11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 15:02

Internationalnews

Croah

37 millions d’abeilles retrouvées mortes au Canada

 

Des millions d’abeilles sont tombées raides mortes, quelques semaines après la plantation d’un champ de maïs OGM en Ontario, Canada. L’apiculteur local, David Schuit qui produit du miel à Elmwood a perdu environ 37 millions d’abeilles qui représentent au total à peu près 600 ruches.

 

« Une fois qu’ils ont commencé à planter le maïs, elles sont mortes par millions », a déclaré Schuit. Bien que de nombreux apiculteurs accusent les néonicotinoïdes d’être la cause de l’effondrement des colonies d’abeilles et que de nombreux pays de l’UE ont interdit les néonicotinoïdes qui sont une classe d’insecticides qui agissent sur le système nerveux des insectes, le ministère américain de l’agriculture ne parvient pas à interdire les insecticides néonicotinoïdes, fabriqués par Bayer CropScience Inc.


Deux des insecticides de Bayer les plus vendus, l’Imidaclopride et la Clothianidine, sont connus pour entrer dans le pollen et le nectar, et peuvent endommager les insectes utiles comme les abeilles. La commercialisation de ces pesticides a également coïncidé avec l’effondrement des colonies à grande échelle dans de nombreux pays européens et aux États-Unis.

 

Nathan Carey, un autre paysan, dit que le printemps dernier il a remarqué qu’il n’y avait pas assez d’abeilles sur son exploitation agricole et il croit qu’il y a une forte corrélation entre la disparition des insectes et l’utilisation d’insecticides.

 

Dans le passé, de nombreux scientifiques ont eu du mal à déterminer la cause de ces effondrements massifs, un phénomène qu’ils appellent « syndrome d’effondrement ». Aux États-Unis, les abeilles sont en déclin terminal depuis 7 années consécutives.

 

Des scientifiques américains ont trouvé 121 pesticides différents dans des échantillons de ces insectes, de cire et de pollen, rendant crédible l’idée que les pesticides sont un problème majeur. «Nous croyons que certaines interactions subtiles entre la nutrition, l’exposition aux pesticides et autres facteurs de stress convergent pour tuer des colonies », a déclaré Jeffery Pettis, de l’ARS le laboratoire de recherche sur les abeilles.

 

L’effondrement de la population mondiale est une menace majeure pour les cultures. On estime qu’un tiers de tout ce que nous mangeons dépend de pollinisation des ces travailleuses, ce qui signifie que les abeilles contribuent à plus de 30 milliards à l’économie mondiale.

 

Une nouvelle étude publiée dans le Journal Proceedings of the National Academy of Sciences a révélé que les pesticides néonicotinoïdes tuent les abeilles en endommageant leur système immunitaire ce qui les rend incapables de lutter contre les maladies et les bactéries.


Après la signalisation des pertes importantes ces insectes à cause de l’exposition à l’imidaclopride, on a interdit son utilisation pour le maïs et le tournesol, malgré les protestations de Bayer. La France a également rejeté la demande de Bayer pour la clothianidine, et d’autres pays, comme l’Italie, ont également interdit certains néonicotinoïdes.

 

Après un nombre record de décès de ces insectes au Royaume-Unis, l’Union Européenne a interdit plusieurs pesticides, dont les pesticides néonicotinoïdes.


Dossier OGM

 

Monsanto a intérêt à la disparition des abeilles (+ vidéo et dossier abeilles)

 

http://www.internationalnews.fr/article-canada-37-millions-d-abeilles-retrouvees-mortes-apres-la-plantation-d-un-grand-champ-de-mais-ogm-124963856.html

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 14:20

Internationalnews

Mediapart

 

Par Olivier Beuvelet

Capture d'écran sur le site de Monsanto 
Capture d'écran sur le site de Monsanto

Un récent article de La nouvelle revue du travail,consacré aux agriculteurs victimes des pesticides, soulignait la manière dont les industriels de la chimie phyto-sanitaire, réunis en un groupe de pression finement baptisé UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) étaient passés maîtres dans l’art de détourner l’image de leurs victimes à leur propre profit, en accompagnant leur démarche.


