14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 14:24

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C'est un parasite qui transforme les abeilles en zombies. L'Apocephalus Broealis, découvert en 2008 s'introduit sous la peau des insectes et change leur comportement. Les abeilles touchées, sortent de la ruche la nuit et se précipitent vers la source de lumière la plus proche et meurent.

 

De leurs cadavres sortent les larves des parasites, prêtes à infecter de nouvelles abeilles. Le parasite a déjà infecté des centaines de ruche en Amérique du Nord. Les chercheurs n'ont pas encore trouvé comment lutter efficacement contre le parasite qui transforme les abeilles en zombies : une menace supplémentaire pour les insectes, déjà touchées par le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles et d'autres parasites.

 


 
Photo: Femelle d’Apocephalus borealis en train de pondre ses œufs dans l'abdomen d'une abeille domestique. L'opération ne prend que 2 à 4 secondes. Wikipedia

 

En complément:


MONSANTO a intérêt à la disparition des abeilles (+ vidéo et dossier abeilles)



Le silence des abeilles - Pollinisation manuelle (vidéo, 4'36) - Titanic apicole (documentaire sur la disparition des abeilles, 2h) - La disparition des abeilles, la fin d'un mystère (52') - Abeilles : Des populations en déclin (video, 9'13) - Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue - Les OGM menaçent les abeilles de disparition (reportage, 7' 17)... Dix documentaires et articles sur un sujet fondamental. Le silence des abeilles - Pollinisation manuelle (vidéo, […]

 


http://www.internationalnews.fr/article-les-abeilles-zombies-envahissent-l-amerique-video-123624543.html

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:23

Internationalnews

1er aout 2013


 

Rtbf 23 juillet 2012

 

La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen. Ecolo (parti écologiste belge) propose une réforme de la réglementation, qualifiée d'absurde".

 

Des associations comme Kokopelli ou Semailles se retrouvent dans l’illégalité: elles préservent et distribuent ces semences.


Pourtant, il suffirait d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrit au catalogue, elles en sortent. Il faut pour cela payer assez cher, explique Catherine Andrianne de Semailles. "A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu", dit-elle.

 

Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères sont discriminants, selon Kokopelli, "puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles".

 

Malgré un assouplissement de ces critères pour les variétés dites de conservation, ceux-ci restent inadaptés pour les variété traditionnelles. Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes, "cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans".

 

Certains producteurs alternatifs comme Semailles ne comptent pas arrêter la commercialisation de leurs semences, qu'ils considèrent comme un produit vivant et non un produit d'usine.

 

L'industrie, elle défend les variétés nouvelles: la réglementation permet de garantir le financement de la recherche. Pour le Prof. Bernard Bodson de Gembloux Agro Bio Tech ULg, les variétés issues de la recherche sont plus résistantes et plus productives.

 

De là à parler de concurrence déloyale, il y a peut-être un pas à ne pas franchir... On pourrait pourquoi pas classer les anciennes variétés au patrimoine naturel sans que cela ne gêne la création de nouvelles variétés plus standardisées pour les agriculteurs.

 

 

 

Ecolo réagit


"Ecolo, comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, juge pour l'heure cette réglementation parfaitement contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. L'absurde rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables menace en effet de nombreuses semences anciennes et semble tout simplement taillée sur mesure pour les quelques grandes multinationales du secteur", selon un communiqué.

 

Le parti écologiste entend "marquer son soutien plein et entier aux nombreuses associations qui, à l'instar de Kokopelli, luttent pour la sauvegarde de variétés anciennes ou locales, et permettent de nous offrir ainsi une alimentation variée et de qualité au quotidien". Ecolo compte peser au niveau européen et au niveau national pour faire modifier la législation.

 

 Voir la video


JFH avec Pascale Bollekens

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:21

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6 juin 2013

 

Le Grand Soir

Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d’abeilles » en Europe et dans le monde !


Nous devons la stopper net, avant qu’elle n’ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l’avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.

Il n’y a pas un instant à perdre.


Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s’est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles (1).


Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...


Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effrené et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat (2).


Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l’interdiction REELLE des pesticides tueurs-d’abeilles - malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes (3)... Pour sécuriser les centaines de millions d’euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !


Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l’issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l’interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s’il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.


Or, cette soi-disant interdiction n’aura aucun effet sur la santé des abeilles !


En fait, les 3 pesticides tueurs-d’abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l’année - sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques - empoisonnant largement les sols et l’eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».


De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu’à trois ans après le traitement (4), et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)


A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d’être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu’ils n’y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits - et pour longtemps !


C’est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.


Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : d’ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d’abeilles.


Nous devons agir avant, pour exiger l’interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !


Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :


- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d’hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l’eau...


- les cultures de printemps et d’été ’non traitées’ seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...


- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant ’interdiction’ des néonicotinoïdes


- Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n’ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.


Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer…


Il faut tuer dans l’œuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu’elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d’abeilles, comme elle prétend le faire d’ailleurs !


Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l’on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l’impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n’auraient pas à y perdre :


d’après l’INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % - sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs - en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l’usage des traitements chimiques (6).


Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !


En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d’affaires des géants de l’agrochimie... Mais la Nature n’a que faire de leurs profits !


Alors s’il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l’Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l’avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.


Signez la pétition , et transmettez cet email à un maximum de personnes autour de vous.


