12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 05:58

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France Irak Actualités

 

Communiqué d’Amnesty International (extraits – 12/11/13)

 

La forte augmentation du recours à la peine capitale en Irak porte le nombre d’exécutions recensées à un record depuis 10 ans, depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 ; au moins sept prisonniers ont été envoyés à la potence le 7 novembre, attisant les craintes que beaucoup d’autres ne soient exécutés très prochainement, a déclaré Amnesty International.

 

«La recrudescence des condamnations à mort en Irak, bien souvent à l’issue de procès iniques au cours desquels de nombreux prisonniers affirment avoir été torturés pour " avouer " leur crime, est une vaine tentative de résoudre les graves problèmes de justice et de sécurité que connaît le pays », a indiqué Phillip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. (…)

 

Le nombre réel d’exécutions est sans doute plus élevé

 

Au moins 132 personnes ont été exécutées en Irak depuis le début de l’année – nombre record depuis que la peine de mort y a été rétablie en 2004. Le nombre réel est sans doute plus élevé, mais les autorités irakiennes n’ont pas encore publié toutes les données. (…)

 

Les condamnations à mort sont fréquemment prononcées à l’issue de procès manifestement iniques, les prisonniers ne bénéficient pas d’une défense appropriée et ils «avouent» bien souvent leurs crimes sous la torture ou d’autres mauvais traitements.

 

Récemment, dans des déclarations annonçant la mise à mort de 23 prisonniers en septembre et de 42 en octobre, le ministère irakien de la Justice a affirmé de manière erronée que toutes les sentences capitales étaient examinées et confirmées par la Cour de cassation avant d’être appliquées.

 

Or, lors de cette phase de révision, la Cour de cassation omet trop souvent de prendre en compte le fait que les tribunaux admettent des éléments de preuve contestés, notamment des «aveux» rétractés par les accusés, et ignore les allégations de torture ou de contrainte. La procédure généralement basée sur les documents du dossier n’offre pas aux accusés de véritable révision judiciaire.

 

* Source

 

Photo: HRW 

 

http://www.internationalnews.fr/article-http-www-france-irak-actualite-com-article-irak-le-nombre-d-executions-a-atteint-des-records-1211103-121557557.html

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:54

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Dixième anniversaire de l’invasion de l’Irak

Parmi les 4,5 millions d’enfants irakiens sont maintenant orphelins, et près de 600.000 d'entre eux vivent dans les rues, sans abri ni nourriture ni de quoi survivre »


Info Palestine

19 février 2013

 

Peu de temps après que la campagne anglo-américaine de bombardement - nommée « Opération Renard du Désert » - ait dévasté plusieurs zones en Irak en décembre 1998, je discutais avec un ami dans le hall de l’Hôtel Palestine à Bagdad.

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Un agent de la circulation, gravement blessé dans un attentat à la bombe, est traité à l’hôpital à Bagdad Photo:Atef Hassan/Reuter

J’étais déçu par le fait que notre emploi du temps chargé en Irak - l’essentiel du temps consistant à visiter les hôpitaux remplis de blessés ou de victimes des armes à l’uranium - ne m’ait laissé guère de temps pour acheter quelques livres en arabe et les ramener pour ma fillette à mon retour. Comme je me préparais à monter dans le bus pour le long trajet vers la Jordanie, un Irakien avec une épaisse moustache et une barbe soigneusement taillée s’est approché de moi. « C’est pour votre fille, » me dit-il avec un sourire alors qu’il me tendait un sac en plastique. Le sac contenait plus d’une douzaine de livres avec des illustrations de couleur de contes traditionnels pour enfants irakiens. Je n’avais jamais rencontré cet homme avant, et nous n’allions jamais nous rencontrer à nouveau. C’était un client de l’hôtel et par hasard il avait eu vent de mon souci. Comme je le remerciais avec profusion et rapidement avant de prendre ma place dans le bus, il me fit comprendre que mes mots n’étaient pas nécessaires : « Nous sommes frères et ta fille est comme la mienne. »


Je n’étais qu’à moitié surpris. La générosité dans les pensées comme dans les actes est une caractéristique qui distingue les Irakiens, et les Arabes ne le savent que trop bien. D’autres qualités irakiennes sont la fierté et la persévérance, la première s’expliquant par le fait que la Mésopotamie - qui englobe l’essentiel de Irak d’aujourd’hui - est « le berceau de la civilisation », et la seconde par les misère indicibles vécues par les Irakiens dans leur histoire moderne.


C’est la Grande-Bretagne qui a déclenché la tragédie moderne de l’Irak, en commençant par sa prise de Bagdad en 1917 et le remodelage du pays pour l’adapter au mieux aux besoins coloniaux et aux intérêts économiques de Londres. Le désordre précoce et sans égal produit par les envahisseurs britanniques a continué à faire des ravages, qui se sont manifestés de diverses manières jusqu’à ce jour : le sectarisme, la violence politique et les querelles frontalières entre l’Irak et ses voisins.


Mais bien évidemment, les États-Unis supportent l’essentiel des responsabilités pour avoir détruit ce qu’avait réalisé le peuple irakien pour acquérir son indépendance. C’est l’ancien secrétaire d’État James Baker, qui avait menacé Tarek Aziz, le ministre irakien des Affaires étrangères lors d’une réunion à Genève en 1991, en disant que les États-Unis détruiraient l’Irak et « le ramèneraient à l’âge de pierre ». La guerre américaine qui s’étend de 1990 à 2011, va d’un blocus dévastateur à une invasion brutale. Ces guerres étaient autant sans scrupules que violentes. Outre leur coût humain énorme, elles s’inséraient dans une stratégie politique horrible visant à exploiter dans le pays des lignes de fracture existantes, à déclencher des guerres civiles et à favoriser une haine sectaire dont l’Irak est peu susceptible de guérir avant de nombreuses années.


Pour les Américains, c’était une simple stratégie visant à atténuer la pression exercée sur ses soldats, lesquels se sont retrouvés confrontés à une vive résistance au moment où ils ont mis les pieds en Irak. Mais pour les Irakiens, tout ceci représentait un cauchemar qui ne peut être exprimé ni par des mots, ni par des chiffres. Mais les chiffres ne font pas défaut. Selon les estimations des Nations Unies, cités par la BBC, entre mai et juin 2006 « une moyenne de plus de 100 civils (ont été) tués chaque jour dans des violences en Irak. » Les Nations Unies estiment le nombre total de morts parmi les civils en 2006 à 34 000. C’est l’année où la stratégie américaine de diviser pour régner, a produit le plus de succès.


Au fil des années, la plupart des gens en dehors de l’Irak - alors que dans d’autres conflits la violence permanente produit les mêmes énumération macabres - sont devenus tout simplement insensibles à tous ces morts. C’est comme si, plus les gens meurent, moins importantes deviennent leurs vies...


