10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 15:50

Internationalnews

Mise à jour du 12 février 2014


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150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy50aGV0b3Rhb11 février 2015 ilFattoQuotidiano.fr Le signal d’alarme d’une guerre en Ukraine s’est finalement déclenché. Tardivement, mais il s’est déclenché. Il aura fallu la visite éclair de Merkel et Hollande à Kiev puis à Moscou. Une visite très importante à tous points de vue, une nouveauté. Aucune information n’a filtré, tout le monde se tait, aucun compte-rendu final, et les tractations se poursuivent. Impossible donc de tirer des […]
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En entraînant et armant les néo-nazis ukrainiens, les USA alimentent les flammes de la guerre au coeur de l’Europe L'art de la guerre En Ukraine les USA commenceront au printemps l’entraînement et l’armement de la Garde nationale: c’est ce que confirme officiellement le Commandement européen des Etats-Unis, en précisant que le programme entre dans l’initiative du Département d’Etat pour assister l’Ukraine à opérer sa « […]
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Par Jean Michel Vernochet, géopolitologue De retour de Moscou où l’avait convoqué Poutine, Hollande a déclaré que si les négociations de Minsk mercredi 11 février échouaient, c’était la guerre! Les Américains veulent la guerre en Ukraine, une guerre civile qui peut faire traînée de poudre en Europe de l’Est. JM Vernochet appelle les français à faire pression sur leurs dirigeants pour éviter à tous prix cette échéance abominable. Vidéo publiée le 10 février 2015 En […]

Publié dans : Géopolitique/Geopolitics
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Lors d’une rencontre avec les étudiants de l’École des mines de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a fortement critiqué les actions des autorités ukrainiennes. Il a également exprimé sa déception de voir que Kiev avait utilisé le cessez-le-feu pour regrouper ses troupes. Il a encore ajouté que l’armée ukrainienne était une légion étrangère de l’OTAN. Vidéo ajoutée le 26 janvier 2015 Dossier Ukraine […]

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ZyLnNvdHQubmV0LInternationalnews Par Enrico Santi Mondialisation 22 janvier 2015 Megachip.globalist.it « Mettre en place une enquête internationale exhaustive et indépendante » sur le vol MH17 de Malaysia Airlines abattu au-dessus de l’Ukraine : c’était l’exigence exprimée par le Conseil de sécurité de l’ONU à travers sa résolution n° 2166 approuvée le 21 juillet 2014, autrement dit quatre jours après le tragique accident. Mais les faits montrent plutôt que l’enquête a depuis le début été organisée et […]
Publié dans : Medias/Propaganda
150x150.png?%7EaHR0cDovL3Jlc2l6ZS5vdmVyL17 décembre 2014 (1ère partie) Nos équipes se sont rendues au cœur du conflit russo-ukrainien ces dernières semaines en allant au Donbass. Nous vous présentons aujourd’hui la première partie d’un long documentaire intitulé “La face cachée de la guerre d’Ukraine”. Cette première partie vise essentiellement à montrer la propagande des media occidentaux quant à cette crise et espère apporter des clés de compréhension nouvelles […] 150x150.png?%7EaHR0cDovL2Nkbi5ydXZyLnJ1L Internationalnews La Voix de la Russie 21 novembre Par Françoise Compoint Archive. © Photo: RIA Novosti/Mikhail Voskresenskiy Télécharger le fichier audio « Nous aurons du travail, eux – non ! Nous aurons les retraites, eux – non ! Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants, eux – non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves du sous-sol. Parce qu’ils ne savent rien faire ! Et c’est comme ça, et précisément comme ça que nous […]

Publié dans : Music and Politics
150x150.png?%7EaHR0cHM6Ly8xLmJwLmJsb2dzcInternationalnews 24 novembre 2014 La réponse du berger à la bergère après les sanctions européennes envers la Russie Deux vidéos virales en Russie et partout où elles ont été traduites "Ce que l'OTAN et l'UE nous ont apporté" (Как же нас достали эти НАТО и ЕС!) interprété par Piotr Matrenitchev (Матреничев). Interprétation et musique : Piotr Matrenitchev, paroles: Vladimir Nesterov. Sous titrage Thalie Thalie. "C’est ma patrie", interprétée par Piotr Matrenitchev (accordéon et […]
150x150.png?%7EaHR0cDovL2ltZy5ydC5jb20vZInternationalnews Mondialisation 20 novembre 2014 Une attaque sous fausse bannière du régime de Kiev Lors du Sommet de l’APEC à Pékin, le premier ministre australien Tony Abbott, l’hôte des réunions, du G20 à Brisbane, a laissé entendre en termes clairs au cours d’une rencontre de 15 minutes avec le président russe Vladimir Poutine, que Moscou était responsable de l’attentat du vol MH17 de Malaysia Airlines en Ukraine. Lors de la réunion, M. Abbott aurait déclaré que « la Russie avait armé […]

150x150.png?%7EaHR0cDovL2Nkbi5ydXZyLnJ1LLa Voix de la Russie En Crimée, les touristes se pressent comme toujours sur les plages au soleil. A Donetsk ou Lougansk, 500 kilomètres plus au nord, c’est l’enfer : l’armée ukrainienne bombarde tout ce qui bouge, combattants fédéralistes comme civils, les villes manquent de tout, même d’eau et d’électricité, et la famine menacerait Donetsk, une ville d’un million d’habitants. Les habitants ne peuvent s’échapper car le gouvernement de Kiev, dit ukrainien, refuse la […]

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ZyLnJpYS5ydS9pbInternationalnews © RIA Novosti. Mikhail Klimentiev MOSCOU, 29 août - RIA Novosti Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé les autorités ukrainiennes à arrêter les hostilités dans l'est de l'Ukraine et à se mettre à la table des négociations, annonce vendredi matin le service de presse du Kremlin dans un communiqué. "J'exhorte de nouveau les autorités ukrainiennes à mettre immédiatement un terme aux hostilités, à arrêter de tirer et à se mettre à la table des négociations […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitic

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ltYWdlLmFsbWFuY20 aout 2014 Sélectionner « Sous titre en Français » en bas à droite de la vidéo. Ajoutée le 19 août 2014 Sergei Glazyev, philosophe et économiste ukrainien, conseiller du président Vladimir Poutine, a été interviewé par Konstantin Semin le 24 juillet 2014 sur la crise ukrainienne et le rôle des USA vis-à-vis de l’Europe Texte intégral de l’interview. Le monde aujourd’hui vit une série de crises cycliques qui se superposent. La plus sérieuse […]


150x150.png?%7EaHR0cDovL2ZyLnJpYS5ydS9pb La présence de combattants de sociétés militaires privées américaines, britanniques, polonaises et italiennes en Ukraine n'est plus un secret depuis longtemps, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta. Ces 200 ou 300 mercenaires professionnels combattent aujourd'hui presque légalement contre la population de la république autoproclamée de Novorossia (Nouvelle Russie) - ils sont rémunérés […]


Culpabilité par l’insinuation : Comment fonctionne la propagande américaine - par Dr Paul Craig Roberts

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ltZy5vdmVyLWJsbPourquoi Washington n’a-t-il pas rejoint le président russe Vladimir Poutine pour demander une enquête internationale objective et non politisée au moyen d’experts dans l’affaire de l’avion de ligne de la Malaysia Airline ? Le gouvernement russe lui, continue à fournir des faits, incluant des photos satellites montrant la présence de missiles anti-aériens Buk ukrainiens dans les zones depuis lesquelles l’avion commercial aurait pu être abattu par le système […]


Publié dans : Medias/Propaganda

150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy52b2x0YWlyZ23 juillet 2014 Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident. Dans ses déclarations à la chaîne russe […]


Publié dans : USA
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9 juillet 2014 Le président ukrainien Petro Poroshenko, poussé par l'oligarchie atlantiste, suivrait le plan concocté par le think tank états-unien RAND Corporation, comme le montrent les documents confidentiels ci-joint. Ce "laboratoire d'idées" est basé en Californie et a été crée en 1945 par l'US Air Force et sous contrat avec la société aéronautique Douglas Aircraft Company. Avec un budget de 230 millions de dollars en 2008 issus de fonds publics comme […]


Publié dans : Crimes de Guerre/Torture/War Crime

L’Ukraine utilise des armes chimiques contre la population civile (+ vidéo 1' 20) Internationalnews Voltaire La Fédération de Russie a déposé une plainte devant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) après leur usage par les forces armées ukrainiennes contre leur population civile. L’armée ukrainienne utilise du phosphore blanc et de la chloropicrine depuis le 11 juin. En 2004, les États-Unis avaient eu recours à cette arme à Fallouja (Irak), puis en 2006, Israël au […]

150x150.png?%7EaHR0cDovL2Nkbi5ydXZyLnJ1L Mise à jour 15:19 15 novembre 2014 Voltaire Un courriel, signé « George Bilt », a été envoyé il y a quelques jours à l’attention de l’Union russe des ingénieurs qui avait publié un rapport préliminaire sur l’accident du vol MH17 [1]. L’auteur déclare être ingénieur du MIT et expert en aviation depuis plus de 20 ans. Le mail contenait une photographie d’un jet tirant sur un Boeing. Le paysage, les conditions météorologiques, les aéronefs sur la […]

 

 


Publié dans : Crimes de Guerre/Torture/War Crimes

 

150x150.png?%7EaHR0cDovL3N0YXRpY3MubGVjb Deux femmes pleurent dans leur maison détruite par un bombardement à Slaviansk, le 20 mai dernier. Le Courrier de Russie a pu joindre par téléphone un habitant de Slaviansk – Andreï Khartchenko, un garagiste de 51 ans qui vit à Slaviansk depuis sa naissance et élève cinq enfants. Témoignage bouleversant depuis une ville assiégée par l’armée ukrainienne. […] 


Publié dans : Humour noir/Black Humor

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Internationalnews Articles liés: Ukraine: La CIA coordonne nazis et jihadistes par Thierry Meyssan Coup d'Etat à Kiev: Les nazis au sein du gouvernement ukrainien par Thierry Meyssan The U.S. has Installed a Neo-Nazi Government in Ukraine by PR Michel Chossudovky Ukraine: le fascisme en toile de fond (vidéo 3'41) Ukraine : autopsie d’un coup d’Etat par Ahmed Bensaada Source de la photo: Ukrainian Neo-Nazis Mobilize for War […]


Soros avoue son rôle dans la fabrication de la crise ukrainienne (vidéo VOSTF+ dossier)

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Internationalnews

Georges Soros, financier milliardaire américain d'origine hongroise, est derrière tous les coup tordus: créations ex-nihilo d'ONG à la solde de l'Empire (comme Move On), révolutions colorées, "printemps arabes", démolition du puissant mouvement anti-guerre aux Etats-Unis... Ukraine : autopsie d’un coup d’etat par ahmed bensaada Ukraine: comment la cia prépare les révolutions colorées (documentaire)

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En complément: Ukraine: la cia coordonne nazis et jihadistes par Thierry Meyssan Les Etats-Unis ont installé un gouvernement néonazi en ukraine par prof Michel Chossudovsky

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Internationalnews Ria Novosti Par La Voix de la Russie La Commission européenne a versé à l'Ukraine une nouvelle tranche d'assistance macrofinancière (AMF II) de 500 millions d'euros, levés par l'UE sur les marchés financiers à la mi-juin pour un délai de 10 ans, annonce mardi la commission. « Au nom de l'Union européenne, la commission a versé aujourd'hui 500 millions d'euros à l'Ukraine, soit la première tranche de prêt dans le cadre du nouveau (deuxième) programme d'aide macrofinancière […]
Publié dans : 3e guerre mondiale/world war iiiUkraine: la propagande des Etats-Unis alimente la guerre civile + vidéos
150x150.png?~aHR0cDovL3Jlc2VhdWludGVybmF17 juin 2014 Par Valentin Vasilescu * T-72 Les États-Unis ont soutenu que la Russie avait fourni aux insurgés fédéralistes dans l’est de l’Ukraine des chars T-64, en forçant les points frontaliers. Un mensonge de taille, portant la marque américaine. Et le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’il a des informations selon lesquelles les groupes pro-russes en Ukraine sont équipés « d’armes lourdes en provenance de […]
Publié dans : géopolitique/geopoliticsUkraine, nouveau Rideau de Fer pour resserrer l’emprise des Etats-Unis sur l’Europe par Diana Johnstone
150x150.png?~aHR0cDovL3d3dy5nbG9iYWxyZXNLes dirigeants de l’OTAN sont actuellement en train de se livrer à une mascarade en Europe qui vise à ériger un nouveau rideau de fer entre la Russie et l’Occident. Avec une étonnante unanimité, les dirigeants de l’OTAN feignent d’être surpris par des événements qu’ils avaient planifiés des mois à l’avance. Des événements qu’ils ont délibérément déclenchés sont présentés comme une « agression russe » soudaine, imprévue et injustifiée. Les États-Unis et […]  
150x150.png?~aHR0cDovL3d3dy5nbG9iYWxyZXNLe président Barak Obama a dévoilé mardi en Pologne une nouvelle initiative d’un milliard de dollars qui vise à faire monter d’un cran l’encerclement militaire de la Russie par l’OTAN et à préparer un conflit armé direct entre ces deux puissances disposant de l’arme nucléaire. Ce voyage de quatre jours en Europe, qui comprend des réunions avec des représentants de l’ensemble de l’Europe de l’Est ainsi que le président élu d’Ukraine, le « roi du chocolat »,[…]
Publié dans : crimes de guerre/torture/war crimesUkraine : l'Union européenne complice du massacre de la population
150x150.png?~aHR0cDovL2ZyLnJpYS5ydS9pbWF3 juin 2014 L'Europe s'enfonce dans la guerre et la barbarie en cette semaine du 70e anniversaire du débarquement Des corps de civils coupés, déchiquetés, gisent dans des litres de sang ce 2 juin, une semaine après l'élection du nouveau président ukrainien. Vendredi dernier, Herman Van Rompuy a reçu, en Allemagne, le Prix Charlemagne, un prix qui récompense un constructeur de l'Europe. Van Rompuy était accompagné du Premier ministre par intérim […]
Publié dans : géopolitique/geopoliticsDe qui la Crimée est-elle le pays ? par Sergeï Khrouchtchev
150x150.png?~aHR0cDovL3d3dy52b2x0YWlyZW5Le 16 mars 2014, le référendum de Crimée s’est déroulé sans le moindre combat ni affrontement, sur lesquels Kiev et Washington comptaient pourtant pour discréditer ce processus électoral. En conséquence, le référendum eut lieu sans incident notable : 83 % de la population votèrent. Et sur ce nombre, 96,7 % — Russes, Ukrainiens et même quelques Tatars — se prononcèrent pour la sécession de la Crimée et pour son annexion par la Russie. Le scrutin fut […

Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Cette rétrospective des relations entre l’Otan et l’Ukraine relativise de facto les analyses que l’on peut faire des événements de Kiev : depuis 1991 et l’adhésion au Conseil de coopération atlantique, le pays se rapproche de manière apparemment inexorable de l’Alliance sans que son peuple soit consulté. De gauche à droite : Andrïï Deshchytsia, actuel ministre des Affaires étrangères du gouvernement ukrainien, en compagnie du secrétaire […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews Le Grand Soir Par Jérôme DUVAL

Le FMI poursuit sa route en Ukraine (partie 3) Au cours de cette série, l’histoire tumultueuse du FMI en Ukraine est décryptée depuis le déclenchement de la crise de 2007/2008 jusqu’à aujourd’hui, avec une attention particulière sur la période post-insurrectionnelle de 2014. Le plan d’endettement approuvé au forceps par le gouvernement non élu à l’issue du mouvement révolutionnaire est une aubaine pour l’institution et lui permet de renforcer […]

 


Publié dans : Europe

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ZyLnJpYS5ydS9pb24/04/2014 Bien que les représentants de l'UE évitent d'évoquer la situation qui pourrait surgir en Europe en cas de coupure prolongée de gaz russe, les experts de l'agence Fitch n'excluent pas que Bruxelles puisse interdire les exportations gazières russes suite à la dégradation des relations avec Moscou, et étudient les conséquences possibles de cette démarche. L'agence de notation internationale Fitch Ratings a publié mercredi un rapport intitulé "Vivre sans […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews Mondialisation, 14 mars 2014 Selon un rapport publié dans Kommersant-Ukraine, le ministère des Finances des comparses de Washington à Kiev qui prétendent être le nouveau gouvernement a préparé un plan d’austérité économique qui permettra de réduire drastiquement les pensions ukrainiennes de 160 $ à 80 $ de sorte que les banquiers occidentaux qui ont prêté de l’argent à l’Ukraine pourront être remboursés au détriment des pauvres Ukrainiens. […]


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Internationalnews Pour la femme à la moumoutte payée par la CIA pour qu'elle devienne plus présentable comme leader de'un mouvement bidon, les Russes doivent être exterminés par des armes thermonucléaires... IN Le Journal du Siècle Ukraine : Un enregistrement d'une conversation téléphonique datée du 18 Mars 2014. Les interlocuteurs de l'enregistrement sont Ioulia Timochenko, ancien Premier ministre et Nestor Shufrich, l'ex-vice-ministre de la sécurité nationale et de la défense du pays. […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews 23 avril 2014 Original : Ukraine and the grand chessboard, 22 avril 2014 Obama empêtré dans le Pipelinistan... Mondialisation 22 avril 2014 Le ministère des affaires étrangères américain, au travers de sa porte-parole Jennifer Psaki, a dit que les rumeurs du directeur de la CIA John Brennan disant aux changeurs de régime de Kiev de “pratiquer des opérations tactiques” ou une offensive “anti-terroriste” dans l’Est de l’Ukraine, sont “complètement fausses”. Ceci veut dire […]


150x150.png?%7EaHR0cDovL2kwLndwLmNvbS9hc10 avril 2014 Par Chris Marsden Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a accusé mardi la Russie d'être derrière les manifestations séparatistes en Ukraine orientale et a dit que Moscou devait «publiquement désavouer les activités des séparatistes, des saboteurs et des provocateurs» s'il ne veut pas «subir des conséquences plus graves». Témoignant devant les membres de la commission du Sénat sur les relations étrangères, Kerry a déclaré, «Tout simplement, ce que […]


150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy5nbG9iYWxyZ18 mars 2014 ilmanifesto.it Son nom de guerre est Delta. C’est un des chefs militaires de la « révolution ukrainienne » même si, comme il le déclare lui-même, il ne se considère pas comme Ukrainien. Sous le casque il porte la kippa. C’est l’agence de presse juive Jta (dont le siège est à New York) qui en raconte l’histoire, après l’avoir interviewé de façon anonyme, en le photographiant en tenue de camouflage et gilet pare-balle, le visage couvert par […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy5nbG9iYWxyZ25 mars 2014 Discours de Dmytro Yarosh à Euromaidan (Centre) Selon le New York Times, « Les États-Unis et l’Union européenne ont épousé la révolution ici comme un autre essor de la démocratie, un coup contre l’autoritarisme et la cleptocratie dans l’ancien espace soviétique ». (After Initial Triumph, Ukraine’s Leaders Face Battle for Credibility, NYTimes.com, 1er mars 2014. C’est l’auteur qui souligne.) « Essor de la démocratie »? « Révolution »? La dure […]


Publié dans : Europe

150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy52b2x0YWlyZInternationalnews Réseau Voltaire 12 mars 2014 Le gouvernement ukrainien, issu du coup d’État, a été reconnu par les puissances occidentales. Il comprend plusieurs membres d’organisations explicitement nazies, dont deux leaders qui se sont illustrés en réalisant de fausses images d’agression et de torture pour convaincre l’opinion publique occidentale de la cruauté du président démocratiquement élu, Viktor Ianoukovytch. Le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale revendique ses […]



Publié dans : 3e Guerre mondiale/World War III

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Internationalnews La Voix de la Russie, 12 mars 2014 par Mikhail Gamandiy-Egorov Photo : RIA Novosti La déstabilisation de pays en y créant le chaos, via le sponsoring « d’opposants » aux gouvernements, formation de ces derniers dans des centres spécialisés, création de rébellions armées pour provoquer des putschs et destituer des chefs d’Etat et gouvernements légitimes,… Tout cela ne date pas d’hier. Bien que certaines de ces tactiques évoluent, si l’on peut dire ainsi, d’autres éléments […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Counterpunch April 14, 2014 by GILBERT MERCIER We live in the times that George Orwell predicted in his groundbreaking novel 1984. A time of deception, where nothing is what it seems to be. Lost in a deep fog of propaganda that passes for information, we have to decipher through conflicting narratives, where stories are planted to hide other ones. In this fictional conundrum, reality has become surreal, and words have lost their meaning. In our Orwellian lexicon, a […]


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21 avril 2014 Le régime Obama a envoyé simultanément des menaces à la Russie qu’il est en train de se mettre à dos et à ses alliés européens de l’OTAN, sur lesquels il compte pour soutenir des sanctions contre la Russie. Cela ne peut que mal tourner. Même les Étasuniens, qui vivent dans un environnement médiatique complètement contrôlé le savent : les Européens, les Sud-Américains et les Ch


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

150x150.png?%7EaHR0cDovL2JyZWFrZm9ybmV3cPar Philippe Raggi "Cet ouvrage trace les objectifs stratégiques des Etats-Unis pour les prochaines décennies." Analyse Très proche de l’exécutif américain, ancien conseiller à la sécurité de la présidence des Etats-Unis, expert fort écouté du Center for Strategic and International Studies, membre du très influent Counsil on Foreign Relations, Zbigniew Brzezinski est loin d’être un personnage de second rang. Quelques années après le médiatique « Clash of […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews WSWS 19 mars 2014 Dans son discours d'hier annonçant des sanctions contre les responsables du Kremlin en représailles au référendum soutenu par la Russie en Crimée en faveur d'une sécession d'avec l'Ukraine et d'une union avec la Russie, le président américain Barack Obama a déclaré que les États-Unis et leurs alliés de l'Union européenne auraient recours à tous les moyens nécessaires, y compris l'action militaire, pour humilier et écraser la Russie. En initiant une guerre […]


Publié dans : 3e Guerre mondiale/World War III

150x150.png?%7EaHR0cDovL2ltYWdlLmFsbWFuYInternationalnews 14 mars 2014 Derrière l’Ukraine, c’est la Russie et Poutine qui sont attaqués dans une guerre de confrontation menée par l’Occident Par Sam La Touch “Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch” Bernard Henri Lévy Le coup d’état mené par les forces atlantistes et israéliennes [2] en Ukraine ne consistait pas uniquement à ravir ce pays pour le placer sous la bannière de l’OTAN dans le giron européen mais visait directement […]


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Internationalnews WSWS 12 mars 2014 Par Joseph Kishore Le projet d’un référendum de sécession dans la région ukrainienne de Crimée dimanche est le point sur lequel se concentrent les attaques de plus en plus fortes contre la Russie de la part du gouvernement Obama et de ses alliés européens. Des forces militaires supplémentaires sont envoyées dans la région et de nouvelles menaces de sanctions sont lancées. Les États-Unis, lAllemagne et la Grande-Bretagne ont dénoncé ce référendum dans […]


150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy5wc2x3ZWIubInternationalnews CounterPunch March 10, 2014 by JEFF MACKLER The recent Ukrainian Maidan (Independence Square) mobilizations are a grotesque caricature of the mass protests of workers and youth in Egypt that led to the demise of the U.S.-backed dictator, Hosni Mubarak. At the recent Kiev “mass mobilizations” of 250,000 that drove Ukrainian President Viktor Yanukovych out of the country to seek refuge in Russia, the best organized forces were those of the fascist, anti-Semitic, […]


Publié dans : Géopolitique/Geopolitics

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Internationalnews 9 mars 2014 Michel Collon 8 mars 2014 MICHEL COLLON : Mon ami Ahmed Bensaada éclaire ici de façon magistrale les dessous de la «révolution » ukrainienne : d'abord, cette odeur fondamentale dans le conflit, celle du pétrole et du gaz, notamment chez la première favorite de l'Occident, Ioulia Timochenko, avec assassinats à la clé. Ensuite, la technique des coups d'Etat « spontanés », en réalité soigneusement préparés par la CIA et les noms de ses paravents. Enfin, la […]


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Internationalnews 12 mars 2014 Mondialisation 11 mars 2014 Quand ça devient compliqué et confus, quand vous êtes submergé par trop d’informations différentes chaque jour, trop d’explications, dont certaines contradictoires… essayez de remettre le tout dans une sorte de contexte en prenant du recul, pour procéder à une analyse plus large, à plus long terme. Les États-Unis s’efforcent de dominer le monde, d’exercer une hégémonie partout où ils le peuvent, c’est leur principale occupation […]


Publié dans : Europe

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Internationalnews Mise à jour du 20 mars 2013 Selon le dernier sondage, effectué les 15-16 mars sur un échantillon de 1.600 personnes dans 130 villes, la cote de popularité Vladimir Poutine a encore grimpé, atteignant le maximum des cinq dernières années (75,7 %), sur fond des JO de Sotchi et des événements en Ukraine, a annoncé jeudi le Centre d'étude de l'opinion publique VTSIOM. « Ces dernières années, plus de 60 % des Russes approuvaient la politique du président. Le maximum précédent a […]


Stratégie US de la guerre froide: De l’Ukraine aux Philippines


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Internationalnews Mise à Jour du 31 janvier 2015 Vladimir Poutine : « L'ours de la Taïga russe se dresse face aux Etats-Unis » (vidéo VOSTF) La Poutinophobie, nouvelle maladie mentale Pas de levée de l'embargo russe avant celle des sanctions de l'UE + dossier Vol MH17: les résultats de l’enquête ne seront pas publiés (+dossier) Lavrov on Obama speech: Efforts to isolate Russia will fail + video Grande conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine le 18 décembre 2014 La guerre glaciale […]

 


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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 15:44

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Qui-est-Salman-le-nouveau-roi-d-Arabie-saoudite_article_popin

 

Par Wayne Madsen


Le nouveau roi d’Arabie Saoudite, Salman bin Abdulaziz al Saud (ci-contre avec Hollande), demi-frère du Roi Abdallah qui vient de décéder à 90 ans des suites d’une pneumonie, devrait selon toute vraisemblance régner en suivant une orientation religieuse encore plus versée dans le Wahabisme, et en s’efforçant de limiter l’effet des quelques timides réformes initiées par l’ex-roi Abdallah. On peut également s’attendre à ce que Salman consacre son énergie à améliorer la sécurité nationale de son pays.

 

L’engagement de Salman vis-à-vis de la sécurité saoudienne est pour le moins hypocrite, vu le soutien qu’il a apporté à al-Qaïda, y compris à certains individus impliqués [officiellement – NdT] dans les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Et c’est justement l’implication de Salman dans le financement du 11/9 et d’autres [actes] terroristes qui devrait renforcer le président Obama dans son refus de déclassifier les 28 pages censurées du rapport du Comité du Renseignement du Sénat publié en 2002 au sujet des failles des services de renseignement autour de ces attentats.


En tant que gouverneur de Riyad à l’époque, il est très probable que le nom de Salman apparait comme l’un des « gros poissons » dans ces 28 pages censurées du rapport. En apparence, Salman ne devrait pas gouverner très différemment de son prédécesseur en matière de politique du pétrole et de sécurité nationale. Salman sera assisté de son fils, le Prince Mohammed Bin Salman, ministre de la Défense, et chef du Tribunal royal. Mohammed était le conseiller en chef (Chief adviser) de son père lorsque celui-ci occupait le poste de gouverneur de la province de Riyad. Le Prince Mohammed vient tout juste de passer ministre de la Défense, maintenant que son père occupe le trône après le décès d’Abdallah.


L’autre conseiller en chef de Salman s’appelle Mohammed bin Nayef [al-Shalaan] (ci-contre), et est ministre de l’intérieur depuis 2012, vice-prince héritier, et vice-premier ministre en second. Nayef, neveu du Roi Salman, est le deuxième de la lignée d’accès au trône après le Prince héritier Muqrin bin Abdulaziz al Saud. Muqrin a été le chef de la Saudi Mukhabarat al-A’amah, le service de renseignement saoudien, de 2005 à 2012.


En 2006, les chefs de l’opposition démocratique saoudienne en Grande-Bretagne ont dénoncé le gouverneur de Riyad de l’époque, à savoir Salman, en l’accusant de fournir du matériel et de l’assistance aux réseaux d’al-Qaïda opérant en Afghanistan, et ce, avant et après le 11-Septembre. Ces chefs de l’opposition ont révélé que les membres d’al-Qaïda se rendaient fréquemment à Riyad en route vers le Pakistan et ensuite les régions de l’Afghanistan contrôlées par les Talibans. Ces informateurs saoudiens ont aussi révélé que le bureau du gouverneur Salman payait en cash les hôtels et les trajets de ces membres d’al-Qaïda.


Il ne fait aucun doute que les activités de Salman en lien avec al-Qaïda étaient connues de la CIA, laquelle a donné son accord à l’envoi par l’Arabie Saoudite de combattants arabes pour aider les troupes de Moudjahidins depuis les tout premiers jours de l’engagement de l’Agence aux côtés des djihadistes dans le but de renverser le gouvernement socialiste historique en Afghanistan.