“Il faut enfin évoquer un autre aspect fondamental dans la compréhension de cette affaire, dénoncé dans la mobilisation des agriculteurs phytovictimes : la prédominance de l’industrie phytosanitaire dans tous les canaux d’information, de prévention et de protection des agriculteurs. Ce phénomène d’omniprésence des industriels contribue de fait à entretenir leur domination dans la maîtrise du « problème pesticide », et notamment vis-à-vis des victimes.”


La technique est simple et au moins aussi ancienne que le personnage de Tartuffe, créé par Molière à la fin du XVII ème siècle. Il suffit de se faire le chantre de ce que l’on détruit, devenir le médecin de la maladie qu’on a inoculée, avoir à coeur d’éteindre l’incendie qu’on a allumé…


Monsanto et les abeilles…


Dans la galaxie des 21 entreprises agrochimiques qui composent l’UIPP, la palme de la tartufferie iconique revient sans doute à la plus célèbre de toutes, Monsanto, et à la manière dont elle enfile le costume de défenseur des abeilles alors même que de nombreuses études scientifiques pointent le rôle des pesticides et des OGM dans le phénomène du CCD, (Colony Collapse Disorder/disparition des colonies d’abeilles), observé depuis les années 90 en Europe et aux Etats-Unis.


Si vous arrivez sur le site de la multinationale américaine, reine des pesticides et des OGM, en provenance de la liste des membres de l’UIPP, vous serez accueillis par une imagerie campagnarde bon teint, aux couleurs mordorées, qui interpellera l’ami des abeilles qui sommeille en vous en lui posant la question suivante : "A quoi ressemblerait un repas sans les abeilles ?"

 

Capture d'écran sur le site de Monsanto

Capture d'écran sur le site de Monsanto


En essayant de répondre à la question par un clic sur cette première image, vous arriverez sur une image interactive qui détaillera l’étendue du désastre écologique gastronomique que représenterait la disparition totale des abeilles ; il vous suffit de cliquer sur un point “vert” pour prendre conscience du rôle que jouent les abeilles dans la confection de tel ou tel met :

 

Capture d'écran sur le site de Monsanto


A ce stade de sa prise de conscience, on peut penser que le défenseur des abeilles que vous êtes devenu grâce à Monsanto va vouloir comprendre le phénomène du CCD (Colony Collapse Disorder) à la l’origine de la menace qui plane sur nos petits déjeuners. Il suffit alors de suivre le maître en cliquant sur l’acronyme si mystérieux…

Capture d'écran sur le site de BEEOLOGICS


Vous arrivez alors sur le site de Beeologics, une entreprise israélienne engagée depuis 2007 dans la recherche de solutions pharmaceutiques à la rapide disparition des abeilles. Elle a notamment trouvé le remède à un virus identifié sous le nom d'Israeli Acute Paralysis Virus.

 

La définition du CCD est claire, l’image d’une ruche nous rassure, et quant aux causes possibles, on nous les précise bien : “Various factors such as mites and infectious agents, weather patterns, electromagnetic (cellular antennas) radiation, pesticides, poor nutrition and stress have been postulated as causes.” (Différents facteurs comme les acariens et des agents infectieux, des phénomènes climatiques, rayonnements éléctromagnetiques (antennes des réseaux de téléphones portables), pesticides, sous nutrition, ont été envisagés comme causes.)