Le fait demeure, cependant, que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont conjointement détruit l’Irak moderne et aucun remords ni aucune excuse - bien qu’il n’y ait rien eu de tel jusqu’à aujourd’hui - n’y changeront rien. Les anciens maîtres coloniaux de l’Irak, comme les nouveaux, n’avaient aucune base légale ou morale pour envahir ce pays dévasté par les sanctions. Dépourvus de toute pitié, ils ont détruit une génération et préparé le terrain pour de futurs conflits qui promettent d’être aussi sanglants que ceux de ces dernières années.


Quand la dernière brigade américaine de combat a quitté l’Irak en 2011, ce devait être la fin d’une époque. Les historiens savent bien que les conflits ne se terminent pas par un décret présidentiel ou un déploiements de troupes.L’ Irak est tout simplement entré dans une nouvelle phase de la guerre et les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres, demeurent parties intégrantes de ce conflit.


La réalité de la guerre et de la période qui a suivi l’invasion, c’est que l’Irak a été divisé en zones d’influence basées sur des critères purement sectaires et ethniques. Dans la classification des médias occidentaux des gagnants et des perdants, les sunnites, accusés d’avoir été favorisés par l’ancien président irakien Saddam Hussein, sont apparus comme les plus grand perdants. Alors que de nouvelles élites politiques irakiennes ont été divisées entre politiciens chiites et politiciens kurdes (chaque partie avec son armée privée, quelques-unes réunies à Bagdad et d’autres dans la région autonome du Kurdistan), la population chiite s’est retrouvée considérée par divers groupes militants sunnites comme responsable de leurs malheurs. Rien que le 8 février dernier, cinq voitures piégées ont explosé dans ce qui a été rapidement présenté comme des « zones chiites », tuant 34 personnes. Quelques jours plus tôt, le 4 février, ce sont 22 personnes qui avaient été tuées de façon similaire.


Le conflit sectaire en Irak, qui est responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes, est de retour. Les sunnites irakiens, avec leur principales tribus et leurs partis politiques, exigent l’égalité et la fin de la ségrégation dont ils sont les victimes dans le système politique irakien partisan incarné par le le premier ministre Nouri al-Maliki. Des manifestations massives et des grèves ont été organisées avec un clair message politique et unificateur. Cependant, de nombreux autres partis exploitent la polarisation de toutes les façons imaginables : réglant de vieux comptes, poussant le pays au bord de la guerre civile, amplifiant le chaos en cours dans divers pays arabes, notamment en Syrie, et dans certains cas ajustant les frontières sectaires d’une manière qui pourrait créer des opportunités intéressantes pour s’enrichir.


Oui, la division sectaire et le business font bon ménage dans l’Irak d’aujourd’hui. L’agence Reuters a rapporté que Exxon Mobil avait engagé Jeffrey James, un ancien ambassadeur américain en Irak (de 2010 à 2012) en tant que « consultant . Bien sûr, c’est un exemple de la façon dont la politique d’après-guerre et la diplomatie d’affaires sont des alliés naturels, mais il y a cependant plus. Profitant de l’autonomie de la région du Kurdistan, le géant pétrolier et gazier multinational a concocté des affaires lucratives qui sont indépendantes du gouvernement central à Bagdad. Ce dernier a amassé des troupes près de la région contestée et riche en pétrole depuis la fin de l’année dernière. Le gouvernement kurde a fait de même. Impossible de savoir qui a la haute main sur ce conflit pour contrôler l’avenir des ressources pétrolières. Exxon Mobile est déchiré : doit-il honorer ses contrats avec les Kurdes, ou doit-il chercher des contrats plus lucratifs dans le sud [chiite]. James pourrait avoir de bonnes idées, surtout quand il exploite son influence politique acquise au cours de son mandat comme ambassadeur américain.


L’avenir de l’Irak est actuellement déterminé par diverses forces et presque aucune d’entre elles n’est composée d’Irakiens ayant une vision d’unité. Coincé entre le sectarisme, l’extrémisme, des élites assoiffées de pouvoir, de richesses, de puissance acteurs régionaux, des intérêts occidentaux et un héritage très violent de la guerre , le peuple irakien souffre au-delà de ce que peuvent exprimer des analyses politiques ou des statistiques pour faire saisir son angoisse. Cette nation fière, au potentiel humain impressionnant et aux remarquables perspectives économiques, a été littéralement mise en lambeaux.


L’écrivain irakien Hussein Al-alak, qui vit au Royaume-Uni, a écrit un hommage aux « victimes silencieuses du conflit », les enfants, à l’occasion du dixième anniversaire de l’invasion de l’Irak. Selon le ministère irakien des Affaires sociales et du travail, il y a environ 4,5 millions d’enfants qui sont maintenant orphelins, avec « un choquant de 70 pour cent » d’entre eux ayant perdu leurs parents depuis l’invasion de 2003.


« Sur ce nombre total, près de 600 000 enfants vivent dans les rues, sans abri ni nourriture ni de quoi survivre », écrit Al-alak. Ceux qui vivent dans les quelques orphelinats gérés par l’État « manquent de ce qui est le plus essentiel. »


Je pense toujours à l’homme bienveillant qui a offert à ma fille un recueil de nouvelles irakiennes. Je pense aussi à ses enfants. Un des livres qu’il avait achetés était l’histoire de Sindbad, présenté dans le livre comme un brave et bel enfant qui aimait l’aventure autant qu’il aimait son pays. Peu importe combien cruel son sort a pu être, Sinbad est toujours rentré en Irak pour tout recommencer à nouveau, comme si rien ne s’était passé.

 

* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

 

Du même auteur :

- Des bulldozers et toujours plus de bla bla bla de « paix » - 11 février 2013
- Mali : comment s’enrichir grâce à la guerre... - 2 février 2012
- Le factionnalisme et les Palestiniens oubliés - 27 janvier 2013
- L’Intifada des prisonniers palestiniens 22 janvier 2013
- La Palestine : un récit qui doit encore s’imposer... - 19 janvier 2013
- Obama s’invente une nouvelle « guerre froide » en Amérique latine - 11 janvier 2013
- La tragédie des Palestiniens en Syrie, et la centralité du Droit au retour - 4 janvier 2013
- La stabilité de l’Afrique de l’ouest mise à l’épreuve - 23 décembre 2012
- Mieux comprendre le mouvement Hamas - 15 décembre 2012
- Fausses victoires et vraie défaites - 12 décembre 2012
- Le jeu risqué de Netanyahou à Gaza : même moment, même endroit - 3 décembre 2012
- Palestine occupée : donations et pressions politiques - 14 novembre 2012
- Égypte : la question non résolue de l’économie - 10 novembre 2012
- Les différentes faces de la « résistance populaire » en Palestine - 30 octobre 2012
- Rhétorique électorale : les États-Unis et le Moyen-Orient - 26 octobre 2012
- Turquie : du « zéro-problème » au maximum d’ennuis - 15 octobre 2012
- L’Empire pris au piège - 7 octobre 2012
- Le boycott d’Israël commence à faire son chemin au niveau des gouvernements - 27 septembre 2012

12 février 2013 - The Palestine Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinechronicle.com/iraq-...
Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach

 

http://www.internationalnews.fr/article-10-ans-apres-l-invasion-anglo-americaine-l-irak-au-bord-de-l-implosion-par-ramzy-baroud--115495730.html

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 08:22

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by grtv

Announcing the Iraq war was ended, Barack Obama told US troops on 14 December 2011, "The United States military is the finest fighting force in the history of the world."

