de l'écrivain et journaliste belge Michel Collon, auteur du livre "Les 7 péchés de Chavez". Lire aussi son interview: Les péchés d'Hugo Chavez: Interview de Michel Collon sur son nouveau livre.

 


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Le Grand Soir 15 mai 2008

Eva Golinger : La révolution bolivarienne, pour moi, est une révolution mondiale ALLARD Jean-Guy, GOLINGER Eva Son nom et son accent sont du cinéma. Son style d’adolescente incorrigible, son regard moqueur et l’ironie de son sourire ne laissent personne indifférent. De père nord-américain et de mère vénézuélienne, Eva Golinger a tout pour surprendre. Avocate formée à New York, elle s’est spécialisée en droits de l’homme internationaux et a […]


 

THE REVOLUTION WILL NOT BE TELEVISED DIRECTED AND PHOTOGRAPHED BY KIM BARTLEY AND DONNACHA O'BRIAIN IRELAND, 2003 74 MINUTES IN SPANISH WITH ENGLISH SUBTITLES HUGO CHAVEZ ELECTED PRESIDENT OF VENEZUELA IN 1998, IS A COLORFUL, UNPREDICTABLE FOLK HERO, beloved by his nation's working class and a tough-as-nails, quixotic opponent to the power structure that would see him deposed. Two independent filmmakers were inside the presidential palace on April 11, 2002, when he was forcibly removed from […]


Le 17 juin 2008 par Éric Toussaint * En Amérique Latine, si l’on excepte Cuba, il y a en ce moment trois grandes catégories de gouvernements. En premier lieu, les gouvernements de droite, alliés de Washington, jouent un rôle actif dans la région et occupent une position stratégique : le gouvernement d’Alvaro Uribe en Colombie, Alan Garcia au Pérou et Felipe Calderon à Mexico. Chavez, Correa, Morales et Uribe En deuxième lieu, les gouvernements prétendument « de gauche », […]


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Countercurrents.org 02 June, 2008

Washington Planning To "Checkmate" Chavez By Stephen Lendman So says Heinz Dieterich Steffan - German sociologist, economist, political analyst and Hugo Chavez consultant who claims he coined the phrase "21st century socialism" in the mid-1990s. He currently teaches at the Autonomous Metropolitan University in Mexico City and writes often on Latin American issues. In a May 21, 2008 Kaosenlared.net article and follow-up Montevideo, Uruguay debate, Dieterich […]


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Le Grand Soir10 février 2008 James Petras: "L’affaire Exxon Mobil est une stratégie pour abattre Chavez" Photo: chavezoil.com Environ 12,000 millions de dollars de PDVSA sont gelés sur la demande de EXXON. L’impérialisme a lancé une attaque contre les biens de tous les vénézueliens, en prétendant empêcher ce peuple de récupérer ses ressources basiques. C’est ainsi qu’il faut interpréter le fait que la société pétrolière Exxon Mobil Corp a obtenu des décisions judicaires gelant plus de […]


Venezuela Bolivariana: People and the struggle of the 4th world war http://www.calleymedia.org/ 1 h 16 mn 58 s - 30 avr. 2006 http://www.calleymedia.org/ 2004 documentary on the impact of financial neo-liberalism on Latin America and other parts of the world and what Hugo Chavez is doing to stop its spread in Venezuela.


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Global ResearchDecember 4, 2007 by Stephen Lendman

 

Hugo Chavez addressed upwards of a half million supporters on the final day of campaigning for constitutional reform on December 1.

He was confident of a victory that seemed assured. The turnout was impressive as a sea of red filled Caracas' main Avenida Bolivar boulevard and spilled over into adjourning streets. It dwarfed the November 29 final opposition rally Rupert Murdock's Times online/UK and Fox News estimated at "more than 100,000" […]


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venezuelanalysis.com November 28th 2007 by Eva Golinger Photo: newsimg.bbc.co.uk Last night CNN en Español aired the above image, which captions at the bottom "Who Killed him?" by "accident". The image of President Chavez with the caption about killing him below, which some could say subliminally incites to assassination, was a "production error" mistakenly made in the CNN en Español newsroom. The news anchor had been narrarating a story about the situation between Colombia and Venezuela […]