Peu de temps avant son mystérieux décès en Écosse en 2005, l’ex-ministre britannique des Affaires étrangères, Robin Cook, avait écrit dans The Guardian qu’al-Qaïda était une base de données de la CIA contenant les noms de mercenaires, de financiers et d’interlocuteurs de la CIA, qui tous combattaient les Soviétiques en Afghanistan :

 

«Dans les années 1980, [Oussama Ben Laden] était armé et financé par les Saoudiens pour déchainer le djihad contre l’occupation russe en Afghanistan. Al-Qaïda [sic], littéralement “la base de données”, était initialement le nom du fichier informatique contenant les noms des milliers de Moudjahidins recrutés et entrainés avec l’aide de la CIA pour aller se battre contre les Russes. »


D’après le témoignage des opposants saoudiens et l’article de Robin Cook, il est inconcevable que Salman n’ait pas été au courant des activités de sa propre équipe au bureau du gouverneur de Riyad.


Après qu’un prince saoudien et proche parent du conseiller en chef du Roi Salman, le Prince Mohammed Bin Nayef (ci-dessus), aussi appelé simplement “Nayef”, eut été arrêté en France pour trafic de cocaïne en 1999, le ministre saoudien de l’Intérieur informa Paris en 2000 que si la France inculpait le jeune prince Nayef, un contrat lucratif de 7 milliards de dollars pour des radars militaires, connu sous le nom de Projet SBGDP (“Garde Frontière”) avec la société française Thales, serait annulé.


Les détails de cette affaire sont apparus dans un câble confidentiel de la diplomatie française en date du 21 février 2000. Le sujet de ce câble était une rencontre entre des officiels français et le ministre saoudien de l’Intérieur d’alors, le Prince Nayef Ibn Abdel Aziz, dans l’affaire d’un avion saoudien suspecté d’être utilisé pour le trafic de drogue (« Prince Nayef, ministre saoudien de l’intérieur. L’affaire de l’avion saoudien soupçonné d’avoir servi pour un trafic de stupefiants. »).


Ce câble a été envoyé par le conseiller technique du ministre français de l’Intérieur François Gouyette au ministre français de la Justice et à l’ambassadeur de France à Riyad. Gouyette est passé ambassadeur de France auprès des Emirats arabes unis en 2001.


Le trafic de cocaïne organisé par Nayef servait, selon un document confidentiel de la DEA américaine (Drug Enforcement Administration), à financer al-Qaïda en Afghanistan. L’argent liquide versé aux recrues terroristes passant par Riyad était collecté par le ministre de l’Intérieur à travers des coffres rassemblant les profits du trafic de drogue et hébergés dans des comptes bancaires secrets.

La CIA était au courant et encourageait le paiement des combattants d’al-Qaïda hors de toute comptabilité officielle, exactement comme cela se produit aujourd’hui avec les recrues d’al-Qaïda provenant du vidage des prisons saoudiennes et qui sont payées par des interlocuteurs du gouvernement saoudien.


En 1999, la DEA a déjoué un important complot impliquant le Prince Nayef dans un trafic de cocaïne colombienne provenant du Vénézuéla et dont les profits étaient destinés à financer quelque « futur projet » lié à une prophétie du Coran. Cette opération de la DEA est détaillée dans un mémorandum du 26 juin 2000 intitulé « Declassification of a Secret DEA 6 Paris Country Office ». En juin 1999, ce sont 808 kg de cocaïne qui ont été saisis à Paris. Au même moment, la DEA était en train de mener une vaste enquête sur le Cartel de la drogue de Medellín, dans une opération dénommée “Millenium”.


Grâce à un fax intercepté, le Bureau de Bogota de la DEA a appris la saisie de cocaïne à Paris, et a fait le lien avec le trafic de drogue des Saoudiens. L’enquête de la DEA était centrée sur le prince saoudien Nayef al Saud, dont le surnom était « El Principe » (Le Prince). Le nom complet de Nayef est Nayef (ou Nayif) “bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud”.


Pour son trafic de drogue international, Nayef utilisait son Boeing 727 personnel et son statut diplomatique pour éviter les contrôles à la frontière. Le rapport de la DEA établit que Nayef a étudié à l’Université de Miami en Floride, possède une banque en Suisse, parle huit langues, est très engagé dans l’industrie du pétrole au Vénézuéla, se rend régulièrement aux Etats-Unis, et se déplace toujours avec plusieurs millions de dollars en liquide. Nayef a aussi beaucoup investi dans l’industrie pétrolière en Colombie.


Certains rapports établissent également que Nayef aurait rencontré des membres du Cartel de la drogue [de Medellín] à Marbella en Espagne, où la famille royale saoudienne possède un immense palais résidentiel. Ce rapport explique que lorsque des membres du cartel sont venus à Riyad pour rencontrer le Prince, « ils furent embarqués à bord d’une Rolls Royce appartenant à Nayef, et conduits à l’hôtel Holiday Inn de Riyad. Le lendemain, ils rencontrèrent Nayef et son frère… Le jour d’après, tous se rendirent dans le désert en 4×4 (hummers), et durant ce voyage ils discutèrent du trafic de drogue. L’informateur de la DEA [que nous nommerons X] et Nayef se mirent d’accord pour une première expédition de 2000 kg de cocaïne, qui serait livrés à Caracas (Vénézuéla) par les hommes de X, et d’où Nayef prendrait le relais pour assurer le transport de la cocaïne vers Paris. Nayef expliqua à X qu’il utiliserait son Boeing 727 pour transférer la drogue, sous couverture diplomatique. »


Nayef expliqua à X qu’il pouvait transporter jusqu’à 20 tonnes de cocaïne dans ce Boeing, et proposa à X de futures expéditions d’entre 10 et 20 tonnes chacune. X se demanda pourquoi Nayef, censé être un fervent musulman, se mouillait dans le trafic de drogue. La réponse de Nayef est digne d’intérêt, surtout quand on connait l’implication des Saoudiens dans le financement du terrorisme. Lors de la réunion à Riyad, Nayef répondit à la question de X en expliquant qu’il « suivait le coran de façon très stricte[sic]. » X raconta que « Nayef ne boit pas, ne fume pas, et ne viole aucun enseignement du Coran[sic]. » A la question de X sur les raisons qui poussaient Nayef à vendre de la cocaïne, ce dernier répondit que le monde était déjà en train de sombrer, et que c’est Allah qui l’avait autorisé à vendre de la drogue. Nayef expliqua alors que X apprendrait plus tard les véritables motivations de Nayef pour vendre de la drogue, mais il ne fit pas d’autre commentaire. Le trafic de drogue du prince saoudien fut démantelé par la DEA et la police française en octobre 1999.

L’argent de la drogue pour financer les réseaux terroristes d’al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan, une interprétation stricte du Koran dans le futur gouvernement d’Arabie Saoudite, le retour à la très redoutée police religieuse, la « mutaween », et la répression contre les opposants légitimes et les dissidents internes en  Arabie Saoudite : voilà l’héritage que la gouvernance du Roi Salman lègue à l’Arabie Saoudite.

Wayne Madsen

Salman bin Abdulaziz al Saud

New Saudi King Salman bin Abdulaziz, A Major Supporter of Al Qaeda

Source : Strategic-Culture, le 25 janv. 2015

Traduction : Christophe pour ilfattoquotidiano.fr

 

Note : (*) Wayne Madsen est un ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de la rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today et sur Press TV.

 

Photo illustrative : Le prince Salman, alors ministre de la Défense, reçoit François Hollande au palais royal saoudien à Riyad le 29 décembre 2013. 25e fils du fondateur de l’Arabie saoudite, Salman Ben Abdel Aziz est le nouveau roi saoudien (Source Reuters)


 

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http://www.internationalnews.fr/article-le-nouveau-roi-salman-d-arabie-saoudite-soutien-important-d-al-qaida-125465359.html

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:58

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Vidéo ajoutée le 17 janvier. Discours de Vladimir Poutine sur le Nouvel ordre mondial - 24 octobre 2014 - Réunion du Club International Valdaï Sotchi - Russie. Vladimir Poutine se livre chaque année à cet exercice qui peut durer jusqu’à quatre heures, et durant lequel il répond de manière impromptue aux questions les plus agressives de journalistes du monde entier. Source du texte et de la retranscription: Alterinfo

 

Dans cet extrait des échanges avec les journalistes lors du Forum de Valdaï tenu le 24 octobre 2014 (voir le discours complet de Vladimir Poutine prononcé à l’occasion), le Président russe fait un bref mais magistral rappel de de l’état  des relations internationales de 1945 à nos jours, en mettant l’accent sur les crises récentes qui ont toutes pour origine l’arrogance et l’hybris des Etats-Unis et la soumission de leurs vassaux (Afghanistan, Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie…).


A travers l’image de l’Ours de la Taïga, il réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté et les intérêts nationaux de la Russie contre toute agression, à l’instar de ce qui s’est passé en Crimée, ainsi que l’attachement de la Russie à un monde multipolaire régi par le droit international.

 

 

Dans le second extrait, qui provient des échanges avec les journalistes lors de la conférence de presse annuelle du 18 décembre 2014, le Président russe Vladimir Poutine file sa métaphore de l’ours de la Taïga pour affirmer que face à l’impérialisme des Etats-Unis, il n’y a qu’une alternative : l’humiliation de la vassalité, ou la dignité d’une attitude souveraine, qui nécessite une position de force, et entraîne irrémédiablement l’hostilité et l’agression américaines au gré de divers crises qui ne constituent que des prétextes.

 

 

Dans cet extrait des échanges avec les journalistes lors du Forum de Valdaï tenu le 24 octobre 2014 (voir le discours complet de Vladimir Poutine prononcé à l’occasion), le Président russe fait un bref mais magistral rappel de de l’état  des relations internationales de 1945 à nos jours, en mettant l’accent sur les crises récentes qui ont toutes pour origine l’arrogance et l’hybris des Etats-Unis et la soumission de leurs vassaux (Afghanistan, Yougoslavie, Irak, Libye, Syrie…).


A travers l’image de l’Ours de la Taïga, il réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté et les intérêts nationaux de la Russie contre toute agression, à l’instar de ce qui s’est passé en Crimée, ainsi que l’attachement de la Russie à un monde multipolaire régi par le droit international.


Dans le second extrait, qui provient des échanges avec les journalistes lors de la conférence de presse annuelle du 18 décembre 2014, le Président russe Vladimir Poutine file sa métaphore de l’ours de la Taïga pour affirmer que face à l’impérialisme des Etats-Unis, il n’y a qu’une alternative : l’humiliation de la vassalité, ou la dignité d’une attitude souveraine, qui nécessite une position de force, et entraîne irrémédiablement l’hostilité et l’agression américaines au gré de divers crises qui ne constituent que des prétextes.


Vladimir Poutine se livre chaque année à cet exercice qui peut durer jusqu’à quatre heures, et durant lequel il répond de manière impromptue aux questions les plus agressives de journalistes du monde entier.


Ce franc-parler, cette hauteur de vues et cette stature sont, hélas, introuvables en France, de l’extrême gauche à l’extrême droite de l’échiquier politique, que ce soit parmi les (prétendus) admirateurs de Vladimir Poutine ou ses contempteurs.
 
 
Retranscription
 
Premier extrait :
 
Texte original (russe) : http://kremlin.ru/news/46860
Traduction (anglais) : http://eng.kremlin.ru/news/23137
Version française et vidéo : http://www.sayed7asan.blogspot.fr
 

[...] 
 
Journaliste britannique SEUMAS MILNE (retraduit depuis le Russe): J’aimerais poser une double question.
 
Premièrement, Monsieur le Président, pensez-vous que les actions de la Russie en Ukraine et en Crimée durant ces derniers mois constituaient une réaction au fait que les règles aient été violées, et donc un exemple d’administration d’Etat sans règles ? Et la seconde partie de ma question est la suivante : la Russie considère-t-elle ces violations mondiales des règles comme un signal pour changer sa position ? Il a été dit ici même, ces jours-ci, que la Russie ne peut pas être le leader dans la situation mondiale actuelle. Cependant, elle fait preuve des qualités d’un leader. Comment répondriez-vous à cela ?
 
VLADIMIR POUTINE :

Puis-je vous demander de reformuler la seconde partie de votre question, s’il vous plaît ? Quelle est précisément votre deuxième question ?
 
SEUMAS MILNE :

Il a été dit ici même que la Russie ne peut pas aspirer à une position de leadership dans le monde actuel, compte tenu des circonstances survenues après l’effondrement de l’Union soviétique, mais qu’elle peut exercer une influence décisive sur l’identité du leader. Est-il possible que la Russie change sa position, se réoriente, comme vous l’avez noté à l’égard du Moyen-Orient et des questions liées au programme nucléaire de l’Iran ?
 
VLADIMIR POUTINE : La Russie ne change jamais d’orientation. Nous sommes un pays avec une orientation traditionnelle qui met l’accent sur la coopération et la recherche de solutions communes. Voilà le premier point.



Deuxièmement, nous ne prétendons aucunement au leadership mondial. L’idée que la Russie recherche une sorte d’exclusivité ou d’exceptionnalisme est totalement fausse. Je l’ai signalé dans mon discours. Nous n’exigeons pas de place spéciale sous le soleil, mais nous agissons simplement sur la base selon laquelle tous les participants au dialogue international doivent respecter les intérêts de chacun. Nous sommes prêts à respecter les intérêts de nos partenaires, mais nous attendons le même respect pour nos intérêts.



Nous n’avons pas changé notre attitude à l’égard de la situation au Moyen-Orient, du programme nucléaire iranien, de la crise nord-coréenne, de la lutte contre le terrorisme et la criminalité en général, du trafic de drogue. Nous n’avons jamais modifié la moindre de nos priorités, même sous la pression d’actions hostiles de la part de nos partenaires occidentaux, qui sont menés, cela est manifeste dans les circonstances actuelles et nous le savons tous, par les États-Unis. Même face à des sanctions, nous n’avons pas changé de position.



Mais ici aussi, toute chose à ses limites. Je présume qu’il est possible que des circonstances extérieures puissent nous contraindre à changer certaines de nos positions, mais jusqu’à présent, de telles situations extrêmes ne se sont pas présentées, et nous n’avons pas l’intention de changer quoi que ce soit. Voilà pour la première question.
 
L’autre point concernait nos actions en Crimée. Je me suis exprimé à ce sujet à plusieurs reprises, mais s’il le faut, je peux me répéter. Je vous renvoie au deuxième paragraphe de l’article 1 de la Charte des Nations Unies, relatif au droit des nations à l’autodétermination. Tous ces principes ont été consignés par écrit, et non pas seulement en tant que droit à l’autodétermination, mais comme le but même de l’Organisation des Nations Unies. Lisez attentivement l’article pour voir ce qu’il dit.