What he didn't say is that since 1945 the US military has been directly responsible for the deaths of over 10 million people and that America has in that time overthrown 50 governments, including democracies, and intervened in at least 30 more.

John Pilger has something to say about that.

 

Related articles:

Iraq War "ends" with a $4 trillion IOU
by Christopher Hinton

Colonial Iraq: The Reality behind "the End of the Iraq War" 
by Brian Becker

New Photos Released of Iraq Atrocity, With Documents and Video
by David Swanson

The Iraq Withdrawal and the Continuing Eruption of US Militarism
by Bill Van Auken

The 'success' of Obama's Iraq war in which not a single Iraqi died

Url of this article:

http://www.internationalnews.fr/article-iraq-withdrawal-is-smokescreen-confronting-obama-s-hypocrisy-93752411.html

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 08:08

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21 décembre 2011

 

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Le manuel de la US Army « La guerre subrogée pour le 21ème siècle » décrit une guerre menée en substituant aux forces armées traditionnelles, qui interviennent ouvertement, des forces spéciales et agents secrets qui agissent dans l’ombre, avec le soutien de forces alliées, de fait sous commandement étasunien.

Mondialisation.ca, Le 20 decembre 2011

L’arte della guerra


Nos troupes sont sorties d’Irak « la tête haute », a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers. Ils quittent un pays envahi en 2003 au motif qu’il possédait des armes de destruction de masse, motif qui s’est révélé infondé. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraib.

 

Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Contraignant plus de deux millions d’Irakiens à quitter leur maison et autant à se réfugier en Syrie et en Jordanie. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4.500 morts et plus de 30mille blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques.

 

Guerre qui a coûté 1.000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4.000 milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. Elle en a cependant valu la peine : dorénavant « l’avenir de l’Irak sera dans les mains de son peuple », assure le président Obama. Est-ce ainsi qu’il a gagné le Prix Nobel de la Paix ? On peut en douter en lisant le manuel de la US Army sur « La guerre subrogée pour le 21ème siècle » : une guerre menée en substituant aux forces armées traditionnelles, qui interviennent ouvertement, des forces spéciales et agents secrets qui agissent dans l’ombre, avec le soutien de forces alliées, de fait sous commandement étasunien.

 

Divers faits le confirment. Le personnel de l’ambassade étasunienne à Bagdad, la plus grande du monde, passera de huit mille à seize mille personnes. Son « bureau de coopération et sécurité», qui entraîne et arme les forces irakiennes sera renforcé. Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Parmi lesquels, 36 chasseurs F-6 avec leurs armements (qui pourraient augmenter jusqu’à 96), dont les pilotes seront entraînés aux Etats-Unis et dont les bases seront de fait sous le contrôle du Pentagone.

 

Des unités de la CIA et des forces spéciales étasuniennes continuent à entraîner (et de fait à diriger) les « forces de sécurité » qui, sur ordre du premier ministre Nouri al-Maliki, ont déjà arrêté des centaines d’ex-baasistes accusés, sur la base de preuves fournies par le Cnt libyen, d’avoir préparé un coup d’état avec l’appui de Kadhafi. En même temps Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel ExxonMobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad. 


Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui - révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’ « armée syrienne libre» pour la « guerre subrogée » contre la Syrie.

 

Edition de mardi 20 décembre 2011 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111220/manip2pg/14/manip2pz/315245/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Les emphases sont d'IN

Titre original: En Irak la guerre est « subrogée », L'art de la guerre


Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il écrit pour le quotidien italien il manifesto.      

Photo: veteranstoday.com

http://www.internationalnews.fr/article-en-irak-la-guerre-est-subrogee-l-art-de-la-guerre-par-manlio-dinucci-93751134.html 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 02:46

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WSWS 24 février 2011


Les protestations se sont étendues la semaine dernière à différentes villes à travers l’Irak, les manifestants exigeant des emplois et des services sociaux et exprimant leur opposition à l’encontre de certaines autorités locales corrompues appuyées par le régime soutenu lui, par les Etats-Unis. Il s’agit des plus récentes parmi une série de journées de protestations inspirées par les luttes de masse révolutionnaires qui ont renversé le président Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et le président Hosni Moubarak en Egypte.


Des préparatifs seraient engagés pour un rassemblement de la « révolution de la rage irakienne », le 25 février à Bagdad, la capitale irakienne. Ceci souligne l’opposition de masse grandissante contre les conditions sociales atroces créées par le régime d’occupation mis en place par Washington après l’invasion de 2003. Ces conditions comprennent le manque d’électricité et d’eau potable, le chômage de masse et les hausses soudaines du prix des denrées alimentaires – ainsi que la conduite dictatoriale des nouveaux dirigeants mis au pouvoir par Washington.


Il y eut des protestations dans les régions majoritairement kurdes situées dans le Nord de l’Irak, à Suleimaniyah et à Kirkuk, et qui ont abouti à l’incident jusque là le plus sanglant de la vague de protestations qui a déferlé sur le Moyen Orient.


A Suleinmaniyah, le personnel de santé a dit que neuf personnes avaient été tuées et plus de 47 blessées lorsque les forces peshmerga kurdes ont tiré sur une foule d’au moins 3.000 personnes qui manifestaient devant le siège du Parti démocratique du Kurdistan (KDP) dirigé par Massoud Barzani. Les manifestants avaient protesté contre la corruption du KDP, le manque d’emploi et de services de base. Ils ont scandé « Gouvernement démission, » « du travail pour les chômeurs » et « les corrompus doivent être passés en justice. »


L’AFP a rapporté que, dans la soirée, des forces de sécurité avaient pris position dans les rues de Suleimaniyah, autour du quartier général du KDP et de l’Union patriotique du Kurdistan (PUK). Le PUK est le parti du président irakien Jalal Talabani.