D’avance, merci !

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature


Pour en savoir plus :

1- Le texte de la Commission européenne interdisant 3 néonicotinoïdes :
http://www.pollinis.org/IMG/doc/regulation_commission_europeenne_inter...

 

2- L’excellent rapport de Corporate Union Observatory sur le sujet (en anglais) :
http://corporateeurope.org/publications/pesticides-against-pollinators
Ou ici en français, le bon petit résumé publié en ligne dans le Journal de l’environnement :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/comment-le-lobby-des-pe...,34147


3- Début 2013, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs :
http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/130116.htm?utm_source=homepage... gn=beehealth


4 -Les néonicotinoides persistent dans l’environnement, la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l’Agence de protection de la santé américaine :
http://www.epa.gov/pesticides/chem_search/cleared_reviews/csr_PC-04430...


Voir aussi l’étude de J. DeCant et M. Barrett publiée en 2010 dans la revue Environmental Protection (pp. 1-99) : Environmental Fate and Ecological Risk Assessment for the Registration of CLOTHIANIDIN for Use as a Seed Treatment on Mustard Seed (Oilseed and Condiment) and Cotton.


5- La persistance des néonicotinoïdes contamine l’environnement au sens large, notamment le pollen.

L’imidaclopride par exemple peut être absorbée par des cultures non-traitées, jusqu’à deux ans après la première utilisation, et peut se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles :


Bonmatin, J. M., et al . (2003) A sensitive LC/APCI/MS/MS method for analysis of imidacloprid in soils, in plants and in pollens. Anal. Chem. 75 (9), 2027-2033.


En 2002 et 2003, 69,1% du pollen récolté par les abeilles de 25 ruchers dans cinq départements français, sur des plantes traitées et non traitées étaient contaminés par de l’imidacloprid, bien que cette neurotoxine ait été interdite à l’utilisation sur le tournesol en janvier 1999 :

Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262


6- Rapport Ecophyto R&D de l’INRA : « Réduire l’usage des pesticides » :
http://institut.inra.fr/Missions/Eclairer-decisions/Etudes/Toutes-les-...

Pollinis - Réseau des Conservatoires Abeilles et Pollinisateurs
Association Loi 1901 Conservatoire des Fermes et de la Nature
143 avenue Parmentier - 75010 Paris www.pollinis.org

 

Photo: http://cocomagnanville.over-blog.com

 

Voir aussi notre dossier:

MONSANTO a intérêt à la disparition des abeilles (+ vidéo et dossier abeilles

BEWARE !

The alleged ban on neonicotinoids announced by the European Commission is really a scam thought out by the agrochimical firms to obtain official agreement for the bee-killing pesticides they sell.

If we do not react immediatly, this plan will be effective within a few days.

Sign this petition right away to stop it ! 

Sign the petition

 

http://www.internationalnews.fr/article-abeilles-petition-contre-la-gigantesque-escroquerie-qui-se-met-en-place-a-bruxelle-118316910.html

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:36

Internationalnews

6 juin 2013


Bastamag

 

Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes.

 

Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002.

 

 

Par Sophie Chapelle (5 juin 2013)


« Légumes clandestins » ! L’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel (lire nos précédents articles).

 

Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège.

 

Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...

 

« Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations [1] dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ».

 

L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».


Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. »

 

Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes.

 

Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002.

 

La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes.

 

« Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne.

Notes

[1Confédération Paysanne Midi Pyrénées et de tous les départements de la région, Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Périgord, Nature & Progrès Ariège, Nature & Progrès Hautes Pyrénées, Nature & Progrès Quercy Gascogne, Nature & Progrès Haute Garonne, Nature et Progrès Aveyron, Croqueurs de carottes, Collectif anti-OGM31, Pétanielle, Terre en vie 65, ATTAC Toulouse, Toulouse en transition, Collectif des Semeurs du Lodévois-Larzac, Kokopelli, collectif des Faucheurs Volontaires, les herbes folles de Saverdun,...

 


Règlement Européen sur les semences : La biodiversité mise sous contrôle pour ouvrir le marché aux brevets



Biodiversité : alerte, l'ONU s'aligne sur l'OMC ! par Agnès Bertrand et François Degert

 

Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans

L'association Kokopelli préserve la biodiversité (vidéo)

 

Journée Internationale des semences 2010/International Seed Day (ISD) April 26 (video + dossier)


Année de la Biodiversité: dossier sur la disparition des abeilles (documentaires et articles)

 

Des OGM autorisés dans les produits «bio» (+ dossier OGM)


“Les blés d’or”, documentaire sur la biodiversité végétale (32')

 

 

Vers un brevetage des semences traditionnelles ?

Colonisation de la Planète par Monsanto: après l'Iraq et l'Afghanistan, c'est au tour d'Haïti...

Protéger la biodiversité est devenu hors-la-loi, la guérilla contre les OGM se fait potagère

Source de la photo:http://www.princejardinier.fr/magazine/spip.php?article22

 

http://www.internationalnews.fr/article-biodiversite-450-euros-d-amende-pour-diffusion-de-legumes-clandestins--118315933.html

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 14:00

Réseau Semences Paysannes
27 mai 2013

La Commission Européenne a adopté lundi 6 mai trois nouveaux règlements sur les semences, la santé des plantes et les contrôles, désormais soumis au Parlement et au Conseil européens. Au prétexte de simplification, de défense de la biodiversité, et de protection de la santé des plantes, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct des titres de propriété de l’industrie : Certificat d’Obtention Végétale et brevets.