Je ne comprends pas pourquoi les gens qui vivent en Crimée n’auraient pas ce droit, autant que les personnes qui vivent, disons, au Kosovo. Cela a également été mentionné ici. Pourquoi est-ce que dans un cas, le blanc est considéré comme blanc, et dans un autre cas, le même blanc est déclaré noir ? C’est complètement absurde, et nous n’accepterons jamais cela. Voilà le premier point.



Le deuxième point concernant ce sujet est une chose extrêmement importante que personne n’évoque, et sur laquelle je tiens à attirer l’attention. Que s’est-il passé en Crimée ? Tout d’abord, un coup d’Etat a renversé le régime légitime à Kiev. Quoi que les gens puissent dire, c’est pour moi une évidence : il y a eu une prise du pouvoir par les armes.



Dans divers endroits du monde, des gens ont accueilli ces événements avec bienveillance, ne réalisant pas à quoi cela pourrait mener, tandis que dans d’autres régions, les populations étaient terrifiées de voir que des extrémistes, des nationalistes et des gens d’extrême droite, y compris des néo-nazis, s’étaient emparés du pouvoir. Ces populations craignaient pour leur avenir et pour leurs familles, et elles ont réagi en conséquence. En Crimée, le peuple a tenu un référendum.



Je souhaite attirer votre attention sur cela. Ce n’est pas en vain que nous, en Russie, disons qu’un référendum a été organisé en Crimée. La décision de tenir un référendum a été prise par l’autorité représentative légitime de Crimée, à savoir le Parlement de Crimée, élu il y a quelques années selon la loi ukrainienne, et avant tous ces graves événements. Cette autorité légitime a annoncé un référendum, puis sur la base des résultats de ce référendum, tout comme le Kosovo, ils ont adopté une déclaration d’indépendance, puis ont demandé à la Fédération de Russie d’accepter la Crimée au sein de l’Etat russe.



Vous savez, quoi qu’on puisse dire, et quels que soient les efforts de contorsion déployés pour agencer les faits, il sera très difficile de récuser ce point de vue, étant donnée la formulation de la décision du tribunal de l’ONU qui a clairement indiqué, au sujet du précédent du Kosovo, que le consentement du pouvoir suprême d’un pays quant à la question de l’autodétermination n’est pas nécessaire.
 
Vous savez, dans de telles situations, j’ai toujours aimé évoquer ce que les sages d’antan disaient. Rappelez-vous cette phrase merveilleuse : ce qui est autorisé à Jupiter n’est pas permis aux vaches. Nous ne pouvons pas accepter une telle approche. Peut-être que la vache ne sera pas autorisée à faire telle chose, mais je tiens à vous dire que l’ours ne se donnera même pas la peine de solliciter une quelconque autorisation. Généralement, il est considéré comme le maître de la taïga, et je sais de source sûre qu’il n’a aucune intention de migrer vers d’autres zones climatiques, où il serait mal à l’aise. Mais il ne laissera personne s’emparer de sa taïga. Je crois que cela est clair.
 
Quels sont les défis de l’ordre mondial actuel ? Soyons francs et explicites à ce sujet, nous sommes tous des experts. Ici, nous parlons et nous parlons, nous sommes comme des diplomates. Qu’est-il arrivé dans le monde ? Il y avait un système bipolaire. L’Union soviétique s’est effondrée, la puissance qu’était l’Union soviétique a cessé d’exister.



Toutes les règles régissant la vie internationale après la Seconde Guerre mondiale ont été conçues pour un système bipolaire. Il est vrai que l’Union soviétique était désignée comme « la Haute-Volta dotée de missiles ». Peut-être, mais elle avait effectivement des tas de missiles. De plus, nous avions des personnalités politiques aussi brillantes que Nikita Khrouchtchev, qui a martelé le pupitre de l’ONU avec sa chaussure, n’est-ce pas ? Et le monde entier, principalement les Etats-Unis et l’OTAN, se disaient : « Oh, il vaut mieux laisser ce Nikita tranquille, ce fou serait capable de lancer un missile, et ils en ont des tas, alors il est préférable de les traiter avec respect. »

                                   

Maintenant que l’Union soviétique n’existe plus, quelle est la situation et quelles sont les tentations ? Nul besoin de prendre en considération le point de vue de la Russie, qui est très affaiblie, ayant subi des transformations lors de l’effondrement de l’Union soviétique, et nous pouvons donc faire ce que nous voulons, bafouer toutes les règles et toutes les lois.

C’est exactement ce qui se passe. Dominique [de Villepin] ici présent a mentionné l’Irak, la Libye, l’Afghanistan, et avant cela la Yougoslavie. Est-ce que tout cela a été géré conformément au droit international ? Vous voulez nous faire avaler ces boniments ?

Cela signifie que certains pourraient agir à leur guise et bafouer toutes les lois, alors que nous n’aurions même pas la possibilité de protéger les intérêts vitaux de la population russophone et russe en Crimée ? Jamais de la vie !

Je voudrais que tout le monde comprenne cela. Il faut que nous nous débarrassions de cette tentation et de ces tentatives de remodeler le monde à notre convenance. Nous devons construire un système équilibré d’intérêts et de relations qui est préfiguré dans le monde depuis longtemps, et pour cela, il faut seulement être respectueux.

Oui, comme je l’ai déjà dit, nous sommes bien conscients du fait que le monde a changé, et nous sommes prêts à le prendre en considération et à ajuster ce système en conséquence, mais nous ne permettrons jamais à quiconque de complètement ignorer nos intérêts.

La Russie prétend-elle à un quelconque leadership ? Nous n’avons pas besoin d’être une superpuissance, non, cela ne serait qu’une charge supplémentaire pour nous. J’ai déjà évoqué la taïga : elle est immense, inépuisable, et rien que pour développer nos territoires, nous avons besoin de beaucoup de temps, d’efforts et de ressources.

Nous n’avons aucunement besoin de nous ingérer ici ou là, de donner des ordres et de commander les autres, mais nous voulons également que les autres ne se mêlent pas de nos affaires et cessent de se poser en maîtres du sort du monde entier. C’est tout. Et s’il y a un domaine dans lequel la Russie pourrait être un leader, c’est dans la défense des normes du droit international.
 

[...] 
 
Deuxième extrait :
 
Texte original (russe) : http://www.kremlin.ru/news/47250  
Traduction (anglais) : http://eng.kremlin.ru/news/23406
Version française et vidéo : http://www.sayed7asan.blogspot.fr
 
[...] 
 
ANTON VERNITSKY : Anton Vernitsky, de la première chaîne [de Russie]. Vladimir Vladimirovitch, tous les problèmes actuels auxquels notre économie est soumise ne constituent-ils pas le prix à payer pour notre action en Crimée ? Peut-être qu’il est temps d’être honnête à ce sujet et de le reconnaître.

VLADIMIR POUTINE : Non, ce n’est pas le prix que nous devons payer pour la Crimée. C’est en réalité le prix que nous devons payer pour notre aspiration naturelle à nous préserver en tant que nation, en tant que civilisation, en tant qu’Etat. Je vais vous expliquer cela.
 
Comme je l’ai déjà mentionné en répondant à la question de votre collègue de NTV, après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union soviétique (et je l’ai aussi évoqué durant mon Adresse à l’Assemblée Fédérale), la Russie s’est complètement ouverte à nos partenaires [occidentaux]. Quels en ont été les résultats ?

Un soutien direct et total au terrorisme dans le Caucase du Nord. Ils ont directement soutenu le terrorisme, vous comprenez? Est-ce que c’est ainsi que des partenaires se comportent, normalement ? Je n’entrerai pas dans les détails à ce sujet, mais c’est un fait établi, connu et reconnu de tous.
 
Sur toute question, quelles que soient nos actions, nous devons toujours faire face à des problèmes, à de l’opposition et même à de l’antagonisme [de la part de nos « partenaires » occidentaux].



Permettez-moi de vous rappeler comment le pays se préparait pour les Jeux olympiques de 2014, notre inspiration et notre enthousiasme pour l’organisation d’un événement festif non seulement pour les amateurs de sport russes, mais pour les fans de sport du monde entier. Cependant, et c’est là un fait évident, des tentatives sans précédent et manifestement coordonnées ont été orchestrées afin de discréditer nos efforts pour organiser et héberger les Jeux olympiques, et perturber leur déroulement même. C’est un fait évident ! Pourquoi ont-ils fait ça ? A quoi cela servait-il ? Et je pourrais multiplier les exemples indéfiniment.



Vous savez que durant la réunion du forum de Valdaï, j’ai donné l’exemple de notre symbole le plus emblématique, à savoir celui d’un ours qui veille sur sa taïga. Vous savez quel est le problème ? En poursuivant cette analogie, je me dis parfois qu’il vaudrait peut-être mieux que notre ours se tienne à l’écart. Peut-être qu’il devrait s’asseoir docilement, arrêter de chasser les sangliers et les marcassins à travers la taïga et commencer à manger des baies et du miel. Peut-être qu’alors on le laissera tranquille ?
 
Mais non, on ne le laissera jamais en paix, car il y aura toujours quelqu’un qui s’efforcera de l’enchaîner. Et dès qu’il sera couvert de chaînes, ils lui arracheront les dents et les griffes. Dans cette analogie, je fais référence aux forces de dissuasion nucléaire. Et une fois qu’à Dieu ne plaise, cela se sera produit et qu’ils n’auront plus besoin de l’ours, ils vont immédiatement s’emparer de la taïga.



Car nous avons entendu dire même par des responsables haut placés, et à plusieurs reprises, qu’il est injuste que la Sibérie, avec ses immenses richesses, appartienne entièrement à la Russie. Pourquoi donc est-ce injuste ? Il serait donc juste d’arracher le Texas au Mexique, mais injuste que nous exploitions notre propre territoire – non, nous aurions le devoir de partager ?!

Et ensuite, après que toutes les griffes et les dents aient été arrachées, l’ours ne sera plus d’aucune utilité. Peut-être qu’ils l’empailleront, et ça sera fini.
 
Par conséquent, il ne s’agit pas de la Crimée, mais du fait que nous défendons notre indépendance, notre souveraineté et notre droit à l’existence. C’est ce dont nous devrions tous prendre conscience.



Et si nous considérons que l’un de nos problèmes actuels – y compris notre économie à cause des sanctions – est crucial, ce qui est le cas, car l’impact des sanctions économiques représente 25 à 30 % de l’ensemble de nos problèmes... Mais nous devons prendre une décision : est-ce que nous souhaitons poursuivre de l’avant et lutter, faire évoluer notre économie pour le mieux, soit dit en passant, car nous pouvons profiter de la situation actuelle pour la retourner à notre avantage, et faire en sorte que notre structure économique devienne plus indépendante, est-ce que nous voulons passer par tout ce processus, ou est-ce que nous voulons voir notre peau accrochée sur un mur. C’est le choix que nous devons faire, et cela n’a rien à voir avec la Crimée.
 

[...] 

 

Internationalnews

Mise à Jour du 28 janvier 2015

http://www.internationalnews.fr/article-vladimir-poutine-l-ours-de-la-taiga-russe-se-dresse-face-aux-etats-unis-video-125465076.html

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 15:22

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Lors d’une rencontre avec les étudiants de l’École des mines de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a fortement critiqué les actions des autorités ukrainiennes. Il a également exprimé sa déception de voir que Kiev avait utilisé le cessez-le-feu pour regrouper ses troupes. Il a encore ajouté que l’armée ukrainienne était une légion étrangère de l’OTAN.

Vidéo ajoutée le 26 janvier 2015

 

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-vladimir-poutine-l-armee-ukrainienne-est-en-fait-une-legion-etrangere-de-l-otan-video-0-55-125455609.html

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 14:59

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Réseau International

 

Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad

 

Foreign Affairs Magazine [Texte intégral]


Le 20 janvier 2015, à Damas, le Président syrien Bachar al-Assad a accordé une entrevue à M. Jonathan Tepperman, Rédacteur en chef du Foreign Affairs Magazine. Voici le texte intégral publié simultanément le lundi 26 janvier 2015, en anglais et en arabe, par le magazine newyorkais, le site de la Présidence syrienne et l’Agence Arabe Syrienne d’Information SANA. Nous l’avons traduit à partir de la version anglaise. [NdT].

  1. J’aimerais commencer par vous interroger sur la guerre. Elle dure depuis près de quatre années et vous en connaissez les statistiques : selon l’ONU, plus de deux cent mille personnes tuées, un million de blessés et plus de trois millions de Syriens ayant fui le pays. Vos forces ont aussi subi de lourdes pertes. La guerre ne peut durer éternellement. Comment en voyez-vous la fin ?

Partout dans monde, toutes les guerres se sont toujours soldées par une solution politique parce que la guerre, en elle-même, n’est pas la solution. La guerre est l’un des instruments de la politique. Ainsi vous finissez par une solution politique. Globalement, c’est ainsi que nous la voyons.

  1. Vous ne pensez pas que cette guerre se réglera militairement ?

Non. Toute guerre se termine par une solution politique.

  1. Votre pays est de plus en plus divisé. On pourrait parler de trois mini-états : l’un contrôlé par le gouvernement, l’autre contrôlé par l’EIIL et Jabhat al-Nousra, puis un autre contrôlé par l’opposition sunnite et kurde plus laïque. Comment allez-vous faire pour rassembler et réunifier la Syrie ?

Tout d’abord, cette image n’est pas exacte, parce que vous ne pouvez parler de mini-états sans parler des gens qui y vivent. Le peuple syrien est toujours pour l’unité de la Syrie et soutient toujours son gouvernement.

 

Les factions que vous avez citées contrôlent certaines régions, mais se déplacent d’une région à une autre. Elles sont instables, sans lignes de démarcation claires entre les différentes forces. Parfois, elles s’associent avant de se déplacer. La question principale concerne la population. Et la population soutient toujours l’État indépendamment de son soutien, ou non, à sa politique. Je veux dire que la population soutient l’État en tant que représentant de l’unité de la Syrie.

 

Donc, tant que le peuple syrien croit en l’unité, tout gouvernement et tout représentant officiel peut unifier la Syrie. En revanche, si le peuple est divisé en deux, trois ou quatre groupes, nul ne peut unifier le pays. Voilà comment nous voyons les choses.

  1. Vous pensez vraiment que les sunnites et les Kurdes croient encore en une Syrie unifiée ?

Si vous vous rendiez à Damas aujourd’hui, vous constateriez que les différentes couleurs de notre société -disons le-ainsi- vivent ensemble. En Syrie, les divisions ne se fondent pas sur des bases confessionnelles ou ethniques. Même dans la région kurde dont vous parlez, nous avons deux couleurs différentes : les Arabes étant plus nombreux que les Kurdes. Il ne s’agit donc pas d’une question d’ordre ethnique, mais de factions qui contrôlent, militairement, certaines zones du pays.