A Kirkuk, quelque 400 personnes ont protesté devant les bâtiments du gouvernement en réclamant de meilleurs services pour les veuves et les orphelins. Un journaliste local a dit au New York Times qu’ils avaient scandé, « Nous voulons la justice. Où sont nos droits ? Protégez les orphelins contre les voleurs. Nous avons faim dans un pays plein de pétrole. »


Il y eut aussi des protestations dans le Sud de l’Irak, à dominance chiite. A Basra, un port et un pivot pétrolier qui est la deuxième ville d’Irak, 600 manifestants avaient organisé une grève avec occupation de locaux, érigeant des tentes devant les bâtiments gouvernementaux gardés par la police.


Les manifestants ont promis de rester devant les bâtiments jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites – y compris des projets d’approvisionnement en électricité et en eau potable. Ils ont également réclamé le renvoi de responsables locaux. Mohammed Ali Jasim a dit à l’AFP, « Nous exigeons que le gouverneur de Basra soit licencié parce qu’il n’a rien fait de bien à Basra. »


A Nasir, une petite ville au Nord de la capitale provinciale de Nassiriyah, les manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment municipal pour revendiquer des emplois et des services publics. Ils ont jeté des pierres contre le bâtiment et y mis le feu au milieu d’affrontements avec la police. Les autorités de Nasir ont imposé un couvre-feu et interpellé plusieurs personnes.


A Kut, une ville de 850.000 habitants dans la province de Wasit, les manifestants se sont rassemblés et ont érigé des tentes devant le bâtiment gouvernemental, exigeant de rencontrer les autorités provinciales et centrales. Ils ont réclamé des subventions sur le prix des produits alimentaires de base, un approvisionnement en électricité et des emplois.


Des manifestants ont aussi scandé des slogans contre l’occupation américaine et les autorités nationales : « A bas [le premier ministre Nouri] al-Maliki, à bas les voleurs. » Se référant aux années qui se sont écoulées depuis l’invasion américaine en 2003, une banderole disait : « Huit ans de souffrance, où sont vos promesses ? »


Les protestations d’hier sont survenues après des heurts violents, la veille, à Kut lorsque trois personnes ont été tuées et 27 autres blessées au cours d’affrontements avec la police alors que les manifestants exigeaient la démission du gouverneur de la province de Wasit, Latif Hamad al-Tarfa. Al-Tarfa aurait fui par la porte de derrière avec ses garde du corps au moment où les opposants s’emparaient du bâtiment.


Les manifestants ont se sont moqués de al-Tarfa en écrivant « gouverneur » sur le flanc d’un âne. Ils ont réclamé son renvoi, l’accusant d’avoir volé des fonds publics. Akel Salah, un manifestant de 27 ans, a dit au New York Times : « Nous resterons ici dans la rue jusqu’à ce que le gouverneur quitte ses fonctions. Tout est mauvais dans cette province. Pas d’essence. Pas d’électricité. Pas d’emplois. Rien. »


Salah a aussi rapporté que plusieurs manifestants avaient été arrêtés, dont son frère et qu’il était sans nouvelle d’eux. Il a dit, « J’essaie de le joindre sur son téléphone, mais il est débranché. Sa femme et son fils sont en train de devenir fous. »


Ces manifestations ont suivi une série de protestations identiques qui se sont passées ces derniers jours dans d’autres parties du pays. Mardi, selon des rapports de la chaîne de télévision Al-Sumaria, des manifestants s’étaient rassemblés à Fallujah – une ville que l’armée américaine avait attaquée à plusieurs reprises en 2003 et en 2004, en recourant à des armes chimiques dont le phosphore blanc. Leurs revendications comprenaient des emplois, la fourniture de services sociaux, le renvoi des étrangers du gouvernement irakien et la démission de responsables locaux.


Des intellectuels et des artistes s'interposent entre les manifestants et les forces de l'ordre.

A Fallujah, une banderole protestait contre les tensions sectaires acerbes entre Chiites et Sunnites et que l’occupation américaine de l’Irak avait exacerbées : « Non au sectarisme, oui à l’unité, à bas le gouvernement al-Maliki. » Une autre pancarte disait, « Pas de restriction à la liberté d’expression, non aux détentions arbitraires et aux rafles, non aux politiciens corrompus et aux voleurs. » Sur une troisième : « Nous voulons de meilleurs services de base : électricité, pétrole et de meilleures rations alimentaires. »


Il y avait également eu des manifestations à Sadr Ville, un énorme bidonville de Bagdad. Des bulletins d’information mentionnent que les manifestants y avaient scandé, « Non à la corruption du gouvernement » et « Nous avons voté pour vous, où sont vos promesses ? »


(Article original paru le 18 février 2011)

Source: WSWS

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article--67952084.html

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 01:55

France-Irak Actualité

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Pétition contre l’exécution de Tarak Aziz :

http://www.gopetition.com/petition/40161.html


Témoignage du professeur Jacques Foviaux, Professeur émérite des Universités *

J’ai rencontré le Président Tarek Aziz, dans le cadre d’une réunion internationale organisée contre l’embargo qui frappait l’Irak : c’était, à Bagdad, en 2001. L’homme m’a fait beaucoup d’impression, m’accordant quelques minutes d’entretien avant la séance qu’il présidait.

J’ai été frappé par sa vivacité d’esprit et sa curiosité à mon égard, alors que j’étais l'invité officiel de la Faculté de droit de Bagdad pour y donner une série de conférences. J’ai réitéré ces cycles de conférences en 2002, puis en 2003, année où j’ai apporté, dans les circonstances tragiques que tout le monde connaît mieux maintenant, un Olivier de la paix, emballé aux couleurs irakiennes, déposé à la Maison de la Sagesse, équivalent irakien du Collège de France, au bord du Tigre.

Ex-Huit de pique du jeu de l'Amérique, le Président Tarek Aziz est entré de plein pied dans l’histoire, dans l’Histoire, qui surplombe l’histoire et toutes les histoires, dans la légende : c’est un patriote, qui chérit avant tout son pays, c’est un chrétien de surcroît, enfin c'est un parfait francophone.

La réconciliation dans ce pays, frappé aux fers du malheur passe par la consolidation du passé, ébréché et bousculé, auquel tous les Irakiens demeurent filialement très attachés, ce qu’il en reste à jamais, que rien n’effacera jamais : quel destin tragique pour cet homme, quelles souffrances inhumaines et inutiles depuis les années de captivité : il est temps d’y mettre fin par un beau geste de clémence et de paix augustéenne, c'est l'exercice majestueux et réservé du pouvoir suprême depuis la plus haute Antiquité, que rien ne peut ravir aux autorités du Pays: l'IRAK.