Mais en creusant du côté (à gauche) de ces causes considérées une à une et détaillées par des explications plus précises, on s’aperçoit que deux d’entre elles ont disparu :

Capture d'écran sur le site de BEEOLOGICS


Il y a bien une liste complète des virus et autres bactéries ou acariens nuisibles aux abeilles, c’est la spécialité de l’entreprise, vous pouvez tout fouiller, mais où sont passés les antennes (rarement incriminées dans les études) et surtout les pesticides ?  On note pourtant une cinquantaine d’études scientifiques les mettant en cause dans le CCD, mais nulle trace ici ! Les ramener au cas des antennes serait une façon de minorer leur portée…


Alors, en ami des abeilles attiré dans ces questionnements par les images mordorées ou interactives de Monsanto, vous décidez de demander à BEEOLOGICS où vous pourriez trouver des informations sur cet aspect majeur du problème ; clic sur “contact”

Capture d'écran sur le site de BEEOLOGICS


A la gauche d’une jolie abeille mise en valeur par une contre-plongée audacieuse, apparaissent les coordonnées de BEEOLOGICS, “monsanto.blog@monsanto.com” … L’entreprise israélienne engagée dans le sauvetage des abeilles a été rachetée en 2012 par le géant Monsanto qui n’a même pas pris soin de lui attribuer une adresse mail à son nom. Que vous vous adressiez à l’agence de Rehovot ou de St Louis, c’est la même adresse déracinée qu’il faut utiliser…


Bon. Inutile d’aller leur demander des précisions sur le rôle des pesticides dans la disparition massive des abeilles…  L’oubli était ciblé… Monsanto, accusé de détruire les colonies d’abeilles avec ses amis de l’UIPP a décidé d’investir dans la lutte contre les affections virales, bactériennes et parasitaires des abeilles…  Bienvenu chez Tartuffe !


L’industrie phyto-sanitaire, le fruit et les mains des paysans…


Si l’on retourne maintenant chez les amis de l’industrie phyto-sanitaire, à partir de la liste des membres de l’UIPP, on pourra se livrer  à une orgie visuelle d’images agrestes, fructiphores, bucoliques en diable, où la machinerie la plus avancée s’accorde parfaitement avec les ambitions humanistes et phytotphiles des protecteurs des plantes…


Il y a des séries consacrées aux fruits protégés par l’industrie agrochimique… (et certainement cueillis dans les pages de Fotolia qui en cultive beaucoup.)

Capture d'écran sur le site de d'AGRIPHAR France

Capture d'écran sur le site de d'AGRIPHAR

Capture d'écran sur le site de d'AGRIPHAR France

Capture d'écran sur le site de Belchim

Capture d'écran sur le site de d'ADAMA France

Capture d'écran sur le site de Belchim

Capture d'écran sur le site de GOWAN


Ces gros plans sur des fruits reluisants et très colorés, où domine opportunément la pomme tentatrice, font contraste avec les vues plus large de ce que doit être l’agriculture moderne, où la technologie et la dimension industrielle se trouvent réunies dans une moissonneuse-batteuse en action (l’UIPP l’a dailleurs choisie pour illustrer ses missions et ses activités) :

Capture d'écran sur le site de l'UIPP

Capture d'écran sur le site de Syngenta

Capture d'écran sur le site de GOWAN

Entre le fruit lustré du verger et la machine qui rappelle la nature industrielle de l’agriculture moderne, l'homme a sa place, lui aussi, dans cette imagerie cache-bidon. Alors, selon le bon principe de la tartufferie iconique déjà pointée, c’est précisément à l'endroit où l’industrie chimique blesse l’homme, sur sa peau, que l’image va venir masquer la plaie. Tout comme Monsanto qui exprime son amour des abeilles dans une argumentation imagée d’où le mal que leur font les pesticides est exclu, un certain nombre des entreprises agro-chimiques de l’UIPP va nous montrer des mains d’agriculteurs au contact des plantes :

Capture d'écran sur le site de Bayer

Capture d'écran sur le site d'Arysta LifeScience

Capture d'écran sur le site de Bayer

Capture d'écran sur le site d'Adama

Capture d'écran sur le site de Cheminova

Capture d'écran sur le site de Nufarm

Capture d'écran sur le site de Phillagro

Belles images, d’antique mémoire, où la main souveraine de l’homme se porte sur la nature pour la soumettre à la loi de la culture. Quelle harmonie, l’homme caresse le blé en herbe ou contemple dans sa paume le fruit de son travail. La main est l’outil premier de l’agriculteur. Sauf que les mains photographiées ici sont des mains de paysans qui ne touchent pas souvent la terre et qu’en parallèle, sur le site de l’UIPP, on peut voir des images de mains, qui recommandent aux agriculteurs de mettre des gants et de se laver abondamment après manipulation des produits phyto-sanitaires,…