  1. Il y a un an, l’opposition ainsi que les gouvernements étrangers soutenaient que votre destitution était la condition préalable aux négociations. Ce n’est plus le cas. Les diplomates sont maintenant à la recherche d’une solution intermédiaire qui vous permettrait de garder un rôle. Aujourd’hui même, le New York Times a publié un article concernant le soutien appuyé des États-Unis en faveur des initiatives de paix russe et onusienne. L‘article souligne que : « L’Occident n’exige pratiquement plus que le président de la Syrie quitte immédiatement le pouvoir ». Vu ce changement d’attitude de la part de l’Occident, êtes-vous désormais plus ouvert à une solution négociée du conflit menant à une transition politique ?

Dès le tout début nous étions ouverts. Nous nous sommes engagés dans un dialogue avec chaque partie en Syrie, qu’il s’agisse d’un parti, d’un courant, d’une personnalité et de n’importe quelle entité politiques. Nous avons modifié la Constitution et nous sommes ouverts à toutes les discussions. Mais quand vous voulez agir, vous ne le faites pas en fonction de l’opposition ou du gouvernement, mais en fonction des Syriens. Il se trouve parfois que vous ayez affaire à une majorité qui n’appartient à aucun courant.

 

Donc, aussi longtemps que vous vous attaquez à un problème national et que vous voulez le changement, chaque Syrien a son mot à dire. Ainsi, le dialogue ne peut se résumer au gouvernement et à l’opposition, mais doit s’instaurer entre les différentes parties et entités syriennes. Voilà comment nous envisageons le dialogue. C’est là un premier point.

 

Le deuxième est que, quelle que soit la solution que vous adoptiez, vous devrez finalement revenir vers le peuple par voie de référendum, parce que vous parlez de Constitution ou de modification d’un système politique. Vous devrez consulter le peuple syrien. Ce n’est pas la même chose que de s’engager dans un dialogue et de prendre des décisions. Le dialogue ne peut se faire uniquement entre le gouvernement et l’opposition.

  1. Donc, vous êtes entrain de dire que vous n’accepterez aucune sorte de transition politique qui n’ait été soutenue par voie référendaire ?

Exactement. C’est au peuple de prendre la décision et à personne d’autre.

  1. Est-ce que cela signifie qu’il n’y a pas place pour les négociations ?

Non, nous irons en Russie, nous nous rendrons à ces négociations, mais la question qui se pose est : avec qui négocierons-nous ? En tant que gouvernement, nous avons des institutions, nous avons une armée, et nous avons une influence, positive ou négative, dans n’importe quelle direction et à tout moment ; alors que les gens avec lesquels nous allons négocier : qui représentent-ils ? Là est la question. Parler d’opposition implique d’en préciser le sens. En général, l’opposition dispose de représentants dans l’administration locale, au parlement, dans les institutions, et ses représentants doivent s’appuyer sur des racines populaires qui les délèguent. Dans la crise actuelle, vous devez vous poser des questions quant à l’influence de l’opposition sur le terrain. Vous devez vous rappeler ce que les rebelles ont déclaré publiquement et à plusieurs reprises : « l’opposition ne nous représente pas ». Si donc, vous envisagez un dialogue fructueux, il devra être entre le gouvernement et les rebelles. Par ailleurs, l’opposition signifie qu’elle est nationale, c’est-à-dire de travailler dans l’intérêt du peuple syrien. Il ne peut s’agir de marionnettes du Qatar, de l’Arabie saoudite, ou de n’importe quel pays occidental dont les États-Unis, payées par l’étranger. Elle doit être syrienne. Nous avons une opposition nationale. Je ne l’exclue pas ; je ne dis pas que toute opposition est illégitime. Mais vous devez distinguer entre le national et les marionnettes. Tout dialogue n’est pas fructueux.

  1. Est-ce que cela signifie que vous ne voulez pas rencontrer les forces de l’opposition soutenues par des pays étrangers ?

Nous allons rencontrer tout le monde. Nous n’avons pas posé de conditions.

  1. Pas de conditions ?

Pas de conditions.

  1. Vous rencontrerez tout le monde ?

Oui, nous allons rencontrer tout le monde. Mais il faudra demander à chacun : « Qui représentez-vous ? ». C’est ce que je veux dire.

  1. Si je ne me trompe, l’adjoint de l’Émissaire spécial de l’ONU Staffan de Mistura est actuellement en Syrie. Comme mesure provisoire, ils proposent un cessez-le feu et un gel des combats à Alep. Accepteriez-vous cette proposition ?

Oui, bien sûr. Nous l’avons pratiquée bien avant que de Mistura n’ait pris ses fonctions. Nous l’avons mise en œuvre à Homs, une autre grande ville, et l’avons aussi expérimentée à plus petite échelle dans différentes banlieues, villages ou autres. Elle a réussi. L’idée est donc très bonne, mais dépend des détails. De Mistura est venu en Syrie avec de gros titres. Nous en avons accepté certains et attendons son calendrier ou son plan détaillé de A à Z. Nous en discutons avec son adjoint.

  1. Dans le passé, vous avez exigé, comme condition préalable au cessez-le-feu, que les rebelles déposent leurs armes ; ce qui, de leur point de vue, est évidemment inacceptable. Est-ce toujours votre pré-condition ?

Nous choisissons différents scénarios ou différentes réconciliations. Dans certaines régions, nous leur avons permis de quitter les zones habitées afin d’éviter des victimes parmi les civils. Ils ont quitté en emportant leurs armements. Dans d’autres régions, ils ont déposé leurs armes avant de quitter. Cela dépend de ce qu’ils offrent et de ce que vous leur proposez.

  1. Je ne suis pas sûr d’avoir compris votre réponse. Exigez-vous qu’ils déposent leurs armes ?

Non. Je n’ai pas dit cela. J’ai dit que dans certaines régions, ils ont abandonné le terrain sans déposer leurs armes.

  1. Êtes-vous optimiste sur les négociations de Moscou ?

Ce qui se passe à Moscou ne correspond pas à des négociations sur la solution; ce ne sont que les préparatifs en vue de la conférence.

  1. Donc, des négociations vers les négociations ?

Exactement, ou comment se préparer aux négociations. S’agissant d’une conférence, il s’agit d’en déterminer les principes. Je reviens vers le même point sur lequel vous me permettrez d’être franc : comme je l’ai déjà dit, certains groupes sont des marionnettes manipulées par d’autres pays et doivent mettre en œuvre leur agenda. Je sais que nombre de pays, telle la France par exemple, n’ont pas intérêt à ce que cette conférence réussisse. Ils donneront donc des ordres pour qu’elle échoue. Vous avez d’autres personnalités qui ne représentent qu’eux-mêmes. Ils ne représentent personne en Syrie, certains n’ayant jamais vécu au pays ne connaissent rien de la Syrie. Et, bien sûr, vous avez d’autres personnalités qui travaillent pour l’intérêt national. Donc, quand vous parlez de l’opposition comme d’une seule entité, il s’agit de savoir qui va influencer l’autre. Là est la question. Ce n’est pas clair pour le moment. Par conséquent, l’optimisme serait exagéré. Je ne dirais pas que je suis pessimiste. Je dirais que nous avons espoir dans chaque action.

  1. Il semble que ces derniers temps les Américains soient devenus plus favorables aux pourparlers de Moscou. Au départ, ils ne l’étaient pas. Hier, le secrétaire d’État Kerry a laissé entendre que les États-Unis espéraient que les négociations avancent et qu’elles réussissent.

Ils disent toujours des choses, mais il s’agit de ce qu’ils vont faire. Et vous savez qu’il y a de la méfiance entre les Syriens et les États-Unis Il suffit donc d’attendre ce qui se passera lors de la conférence.

  1. Selon vous, quel serait le meilleur moyen pour conclure un accord entre toutes les parties intervenant en Syrie ?

Ce serait de traiter directement avec les rebelles, en sachant que vous avez deux types de rebelles. La majorité est représentée par Al-Qaïda, c’est-à-dire l’EIIL, Jabhat al-Nousra et d’autres factions similaires, moins importantes, mais qui appartiennent aussi à Al-Qaïda. Le reste correspond à ce qu’Obama a désigné par « fantasy » et qu’il a qualifié d’opposition modérée. Ce n’est pas une opposition. Ce sont des rebelles. La plupart d’entre eux ont rejoint Al-Qaïda et, récemment, certains ont rejoint l’Armée. La semaine dernière, beaucoup ont quitté leurs groupes pour la rejoindre.

  1. Ceux qui sont revenus étaient des déserteurs ?

Oui, ils sont revenus vers l’armée en disant : « Nous ne voulons plus nous battre ». Ainsi, ceux qui restent de ce groupe sont peu nombreux. Au bout de ce compte, pouvez-vous négocier avec Al-Qaïda et ceux-là ? Eux ne sont pas prêts à négocier. Ils ont leur propre plan. La réconciliation que nous avions initiée et que M. de Mistura va continuer est la solution pratique sur le terrain. Ceci est un premier point. Le deuxième est que vous devez appliquer la Résolution du Conseil de sécurité N° 2170, adoptée il y a quelques mois, et relative à Jabhat al-Nousra et à l’EIIL. Cette résolution est très claire et interdit à quiconque de soutenir ces factions militairement, financièrement ou logistiquement ; alors que la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar le font encore. Si elle n’est pas mise en œuvre, nous ne pourrons pas parler d’une véritable solution, car les obstacles persisteront tant qu’ils dépenseront leur argent. C’est d’ailleurs par là qu’il faudrait commencer. Le troisième point est que les pays occidentaux doivent ôter le parapluie couvrant ceux qu’ils présentent comme une opposition modérée. Ils savent que nous avons principalement affaire à Al-Qaïda, à l’EIIL et à Al- Nousra.

  1. Seriez-vous prêt à prendre des mesures pouvant renforcer la confiance avant les pourparlers [de Moscou] ? Par exemple : échanges de prisonniers, arrêt de l’utilisation de bombes à canon, libération de prisonniers politiques, dans le but de prouver au camp adverse que vous êtes prêt à négocier de bonne foi ?

Il ne s’agit pas d’une relation personnelle, mais de mécanismes. En politique, on ne parle que des mécanismes. Il n’est pas nécessaire d’avoir confiance en quelqu’un pour agir. Si le mécanisme est clair, vous pouvez parvenir à un résultat. C’est ce que veut le peuple. La question est : quel mécanisme pouvons-nous mettre en place ? Ce qui nous ramène au même questionnement. Qui sont-ils ? Qui représentent-ils ? Quelle influence ont-ils ? Sur quel point construire la confiance avec des gens sans influence ?

  1. Quand deux parties se rejoignent, il est souvent très utile que l’une des deux montre à l’autre partie qu’elle souhaite vraiment avancer, en prenant des mesures unilatérales pour tenter de réduire la fièvre. Les mesures que j’ai décrites auraient cet effet.

Vous disposez d’une chose concrète, et c’est la réconciliation. Ils ont abandonné leurs armes, nous leur avons donné l’amnistie, ils mènent une vie normale. C’est un exemple réel et c’est une mesure de confiance. D’autre part, quel rapport y’a-t-il entre cette opposition et les prisonniers ? Il n’en y a aucun. De toute façon, ces prisonniers ne sont pas des leurs et c’est donc une toute autre question.

  1. Ainsi, vous avez offert l’amnistie aux combattants ?

Oui, bien sûr, et nous l’avons fait à plusieurs reprises.

  1. Combien ? Avez-vous des chiffres ?

Je n’ai pas de chiffres précis, mais il s’agit de milliers de combattants et non de quelques centaines.

   23. Êtes-vous prêt à dire à l’opposition, toute entière, que si elle déposait les armes, elle serait hors de danger ?

Oui. Je l’ai dit publiquement dans un de mes discours.

  1. Comment pouvez-vous garantir qu’ils seront en sécurité ? Parce qu’ils ont des raisons de se méfier de votre gouvernement.

Vous ne pouvez pas. Mais, en fin de compte, nous avons ainsi obtenu plus de 50% de réussites, ce qui est un succès dans de telles circonstances. C’est ainsi. Rien n’est absolu. Vous devez vous attendre à certains aspects négatifs, mais ce n’est pas l’essentiel.

  1. Permettez-moi de passer à un autre sujet. Le Hezbollah, la Force Al-Qods d’Iran et les milices chiites entraînées par les Iraniens jouent désormais un rôle important dans la lutte contre les rebelles ici, en Syrie. Compte tenu de ce fait, êtes-vous inquiet de l’influence de l’Iran sur le pays ? Après tout, l’Irak et même le Liban montrent qu’une fois une puissance militaire étrangère installée dans un pays, il peut être très difficile de lui demander de repartir.

L’Iran est un pays important dans cette région et il était influent avant la crise. Cette influence n’est donc pas liée à la crise. Elle est liée à son rôle et à son positionnement politique général. Différents facteurs font qu’un pays donné est influent. Au Moyen-Orient, notre région, vous avez une même société, les mêmes idées, beaucoup de choses qui se ressemblent, et les mêmes tribus qui vont et viennent à travers les frontières.

 

Donc, si vous pouvez influer sur un facteur, votre influence franchira les frontières. Cela fait partie de notre nature et n’est pas source de discorde. Mais, il est évident qu’en cas de conflits et d’anarchie, un autre pays peut exercer un surcroit d’influence sur le vôtre. C’est ce qui arrive lorsque vous n’avez pas la volonté d’être un pays souverain. Ceci étant dit, la réponse à votre question est que l’Iran n’a aucune ambition en Syrie et nous, en tant que pays, nous ne permettrons jamais à n’importe quel autre pays d’influer sur notre souveraineté. Nous ne l’accepterions pas et les Iraniens ne le souhaitent pas non plus. Nous acceptons la coopération. Si nous acceptions de subir l’influence de n’importe quel pays, pourquoi refuserions-nous celle des États-Unis ? Là est le problème avec les Américains et avec l’Occident : ils veulent l’influence, non la coopération.

  1. Permettez-moi de vous pousser un peu plus loin. La semaine dernière, un commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la Révolution islamique, le général Hajizadeh, a déclaré que le Guide suprême de l’Iran a ordonné à ses forces de construire et d’exploiter des usines de missiles en Syrie. Ceci suggère que l’Iran est en train de jouer un rôle plus important et le fait de son propre chef.

Non, non. Jouer un rôle par coopération est différent de jouer un rôle par hégémonie.

  1. Donc, tout ce que l’Iran est en train de faire …?

Bien sûr… c’est en pleine coopération avec le gouvernement syrien, comme toujours.