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L'OPÉRATION "TENAILLE"de la Contre-révolution impériale USa réussi à faire perdre le référendumdu Président Hugo CHAVEZ

 

Retour sur une gigantesque opération de propagande des Etat-Unis par James PETRAS, 30 novembre 2007 Traduit par Fausto Giudice [1] Le 26 Novembre le gouvernement vénézuélien a rendu publique une note confidentielle de l’ambassade des USA à la CIA, qui révèle de manière dévastatrice les opérations clandestines des USA et qui aura une influence […]


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Global ResearchNovember 28 2007 Venezuela’s D-Day: Democratic Socialism or Imperial Counter-Revolution

 

The December 2, 2007 Constituent Referendum by Prof James Petras Photo: www.galizacig.com On November 26, 2007 the Venezuelan government broadcast and circulated a confidential memo from the US embassy to the CIA which is devastatingly revealing of US clandestine operations and which will influence the referendum this Sunday (December 2, 2007). The memo sent by an embassy official, Michael […]


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Global Research By Prof. James PETRAS Venezuela’s constitutional reforms supporting President Chavez’s socialist project were defeated by the narrowest of margins: 1.4% of 9 million voters. The result however was severely compromised by the fact that 45% of the electorate abstained, meaning that only 28% of the electorate voted against the progressive changes proposed by President Chavez. While the vote was a blow to Venezuela’s attempt to extricate itself from oil dependence and capitalist […]


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Vive TV ou la communication au service d’une citoyenneté nouvelle par Renaud LAMBERT

 

La chaîne de télévision communautaire publique Vive TV , lancée en novembre 2003, est à bien des égards emblématique du processus bolivarien qui transforme le Venezuela depuis 1998.

En donnant la parole à la population, elle participe à la construction d’une "nouvelle identité citoyenne", basée sur la dignité retrouvée des exclus de " l’ancien régime ", le respect des différences et […]


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Désinformation occidentale sur la réforme constitutionnelle au Venezuela

DE L´INTELLIGENCE DES ÂNES Par Thierry Deronne*

 

Au Venezuela, le 2 décembre 2007, un référendum populaire permettra á 16 millions d´électeurs de rejeter ou d´approuver la réforme de 69 articles constitutionnels. 30 sont proposés par le président Chavez dans la foulée du programme qui lui a valu d´être réélu á 63 % en décembre 2006. 39 autres ont été ajoutés par l´assemblée nationale au terme de discussions avec des […]

 


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11/20/07 "ICH" Photo: blogs.dasmirnov.net The Bush administration tried and failed three prior times to oust Hugo Chavez since its first aborted two-day coup attempt in April, 2002. Through FOIA requests, lawyer, activist and author Eva Golinger uncovered top secret CIA documents of US involvement that included an intricate financing scheme involving the quasi-governmental agency, National Endowment of Democracy (NED), and US Agency for International Development (USAID). The documents also […]


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You can show your support by adding your name online Leading Figures Speak Out on ExxonMobil Hostile Action Against Venezuela Tony Ben - Photo: Joëlle Pénochet (London Latin America conference, Dec 2007) In a letter published in the Guardian (28 Feb), over 50 prominent figures representing a wide section of British society have signed a statement, organised by the Venezuela Information Centre, raising concern over legal action taken by oil giant ExxonMobil to prevent the Venezuelan […]


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Global Research March 4, 2008 The Bullet, Socialist Project e-bulletin "Never again will they rob us -the ExxonMobil bandits. They are imperial, American bandits, white-collared thieves. They turn governments corrupt, they oust governments. They supported the invasion of Iraq." This was the response from Venezuelan president Hugo Chávez to the successful lawsuit by the world's biggest corporation (ExxonMobil), freezing $12 billion in assets of Venezuela's state-owned oil company, PDVSA -- a […]


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Le 15 novembre 2007 Hugo Chávez, José Luis Rodriguez Zapatero et le roi d’Espagne par Salim Lamrani Le XVIIe Sommet ibéro-américain qui s’est déroulé au Chili du 8 au 10 novembre 2007 a été l’objet d’un intense débat qui a opposé l’Amérique latine à l’Europe et à l’Espagne en particulier. Un incident survenu entre le président vénézuelien Hugo Chávez d’un côté et José Luis Rodríguez Zapatero, premier ministre espagnol, et le roi Juan Carlos de l’autre a […]


 

Le sujet central de ce film est le coup d’Etat d’avril 2002, qui a vu l’oligarchie du pays, appuyée par le gouvernement américain, tenter de renverser le gouvernement de Chavez. Les putschistes se sont alors heurtés à une mobilisation massive de la population du pays. Les journalistes qui ont tourné ce film ont ramené d’excellentes images de ce soulèvement populaire - y compris de la situation, heure par heure, à l’intérieur du palais présidentiel.