Capture d'écran sur le site de l'UIPP

Capture d'écran sur le site de l'UIPP


Les rôles sont bien répartis, aux entreprises le soin de masquer le réel danger de l’emploi des produits phyto-sanitaires en mettant en scène un contact harmonieux et moderne entre l’homme, la machine et la nature incarnée par un fruit lustré comme une Ferrari.

 

A l’UIPP le soin de s’investir en leur nom dans la protection des agriculteurs, sur des tons verts qui dominent d’ailleurs partout sur les sites… L’agrochimie a repris les codes chromatiques de l’écologie, c'est le fameux greenwashing, qui vampirise l'imaginaire vert jusqu’au nom de son syndicat voué à la  ”Protection des plantes”


Or, si l’on va sur des sites écologistes, tels que ceux des Verts, de Greenpeace et d’autres, on s’aperçoit vite que l’imagerie de la nature n’y est pas du tout la même, voire même qu’elle en est absente, au profit de textes et d’informations. Quand elle existe, ou elle est catastrophiste, ou elle est banale…

 

Le rapport écologiste ou écologique à la nature n’est pas un rapport d’image, de représentation, ou de paysage. L’écologie se préoccupe d’un écosystème dont le paysage est une forme d’expression, un indice de bonne santé, et non d’une nature simplement faite pour agréer l’oeil d’un spectateur qui y contemple sa propre puissance…

 

Même si la notion de protection du paysage y a son importance, le paysage n’est pas une catégorie d’images, c’est un état de la réalité… Ici, chez les agrochimistes, l’image de la nature ou le paysage comme image, sont toujours des projections visant à externaliser ce qu’on veut dissimuler ou oublier ; l’agression chimique contre les sols et l’homme. 


Il faut tout de même remarquer que le site français de Monsanto est moins bucolique que le site américain et qu’il montre même un bidon de Round-up sur sa page d’accueil (voir plus bas), de même que le site de BASF est un des seuls à exposer des produits eux-mêmes dans l’image type d’une salle où entreposer les bidons, toujours dans un but pédagogique en vue de la protection des agriculteurs. Voici à quoi doit ressembler la remise d’une ferme moderne :

 

capture d'écran sur le site de BASF


Mais ces lapsus qui laissent apparaître l’imaginaire chimique de ces entreprises, ne pèsent que très peu de poids à côté de l’immense machinerie bucolique qui accueille les visiteurs de leurs sites… Et en comparant le site de Monsanto USA avec celui de Monsanto France, plus cru ou plus cynique (voir ci-dessous), on peut comprendre à la fois que l’entreprise soigne sa communication outre-atlantique et pourquoi l’UIPP, au logo vert, préfère envoyer ses visiteurs sur le site américain plutôt que sur le site français :

Capture d'écran sur le site de Monsanto France


Comme c’est bien souvent le cas dans le mécanisme de production industriel, le produit spectaculaire a remplacé l’objet réel, l’industrie phytosanitaire nous vend ainsi une campagne mythologique et une nature domestiquée par l'homme et “protégée” par la chimie, invisible, au moment même où il apparaît de plus en plus urgent de généraliser des méthodes de culture agro-écologiques qui rendent leur goût aux fruits et légumes, redonnent vie aux sols détruits par les produits phyto-sanitaires, protègent la biodiversité et laissent les oursins tranquilles.

 

Titre original: Monsanto et les abeilles ou l'image-Tartuffe de l'industrie phyto-sanitaire...