   Le sort du Président Tarek Aziz est à chercher dans une solution humanitaire, surtout pas juridique, qui serait rendue comme l'oracle d'une quelconque "machine à droit", comme la nommait le tout jeune magistrat: de Versailles : Alexis de Tocqueville. À cet homme, rendons l'honneur dans la liberté. Vite !

* Histoire du droit à l’histoire.com

http://histoiredudroitahistoire.over-blog.com

Source de cet article: http://www.france-irak-actualite.com/article-sauvons-tarek-aziz-vite-64024145.html


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Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred 

Tarek Aziz condamné à mort : Les Français muets : Actualités du droit

Tarel Aziz, vous connaissez ? Par Serge Charbonneau

Tarek Aziz au journal  de 20 h du 13 février 2003

Il faut sauver Tarek Aziz et ses compagnons

L'ONU condamne la décision d'exécuter Tarek Aziz (officiel)

WikiLeaks: l'ONU invite Bagdad et Washington à enquêter

Tarek Aziz condamné à mort: un "règlement de comptes" (sénateur russe)

Peine de mort pour Tarek Aziz: une décision politisée (député russe)

Tarek Aziz, l'homme qui en sait trop (juin 2008) France-Irak - par Gilles Munier(Afrique Asie – juin 2008) 

Tarek Aziz et Jacques Chirac (vidéo)

Tarek aziz condamné à mort pour détourner l'attention du génocide perpétré en iraq par les Etats-Unis et leurs complices


Pétition contre l’exécution de Tarak Aziz :

http://www.gopetition.com/petition/40161.html

 

Tous les articles sur l'Iraq sur IN: Iraq


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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 22:55

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Titre original:Affaire Kelly: un crime d'Etat en Oxforshire ?

 

Article de Gilles Munier, paru dans Afrique Asie (novembre 2010)

 

Plus de 80% des Britanniques ne croient pas au suicide du docteur David Kelly, un des inspecteurs de l’ONU chargés de découvrir des armes de destruction massive en Irak. Sept ans après sa mort, le nombre de ceux qui parlent de « crime d’Etat » a triplé. Les appels à rouvrir l’enquête, nombreux depuis que les Travaillistes ont quitté le pouvoir, inquiètent Tony Blair. 


   Officiellement, le docteur David Kelly, inspecteur de l’ONU en Irak, spécialiste en armement chimique et biologique, s’est suicidé le 17 juillet 2003, dans un bois du Oxfordshire, près de son domicile. Il aurait mis fin à ses jours parce qu’il ne supportait pas que le ministère de la Défense britannique l’accuse d’être à l’origine des révélations d’un reportage de la BBC, diffusé en mai 2003, affirmant que la menace irakienne avait été sciemment « musclée » afin de justifier l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne. Pour mémoire, Tony Blair avait assuré, en septembre 2002, que Saddam Hussein possédait des missiles et des armes de destruction massive « opérationnelles en seulement 45 minutes », pouvant atteindre la base militaire britannique à Chypre.


   En septembre 2003, selon l’institut de sondage YouGov, 11% des Britanniques pensaient que David Kelly avait été assassiné et 51% qu’il s’était suicidé, suite à des pressions insupportables. En janvier 2004, la commission d’enquête dirigée par Lord Hutton, créée par Tony Blair pour couper court aux rumeurs d’assassinat, avait conclu que le défunt s’était donné la mort, en absorbant vingt neuf comprimés de Coproxamol, un médicament anti-douleur, puis en tailladant son poignet gauche avec la lame ébréchée de son couteau de jardin.


   Les conclusions hâtives du rapport Hutton, écartant la thèse de l’assassinat et blanchissant Tony Blair, ont été mises en doute, au fil des ans, notamment par le député libéral Normam Baker, aujourd’hui ministre du gouvernement Cameron.

 

Dans L’étrange mort de David Kelly, un livre paru en 2007, il affirmait que le biologiste avait été assassiné. Selon lui, le couteau et les médicaments avaient été placés près de son corps pour maquiller le crime en suicide. Fin 2009, six médecins qui réclamaient la réouverture de l’enquête au motif que la quantité de sang trouvé sur les lieux n’était pas suffisante pour entraîner sa mort, s’étaient vu répondre que le dossier Kelly était interdit d’accès pour 70 ans, que l’original avait été « perdu » et que sa copie, archivée, était « introuvable »


Les langues se délient


   En août dernier, le Daily Mail, deuxième plus gros tirage de la presse anglo-saxonne, a publié de nouveaux témoignages mettant sérieusement en doute la thèse officielle, ainsi qu’un sondage de l’Institut Harris selon lequel 80% des Britanniques pensent que Kelly ne s’est pas suicidé. En sept ans, les langues se sont déliées.

 

Graham Coe, le policier qui a monté la garde près du corps après sa découverte, a affirmé n’avoir remarqué qu’un peu de sang sur le poignet du biologiste et pas sur ses vêtements. Deux secouristes, présents sur les lieux, l’ont confirmé. Des médecins légistes ont jugé les causes officielles du décès « extrêmement peu vraisemblables ».

 

Pour eux, la coupure au poignet n’était pas suffisante pour entraîner sa mort. Enfin, le docteur Bartlett, qui a signé le certificat de décès a reconnu que le corps avait été déplacé et déclaré avoir vu plus de sang au nez du cadavre qu’au poignet. Le déplacement du corps, signe d’une exécution effectuée en un autre lieu, expliquerait pourquoi le système de détection de sources de chaleur de l’hélicoptère survolant l’endroit où Graham Coe l’a trouvé n’avait rien signalé de suspect. 


   Des proches parlent aussi. Wendy Wearmouth, cousine du docteur Kelly « pense qu’il a été assassiné » car se suicider, dit-elle, était « en totale contradiction  avec sa manière d’être ». Richard Spertzel, ancien collaborateur de l’inspecteur de l’ONU en Irak, affirme que Kelly en savait trop et était sur une « liste de gens à abattre ».

 

Mai Pederson, née au Koweït sous le nom de Maya al-Sadat, sergent- interprète de l’US Air Force à Bagdad, qui fut la confidente de Kelly et l’a converti au bahaïsme – religion d’origine persane qui proscrit notamment le suicide -  a donné un coup fatal à la thèse du suicide en révélant que son ami avait des difficultés pour couper la viande dans son assiette, et pour avaler des cachets.

 

Elle ne croit pas qu’il se soit ouvert les veines ni qu’il a ingurgité les comprimés dont parle le rapport. A la demande de cette dernière, en 2003, la Commission Hutton n’avait pas enregistré ce témoignage et mal transcrit le nom de l’interprète pour ne pas attirer l’attention, dit-on, sur ses activités dans le renseignement militaire américain. Mai Pederson est affectée au Defense Language Institute, une école californienne de formation à l’espionnage, mais ce n’était pas un motif suffisant pour ne pas tenir compte de ce qu’elle disait.