  1. L’Iran est un pays, mais vous avez des milices qui sont des acteurs sub-étatiques plus compliqués à gérer. Le problème lorsqu’on travaille avec ces groupes est que, contrairement à un gouvernement, ils peuvent ne pas être disposés à coopérer et il n’est pas toujours clair à qui s’adresser. N’êtes-vous pas inquiet de ne pouvoir les contrôler et les freiner s’il le fallait ? Une deuxième question étroitement liée : cette semaine, Israël a attaqué les forces du Hezbollah dans le Golan, les Israéliens suggérant qu’ils l’ont fait parce que le Hezbollah préparait une attaque contre Israël à partir du territoire syrien. Est-ce que cela ne met pas aussi en évidence le danger de laisser des milices ayant leurs propres agendas, pas nécessairement les vôtres, intervenir dans la guerre?

Vous parlez de milices syriennes ou, plus généralement, de toutes les autres ?

  1. Je parle, plus particulièrement, du Hezbollah et des milices chiites irakiennes

Disons que, normalement, seules les institutions gouvernementales et étatiques sont la garantie de la stabilité et de l’ordre. Mais, dans certaines circonstances, tout autre facteur qui jouerait un rôle parallèle pourrait se révéler positif et bénéfique, en sachant qu’il y’aura toujours des effets secondaires négatifs. Les milices qui soutiennent le gouvernement sont un effet secondaire de la guerre. C’est dans la nature des choses. Elles sont là et vous tentez de contrôler leurs effets, parce que tout le monde sera plus tranquille si elles coopèrent avec les institutions gouvernementales, l’Armée, la police… Ce qui s’est passé à Quneitra est complètement différent. Depuis le cessez-le feu de 1974, il n’y a jamais eu d’opération contre Israël à partir du Golan. Ce n’est jamais arrivé. Donc, qu’Israël prétende avoir agi contre une opération planifiée est fort loin de la vérité, juste une excuse parce que les israéliens ont voulu assassiner quelqu’un du Hezbollah.

  1. Pourtant, depuis le début de la guerre, les Israéliens ont été très attentifs à ne s’impliquer que s’ils considéraient que leurs intérêts étaient directement menacés.

Ce n’est pas vrai, car ils lancent des attaques contre la Syrie depuis près de deux années, sans aucune raison.

  1. Dans chaque cas, ils ont déclaré que c’était à cause des armes offertes au Hezbollah par l’Iran et acheminées à travers la Syrie.

Ils ont attaqué les positions de l’Armée [syrienne]. Quel rapport entre le Hezbollah et l’Armée ?

  1. Dans ces cas, l’armée aurait été accidentellement bombardée…

Ce sont de fausses allégations.

 

  1. Selon vous, quel serait l’agenda d’Israël ?

Ils soutiennent les rebelles en Syrie. C’est très clair. À chaque fois que nous progressons quelque part, ils lancent une attaque dans le but de saper l’armée. D’où la blague de certains Syriens : « Comment pouvez-vous dire qu’Al-Qaïda ne dispose pas d’une armée de l’air ? Elle dispose de la force aérienne israélienne ».

  1. Pour revenir à ma question sur les milices, êtes-vous sûr que vous serez capable de les contrôler quand cette guerre prendra fin. Après tout, la souveraineté effective de n’importe quel gouvernement exige qu’il ait ce que l’on appelle le monopole de la force ; ce qui est très difficile quand vous avez ces groupes armés indépendants dans les parages ?

C’est évident : l’État ne peut s’acquitter de ses obligations envers la société s’il n’est pas le seul maître de l’ordre.

  1. Pourtant, vous avez constaté combien c’est devenu difficile, pour le gouvernement irakien, de contrôler toutes les milices chiites qui se sont renforcées pendant la guerre.

En Irak, il y a une raison très importante à cela : Paul Bremer n’a pas créé une Constitution pour l’État; il l’a créée pour les factions. Alors qu’en Syrie, si l’armée a tenu bon pendant quatre années en dépit de l’embargo et de la guerre menée par des dizaines de pays à travers le monde, lesquels l’ont attaquée et ont soutenu les rebelles, c’est parce qu’elle dispose d’une réelle et véritable Constitution laïque. En Irak, la Constitution est sectaire. C’est dire que ce n’est pas une Constitution.

  1. Mais que ferez-vous face à ces milices, une fois la guerre terminée ?

Les choses devraient revenir à la normale, comme avant la guerre.

  1. Et vous êtes confiant… ?

Oui. Nous n’avons pas d’autre choix. C’est le rôle du gouvernement. Cela va de soi.

  1. Quel est l’impact de la baisse des prix du pétrole sur la guerre en Syrie ? Après tout, vos deux plus proches alliés et soutiens, l’Iran et la Russie, sont très dépendants des prix du pétrole et ont subi de considérables dégâts budgétaires ces derniers mois, à cause de cette baisse. N’êtes-vous pas inquiet qu’ils ne soient plus en mesure de continuer à vous aider ?

Non, cela n’a pas d’effets sur la Syrie parce qu’ils ne nous donnent pas d’argent. Et quand ils nous aident, c’est sous forme de prêts. Nous sommes comme tout autre pays. Parfois nous payons, parfois nous avons recours à des prêts.

  1. Mais leur soutien militaire leur coûte de l’argent, et ils disposent de moins d’argent pour payer leurs propres forces armées, ceci ne risque t-il pas de devenir un problème ?

Non, parce que quand vous payez les armes ou toute autre marchandise, vous n’avez pas de problème.

  1. Vous dites que tout ce que vous obtenez des Russes et Iraniens… ?

Jusqu’à présent, nous n’avons pas constaté de changements. Je ne peux donc pas répondre à votre question concernant l’impact [de la baisse des prix du pétrole] qu’ils subissent.

  1. Lors de précédentes entrevues, vous avez dit que vous, et votre gouvernement, aviez commis des erreurs au cours de cette guerre. Quelles sont ces erreurs ? Y’a-t-il des choses que vous regretteriez ?

Tout gouvernement et toute personne commettent des erreurs. Une fois de plus, c’est une donnée évidente. Mais lorsqu’il s’agit d’erreurs politiques, il faudrait que vous reveniez sur les principales décisions prises depuis le début de la crise. Nous en avons pris trois principales : premièrement, rester ouverts à tout dialogue ; deuxièmement, modifier la Constitution et la Loi dans le sens souhaité par beaucoup d’opposants qui prétendaient qu’elles étaient autant de raisons de la crise ; troisièmement, défendre notre pays pour nous défendre nous-mêmes et combattre les terroristes. Je ne pense pas que ces trois décisions aient été mauvaises et puissent être présentées comme des erreurs. En revanche, si vous parler de pratiques, n’importe quel fonctionnaire, n’importe où, est susceptible de commettre des erreurs. Il y a donc une différence entre les erreurs de pratique et les erreurs de politique.

  1. Pouvez-vous décrire certaines erreurs de pratique ?

Pour cela, je devrais revenir vers les fonctionnaires sur le terrain. En cet instant, rien de précis ne me vient à l’esprit. Je préfère parler des politiques.

  1. Pensez-vous qu’il y a eu des erreurs de politique dont vous seriez responsable ?

J’ai déjà mentionné les principales décisions.

  1. Mais vous avez dit que ce n’étaient pas des erreurs.

Défendre le pays contre le terrorisme ? Si j’avais voulu vous dire que c’étaient des erreurs, j’aurais dit qu’il serait préférable de soutenir les terroristes.

  1. Je demande juste s’il y a quelque chose que vous avez fait et que, rétrospectivement, vous feriez autrement.

Concernant ces trois principales décisions, elles étaient bonnes, j’en suis sûr.

  1. Concernant les erreurs de pratiques commises à un niveau inférieur, est-ce que les responsables ont rendu des comptes pour, par exemple, les violations des droits de l’homme, l’usage excessif de la force, le ciblage au hasard des civils, et ce genre de choses ?

Oui. Certaines personnes ont été arrêtées parce qu’elles avaient violé la loi dans ces domaines ; ce qui, évidemment, arrive dans de telles circonstances.

  1. En rapport avec les civils et les manifestants. Est-ce à cela que vous faites allusion ?

Oui, tout au début des manifestations. Oui.

  1. Depuis que les États-Unis ont lancé leur campagne aérienne contre l’État islamique, eux et la Syrie sont devenus d’étranges partenaires coopérant effectivement dans ce combat. Voyez-vous la possibilité d’une coopération accrue avec les États-Unis ?

La possibilité est certainement toujours là, parce nous en parlons et que nous sollicitons une coopération internationale contre le terrorisme depuis trente ans. Mais cette possibilité nécessite de la volonté. La question que nous posons est : est-ce que les États-Unis ont vraiment la volonté de combattre le terrorisme sur le terrain ?

 

Jusqu’à présent, nous n’avons pas constaté quelque chose de concret malgré leurs attaques contre l’EIIL dans le nord de la Syrie. Rien de concret. Ce que nous avons vu est, disons, juste une vitrine. Rien de réel. Depuis le début de ces attaques, l’EIIL a gagné plus de terrain en Syrie et en Irak.

  1. Qu’en est-il des frappes aériennes sur Kobané ? Elles ont été efficaces pour ralentir l’EIIL.

Kobané est une petite ville d’environ 50 000 habitants. Cela fait plus de trois mois que les frappes ont commencé, et ils n’en ont pas terminé. Des surfaces identiques occupées par les mêmes factions d’Al-Qaïda ont été libérées par l’Armée syrienne en moins de trois semaines. Cela signifie qu’ils ne sont pas sérieux dans leur lutte contre le terrorisme.

  1. Donc, vous êtes entrain de dire que vous voudriez que les États-Unis s’impliquent plus dans la guerre contre l’EIIL ?

Il ne s’agit pas de plus d’implication militaire, parce que le problème n’est pas seulement militaire, mais politique. Jusqu’à quel point les États-Unis veulent-ils agir sur les Turcs ? Car si les terroristes ont pu résister aux frappes aériennes pendant toute cette période, c’est bien parce que la Turquie continue à leur envoyer des armes et de l’argent.

 

Est-ce que les États-Unis ont mis la pression sur la Turquie pour qu’elle cesse de soutenir Al-Qaïda? Ils ne l’ont pas fait. Il ne s’agit donc pas d’implication militaire US uniquement. Ensuite, concernant l’engagement militaire, les responsables américains admettent publiquement que sans troupes au sol, ils ne pourront aboutir à rien de concret. De quelles troupes au sol disposent-ils ?

  1. Vous suggérez qu’il devrait y avoir des troupes US sur le terrain ?

Pas des troupes US. Je parle d’un principe, le principe militaire. Je ne parle pas de troupes US. Si vous dites que vous voulez faire la guerre contre le terrorisme, il vous faudra des troupes sur le terrain. Alors, la question que vous devez poser aux Américains est : sur quelles troupes allez-vous compter ? Ce sera, sans aucun doute, sur les troupes syriennes. C’est notre terre, c’est notre pays. Nous en sommes responsables. Nous ne sollicitons aucunement des troupes US.

  1. Alors, qu’attendez-vous des États-Unis ? Vous avez mentionné plus de pression sur la Turquie…

Pression sur la Turquie, pression sur l’Arabie saoudite, pression sur le Qatar, pour qu’ils arrêtent de soutenir les rebelles. Deuxièmement, coopération légale avec la Syrie en commençant par demander l’autorisation de notre gouvernement avant de mener ces attaques. Ils ne l’ont pas fait. C’est donc illégal.

  1. Je suis désolé, je n’ai pas bien saisi. Vous voulez qu’ils rendent légal… ?

Bien sûr, si vous envisagez n’importe quel type d’action dans un autre pays, vous lui demandez une autorisation.

  1. Je vois. Un accord formel entre Washington et Damas autorisant les frappes aériennes ?

La forme, nous pouvons en discuter plus tard, mais vous commencez par l’autorisation. Sous forme d’accord ? Sous forme de traité ? C’est une autre question.

  1. Et vous seriez prêts à franchir le pas pour faciliter la coopération avec Washington ?

Avec tout pays qui serait sérieux en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme. Nous sommes prêts à coopérer, s’ils sont sérieux.

  1. Quelles mesures seriez-vous prêts à prendre pour prouver à Washington que vous voulez coopérer ?

Je pense que c’est à eux de prouver cette volonté. Nous nous battons déjà sur le terrain. Nous n’avons pas à le démontrer.

  1. Les États-Unis sont actuellement entrain de former 5000 combattants syriens et ont programmé leur entrée sur le territoire syrien en mai. Maintenant, le général américain John Allen a été très prudent en déclarant que ces troupes ne seront pas dirigées contre le gouvernement syrien, mais se focaliseront sur l’EIIL uniquement. Que ferez-vous quand ces troupes entreront dans le pays ? Allez-vous leur permettre d’entrer ? Allez-vous les attaquer ?

Les troupes qui ne travaillent pas en collaboration avec l’Armée syrienne sont illégales et devraient être combattues. C’est très clair.

  1. Même si cela vous amène à entrer en conflit avec les États-Unis ?

Sans coopération avec les troupes syriennes, elles sont illégales et sont les pantins d’un autre pays. Elles seront donc combattues comme toute autre milice illégale se battant contre l’Armée syrienne. Mais cela amène une autre question à propos de ces troupes. Obama les a qualifiées de « fantasy ». Comment un fantasme devient-il réalité ?

 

  1. Je pense que c’est avec cette sorte de programme de formation.

Mais vous ne pouvez pas former un extrémisme modéré.

  1. Il y a encore quelques éléments modérés dans l’opposition. Ils sont de plus en plus faibles, mais je pense que le gouvernement US tente, très soigneusement, de s’assurer que les combattants qu’il forme ne sont pas radicaux.

Reste à savoir pourquoi l’opposition modérée -vous les appelez opposition, nous les appelons rebelles- est de plus en plus faible ? C’est bien en raison de l’évolution de la crise syrienne. En ramener 5000 de l’extérieur conduira à ce que la plupart d’entre eux fassent défection et rejoignent l’EIIL ou d’autres groupes, comme cela s’est produit au cours de l’année dernière. C’est pourquoi j’ai dit que c’était encore une illusion. Ce ne sont pas les 5000, mais l’idée elle-même qui est illusoire.

  1. Ce qui rend Washington si réticent à coopérer officiellement avec vous, ce sont des accusations de graves violations des droits humains par votre gouvernement. Ces accusations ne proviennent pas uniquement du gouvernement US, mais aussi de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, et de la Commission spéciale d’enquête indépendante de l’ONU. Je suis sûr que ces accusations vous sont familières. Elles comprennent les refus d’accès aux camps de réfugiés pour les groupes de secours, les bombardements de cibles civiles, les preuves photos d’un transfuge syrien -ayant pour nom de code César- présentées devant le Congrès américain et montrant de terribles tortures et abus dans les prisons syriennes. Êtes-vous disposé à prendre des mesures sur ces questions afin de faciliter la coopération avec les États-Unis ?