 

Le Réseau Semences Paysannes dénonce cette agression violente contre le droit des agriculteurs, des jardiniers, des consommateurs et des générations futures d’accéder librement à l’immense biodiversité végétale généreusement offerte par le travail de centaines de générations de paysans.

 

Ce hold-up sur les semences est soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire. L’office communautaire qui délivre les titres de propriété industrielle sur les variétés (Certificat d’Obtention Végétale) sera directement chargé du catalogue qui conditionne l’accès au marché des semences ; le marché sera désormais ouvert aux variétés et aux plantes brevetées ; les industriels pourront organiser eux-mêmes le contrôle de leurs semences, mais aussi de celles que les agriculteurs prélèvent dans leurs propres récoltes, pendant que des contrôles bureaucratiques insensés interdiront de fait aux agriculteurs d’utiliser et d’échanger leurs propres semences et restreindront l’accès au marché des semences traditionnelles, locales et biologiques.

 

Cette bureaucratie et le coût des contrôles risquent de réserver aux seules variétés et semences brevetées l’ouverture du marché à la biodiversité que constituent les nouvelles « variétés hétérogènes » et de restreindre à la portion congrue les nouvelles variétés de niche dont les semences pourront être commercialisées sans rnregistrement au catalogue.

 

Le Réseau Semences Paysannes appelle l’ensemble des citoyens à interpeller leur gouvernement et leurs élus européens pour qu’ils révisent en profondeur ces nouveaux règlements, pour qu’ils n’abandonnent pas à la Commission mais définissent eux-mêmes leurs modalités d’application, et pour qu’ils barrent la route au vol de toutes les semences par les brevets.

 

Le respect des droits des agriculteurs et des jardiniers d’utiliser, d’échanger et de protéger leurs semences, et d’avoir accès sur le marché à toute la biodiversité des semences paysannes disponibles, est la première condition du droit à l’alimentation et de la souveraineté alimentaire.

 

Contacts : Guy Kastler 06 03 94 57 21 ou Patrick de Kochko 06 17 06 62 60
mail : contact@semencespaysannes.org

 

Réseau Semences Paysannes
Biodiversité des semences et plants dans les fermes
3, avenue de la gare 47190 Aiguillon
Tel : 05 53 84 44 05 Fax : 05 53 84 69 48
Mail : contact@semencespaysannes.org
Site internet : http://www.semencespaysannes.org


Annexe « technique » : Première analyse synthétique de la proposition de règlement sur les semences de la Commission Européenne :

1) Ce paquet better regulation est d’abord un immense cadeau à l’industrie


a - Renforcement du contrôle du marché par les droits de propriété industrielle

Les semences de variétés hétérogènes brevetées pourront désormais avoir accès au marché sur la base de décisions (acte délégué) de la commission européenne. La directive 98/44 interdit le brevetage des variétés.


L’Office Européen des Brevets ne refuse un brevet que s’il s’agit d’une variété homogène et stable telle que définie par l’UPOV, mais accorde des brevets sur des variétés hétérogènes. Cette proposition de règlement autorise la commercialisation des semences de ces variétés hétérogènes jusqu’à aujourd’hui interdite. Les semences de variétés paysannes hétérogènes sélectionnées et multipliées dans leurs conditions d’utilisation (le champ de production agricole) n’auront pas accès au marché. Seules les populations synthétiques ou les variétés hétérogènes brevetées de l’industrie pourront bénéficier de cet accès au marché.


Les variétés contenant des caractères ou des gènes brevetés pourront accéder beaucoup plus vite au marché sans avoir besoin de passer par les longues multiplications indispensables à l’homogénéisation et à la stabilisation des lignées dans lesquelles ont été introduits ces caractères ou gènes brevetés ;


En quelques années, l’ensemble des semences seront contaminées par des gènes brevetés ou contiendront des gènes "natifs" brevetés, propriété d’une poignée de multinationales détentrices des plus gros portefeuilles de brevets ;


L’Office Communautaire des Variétés Végétales gérera directement le catalogue selon les mêmes procédures que celles permettant d’obtenir un Certificat d’Obtention Végétale (COV), ce qui permet d’inscrire une variété protégée au catalogue sur la base des essais DHS (distinction, homogénéité et stabilité) déjà réalisés pour le COV et d’exclure du marché toute variété non protégeable par un COV, sauf les variétés hétérogènes ci-dessus.


Les obtenteurs disposeront de la liste de tous les paysans producteurs de semences de ferme, ce qui leur permettra de les poursuivre pour contrefaçon s’ils ne leur ont pas versé de royalties ou s’ils ont utilisé des semences de ferme d’espèces non dérogatoires ;


Un suivi électronique de tous les échanges de semences en Europe, détenu par l’administration au prétexte sanitaire, pourra être mis au service des détenteurs de COV et de brevet qui pourront s’en servir pour poursuivre les agriculteurs qui utilisent des semences de ferme de variétés protégées par un COV, des semences (du domaine public ou leurs propres semences paysannes) contaminées par des gènes brevetés ou contenant des caractères "natifs" brevetés ;


Opacité maintenue sur les procédés d’obtention, les brevets et l’origine des ressources génétiques utilisées.