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CounterPunch November 14, 2007 Venezuelan Democracy, the Presidency of Hugo Chavez and the Great Majority of Popular Classe

s Face a Mortal Threat Venezuela's democratically elected Present Chavez faces the most serious threat since the April 11, 2002 military coup. Photo : interet-general.info Violent street demonstrations by privileged middle and upper middle class university students have led to major street battles in and around the center of Caracas. More seriously, the former Minister […]


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Venezuela : « donner le pouvoir au peuple », mais avec Hugo Chavez

 

Le Courrier, samedi 6 octobre 2007.

 

Le parlementaire vénézuélien Iván Lugo Rodríguez a parcouru la Suisse pour défendre un projet de réforme constitutionnelle visant à décentraliser le pouvoir. Le député évoque également un autre point controversé : la réélection présidentielle.[…]


 

A special report by independent journalist Greg Palast in which he travels to Venezuela on special assignment from Link TV to get beyond the U.S. media image of President Hugo Chavez and to find out why the Bush administration is trying to oust him. The report offers a never-before-seen interview with Chavez, insight into Chavez’s relationship with the […]


 
Exclusive Venzuela's Hugo Chavez asserts America is trying to kill him; that if he was an Iraqi he'd take to the trenches with an RPG and fire it at them. In an exclusive television interview, he told this programme America could have its arms back - and says he will cut off oil supplies to the US if more sanctions are imposed. He says he is protecting himself against US aggression - and says he may join forces with Tehran in their plan to undermine the US dollar by selling their oil in Euros.


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By Dennis Flores Sep. 16th 2005

Venezuelan President Hugo Chavez visited The Point CDC in the South Bronx, NY on a recent trip to the u.s. to sell oil at a reduced rate to low income areas. The Welfare Poets had the honor to meet/perform for this great Latin American leader.


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(Archive 2006) President of Venezuela Hugo Chavez talks revolution, imperialism, terrorism and what would happen if he got assassinated (English Sutitles).



Le 18 octobre 2007 mondialisation.ca L’oligarchie vénézuelienne ne cesse de critiquer le président Chávez pour l’aide pétrolière qu’il fournit au gouvernement de La Havane. En effet, Cuba reçoit 98 000 barils de pétrole par jour à des tarifs préférentiels. Pourtant, l’île des Caraïbes est loin d’être la seule nation à bénéficier de ces accords favorables. La plupart des pays de la région tels que Haïti, la Jamaïque ou le Nicaragua profitent également de cette politique solidaire. La […]



Publié sur le site du Cercle Bolivarien de Paris Lundi 2 juin 2008 "Reportage diffusé en février 2007 dans la magazine Thalassa, sur le service public. 


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Pourquoi tant de haine ?

Parce que, à l’heure où la social-démocratie connaît une crise d’identité en Europe, les circonstances historiques semblent avoir confié à M. Chávez la responsabilité de prendre la tête, à l’échelle internationale, de la réinvention de la gauche.

 


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Montage vidéo d'extraits de discours du Président vénézuélien (8 2010) 

 

http://www.internationalnews.fr/article-dossier-chavez-the-chavez-files-115973741.html

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:34

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12 mars 2013

 

Cercle Bolivarien de Paris

 

 

Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.


1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points.


2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins.


3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ».


4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I.


5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela.


6. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 6 millions en 1998 à 13 millions en 2011 et le taux de scolarité dans l’enseignement primaire est désormais de 93,2%.


7. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. Ainsi, le taux de scolarité dans l’enseignement secondaire est passé de 53,6% en 2000 à 73,3% en 2011.