Le plus drôle chez cette administration est que c’est la première de l’Histoire à construire ses évaluations, puis ses décisions, à partir des médias sociaux. Nous l’appelons  la « social media administration », ce qui n’est pas le cas de la gestion des politiques. Aucune des accusations que vous avez mentionnées n’est concrète. Ce sont des allégations. Vous pouvez présenter des photos de n’importe qui et accuser de torture. Qui a pris ces photos ? Qui est-il ? Personne ne le sait. Il n’y a aucune vérification. Ce sont des allégations sans preuves.

  1. Mais les photos de César ont été examinées par des enquêteurs européens indépendants.

Non, non. Il est financé par le Qatar, et ils disent que c’est de source anonyme. Donc rien n’est clair ou avéré. Les photos ne montrent pas clairement de qui il s’agit. Juste des clichés montrant, par exemple, une tête avec quelques crânes. Qui a dit que c’est le fait du gouvernement et non des rebelles ? Qui a dit que la victime est syrienne et non quelqu’un d’ailleurs ? Ainsi, des photos, publiées au début de la crise, venaient d’Irak et du Yémen. Ensuite, les États-Unis en particulier, et l’Occident en général, ne sont pas en position de parler des droits humains. Ils sont responsables de la plupart des tueries dans la région et spécialement les États-Unis depuis leur invasion de l’Irak, ainsi que le Royaume-Uni depuis son invasion de la Libye ; de la situation au Yémen ; de ce qui est arrivé en Égypte en soutenant les Frères Musulmans ; de ce qui est arrivé en Tunisie en soutenant le terrorisme. Tous ces problèmes ont eu lieu à cause des États-Unis. Ils ont été les premiers à fouler aux pieds le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité, pas nous.

  1. C’est peut-être vrai ou pas, mais ce sont là des questions distinctes, et cela n’exonère pas votre gouvernement de sa responsabilité.

Non, non. Les États-Unis nous ont accusés, nous devions donc répondre à cette partie de la question. Je ne dis pas qu’en cas d’atteinte et d’infraction violente aux droits de l’homme, le gouvernement [syrien] n’a aucune responsabilité. C’est un autre sujet. La deuxième partie de votre question porte sur des accusations qui demeurent des allégations. Si vous voulez une réponse, je dois répondre à quelque chose de concret, de prouvé et de vérifié.

  1. Êtes-vous prêts à nier catégoriquement qu’il y a torture et mauvais traitements des prisonniers, en Syrie ?

Si la vérification de ces allégations pouvait se faire de façon impartiale et équitable, bien sûr que nous sommes prêts. Ce serait dans notre intérêt.

  1. Quel serait l’impact d’un accord nucléaire américano-iranien sur la Syrie ?

Nul. Parce que la crise [syrienne] n’a jamais fait partie des négociations, l’Iran a refusé qu’il en soit ainsi. Et c’est une bonne chose, car il n’y a pas de lien entre les deux.

  1. Mais beaucoup aux États-Unis prévoient que si l’Iran et les États-Unis concluent un accord, il facilitera la coopération entre les deux pays. Dès lors, certains se demandent si l’Iran ne réduirait pas son soutien à la Syrie en tant que faveur accordée au gouvernement US.

Nous n’avons jamais eu d’information à ce sujet, jamais. Je ne peux pas parler d’un sujet sur lequel je n’ai aucune information.

  1. Décrivez [la guerre en Syrie], au cas où vous penseriez qu’elle va dans le bon sens du point de vue de votre gouvernement. Des analystes indépendants ont suggéré que votre gouvernement contrôle actuellement 45% à 50% du territoire syrien.

Tout d’abord, si vous voulez une description de l’arène, ce n’est pas une guerre entre deux pays, entre deux armées, avec incursion et perte d’une partie du territoire qu’il vous faut reprendre. Ce n’est pas cela. Nous parlons de rebelles qui s’infiltrent dans les zones habitées par des civils.

 

Vous avez des terroristes syriens qui soutiennent des terroristes étrangers et les aident à se cacher parmi ces civils. Ils lancent ce que vous appelez des attaques de guérilla. C’est la forme de cette guerre, de sorte que vous ne pouvez pas la regarder comme étant une question de territoire. Ensuite, là où l’armée syrienne a voulu pénétrer, elle a réussi, mais elle ne peut être présente sur chaque kilomètre du territoire syrien.

 

C’est impossible. Nous avons opérer quelques avancées ces deux dernières années. Mais si vous me demandez « Est-ce qu’elle va bien ? », je réponds que toute guerre est mauvaise, car vous perdez toujours et qu’il y a toujours de la destruction. La principale question est : qu’avons-nous gagné dans cette guerre ? Ce que nous avons gagné est que le peuple syrien a rejeté les terroristes ; qu’il a encore plus soutenu son gouvernement et son Armée.

 

Avant de parler de gagner des territoires, parlons de gagner les cœurs, les esprits et le soutien du peuple syrien. C’est ce que nous avons gagné. Le reste est d’ordre logistique et technique. C’est une question de temps. La guerre va dans le bon sens, mais n’empêche pas les pertes au niveau national. Vous perdez des vies, vous perdez votre infrastructure, et la guerre elle-même a de très mauvais effets sur la société.

  1. Pensez-vous que vous finirez par vaincre les rebelles militairement ?

S’ils n’ont pas d’appui extérieur et, disons-le, s’ils ne sont pas alimentés par le recrutement de nouveaux terroristes, il n’y aurait aucun problème pour les vaincre. Même aujourd’hui, nous n’avons pas de problème militaire. Le problème réside dans cette alimentation continue et, principalement, en provenance de Turquie.

  1. Donc, la Turquie semble être le voisin qui vous préoccupe le plus ?

Exactement. Aussi bien du point de vue logistique que du point de vu du financement du terrorisme par l’Arabie saoudite et le Qatar, à travers la Turquie.

  1. Blâmez-vous Erdogan en personne ? Vous aviez autrefois de bonnes relations avec lui.

Oui. Parce qu’il appartient à l’idéologie des Frères Musulmans qui est la base d’Al-Qaïda et qui fut la première organisation politique islamique à favoriser un Islam politique violent au début du XXème siècle. Il y est fortement ancré et est un farouche partisan de ses valeurs. Il est très fanatique, et c’est pourquoi il soutient toujours l’EIIL. Il est personnellement responsable de ce qui est arrivé.

  1. Voyez-vous d’autres partenaires potentiels dans la région ? Par exemple, le général Al-Sissi en Égypte ?

Je ne voudrais pas parler de lui personnellement, mais aussi longtemps que l’Égypte, son armée et son gouvernement, combattront le même genre de terroristes -comme en Irak- nous pouvons certainement considérer ces pays comme susceptibles de coopérer à notre combat contre un même ennemi.

  1. Deux questions finales, si vous le permettez. Pouvez-vous imaginer un scénario où la Syrie reviendrait au statu quo d’avant les combats, il y a près de quatre ans ?

Dans quel sens ?

  1. Dans le sens où la Syrie est à nouveau unie, non divisée, contrôle ses frontières, commence sa reconstruction dans un pays en paix où prédomine la laïcité.

Si vous regardiez la carte militaire actuelle, vous verriez que l’Armée syrienne est présente partout. Pas en tout lieu, ni en tout coin, mais au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, et au centre. Si le gouvernement n’avait cru en une Syrie unifiée qui retrouverait sa position, il n’aurait pas déployé l’Armée. Si le peuple n’y avait cru, vous auriez vu les gens isolés dans des ghettos, en fonction de leur ethnie, de leur confession ou religion.

 

Tant qu’il en est ainsi, que les gens continuent à vivre ensemble, que l’Armée est partout en sachant qu’elle est composée de toutes les couleurs du tissu social syrien, cela signifiera que nous croyons, tous, que la Syrie redeviendra ce qu’elle était. Nous n’avons pas d’autre choix. Dans le cas contraire, tous les pays voisins seront affectés. S’agissant d’un même tissu, l’effet domino s’étendra de l’Atlantique au Pacifique.

  1. Aujourd’hui, si vous deviez adresser un message au Président Obama, quel serait-il ?

Je pense que, normalement et partout dans le monde, l’on s’attend à ce qu’un fonctionnaire travaille dans l’intérêt de son peuple. Alors, les questions que j’aimerais poser à tout Américain sont:

Que gagnez-vous à soutenir les terroristes dans notre pays, dans notre région ?


Qu’avez-vous obtenu en soutenant les Frères Musulmans, il y a quelques années, en Égypte et dans d’autres pays ?


Qu’avez-vous obtenu en soutenant quelqu’un comme Erdogan ?


Il y a sept ans, l’un des représentants de votre pays m’a demandé à la fin d’une réunion, en Syrie : « Comment pensez-vous que nous pourrions résoudre le problème en Afghanistan ? ». Je lui avais répondu : « Vous devriez être capables de traiter avec des fonctionnaires qui ne sont pas des marionnettes et qui peuvent dire non ». Donc, que les États-Unis cherchent uniquement des responsables marionnettes et des états clients, n’est pas le moyen de servir les intérêts de votre pays.

 

Vous êtes la plus grande puissance dans le monde d’aujourd’hui, vous avez beaucoup de choses à propager dans le monde entier : la connaissance, l’innovation, l’intelligence artificielle avec ses effets positifs. Comment pouvez-vous être les meilleurs dans ces domaines et les pires en matière de politique ? C’est contradictoire.

 

Je pense que le peuple américain devrait analyser et se poser ces questions. Pourquoi avez-vous échoué dans toutes les guerres ? Vous pouvez créer la guerre, vous pouvez créer des problèmes, mais vous ne pouvez en résoudre aucun. Vingt ans que dure le processus de paix en Palestine et en Israël et vous ne pouvez rien y faire, bien que vous soyez un grand pays.

  1. Mais dans le contexte de la Syrie, à quoi ressemblerait une meilleure politique [US] ?

À celle qui préserve la stabilité au Moyen-Orient. La Syrie est le cœur du Moyen-Orient. Tout le monde sait cela. Si le Moyen-Orient est malade, le monde entier sera instable. Lorsque nous avions commencé le processus de paix, en 1991, nous avions beaucoup d’espoir.

 

Maintenant, plus de vingt ans après, les choses ne sont même pas au point de départ, mais bien en-deçà. Donc, la politique US devrait aider à la paix dans la région, à combattre le terrorisme, à promouvoir la laïcité, à soutenir le secteur économique, à la progression de l’esprit et de la société comme c’est le cas dans votre pays. Telle est la mission supposée des États-Unis, non celle de déclencher des guerres.

 

Déclencher la guerre ne fait pas de vous une grande puissance.

 

Dr Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

26/01/2015

Texte traduit de l’anglais par Mouna Alno-Nakhal

 

Source : Foreign Affairs Magazine

http://www.foreignaffairs.com/discussions/interviews/syrias-president-speaks

Les emphases sont d'IN

 

Lire aussi:

La Syrie est une tête de pont pour une agression contre l'Iran

 Dossier Syrie

Syria war nationalturk-0238

http://www.internationalnews.fr/article-conversation-avec-le-president-syrien-bachar-al-assad-125455444.html

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 15:54

Internationalnews

obama saoudite

 

Dans cet article, je passe volontairement sur le partenariat entre la CIA, l’Arabie Saoudite et l’ISI pakistanaise visant à aider les Moudjahidins lors de la guerre en Afghanistan et à contrer ainsi l’Union soviétique, et je vais me situer plus près dans le temps, dans les années 90, où des choses très intéressantes se sont passées.

 

Tout d’abord, jetons un oeil à ce qui a été surnommé l’affaire « Vulgar Betrayal » ["Trahison grossière"(**) en français – NdT]. En 1996, la plus importante enquête gouvernementale américaine sur le financement du terrorisme avant le 11/9 fut lancée. L’enquête reprit les résultats des investigations menées dès 1993 par l’agent du FBI à Chicago, Robert Wright, et ce dernier paraît avoir été le moteur de Vulgar Betrayal. Il dira plus tard : « J’ai surnommé cette affaire « Vulgar Betrayal » à cause des innombrables trahisons que tant de terroristes arabes et leurs soutiens ont commises vis-à-vis des USA, » mais le concernant, ce nom se révèlera ironiquement prémonitoire. Plus d’une douzaine d’agents du FBI travaillèrent sur ce dossier et un grand jury fut nommé pour recueillir les preuves.


Le 3 août 1999, l’agent du FBI à Chicago, Robert Wright, fut brutalement dessaisi du dossier Vulgar Betrayal. Sans lui, c’est enquête tout entière qui battit de l’aile ; elle sera close définitivement l’année suivante.

 

Dans un article du New York Post, on put lire ce commentaire : « La raison officielle était la crainte que le travail de Wright n’entrave la collecte de renseignements du FBI. Mais mes sources n’y croient pas : après des années passées à surveiller ces individus, le personnel du FBI avait sans doute appris tout ce dont ils avaient besoin à leur sujet… et certaines conversations avec des agents du FBI montrent que le travail [de Wright] devenait trop embarrassant pour les Saoudiens. Ce qui est confirmé par le fait que Wright fut dessaisi alors qu’il était sur le point de conclure sur le cas Yassin al-Quadi.(**) »


À la fin des années 1990, George Tenet développa des liens privés directs avec les dirigeants saoudiens. Tenet, nommé directeur de la CIA en 1997, tissa des relations personnelles avec les plus hauts responsables saoudiens, et en particulier avec le prince Bandar (retenez pour la suite), alors ambassadeur saoudien aux USA. Tenet prit l’habitude de se réunir avec Bandar à son domicile près de Washington environ une fois par mois.

 

Plusieurs officiers de la CIA s’occupant du cas de l’Arabie Saoudite vinrent cependant se plaindre de ce que Tenet ne leur disait pas de quoi il discutait avec Bandar. Bien souvent ils avaient vent de ce qui se disait lors de ces réunions à travers les Saoudiens, et non directement par leur propre patron. Tenet nomma également comme chef de l’antenne de la CIA en Arabie Saoudite, un de ses plus proches lieutenants.

 

Cet homme communiquait souvent directement avec lui, et évitait soigneusement de passer par la chaine de commandement. L’Arabie Saoudite bénéficiait apparemment d’un traitement de faveur, à savoir qu’on dissuadait les analystes de la CIA de poser trop de questions dans leurs rapports au sujet des connexions entre l’Arabie Saoudite et les extrémistes islamiques.


En 1996, les USA et l’Arabie Saoudite auraient collaboré pour livrer illégalement des armes aux musulmans bosniaques. Le Washington Post a écrit que le gouvernement saoudien avait dépensé des centaines de millions de dollars pour fournir des armes aux musulmans bosniaques, et que l’administration US était au courant et y avait même participé. 