Les consommateurs et les paysans, bio ou conventionnels, qui ne veulent pas de plantes génétiquement manipulées par d’autres procédés que la transgenèse (mutagénèse dirigée, fusion cellulaire...) seront obligés d’en consommer sans le savoir. Les sélectionneurs et les paysans seront menacés de poursuite en contrefaçon de brevet sans pouvoir savoir s’ils utilisent ou non des semences brevetées achetées sur le marché ou contaminées dans les filières ou dans leurs champs par des gènes brevetés. Enfin, l’absence d’obligation d’information sur l’origine des ressources génétiques utilisées légalise de fait la biopiraterie ;


b - Les procédures d’accès au marché des semences sont allégées au profit des seuls gros opérateurs.


Les auto-contrôles sous contrôle officiel et la multiplication des analyses obligatoires qu’ils entraînent sont une économie pour les gros opérateurs qui commercialisent de gros volumes, mais génèrent une bureaucratie et un coût inabordable pour les petits opérateurs. De plus, ils favorisent la fraude chez les gros opérateurs qui versent des sommes importantes aux organismes certificateurs privés chargés de contrôler leurs auto-contrôles


2) Ce paquet better regulation est une agression directe contre les semences de ferme, paysannes, biologiques, traditionnelles, locales... et les semences destinées à la culture pour l’autoconsommation (jardinage amateur)


Les semences de ferme, paysannes et amateurs, aujourd’hui hors du champ d’application des directives limité aux seules semences commercialisées "en vue d’une exploitation commerciale", seront réglementées.


a - Les paysans producteurs de semences de ferme et paysannes devront s’enregistrer sur une liste que les autorités pourront transmettre aux obtenteurs en vertu du règlement 1768/95 : ils seront de ce fait livrés aux poursuites des détenteurs de COV s’ils n’amènent pas eux-mêmes la preuve qu’ils n’ont pas fait de contrefaçon.

Ils devront supporter et payer le coût des contrôles sanitaires et de biosécurité (ils ne seront exemptés que des frais connexes d’enregistrement), ce qui les incitera à abandonner leur activité pour se tourner vers les semences commerciales. Ils devront ensuite enregistrer tous leurs échanges de semences et tenir ces enregistrements à disposition de l’administration. Ils seront de ce fait livrés aux contrôles de légalité de ces échanges dont le statut n’est pas clarifié par la proposition de règlement de la Commission : ces paysans ne sont pas opérateurs au titre de l’article 1 PRM qui limite son objet à la production et à la commercialisation de semences destinées au marché. Ils devraient donc pouvoir bénéficier de l’exonération d’application du règlement au titre des "échanges en nature entre non opérateurs professionnels". Mais ils sont considérés comme des opérateurs professionnels au titre de l’article 3 qui concerne tout matériel de reproduction, qu’il soit ou non destiné au marché. Ils ne pourront donc que :


- soit échanger des semences dans le cadre "d’organisations de conservation de Ressources génétique" agrées par les autorités, sans qu’il soit précisé si la conservation à la ferme est reconnue ou non ;


- soit les commercialiser dans le cadre très restreint et très bureaucratique "des variétés de niche", sous réserve que la Commission publie les actes délégués nécessaires, ce qui risque de prendre de nombreuses années pour n’aboutir qu’à un règlement bureaucratique tout aussi inapplicable que la dernière directive "conservation". De plus, ce cadre les obligera à respecter les contraintes bureaucratiques et les autro-contrôles sous contrôle officiel, inabordables pour les petits volumes.


Ils devront aussi tenir à disposition des autorités un registre indiquant les noms de tous les agriculteurs ou autres professionnels avec lesquels ils ont échangé des semences.


b - Les artisans semenciers bénéficieront de quelques nouveautés :

- variétés de conservation. Si les limitations quantitatives et géographiques de commercialisation disparaissent (ce qui est un progrès), ces variétés devront toujours être stables, relativement homogènes et anciennes (commercialisées avant entrée en vigueur du règlement). Les variétés de conservation qui ne peuvent pas être maintenues ni reproduites dans leur région d’origine (la majorité des légumes qui viennent d’autres continents que l’Europe), ou qui n’ont pas de région d’origine déterminée, devront être enregistrées comme variété standard ou disparaître ;


- variétés hétérogènes, sous réserve que la Commission publie les actes délégués nécessaires, sans imposer des mesures bureaucratiques accessibles aux seules semences brevetées ;


- les variétés de niches peuvent constituer une réelle ouverture si la bureaucratie, les analyses et les autocontrôles sous contrôle officiel, inabordables pour les plus petits opérateurs et pour les petits volumes ne viennent pas annuler l’avantage de la non obligation d’enregistrement au catalogue. L’obligation d’enregistrer non seulement l’origine de tous leurs achats, mais aussi le nom de chaque acheteur de leurs semences parait totalement irréaliste


c- Les semences biologiques peu homogènes et peu stables seront toujours interdites, sauf évolution favorable de la fenêtre des variétés hétérogènes ?