8. Les Missions Ribas et Sucre ont permis à des centaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. Ainsi, le nombre d’étudiants est passé de 895 000 en 2000 à 2,3 millions en 2011, avec la création de nouvelles universités.


9. Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézuéliens.Entre 2005 et 2012, 7 873 centres médicaux ont été créés au Venezuela.


10. Le nombre de médecins est passé de 20 pour 100 000 habitants en 1999 à 80 pour 100 000 habitants en 2010, soit une augmentation de 400%.


11. La Mission Barrio Adentro Ia permis de réaliser 534 millions de consultations médicales. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées, alors qu’en 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. 1,7 millions de vies ont ainsi été sauvées entre 2003 et 2011.


12. Le taux de mortalité infantile est passé de 19,1 pour mille en 1999 à 10 pour mille en 2012, soit une réduction de 49%.


13. L’espérance de vie est passée de 72,2 ans en 1999 à 74,3 ans en 2011.


14. Grâce à l’Opération Milagro lancée en 2004, 1,5 millions de Vénézuéliens atteints de cataractes et autres maladies oculaires, ont retrouvé la vue.


15. De 1999 à 2011, le taux de pauvreté est passé de 42,8% à 26,5% et le taux de pauvreté extrême de 16,6% à 7%.


16. Au classement de l’Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Venezuela est passé du 83ème rang en 2000 (0,656) au 73ème rang en 2011 (0,735), intégrant ainsi la catégorie des nations à l’IDH élevé.


17. Le coefficient de GINI, qui permet de calculer les inégalités dans un pays, est passé de 0,46 en 1999 à 0,39 en 2011.


18. Selon le PNUD, le Venezuela, qui dispose du coefficient de GINI le plus bas d’Amérique latine, est le pays de la région où il y a le moins d’inégalités.


19. Le taux de malnutrition infantile a été réduit de près de 40% depuis 1999.


20. En 1999, 82% de la population avait accès à l’eau potable. Ils sont désormais 95%.


21. Durant la présidence de Chávez, les dépenses sociales ont augmenté de 60,6%.


22. Avant 1999, seules 387 000 personnes âgées recevaient une pension de retraite. Elles sont désormais 2,1 millions à en bénéficier.


23. Depuis 1999, 700 000 logements ont été construits au Venezuela.


24. Depuis 1999, le gouvernement a remis plus d’un million d’hectares de terres aux peuples aborigènes du pays.


25. La réforme agraire a permis à des dizaines de milliers d’agriculteurs de posséder leurs terres. Au total, plus de 3 millions d’hectares de terres ont été distribués.


26. En 1999, le Venezuela produisait 51% des aliments qu’il consommait. En 2012, la production est de 71%, alors que la consommation d’aliments a augmenté de 81% depuis 1999. Si la consommation de 2012 était similaire à celle de 1999, le Venezuela produirait 140% des aliments consommés au niveau national.


27. Depuis 1999, le taux de calories consommées par les Vénézuéliens a augmenté de 50% grâce à la Mission Alimentation qui a créé une chaîne de distribution de 22 000 magasins alimentaires (MERCAL, Casas de Alimentación, Red PDVAL), où les produits sont subventionnés à hauteur de 30%. La consommation de viande a augmenté de 75% depuis 1999.


28. Cinq millions d’enfants reçoivent désormais une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. Ils étaient 250 000 en 1999.


29. Le taux de malnutrition est passé de 21% en 1998 à moins 3% en 2012.


30. Selon la FAO, le Venezuela est le pays d’Amérique latine et de la Caraïbe le plus avancé dans l’éradication de la faim.


31. La nationalisation de l’entreprise pétrolière PDVSA en 2003 a permis au Venezuela de retrouver sa souveraineté énergétique.


32. La nationalisation des secteurs électriques et de télécommunications (CANTV et Electricidad de Caracas) ont permis de mettre fin à des situations de monopole et d’universaliser l’accès à ces services.


33. Depuis 1999, plus de 50 000 coopératives ont été créées dans tous les secteurs de l’économie.

34. Le taux de chômage est passé de 15,2% en 1998 à 6,4% en 2012, avec la création de plus de 4 millions d’emplois.


35. Le salaire minimum est passé de 100 bolivars (16 dollars) en 1999 à 2047,52 bolivars (330 dollars) en 2012, soit une augmentation de plus de 2000%. Il s’agit du salaire minimum en dollars le plus élevé d’Amérique latine.