Kelly, obstacle à supprimer


Le Premier ministre David Cameron osera-t-il rouvrir l’enquête sur la mort du Docteur Kelly, comme l’envisageait, en avril 2010, Dominic Grieve, secrétaire à la Justice dans le « Cabinet fantôme » conservateur? L’enterrera-t-on une seconde fois au nom de la raison d’Etat ? Le sondage de l’Institut Harris et les nouveaux témoignages repris par presque tous les médias britanniques, ont contraint les autorités à « changer de disque ». Un chirurgien vasculaire, Michael Gaunt, a été autorisé à consulter les pièces du dossier Kelly, miraculeusement retrouvées.

 

Mais, en refusant de dire qui le lui avait permis, et en diagnostiquant que le biologiste serait mort de la combinaison de comprimés, du stress et d’un problème cardiaque, il a accru les suspicions de manipulation des documents post mortem.

 

Pour Graig Murray, ancien ambassadeur de Grande-Bretagne, la question des ADM était cruciale pour la bonne poursuite de l’invasion de l’Irak. Vivant, David Kelly était devenu un obstacle pour Blair, Cheney, et « une myriade de gens impitoyables » : marchands d’armes, sociétés de mercenaires, compagnies pétrolières… etc… Saura-t-on un jour qui, parmi eux, aurait voulu le supprimer ?


*Actualisé le 22/11/10 : Le ministère britannique de la Justice a finalement rendu public des documents post mortem sur les circonstances de la mort du docteur David Kelly ,qui devaient être gardés secrets pendant 70 ans, afin d’« étouffer les théories du complot » entourant son « suicide ». Pour le docteur Michael Powers, un des médecins mettant en doute les conclusions du rapport Hutton, les informations mises à sa disposition n’apportent rien de nouveau. Il réclame toujours la réouverture de l’enquête.

http://www.bbc.co.uk/news/uk-11608328

 

http://www.france-irak-actualite.com

 

A lire aussi sur IN:

 

Dr David Kelly - Conspiracy (BBC2 Documentary 58' 28)

David Kelly post mortem to be kept secret for 70 years

Why Tony Blair should be indicted for War Crimes and Crimes against Humanity + petition + Blair Files

Tony Blair's Judgement Day/Le criminelTony Blair doit être jugé à la Hague!

 

Sur d'autres sites:

Mysterious Death of Dr. David Kelly: Murder theory that just won't ...

THE MURDER OF DAVID KELLY

'Kelly was Murdered' Says UK Intelligence Insider

Why I believe David Kelly's death may have been murder, by MP...

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41CMJXb-vUL._SL500_AA300_.jpg

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-affaire-david-kelly-un-crime-d-etat-60273101.html

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:58

France-Irak Actualités

24 octobre 2010

 

 

Titre original: Le régime de Bagdad sous le feu de WikiLeaks

 

Les 400 000 documents classifiés diffusés par WikiLeaks n’apprennent rien aux Irakiens. Pour eux, la mort rode toujours au coin de la rue ; des hommes, des femmes et des enfants sont assassinés, torturés, mutilés, violés dans des prisons, secrètes ou non. Mais, les Irakiens sont tout de même heureux que leurs malheurs soient enfin sur le devant de l’actualité mondiale.

 

Les rapports internes des autorités militaires américaines ont, en effet, le mérite d’attester, partiellement, ce que de nombreux observateurs dénoncent inlassablement depuis 2003. Pour le pouvoir : un complot fomenté à l’étranger Visiblement sur la défensive, Nouri al-Maliki n’a rien trouvé de mieux que d’accuser WikiLeaks de saboter sa campagne électorale, affirmant que la date choisie pour publier les documents n’était pas neutre. Un de ses proches, Haïdar Al-Jourani, est allé plus loin en parlant de complot fomenté à l’étranger (sans dire de quels pays il s’agit). Il a annoncé que le Premier ministre sortant allait porter plainte contre le site Internet pour diffusion de documents mensongers concernant sa participation à des massacres et à des arrestations.

 

Ce n’est pas l’avis du sadriste Hakim Al-Zamili, ancien ministre de la Santé, pour qui WikiLeaks confirme les violations dénoncées par son mouvement sur les violations des droits de l’homme par les forces irakiennes. Jawad al-Bolani, ministre de l’Intérieur sortant, particulièrement visé par certains rapports, veut contre-attaquer en créant une commission sur les abus commis par les troupes américaines entre 2003 et 2009. On ne peut que l’approuver. Il est trop facile d’accuser le régime de Bagdad de tous les crimes. Mais ce ne sera qu’une enquête morte-née de plus, les Irakiens ne comptant plus les annonces de ce genre, jamais suivies d’effets. Les dirigeants irakiens pourraient être condamnés pour crime de guerre

 

Dans l’opposition parlementaire, Oussama Nujaifi, membre important d’Al- Iraqiya, a fort justement constaté que les crimes et les abus documentés par WikiLeaks n’étaient qu’« une petite partie de la réalité de ce qui s'est passé en Irak ».

 

En revanche, il s’est bien gardé d’ajouter qu’Iyad Allaoui, chef de son bloc électoral, est impliqué dans des meurtres qualifiés de crimes de guerre, à commencer par le plus effroyable d’entre eux : le massacre de Fallujah en 2004. A la différence de George W. Bush et des troupes étatsuniennes, pour l’instant hors d’atteinte de la justice, car exemptés scandaleusement des domaines relevant de la compétence du Tribunal pénal international, les dirigeants irakiens sont passibles d’une condamnation devant cette juridiction. Pour l’administration américaine actuelle, cette menace pourrait être une façon de les tenir en laisse.

 

WikiLeaks documents, the first reactions in Iraq (Road to Iraq – 23/10/10)

 

Photo (attaque de l'armée US contre des civils): http://weblog.sinteur.com

 

Source de l'article: http://www.france-irak-actualite.com

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 00:00

http://www.texansforpeace.org/endthewar/Graphicsendthewar/photosofIraqis/IraqiGirlFallujah010804.jpg

France-Iraq Actualités

 

La police irakienne arrête un gang spécialisé dans la contrebande de fillettes


par Hassan Saraa (Azzaman*- 14/10/10)


   La police irakienne a appréhendé les membres d’un gang spécialisé dans la contrebande de filles qui opéraient dans la province de Bassora. La plupart des filles vendues à l’étranger appartiennent à des familles pauvres de la ville.