Les citoyens européens doivent maintenant exiger de leurs élus européens et de leurs gouvernement :

- d’ouvrir largement l’enregistrement de variétés hétérogènes à toutes les espèces à condition d’y interdire l’inscription de toute variété contenant des plantes brevetées sous quelle forme que ce soit, - ou d’obtenir dans le même temps l’interdiction de tout brevet sur les plantes, les semences, les portions de plantes...-


- de rendre obligatoire lors de l’enregistrement l’information sur les procédés d’obtention et de sélection, sur tout titre de propriété industrielle et sur l’origine des ressources génétiques utilisées ;


- de garantir le droit des agriculteurs à la protection des informations à caractère privé, notamment celles concernant le choix de la semence utilisée ;


- d’ouvrir la commercialisation sans enregistrement obligatoire d’une part à toute semence non OGM commercialisée en vue d’une exploitation non commerciale (amateur...), d’autre part à toute remise directe de semences non OGM par le producteur (ou avec un intermédiaire au maximum à condition que le nom du producteur et sa région de culture soient indiqués sur chaque lot) au cultivateur final (y compris professionnel),

- ou monter le plafond de chiffre d’affaire tout en fermant l’accès aux producteurs de semences brevetées ;


- de reconnaître la sélection, la conservation et la gestion dynamique in situ à la ferme et les droits des agriculteurs qui en découlent d’utiliser et d’échanger librement leurs semences de ferme et paysannes, sans obligation d’enregistrement ni contraintes autres que celles concernant les organismes de quarantaine ;


- d’adapter les contraintes sanitaires, environnementales et de biosécurité aux semences biologiques ;


- de maintenir un service public d’enregistrement et de contrôle à la portée de tous les petits opérateurs qui en ont besoin ;


- de ne pas abandonner à la commission européenne, mais de contrôler eux-mêmes les modalités d’application de ce règlement, en toute transparence vis à vis du public.

* http://www.semencespaysannes.org

Vers un brevetage des semences traditionnelles ?

Vers un brevetage des semences traditionnelles ?

http://www.internationalnews.fr/article-reglement-europeen-sur-les-semences-la-biodiversite-mise-sous-controle-pour-ouvrir-le-marche-aux-bre-118112299.html
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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 11:08

Mondialisation.ca, Le 31 aout 2010 Marianne

Agnès Bertrand, co-auteur de «OMC le pouvoir invisible», et Françoise Degert, journaliste, tirent le signal d'alarme: la financiarisation de la nature rapporte aux banques en leur permettant de se garantir sur les actifs naturels. Mais elle représente un véritable danger pour la préservation des écosystèmes.

 (Dessin : Louison )
La biodiversité est sous les feux de la rampe. Se basant sur les atteintes irréversibles portées au monde du vivant, l'Organisation des nations unies (ONU) a déclaré 2010 « année de la biodiversité ».

Le battage médiatique est à son comble. Point d’orgue : la Convention sur la biodiversité, issue du Sommet de la terre de Rio en 1992, réunira en octobre prochain, à Nagoya (Japon) les 193 États signataires du traité. Cette 10ème conférence des Parties (COP 10) [1]  se déroulera au siège du Keidaren, le puissant syndicat patronal japonais. Pour cet événement qu’ils ont largement sponsorisé,  une présence massive des lobbies d’affaires est attendue.  Sur la table des négociations à Nagoya, les enjeux seront aussi faramineux qu’ils sont occultés. Sous prétexte de préservation de la biodiversité, se prépare un recadrage complet de la structure et des finalités de la convention. Petite histoire d’une formidable imposture.

La notion de biodiversité ne se limite plus aujourd’hui à « la diversité des êtres vivants et de leurs caractères génétiques ».

Dans un parallélisme parfait avec les services environnementaux de l’OMC (organisation mondiale du commerce), établis dans  l'Accord général sur le commerce des services (AGCS) [2] elle s’étend à « tout le matériel » susceptible d'être mis en valeur. Elle inclut non seulement les plantes, les animaux, les gènes, mais également les paysages, les forêts, le captage et la filtration de l'eau, les savoirs faire traditionnels, les cultures, la «sensibilisation» du public, etc. 

Dans les coulisses de la Convention, de nombreux organismes publics et privés, des États  s'affairent depuis près d'une décennie : l'ONU et ses organismes satellites, l'Union européenne, en particulier la France et l’Allemagne, les Etats-Unis, l'Australie, le Canada etc... S’appuyant sur les penseurs néo-libéraux, ils décrètent, avec Pavan Sukhdev, que la seule solution est d’offrir «  une argumentation économique exhaustive et irréfutable pour la conservation des écosystèmes et de la biodiversité». Ce responsable des marchés internationaux de la Deustche Bank à Bombay est également fondateur d'un programme de «comptabilité environnementale» en Inde. La finance se pose en sauveur de la planète. 

Mais le problème est de donner une valeur marchande à des millions d'espèces et de molécules différentes.
Pour contourner la difficulté, l'évaluation de la biodiversité ne porte plus sur les espèces mais sur tous « les services économiques », depuis la pollinisation à la filtration de l’eau, rendus à l'homme par la totalité des écosystèmes (forêts, zones humides, prairies, récif corallien...). Des services estimés par le professeur américain Robert Costanza [3] à 33 000 milliards $ en 1997 soit le double de la valeur mondiale brute produite cette année là. 