36. En 1999, 65% de la population active touchait le salaire minimum. En 2012, seuls 21,1% des travailleurs disposent de ce niveau de salaire.


37. Les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalant à 60% du salaire minimum.


38. Les femmes seules et les personnes handicapées reçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum.


39. Le temps de travail est passé à 6h par jour et à 36 heures hebdomadaires sans diminution de salaire.


40. La dette publique est passée de 45% du PIB en 1998 à 20% en 2011. Le Venezuela s’est retiré du FMI et de la Banque mondiale en remboursant par anticipation toutes ses dettes.


41. En 2012, le taux de croissance au Venezuela a été de 5,5%, l’un des plus élevés au monde.


42. Le PIB par habitant est passé de 4 100 dollars en 1999 à 10 810 dollars en 2011.


43. Selon le rapport annuel World Happinessde 2012, le Venezuela est le second pays le plus heureux d’Amérique latine, derrière le Costa Rica, et le 19ème au niveau mondial, devant l’Allemagne ou l’Espagne.


44. Le Venezuela offre un soutien direct au continent américain plus important que les Etats-Unis. En 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush.


45. Pour la première fois de son histoire, le Venezuela dispose de ses propres satellites (Bolívar et Miranda) et est désormais souverain dans le domaine de la technologie spatiale. Internet et les télécommunications sont disponibles sur tout le territoire.


46. La création de Pétrocaribe en 2005 permet à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné à hauteur de 40% à 60%, et d’assurer leur sécurité énergétique.


47. Le Venezuela apporte également son aide aux communautés défavorisées des Etats-Unis en lui fournissant de l’essence à des tarifs subventionnés.


48. La création de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) en 2004 entre Cuba et le Venezuela a jeté les bases d’une alliance intégratrice basée sur la coopération et la réciprocité, qui regroupe huit pays membres, et qui place l’être humain au centre du projet de société, avec l’objectif de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.


49. Hugo Chávez est à l’origine de la création en 2011 de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) qui regroupe pour la première fois les 33 nations de la région, qui s’émancipent ainsi de la tutelle des Etats-Unis et du Canada.


50. Hugo Chávez a joué un rôle essentiel dans le processus de paix en Colombie. Selon le président Juan Manuel Santos, « si nous avançons dans un projet solide de paix, avec des progrès clairs et concrets, des progrès jamais atteints auparavant avec les FARC, c’est également grâce au dévouement et à l’engagement de Chávez et du gouvernement du Venezuela ».


Salim Lamrani


Opera Mundi http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/27642/50+verda...

 

http://www.internationalnews.fr/article-50-verites-sur-chavez-et-la-revolution-bolivarienne-par-salim-lamrani--116113794.html

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:03

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11 mars 2013

 

Le Grand Soir 10 mars 2013


Par Luis Alberto Reygada

 

L’opposition pensait qu’il serait plus facile de battre le chavisme sans Chavez. Vu la marée humaine qui s’est déplacée pour lui rendre un dernier hommage -flot incessant qui ne tarit toujours pas à cette heure, plus de 3 jours après le décès du leader vénézuélien- et vu la carrure de son remplaçant, ils ont surement déjà compris qu’encore une fois ils ne feront pas le poids contre la marée rouge.


Alors, vieille technique, ils ont déjà commencé à dire que la présidence par intérim de Nicolas Maduro est inconstitutionnelle. Pourtant l’article 233 de la Constitution vénézuélienne, dans son 3ème paragraphe, précise bien que c’est bien le vice-président et non pas le président de l’Assemblée Nationale qui doit assumer la transition jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Et l’opposition peut évidemment compter sur ses amis des médias pour relayer leurs arguments, même s’ils ne tiennent pas debout. Petite chronologie explicative...


07 octobre 2012 :

Le président-candidat Hugo Chavez remporte les élections présidentielles avec 55,07% des suffrages (8.191.132 de voix). Il est réélu pour un nouveau mandat qui devra débuter le 10 janvier 2013.

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Résultats officiels consultés sur le site du Conseil National Electoral vénézuélien : http://www.cne.gob.ve/resultado_presidencial_2012/r/1/reg_00...