Un commerce florissant qui s’est répandu depuis 2003


   La contrebande de filles est un business florissant en Irak. Depuis l’invasion américaine de 2003, ce commerce est aussi répandu que le trafic illicite de stupéfiants, d'antiquités et d'armes.
   « Le trafic de jeunes filles est un phénomène étrange et inacceptable dans une société traditionnelle comme l'Irak », nous a déclaré un agent de sécurité qui ptéfèrent garder l’anonymat . Il a ajouté que ce n'était pas la première fois que la police arrêtait ce genre de trafiquants : «Les gangs s’en prennent aux petites filles. Ils fournissent de faux passeports et facilitent leur voyage à l'étranger ». Mais il a refusé de donner des détails sur le nombre de filles passées en contrebande.


Des gangs qui poussent comme des champignons


    Pour Tareq Hareb, expert juridique, il y a en Irak de nombreuses bandes organisées, spécialisées dans la vente de filles. Il attribue ce trafic à «la pauvreté abjecte qui règne dans le pays ». Hareb dit que loi irakienne est extrêmement sévère avec les contrebandiers qui, s'ils sont reconnus coupables, sont condamnés à la réclusion à perpétuité. « Mais les filles irakiennes hésitent à les dénoncer. Elles craignent la honte que génèrent de telles révélations. C’est la raison pour laquelle ces gangs poussent comme des champignons ».

 

http://www.protectthehuman.com/files/14949/medium/amnesty%20web4.jpg?1259081856


   La Professeur Fawziya al-Attiya a une opinion différente. Pour elle, la cause principale de la contrebande de filles est le manque de sécurité.


   Les crimes dont les femmes sont victimes ont fait un bond en avant depuis l'invasion américaine. Le nombre de veuves et de familles irakiennes dirigées par des femmes a grimpé en flèche.

 

Source: Iraqi police seize gang specialized in smuggling of girls

http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news\2010-10-14\kurd.htm

* Azzaman est un des principaux quotidiens irakiens. Il est publié simultanément à Londres et Bagdad. Au tout début des années 90, son directeur, Saad al-Bassaz, a dirigé l’Agence de presse et l’Office radio- télévision irakiens, puis le quotidien Al-Joumhouriya. Il a quitté l’Irak en octobre 1992, après la parution de son livre sur les secrets de la première guerre du Golfe.

 

Photos: texansforpeace, www.protectthehuman.com

 

Source: http://www.france-irak-actualite.com/article-contrebande-de-petites-filles-a-bassora-58985140.html

 

Lire aussi sur IN:

Deterioration of Iraqi Women's Rights and Living Conditions

IRAQ: Après 4 ans d’occupation, la Santé est inexistante

IRAQ: Children’s Mental Iealth affected by insecurity

IRAQ: Childhood Is Dying - Dahr Jamail and Ahmed Ali*

2008: Iraq's Children Still 'Paying the Price'

IRAQ: Augmentation de 150% de la mortalité infantile

 

http://www.internationalnews.fr/article-iraq-contrebande-de-petites-filles-a-bassora-59008072.html

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 16:55

 

Obama’s Wars (Les guerres d’Obama), le nouveau livre écrit par Bob Woodward, journaliste de longue date du Washington Post, confirme publiquement le fait que la CIA (Central Intelligence Agency) entretient une armée privée de mercenaires afghans depuis au moins 2002. Le 22 septembre, le Washington Post rapportait que les soi-disant CTPT (Counterterrorism Pursuit Teams – Equipes de poursuite contre-terroriste) fortes de 3.000 hommes « sont utilisées pour la surveillance, pour des raids et des opérations de combat en Afghanistan [et sont] cruciales pour la guerre secrète des Etats-Unis au Pakistan, selon des responsables en activité et d’anciens responsables américains ».

 

Des « responsables anonymes des services de renseignement » ont dit au Washington Post que la CIA a commencé à rassembler cette armée d’Afghans « presque immédiatement » après l’invasion du pays en 2001. Selon ce journal, ces unités se trouvent à Kaboul et à Kandahar ainsi que dans des bases nommées Firebase Lilley et Forward Operaiting base Orgun –E, dans la province de Paktika, le long de la frontière pakistanaise. L’agence Associated Press rapporta que « certains ont reçu leur entraînement dans les bases de la CIA aux Etats-Unis. »

 

Les forces des CTPT opèrent dans le secret et sont responsables devant l’armée afghane ou devant l’ISAF (International Security Assistance Force) conduite par les Etats-Unis. Mais certaines de leurs activités furent dévoilées dans les 76.000 documents militaires américains révélés par WikiLeaks, en juillet. Le Washington Post note que « des rapports militaires de terrain suggèrent que les forces paramilitaires afghanes peuvent … être brutales. Le 32 octobre 2007, le personnel militaire d’Orgun-E rapporta avoir traité un Afghan de trente ans pour une ‘amputation traumatique des doigts’ de la main gauche. Selon le rapport  l’homme avait été ‘blessé par des OGA afghans pendant un raid. » Le terme « OGA afghan » veut dire « Other Government Agency » (autre agence gouvernementale) et selon le Washington Post est « généralement utilisé pour faire référence à la CIA ».

 

De tels actes brutaux se produisent dans l’impunité. Jonathan Horowitz, un expert en droits de l’homme de l’Open Society Institute dit à Associated Press le 22 septembre qu’étant donné le statut secret du groupe « Pour la plupart des Afghans, il est pratiquement impossible qu’il soit tenu responsable de ses brutalités. Ces forces ne font pas partie d’une chaîne de commandement de l’armée afghane et si un civil est tué ou mutilé, les Etats-Unis peuvent dire que ce n’est pas leur faute. » Associated Press a rapporté que Horowitz « avait ajouté que des civils afghans on régulièrement accusé ces groupes paramilitaires de brutalités physiques et de vols durant des razzias nocturnes. »

 

Lors d’un incident qui s’est produit en juin 2009 et décrit par l’AP le groupe basé à Kandahar s’est lancé dans une « orgie meurtrière » après qu’un de ses membres ait été arrêté, tuant le chef de la police de Kandahar et neuf autres policiers. A l’époque, le commandant de l’ISAF, Chris Hall, dit à l’Agence France presse que « ni l’ISAF ni les troupes de la coalition n’étaient pour rien » dans ce massacre.

 

L’armée privée de la CIA a été active et ce, en complète violation de la souveraineté du Pakistan, dans les régions sous administration tribales qui bordent l’Afghanistan et sont considérées comme des refuges pour les combattants afghans résistant à l’occupation néo-coloniale. La chaîne de télévision CNN a rapporté le 22 septembre qu’« un ancien responsable du contre-terrorisme américain a dit qu’une équipe allait entrer au Pakistan pour faire du renseignement et pour fournir des information afin d’aider la CIA à tuer des gens suspects de terrorisme avec des missiles lancés à partir d’avions sans pilotes. »

 

Les frappes à partir de drones, dont la plupart ont lieu dans la région tribale du Nord-Waziristan, ont été intensifiées en août et en septembre. Depuis le début du mois de septembre, plus de 90 personnes sont mortes au cours de vingt raids effectués par des drones. Selon le journal pakistanais Daily Times, « beaucoup ont été frappés dans ou autour de la ville de Dattakhel, qui compte environ 40.000 habitants ». Alors que ceux qui furent tués sont inévitablement décrits comme étant des « terroristes » ou des « militants » par les services de renseignement pakistanais et américains, leur identité est rarement confirmée et il est clair que ce sont des centaines de civils qui ont été tués.