Boîte à outils planétaire

Pour donner une valeur aux écosystèmes, de 2001 à 2005, l’ONU a élaboré le Millenium Ecosystem Assessment (MEA) [4].

Il doit être décliné à l'échelle de la France avant la fin de l'année. Ce document identifie 31 services rendus, classés en 4 catégories. Ces catégories ont été recoupées avec la cartographie complète fournie les bases de données géographiques transmises par les satellites [5]. L’ensemble permet de connaître l’état des sols, des sous-sols, les gisements de ressources naturelles, les ressources marines etc.  Au prétexte d’établir des zones de protection de la biodiversité, les fameuses trames vertes et bleues,  le globe terrestre est ainsi scruté et transformé en parts de marché. 

Mais le zèle économétrique ne s’arrête pas là. Depuis 2007, c’est le TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity) qui élabore, toujours sous la direction du banquier Pavan Sukhdev, un système complexe pour calculer la valeur monétaire de chaque « service écosystémique » (sic !). Discrétion oblige, les conclusions de ces constructions mathématico-financières ne seront présentées qu’en octobre 2010 à Nagoya. 

Sans attendre la conférence de Nagoya toutefois, un premier symposium destiné au monde des affaires, intitulé le « business of biodiversity », s’est tenu à Londres le 13 juillet.

Julia Marton-Lefèvre, directrice de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), a présenté l’étude « TEEB for business » pour faire un appel du pied aux transnationales. Le rapport promet  aux entreprises près de 1 100 milliards $ de profits supplémentaires en 2050, grâce aux services écosystèmiques [6] .  Parmi les contributions au symposium, notons celles de William Evison, de PricewaterhouseCoopers, Mikkel Kallesoe, du World business Council for sustainable development qui regroupe des multinationales aussi notoirement écologiques que Dow chemical. 

Pouvoir offshore, élus hors-sol

Il reste à mettre en place le système qui va organiser et contrôler ce marché. En mai 2010, à Nairobi, « un groupe de travail  spécial à composition non limitée » de la CDB propose la création d’une plate-forme science-politique pour appliquer un plan stratégique, tout en déclarant « qu’il était prématuré d’en discuter ».  

En juin 2010, en Corée, les représentants de 90 États  adoptent cette proposition : l'Intergovernmental science-policy platform on biodiversity and ecosystem services (IPBES) [7] est lancée. En écho, le G8 réuni le 25 juin au Canada, applaudit sa création. Elle doit être entérinée en septembre, à New York, lors de la 65 éme Assemblée générale de l’ONU. L’IPBES réunira des représentants des États, mais également des experts, des firmes et des financiers. Cette plate-forme sera chargée de fournir l'expertise scientifique en matière de biodiversité. Mais contrairement au GIEC [8], dont elle prétend être la réplique pour la biodiversité, elle aura également un mandat politique.

Forte de l’aval de l’ONU, l’IPBES sera, à Nagoya, investie d’un pouvoir supranational. Elle contrôlera l’application d’une convention sur la diversité biologique (CDB) complètement détournée de ses objectifs d’origine. Le plan stratégique, qui sera adopté à Nagoya, couvre une période jusqu’à 2020. Quant aux instruments pour y parvenir, le monde des affaires aura carte blanche.  « L’intérêt et les capacités du secteur privé (…) dans la conservation et l’utilisation durables de la biodiversité et des services des écosystèmes comme source de futures opérations commerciales, et comme condition à de nouvelles possibilités commerciales et de débouchés (…) » est salué ad nauseum par un groupe de travail préparatoire à la 10ème conférence de la CDB [9].

À suivre 

 

[2]  L’Accord général sur le commerce des services constitue l'annexe 1B de l'Accord de Marrakech. Cf. «Le complot de l'OMC contre les services publics» sur Marianne2
fr.wikipedia.org/.../Accord_général_sur_le_commerce_des_services -
fr.wikipedia.org/.../Organisation_mondiale_du_commerce 
[3]  Robert Costanza : «The value of the world’s ecosystem services and natural capital» Nature n°387, 1997, p.253 à 260.
Professeur en économie environnementale, Robert Costanza a longtemps enseigné à l’université de Vermont  (USA) avant de rejoindre l’université d’État de Portland. 
[5]  La base de données Corine Land Cover couvre déjà trente-huit pays européens 
[6] Site général  du « TEEB » :  rapport du « TEEB for business »
[7] Plate-forme intergouvernementale sur la science et la politique de la biodiversité et des services écosystémiques 

[9] Conférence des Parties  à la Convention sur la diversité biologique. Dixième réunion Nagoya, Japon, 18-29 octobre 2010. Point 10 de l’ordre du jour. Rapport du « groupe de travail spécial à  composition non limitée » de l’application de la convention sur les travaux de sa troisième réunion.

 

http://www.mondialisation.ca

 

http://www.internationalnews.fr/article-biodiversite-alerte-l-onu-s-aligne-sur-l-omc-56320205.html

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 22:26
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eco-citoyen-plages-2010.jpg


D’après les données publiées aujourd’hui par la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées, la France se situe au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Cette situation est principalement due aux espèces présentes dans les collectivités françaises d’outre-mer, qui abritent une très forte biodiversité.