 

Un responsable saoudien qui avait trempé dans cette affaire expliqua que le rôle des USA « était bien plus que de simplement détourner les yeux…, c’était un véritable accord accompagné d’une coopération discrète … Les Américains ont commencé à en avoir connaissance sous la présidence de George Bush (père) et cela s’est énormément intensifié sous Clinton. » Le programme bosniaque a été calqué sur le même modèle que celui de la coopération entre USA et Arabie Saoudite pour financer les Moudjahidins en Afghanistan dans les années 1980.


À partir du 25 juin 1996, il fut demandé aux agents de la CIA de ne plus surveiller les militants en Arabie Saoudite. Après les attentats à la bombe des Tours Khobar, le gouvernement saoudien opposa une fin de non-recevoir à toute enquête sur ce qu’ils savaient des militants radicaux sur leur sol.

 

Les demandes de renseignement officielles sur Ben Laden n’aboutirent à rien et les Saoudiens ne fournirent aucune aide à une enquête américaine sur ces attentats. Mais bien souvent, les USA n’ont même pas posé de questions aux Saoudiens, de peur de se mettre à dos leur gouvernement. D’anciens hauts fonctionnaires américains diront plus tard que même après les attentats à la bombe, la CIA avait demandé à ses officiers travaillant pour l’antenne saoudienne de ne pas collecter d’informations sur les extrémistes islamiques en Arabie Saoudite.

 

On ne sait pas exactement combien de temps cette politique a duré ; certains signes laissent penser que cela a duré jusqu’au 11-Septembre. En août 2001, l’ancien agent de la CIA, Robert Baer, tenta de donner à la CIA les noms de centaines agents d’al-Qaïda opérant en Arabie Saoudite et au Yémen, mais la CIA ne montra aucun intérêt pour cette liste. Quinze des dix-neuf [supposés – NdT] pirates de l’air étaient officiellement de nationalité saoudienne.


Début 2000, le département du Trésor fut stoppé dans sa volonté de geler les avoirs de financiers d’al-Qaïda en Arabie Saoudite. Richard Newcomb (ci-contre), un haut responsable du département  du Trésor, se rendit en Arabie Saoudite avec d’autres hauts fonctionnaires américains, pour tenter de forcer les Saoudiens à mettre fin à leur financement d’al-Qaïda, mais cette action ne donna rien.

 

Il avait pourtant menacé de geler les avoirs de certains individus ou groupes à l’origine du financement d’al-Qaïda si aucune action n’était entreprise, et avait commencé à mettre sa menace à exécution.

 

En tant que directeur du Bureau des avoirs étrangers au département du Trésor, il avait soumis une liste de noms pour ces sanctions. Mais avant d’imposer des sanctions, il faut l’approbation d’un comité interagences, et la permission ne lui fut jamais accordée.

 

Des responsables de la CIA et du FBI se sont montrés peu enthousiastes à cette idée de sanctions, arguant que celles-ci « pourraient altérer la – déjà faible – coopération de leurs homologues saoudiens. » Mais c’est le département d’État qui s’y opposa le plus. Un responsable déclarera plus tard : « le Département d’État a toujours pensé que nous avions de bien plus gros poissons à attraper. »


Avec l’entrée en fonction de George W. Bush, l’administration US donna l’ordre à ses services de renseignement de clore toute enquête sur le financement de Ben Laden et les connexions avec les Saoudiens. La BBC écrira : « Après les élections, on demanda aux services de renseignement américains d’abandonner toute investigation sur les Ben Laden et la famille royale saoudienne ; cette mesure irrita bon nombre d’agents. »

 

Cela faisait suite aux ordres déjà existants depuis 1996 qui demandaient de laisser tomber toute enquête sur les proches de Ben Laden, et s’ajoutait aux difficultés d’enquêter sur la famille royale saoudienne. Un haut responsable de la CIA déclara, sous couvert d’anonymat, qu’il s’était produit à l’époque un important changement de politique à la NSA (National Security Agency). On pouvait continuer à surveiller Ben Laden, mais les agents n’étaient pas autorisés à regarder de trop près ses sources de financement.


Entre février et mars 2001, l’administration Bush stoppa toute surveillance des Saoudiens. La DIA (Defense Intelligence Agency) avait mis sur pied un programme de surveillance de l’Arabie Saoudite dès les années 1990. Ce projet, connu sous le nom de « Monarch Passage », avait initialement pour but de traquer l’aide que les Saoudiens apportaient au programme nucléaire pakistanais, mais il se développa par la suite en un programme complet d’espionnage des communications d’hommes d’affaires saoudiens et de la famille royale. Ce programme fut stoppé dans les tout premiers jours suivant l’arrivée au pouvoir de l’administration Bush. Cela faisait partie d’un changement à plus grande échelle de la politique américaine, qui plaçait les liens entre les Saoudiens et le terrorisme hors de portée de tout enquêteur américain.


Vers la mi-juillet 2001, John O’Neill (ci-contre), un agent du FBI, s’éleva contre l’obstruction systématique de la Maison-Blanche sur toute ce qui concernait l’Arabie Saoudite. Cet expert du contre-terrorisme donna les détails de cette obstruction par la Maison-Blanche dans son rapport d’enquête sur Ben Laden.

 

O’Neill expliqua que « les principaux obstacles empêchant d’enquêter sur le terrorisme islamique sont les grands intérêts pétroliers US, et le rôle joué par l’Arabie Saoudite. » Il ajouta : « Toutes les réponses, tout ce dont nous avons besoin pour démanteler l’organisation d’Oussama Ben Laden, se trouvent en Arabie Saoudite. » O’Neill pensait aussi que la Maison-Blanche s’opposait à son enquête sur Ben Laden du fait qu’ils continuaient à croire au projet de pipeline à travers l’Afghanistan alors dirigé par les talibans.


En ce moment même, il y a une forte pression pour que soient publiées les 28 pages censurées du rapport du Congrès sur le 11-Septembre (Joint Congressional Inquiry into 9/11). Je suis pour la transparence. Je me bats depuis 10 ans pour que ces pages soient finalement rendues publiques. Ces pratiques de protection et de collaboration avec l’Arabie Saoudite ont perduré longtemps après le 11 septembre 2001.


Si nous voulons toute la vérité sur la situation concernant l’Arabie Saoudite, en ne sachant que trop à quel point nous avons rendu possibles et même collaboré à leurs activités, personne ne peut se permettre de pointer du doigt l’Arabie Saoudite et ses connexions avec le terrorisme, sans en retour pointer tous les doigts de sa main vers les États-Unis d’Amérique.

Jon Gold

 (Jon Goldgold9472 (@) comcast.net)

 

http://www.internationalnews.fr/article-terrorisme-vous-ne-pouvez-pas-pointer-du-doigt-l-arabie-saoudite-sans-en-pointer-5-vers-les-usa-par-125450983.html

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 14:53

Internationalnews

Rianovosti 21 janvier 2015

 

La levée de l'embargo russe après celle des sanctions de l'UE (Moscou)

21/01/2015  
  •   DOSSIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Iran lance les exportations de crevettes et truites en Russie


Russie : Le saumon iranien remplace le saumon norvégien


La Russie interdit des importations d'aliments du Canada

 


La Poutinophobie, nouvelle maladie mentale L’avion MH17 de Malaysia Airlines abattu par des avions militaires ukrainiens - Pr Michel Chossudovsky Valdai - Vladimir Poutine aux élites occidentales : "Fini de jouer!" (+vidéo) Asian Games : Poutine-Obama 2-0 OTAN: Un général allemand annonce des plans de manœuvres militaires visant la Russie Président Vladimir Poutine: La fin de l’hégémonie américaine a sonné ! Une photographie satellitaire atteste que le vol MH17 a été […]

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-pas-de-levee-de-l-embargo-russe-avant-celle-des-sanctions-de-l-ue-dossier-125430999.html

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 15:42

Internationalnews

January 21, 2015

RT

Russia's Foreign Minister Sergey Lavrov prior to the beginning of a press-conference summarizing the results of the Russian diplomacy in 2014.(RIA Novosti / Maxim Blinov)

Russia's Foreign Minister Sergey Lavrov prior to the beginning of a press-conference summarizing the results of the Russian diplomacy in 2014.(RIA Novosti / Maxim Blinov)

Attempts at isolating Russia will not work, Foreign Minister Sergey Lavrov said at a press conference on the outcome of 2014.

 

“We hear from our Western partners that Russia has to be isolated,” Lavrov said. “Specifically, Barack Obama has just repeated that. These attempts won’t be effective. Russian President Vladimir Putin said that Russia will never resort to self-isolation.”

 

The minister said Moscow is calling on Washington to resume cooperation that was thwarted last year. “Relations between Moscow and Washington significantly deteriorated in 2014. We call for resuming effective cooperation at a bilateral and international level. But dialogue is only possible if based on equality and respect for each other’s interests,” he said.

 

Cutting ties with NATO was not Russia’s choice, according to Lavrov.

 

“NATO followed the US in its drive for confrontation. NATO made an absolutely politicized decision to halt civil and military cooperation. Almost all projects have been frozen,” Lavrov said. Moscow “will not allow a new Cold War,” he added.

 

Commenting on US President Barack Obama’s State of the Union Speech, Lavrov said it showed Washington wanted to dominate the world and required all the rest to acknowledge their superiority.

 

“Americans are absolutely non-critical in assessing their own steps, and yesterday’s speech by Obama shows that the core of their philosophy is: ‘we are number one’. And all the rest should accept that.”


Lavrov described US “aggressive” foreign policy as “outdated.”

 

No proof of Russian military in southeastern Ukraine

 

Lavrov has denied allegations of a Russian military presence in southeastern Ukraine, calling on those who believe the opposite to prove their point. “I say it every time: if you are so sure in stating that, confirm it with facts. But no one can or wants to provide them,” he said.

 

Lavrov said he would try to negotiate an immediate ceasefire in eastern Ukraine at talks in Berlin due to take place later in the day. The foreign ministers of Ukraine, Germany and France are expected to be present.

 

He said it was now vital to withdraw heavy artillery from the line separating militia-held territories from those under Kiev’s control. The move would prevent civilian casualties. “Russia has already persuaded the self-defense fighters to withdraw heavy artillery,” he said. “Now the Ukrainian authorities should do their bit.”


Ukrainian President Petro Poroshenko is, according to Lavrov, ready to discuss the peace plan offered by President Putin on January 15, despite earlier reports of its rejection.

 

READ MORE: Poroshenko rejected Putin’s artillery withdrawal plan, began assault – Kremlin

 

“Judging by the reaction of President Poroshenko, we feel he’s ready to discuss it, but raises certain questions, some of those quite technical. They can all be agreed upon equitably.”


Recent days have seen an escalation of violence in eastern Ukraine. Government troops launched a massive assault on militia-held areas, in accordance with a presidential order.

 

 

 

Residential areas have come under fire with reports of several civilian casualties.

 

A hospital in Donetsk was severely damaged on Monday, when at least two shells struck it.

 

Human rights groups have called on both sides to protect civilians in conflict zones.

 

Amnesty International called on militias not launch operations from populated areas, and demanded that Kiev stops its indiscriminate shelling of residential blocks.

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-lavrov-on-obama-speech-efforts-to-isolate-russia-will-fail-125416329.html

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:50

Internationalnews

Par Igor Siletski

Vladimir Poutine parle des intérêts nationaux, des murailles du Kremlin et du peuple russe

 

Vladimir Poutine parle des intérêts nationaux, des murailles du Kremlin et du peuple russe

Par La Voix de la Russie

 

Les « murs » entre la Russie et l’Occident, le règlement de la crise en Ukraine et le développement des relations avec l’Iran sont quelques-uns seulement des sujets évoqués lors de la grande conférence de pressé accordée par le président Poutine qui avait mis plus de 3 heures à répondre aux questions des journalistes.

 

La Russie n’attaquent pas l’Occident comme on le fait croire à Washington et Bruxelles et les accusations d’attiser a la tension militaire lancées à Moscou, sont dénuée de fondement. C’est que la Russie ne possède que deux bases militaires dans « l’étranger proche » alors que les bases militaires américaines y compris celles dotées d’armes nucléaires, sont disséminées aux 4 coins du monde. Néanmoins, la Russie a commencé à défendre plus fermement ses intérêts. C’est cela précisément et non pas le rattachement de la Crimée qui est à l’origine de la crise actuelle dans les relations avec l’Occident, a fait valoir Vladimir Poutine:


« Nous avons plus d’une fois entendu dire par la bouche des personnages officiels qu’il est injuste que la Sibérie avec ses fabuleuses richesses appartienne à la Russie. Comment cela, injuste? Et subtiliser le Texas au Mexique, c’est juste? Que nous soyons maîtres sur nos propres terres, c’est donc injuste! La Crimée n’a rien à voir là-dedans parce que nous défendons tout simplement notre indépendance, notre souveraineté et notre droit à l’existence. C’est précisément ce que nous devons tous comprendre. Et si on parlait de menace, elle vient des États-Unis qui déploient leur bouclier antimissile en Europe de l’Est : en Roumanie et en Pologne, à proximité immédiate de nos frontières », a déclaré le président.


En ce qui concerne la crise en Ukraine, elle a été générée par le coup d’État perpétré dans ce pays, a fait valoir le leader russe. C’est que, après le coup d’État et c’était précisément un coup d’État et un coup d’État armé n’en déplaise à quelques-uns, une partie du pays a rejeté cet état de fait. Or, Kiev n’a pas voulu entamer un dialogue avec ceux qui pensaient autrement, a déclaré Vladimir Poutine : « Donc, au lieu de commencer un dialogue politique, Kiev a fait donner la police puis l’armée et a finalement décrété en désespoir de cause un blocus économique. J’espère que nous réussirons à instaurer un dialogue politique direct par la médiation pour régler finalement la situation et rétablir l’espace politique unique. »


Les tentatives de Kiev d’imposer sa volonté par la force, n’ont pas de sens, a souligné le chef de l’État russe.

 

On a demandé à Vladimir Poutine s’il craignait les coups de palais. Le président a répondu que c’était impossible faute de palais. « Nous avons la résidence officielle, c’est le Kremlin. Il est bien protégé et c’est aussi un facteur de stabilité de notre État », a dit Poutine et d’ajouter que la stabilité reposait surtout sur le soutien du peuple russe.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_12_18/Vladimir-Poutine-parle-des-interets-nationaux-des-murailles-du-Kremlin-et-du-peuple-russe-6076/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-grande-conference-de-presse-annuelle-de-vladimir-poutine-le-18-decembre-2014-125237700.html


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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:40
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