 

Le chercheur Zeeshanul Hasan Usmani qui gère le site web Pakistan Body Count, a dit à l’Express Tribune le 27 septembre qu’un total de 2.063 civils avaient été tués et 514 blessés par des frappes à partir de drones depuis que celles-ci ont commencé en 2004. Selon ses calculs, 57 civils ont été tués pour chaque victime de ces raids ayant été identifiée comme membre d’une organisation terroriste spécifique.

 

Dans une interview publiée le 24 septembre par Cageprisoners.com, Haider, un habitant de Peshawar a décrit comment son beau-frère avait été tué dans une attaque conduite par un drone alors qu’il visitait des amis dans la ville de Miranshah, au Nord-Waziristan. 31 personnes furent tuées au cours de cette attaque lorsqu’un missile frappa une maison pendant la prière du soir. Haider dit : « Les civils dans toutes ces régions ont très peur et sont dans l’angoisse. Ils ne peuvent pas travailler durant la journée ni ne peuvent dormir pendant la nuit. Dès qu’ils entendent le moindre bruit d’avion, il s’enfuient paniqués de leurs maison et des bâtiments pour essayer de trouver un endroit où ils sont en sécurité. »

 

Mohammad Kamran Khan, un député du Nord-Waziristan a dit à l’Express Tribune que durant une récente visite dans cette région, il avait rencontré des gens qui « étaient très en colère contre moi à cause du fort nombre de civils tués dans ces attaques. Ils étaient en colère contre le gouvernement pakistanais et nos forces armées parce qu’ils ne faisaient rien pour arrêter ces attaques. Leur haine vis-à-vis de l’Amérique n’a jamais été aussi grande. »

 

The Pakistani government, while officially condemning the attacks, has been fully complicit with the CIA in carrying them out. Woodward’s book describes a meeting between then-CIA Director in which drone strikes were discussed. Zardari reportedly urged the CIA to continue the attacks, saying: "Collateral damage worries you Americans. It does not worry me."

Le gouvernement pakistanais, tout en condamnant officiellement ces attaques, en a été entièrement complice. Le livre de Woodward décrit une réunion entre l’ancien directeur de la CIA, le général Michael Hayden et le président pakistanais Asif Ali Zardari en novembre 2008 et au cours de laquelle les attaques par drones furent discutées. On rapporte que Zardari a pressé la CIA de continuer ses attaques, disant : « Vous vous faites du souci pour les dégâts collatéraux. Moi, cela ne me cause pas de souci. »

 

Les révélations faites dans le livre Obama’s Wars ajoutent à la crise du régime Zardari, généralement détesté tant pour sa réponse extrêmement inadéquate aux inondations dévastatrices qui touchent le Pakistan, que pour sa collaboration avec la guerre des Etats-Unis en Afghanistan. Le gouvernement pakistanais a immédiatement nié ce qui est affirmé dans le livre quant à une armée privée de la CIA opérant dans le pays. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdul Basit a dit à l'AFP (Agence France Presse) le 24 septembre : « Notre politique est claire, nous ne permettrons jamais des bottes étrangères sur notre sol quelles qu’elles soient … je peux donc vous dire qu'il n'y a aucune troupes étrangères participant à des opérations de contre-terrorisme à l'intérieur du Pakistan. » Le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Athar Abbas, a dit à l'AFP « si on trouvait de telles forces on leur tirerait dessus. »

 

Les Etats-Unis cependant, essayant d'écraser toute résistance à leur domination néocoloniale d’une région riche en ressources, poursuivent de façon irresponsable leur extension de la guerre au Pakistan. Dans un acte provocant, des hélicoptères américains ont par deux fois, le 25 septembre, poursuivi un groupe de militants présumés à travers la frontière pakistanaise depuis la province Afghane de Khost. Selon le chef de la police de cette province, Abdul Hakim Ishaqzai, ces hélicoptères ont tué plus de 60 personnes. Le 27 septembre, des hélicoptères ont de nouveau traversé la frontière dans la région de Kurram, tuant cinq autres personnes.

 

Basit a protesté contre le fait que ces frappes représentaient « une nette violation du mandat de l'ONU sur la base duquel opère l’ISAF et une nette infraction à son égard. » Un porte-parole de l’ISAF a, en réponse, dit de façon absurde à la société de presse McClatchy Newspapers le 27 septembre que les hélicoptères avaient poursuivi les militants « à cause du danger imminent qu’ils représentaient pour les troupes » et qu’ils avaient agi en situation de « légitime défense ».

 

L'administration Obama, qui a collaboré étroitement avec Woodward dans la préparation de son livre, n'a rien dit sur les opérations transfrontalières de la CIA qui y sont révélées. Dans une interview avec la chaîne de télévision ABC le 27 septembre, Woodward a dit que l'administration était au courant des révélations faites dans le livre et avait autorisé leur publication.

 

Le livre annonce de même que les Etats-Unis ont un plan « de représailles » - développé par l'administration Bush et conservé par Obama - pour bombarder « au moins 150 » bases présumées d’Al Qaida au Pakistan au cas où trouverait qu’elles sont à l’origine d’une attaque terroriste majeure. Woodward écrit : « Il se peut que quelques sites ne soient plus actuels, mais selon ce plan on ne s’inquiéterait aucunement de ceux qui pourrait y vivre maintenant. Le plan… dicte une attaque punitive et brutale. »

 

Ce livre fait partie d'une campagne de menaces en cours contre le Pakistan. Le New York Times a rapporté le 27 septembre que l'augmentation des frappes de drones par la CIA reflétait une « frustration grandissante » face au refus de l'armée pakistanaise « de lancer des opérations militaires à l'intérieur du Nord-Waziristan ». L'article ajoutait que « selon des responsables américains, le Général David H. Petraeus, le commandant en chef des troupes américaines en Afghanistan, avait récemment lancé des avertissements voilés au commandement militaire pakistanais que les États-Unis pourraient lancer des opérations terrestres unilatérales dans les régions tribales si le Pakistan refusait de démanteler les réseaux militants du Nord-Waziristan. »


Article original,WSWS, publié le 30 septembre 2010.

Source: http://www.mondialisation.ca/

Photo: http://www.interet-general.info

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-cia-entretient-une-armee-de-mercenaires-active-en-afghanistan-et-au-pakistan-58779991.html

 

 

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