 

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Milan royal-LPO

Avec 778 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, la France a une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Elle se situe parmi les 10 pays les plus concernés par ce phénomène avec l’Equateur, les USA, la Malaisie, l’Indonésie, le Mexique, la Chine, l’Australie, le Brésil et l’Inde. 

 

 

Les principales menaces pesant sur les espèces sont la dégradation des milieux naturels, la surexploitation, l’introduction d’espèces envahissantes, les pollutions et le changement climatique.



Ce sont les collectivités françaises d’outre-mer, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française en tête, qui placent la France dans cette position. Elles sont en effet quasiment toutes situées dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais également très menacées, car ayant perdu au moins 70% de leurs habitats naturels originels (Caraïbes, Océan Indien, Polynésie-Micronésie, Nouvelle-Calédonie). De nombreuses espèces menacées sont également présentes en Guyane et dans les Terres australes et antarctiques françaises.

Dans le contexte européen, la France métropolitaine apparaît comme le cinquième pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (126) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce.

Tout comme pour les collectivités d’outre-mer, cette situation est à corréler avec la richesse biologique de ces pays localisés en Méditerranée, autre point chaud de la biodiversité mondiale. Parmi les espèces de métropole, le Vison d’Europe est classé “En danger”, le Scarabée pique-prune “Vulnérable” et la Biscutelle de Rotgès, petite plante endémique de Corse, “En danger critique”.


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Orchis d’Occitanie

  En outre-mer, le Dugong présent à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie est classé “Vulnérable”, la Tortue luth en Guyane et la Tortue imbriquée dans les Antilles françaises sont toutes deux “En danger critique”. De nombreux oiseaux sont menacés, comme le Gallicolombe des Tuamotu en Polynésie française, “En danger critique”, ou l’Albatros hurleur et le Gorfou sauteur dans les Terres australes, tous deux “Vulnérables”. Chez les plantes, le Kaori rouge et le Kaori blanc, endémiques de Nouvelle-Calédonie, sont classés “Vulnérables”, et le Bois de catafaille noir de La Réunion, “En danger critique”.

 

 

 

La France porte ainsi une responsabilité de premier plan aux niveaux mondial et européen pour enrayer l’extinction de la biodiversité.

A l’occasion de l’année 2010, décrétée Année internationale de la biodiversité par les Nations Unies, la France se doit de donner une nouvelle ambition à sa politique de préservation des espèces, à la hauteur des enjeux présents sur son territoire.


Pour affiner cet inventaire mondial, le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle se sont associés et ont lancé conjointement en 2007 l’élaboration d’une Liste rouge nationale des espèces menacées, afin d’évaluer le risque de disparition de chacune des espèces de notre territoire. Etabli conformément aux critères de l’UICN, ce projet est réalisé en collaboration avec les organismes publics et associatifs disposant d’une expertise et de données fiables sur la faune et la flore de France métropolitaine et d’outre-mer. La Liste rouge nationale vise à constituer un inventaire de référence sur les espèces pour identifier les priorités d’action, renforcer la sensibilisation et mesurer l’ampleur des enjeux et les progrès accomplis en France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité.

L'UICN, c'est quoi ?

Créé en 1992, le Comité français de l’UICN est le réseau des organismes et des experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France.


Il regroupe au sein d’un partenariat original 2 ministères (écologie et affaires étrangères), 8 organismes publics et 36 organisations non gouvernementales, ainsi qu’un réseau de plus de 250 experts rassemblés au sein de commissions et de groupes de travail.


Les programmes du Comité français de l’UICN déclinent ses deux missions principales qui sont de répondre aux enjeux de la biodiversité en France et de valoriser l’expertise française à l’international.

http://www.lejournaldesplages.com

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-liste-rouge-2009-des-especes-menacees-la-france-en-premiere-ligne-au-niveau-mondial-53241901.html

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 22:27

Internationalnews

 

http://www.summilux.net/r_system/FONDS/abeille_1280.jpg

 

  Le silence des abeilles - Pollinisation manuelle (vidéo, 4'36) -  Titanic apicole (documentaire sur la disparition des abeilles, 2h) -  La disparition des abeilles, la fin d'un mystère (52') -  Abeilles : Des populations en déclin (video, 9'13) -  Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue -  Les OGM menaçent les abeilles de disparition (reportage, 7' 17)... Dix documentaires et articles sur un sujet fondamental.



Le silence des abeilles - Pollinisation manuelle (vidéo, 4'36)

 

http://forum-tomates.net/images/uploads/Espiets/1172075514-03fecondation.JPG


Extrait du documentaire " Le silence des abeilles" de Doug Shultz ( USA 2007) diffusé sur la chaîne "National Geographic" sur le câble et canalsat rediffusion le 22 mars 2008 à 10h45 et le 22 avril 2008 à 19 h55. Dans une region de Chine ou, conséquence d'un usage intensif de pesticides, les abeilles ont disparues, des centaines d'ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers...hallucinant !



Titanic apicole (documentaire sur la disparition des abeilles, 2h)

http://aiguebrun.adjaya.info/public/image/Insecte/abeille-butineuse_2818.jpg

Le film documentaire “Le Titanic agricole” (mars 2009) est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc. Prenons conscience de la “Terreur Pesticide”: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère. Réalisé par Dominique Guillet et d’Ananda Guillet, ce DVD de 2h15, est disponible à la vente sur le site de Kokopelli. Avec la participation du PR Belpomme, Christian Vélot...