27 novembre 2012 :

Le Président Chavez demande l’autorisation à l’Assemblée Nationale de quitter temporellement le territoire national afin de continuer son processus de récupération.

Demande d’autorisation publiée par El Nacional : http://www.el-nacional.com/politica/Chavez-Solicito-AN-ausen...

L’Assemblée Nationale approuve l’autorisation.
Hugo Chavez quitte le soir même le Venezuela.

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Vendredi 7 décembre 2012 :

Neuf jours après, Hugo Chavez rentre à Caracas ; l’avion présidentiel atterrit à l’aéroport international de Maiquetía à deux heures et demie du matin.


Samedi 8 décembre 2012 :

21 :33. Interruption des programmes télévisés : « émission nationale » (flash officiel du gouvernement) filmée en direct, de plus de trente-cinq minutes dans laquelle le président Chavez, entouré de son Cabinet exécutif, informe son pays de la nécessité de retourner à Cuba afin de suivre un nouveau traitement suite à la détection de cellules malignes dans la région déjà opérée fin 2011 (voir minute 14:40) et de se soumettre à une nouvelle opération chirurgicale (15:20). Il fait une nouvelle demande d’autorisation à l’Assemblée Nationale pour quitter le territoire national ; il la signe en direct et la remet à Diosdado Cabello.


Il lance un grand appel à l’unité et demande à ses camarades « du fond du cœur » et si les circonstances le demandent, de choisir Nicolas Maduro comme candidat à l’élection présidentielle et de le porter à la Présidence de la République (25:00). C’est la principale annonce qui a motivé son retour à Caracas.


Dimanche 9 décembre 2012 :

L’Assemblée Nationale autorise avec l’unanimité des voix la demande d’autorisation sollicitée par le président Chavez afin de quitter le territoire national, qui se base sur l’article 235 de la Constitution :

Article235.
L’absence du territoire national, du Président ou de la Présidente de la République nécessite une autorisation de l’Assemblée Nationale ou de la Commission Déléguée, quand l’absence se prolonge d’une durée supérieure à cinq jours consécutifs.


Je vais demander aux camarades députés et députées et aux députés de l’opposition, si c’est leur souhait, je vais maintenant soumettre à votre votation, la demande d’autorisation du commandant Chavez, pardon, pour qu’il n’y ai pas de doute, la demande en accord avec l’article 235 de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, dans laquelle il sollicite l’autorisation de quitter le pays pendant plus de cinq jours. (…) Les député(e)s qui sont d’accord veuillez lever la main… Approuvé, par unanimité. (…) Nous remercions ce geste (de soutien) des députés de l’opposition ; commandant partez l’esprit tranquille à Cuba vous faire soigner ; sachez que ce peuple vous aime et vous attend avec son cœur grand ouvert…


Lundi 10 décembre 2012 :

Le président Chavez part pour La Havane, il précise qu’il continuera d’exercer ses fonctions depuis ce pays.

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16 décembre 2012 :

Elections régionales : écrasante victoire du parti au pouvoir, les partisans d’Hugo Chavez remportent 20 états sur 23.

Résultats CNE : http://www.cne.gob.ve/resultado_regional_2012/r/1/reg_000000...

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8 janvier 2013 :

Le président de l’Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, informe que Chavez a demandé d’annoncer que, sur recommandation de son équipe médicale (...), le processus de récupération post-opératoire devra se prolonger au-delà du 10 janvier de l’année en cours, motif pour lequel il ne pourra se présenter à cette date devant l’Assemblée nationale" pour son investiture.


L’article 231 de la Constitution est invoqué et il est indiqué que "la prestation de serment aura lieu à une date ultérieure devant le Tribunal suprême de justice".


Article231.
Le candidat élu, homme ou femme prend possession de sa fonction de Président ou Présidente de la République le 10 janvier de la première année de sa période Constitutionnelle, après serment devant l’Assemblée Nationale. Si pour n’importe quelle raison, le Président ou la Présidente de la République ne peut pas prendre sa possession devant l’Assemblée Nationale, il ou elle le fera devant le Tribunal Suprême de Justice.