Elles sont de plus en plus nombreuses à s'installer dans nos villes.... Et pour cause : chassées des campagnes par la prolifération des produits phytosanitaires, les abeilles sont en danger. Nous sommes allées à leur rencontre dans la petite ville de Courdimanche, en banlieue parisienne pour dresser un état des lieux certes inquiétant, mais face auquel nous pouvons tous agir. […]



La disparition des abeilles, la fin d'un mystère (52')


http://environnement.ecoles.free.fr/macro_photos_images/abeille_sur_fleur.jpg

 Arte - 14 avril 2009. L’abeille disparaît de la planète. Les pertes atteignent parfois 90% des colonies. La réalisatrice du documentaire, Natacha Calestremé, nous explique comment la piste des pesticides, responsables selon elle de la surmortalité des butineuses, s’est imposée après trois ans d’enquête. Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au CNRS, dont les travaux pointent la part de responsabilité des pesticides dans la mort des abeilles, commente pour Sciences et Avenir la thèse du film. Interrogée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) revient sur les conclusions de son dernier rapport, qui n’exclut pas la responsabilité des pesticides, même si elle n’en fait pas la cause majeure. Quant à Henri Clément, président de l’Union nationale des apiculteurs français, il rappelle le rôle essentiel des abeilles pour l’environnement et l’alimentation humaine.



Abeilles : Des populations en déclin (video, 9'13)

http://www.obiwi.fr/uploads/photos/userfiles/477/477-1238269440-vicki-s-nature---465fx349f.jpg


"NaturaVox a rencontré Simon Pierre Delorme. Journaliste, il nous a apporté son point de vue sur le déclin des populations d'abeilles et les conséquences sur notre environnement."



Abeilles et pesticides : la goutte d’eau qui tue



La semaine sans pesticides est organisée du 20 au 31 mars par l’Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticides. Elle veut sensibiliser le grand public aux alternatives à ces produits dont elle rappelle les dangers. Les gouttes d’eau produites par les plants de maïs dont les graines ont été traitées aux insecticides peuvent tuer les abeilles en quelques minutes, d’après ce que démontrent des recherches menées à l’Université de Padoue, en Italie.



Les OGM menaçent les abeilles de disparition (reportage, 7' 17)

OGM / abeilles : il va falloir choisir !! "En matière d’OGM et d’abeilles, l’Etat ne craint pas le ridicule et impose une cohabitation paradoxalement rendue impossible par le manque de transparence dont il entoure les cultures d’OGM.



Zéro mauvaise herbe dans les champs : adieu miel et papillons !

SOS-Biodiversité. Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux “fleurs des champs” : elle a régressée de 67 % en 30 ans. Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs.



abeilles03.jpg 








 P
ar la Confédération Paysanne. Au mépris des décisions prises lors du Grenelle de l’environnement en matière de réduction de l’usage des pesticides, la France s’apprête à autoriser le traitement des semences de maïs par un insecticide systémique très dangereux, le « Cruiser ».



Vanishing of the Bees (Documentary Film) Trailer



"Vanishing of the Bees, which is being supported by The Co-operative in conjunction with distributors Dogwoof, explores the mysterious disappearance of bees across the planet and the fact that no one knows why their numbers are falling so rapidly. http://www.co-operative.coop/corporat...


GMO Crops and the Decline of Bee Colonies  

bee.jpg 


‘Commercial beehives pollinate over a third of [North}America’s crops and that web of nourishment encompasses everything from fruits like peaches, apples, cherries, strawberries and more, to nuts like California almonds, 90 percent of which are helped along by the honeybees. Without this pollination, you could kiss those crops goodbye, to say nothing of the honey bees produce or the flowers they also fertilize’. 


Visite d'une ruche avec des apiculteurs (vidéo)

 




Url of this article: http://www.internationalnews.fr/article-annee-de-la-biodiversite-dossier-sur-la-disparition-des-abeilles-documentaires-et-articles--51096767.html

 

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:06

Internationalnews

OGM / abeilles : il va falloir choisir !!

Rappel: "En matière d’OGM et d’abeilles, l’Etat ne craint pas le ridicule et impose une cohabitation paradoxalement rendue impossible par le manque de transparence dont il entoure les cultures d’OGM. Pour bien comprendre la problématique des apiculteurs, un petit retour en arrière s’impose :


- été 2006 : une expérimentation menée sous contrôle d’huissier, dans le Lot-et-Garonne, démontre la contamination par du pollen contenant de l’ADN transgénique sur des ruches situées à 400 m et 1 200 m ;


- avril 2007 : s’appuyant sur l’expérimentation citée ci-dessus, un apiculteur demande à la justice d’interdire à un agriculteur de semer du maïs OGM, considérant que le pollen récolté par ses abeilles sera pollué et, à ce titre, dévalué.


- mai 2007 : le juge déboute l’apiculteur et les autres plaignants et les condamne à verser 5 000 € à la partie adverse, au titre des frais occasionnés par le procès."(suite: http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2675)

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-les-ogm-mena-ent-les-abeilles-de-disparition-video-7-17--48617567.html
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:57



http://www.internationalnews.fr/article-la-disparition-du-saumon-sauvage-42818557.html

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