9 janvier 2013 :

Le Tribunal Suprême de Justice annonce son interprétation de l’article 231 constitutionnel :

- Il n’y a pas d’absence du président, mais une autorisation de quitter le territoire pour raisons médicale, approuvée par l’Assemblée Nationale.

- Bien qu’une nouvelle période présidentielle débute le prochain 10 janvier, il n’est pas nécessaire d’avoir une nouvelle cérémonie d’investiture car, s’agissant d’un président réélu, il n’y a pas d’interruption dans l’exercice de la fonction. Il y a une continuité du pouvoir exécutif, mais aussi du reste du gouvernement.

- La prestation de serment du président réélu pourra s’effectuer après le 10 janvier, au Tribunal Suprême de Justice, comme le prévoit l’article 231 de la Constitution, une fois que cessent les raisons qui auraient empêché sa prestation du serment, dans ce cas son état de santé.

La décision du TSJ : http://www.tsj.gov.ve/decisiones/scon/enero/02-9113-2013-12-...


10 janvier 2013 :

Début de la nouvelle période présidentielle, grande mobilisation populaire en soutien au président réélu, le vice-président Nicolas Maduro assure que c’est une journée historique qui marque le début du nouveau mandat d’Hugo Chavez. Plusieurs présidents latino-américains ont fait le déplacement en signe de solidarité.

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18 février 2013 :

Hugo Chavez rentre au Venezuela.


Mardi 5 mars 2013 :

16 :25. Le président Hugo Chavez est mort. Le vice-président Nicolas Maduro annonce son décès à la télévision.


Vendredi 8 mars 2013 :

Le Tribunal Suprême de Justice interprète l’article 233 de la Constitution, en se basant sur son interprétation de l’article 231 du 9 janvier 2013, c’est donc le troisième paragraphe de l’article 233 qui est considéré :

Etant survenue la mort du président, c’est le vice-président qui devient le président par intérim.

Le Conseil National Electoral doit convoquer de nouvelles élections présidentielles.
Le président par intérim peut participer à ces élections, sans abandonner ses fonctions.

Article233.

Constituent des empêchements absolus à l’exercice de la fonction de Président ou de Présidente de la République : la mort, la démission, la destitution décrétée par jugement du Tribunal Suprême de justice, l’incapacité physique ou mentale permanente certifiée par un collège médical désigné par le Tribunal Suprême de justice avec approbation de l’Assemblée Nationale, l’abandon de la charge, déclaré par l’assemblée Nationale, ainsi que la révocation populaire de son mandat.


Quand se produit l’empêchement absolu du Président ou de la Présidente élu (e) avant sa prise de fonction, il est procédé à une nouvelle élection universelle, directe et secrète dans les trente jours consécutifs suivants. En attendant l’ élection du nouveau Président ou Présidente, la Présidence de la République sera confiée au Président ou Présidente de l’Assemblée Nationale.


Quand se produit l’empêchement absolu du Président ou de la Présidente de la République au cours des premières quatre années de la période Constitutionnelle on procède à de nouvelles élections universelles directes au cours des trente jours consécutifs suivants.


Pendant les élections la charge du Président ou de la Présidente de la République sera assurée par le Vice-président ou la vice-Présidentee de l’Exécutif. Dans le cas antérieur, le nouveau Président ou la nouvelle Présidente complétera la période Constitutionnelle correspondante.


Si l’empêchement absolu se produit durant les deux dernières années de la période
Constitutionnelle, le Vice-président ou la vice -Présidente assumera la Présidence de la République jusqu’à la fin du mandat.

TEXTE COMPLET : http://www.tsj.gov.ve/decisiones/scon/Marzo/141-8313-2013-13...

RESUME : http://www.tsj.gov.ve/informacion/notasdeprensa/notasdeprens...


Vendredi 8 mars 2013 (soir) :

Nicolas Maduro est investit et prête serment en tant que président par intérim, devant l’Assemblée Nationale.

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Samedi 9 mars 2013 :

Le Conseil National Electoral convoque des élections présidentielles pour le 14 avril 2013…

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http://www.cne.gov.ve/web/sala_prensa/noticia_detallada.php?...

 

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http://www.legrandsoir.info/maduro-nouveau-president-du-venezuela-desole-mais-c-est-comme-ca.html

 

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