 

Sur le même sujet:

 

MONSANTO a intérêt à la disparition des abeilles (+ vidéo et dossier abeilles)

Tous nos articles sur les OGM: OGM/GMO (81)

Année de la biodiversité: dossier sur la disparition des abeilles (documentaires et articles)

Année de la biodiversité: dossier sur la disparition des abeilles (documentaires et articles)

 

http://www.internationalnews.fr/article-monsanto-et-les-abeilles-ou-l-image-tartuffe-de-l-industrie-phyto-sanitaire-124940996.html

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 13:43

Internationalnews

Le Journal de l'environnement 4 novembre 2014

 

 

La France se classe troisième pour les produits alimentaires contaminés par les OGM, révèle une étude publiée dans l’International Journal of Food Contamination. A priori peu enviable, cette place s’explique avant tout par une surveillance plus attentive que dans d’autres pays.


Depuis les premières cultures commerciales en 1996, les OGM n’ont cessé de se répandre dans le monde. Et, mécaniquement, les contaminations aussi: selon une étude menée sur le «GM Contamination Register», mis au point par les associations Greenpeace et GeneWatch, leur nombre est en hausse: de plus de 10 par an entre 2000 et 2005, il a dépassé les 20 annuels depuis 2005.


Parmi les 63 pays touchés, l’Allemagne arrive en tête (37 cas entre 1997 et 2013), suivie par les Etats-Unis (27 cas), la France (24 cas) et le Royaume-Uni (19 cas). Selon les chercheurs, pas étonnant que les pays européens soient si bien (ou si mal) classés: l’UE dispose d’un Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) unique au monde, qui recense tout cas de contamination GM en Europe.


En raison de règles strictes sur l’étiquetage, la surveillance y est plus exhaustive qu’ailleurs. Bien que grands producteurs d’OGM, le Brésil n’a ainsi recensé que 8 cas de contaminations en 16 ans, l’Argentine un seul!


Le riz, 34% des contaminations


C’est avec le riz que les contaminations sont les plus fréquentes: sur les 396 recensées depuis 1997, 34% le concernent. Pourtant, le riz GM n’est pas censé être commercialisé dans le monde, aucune variété n’ayant théoriquement dépassé le stade des essais expérimentaux.


Selon les chercheurs, la faute en incombe à seulement deux variétés expérimentales, le LLRICE (Bayer Crop Science) aux Etats-Unis et le Bt63 (université d’agriculture de Huazhong) en Chine. Si les contaminations ont été stoppées pour le premier, dont le dernier cas remonte à 2011, elles se poursuivent pour le second. Le riz chinois fait d’ailleurs l’objet d’une surveillance accrue en Europe depuis 2008, et le nombre de cas recensés ne diminue pas.


Le riz n’est pas le seul à avoir sauté à avoir sauté de la case essai en champ à la case assiette du consommateur: bien que non autorisées, des papayes GM de Thaïlande se sont ainsi retrouvées en UE, où elles ont fait l’objet de 11 alertes au RASFF depuis 2007 (voir le JDSA).

 

Photo: terresacree.org


Tous nos articles sur les OGM: OGM/GMO (81)

 

http://www.internationalnews.fr/article-contaminations-gm-medaille-de-bronze-pour-la-france-124940935.html

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 01:52

Internationalnews

 

Mondialisation

 

monsanto_semillas

 

Par Darío Aranda


Trois entreprises contrôlent les 53 % du marché mondial de semences, six compagnies de pesticides dominent les 76 % du secteur et dix corporations se partagent les 41 % du marché des fertilisants.


Avec noms propres et gains chiffrés, un rapport international vient d’offrir des données dures sur les multinationales de l’agrobusiness.

 

“La concentration du pouvoir des corporations et la privatisation de la recherche doivent être discutées comme des thèmes centraux dans la recherche de solutions au problème de qui va nous alimenter” conclut Kathy Jo Wetter, coordinatrice de l’enquête depuis les États-Unis, et qui souligne un des mensonges principaux du modèle de l’agro-business :

 

“C’est un grand mensonge de dire que le modèle agro-industriel peut combattre la faim dans le monde”.


Et d’insister sur la nécessité d’en finir avec les oligopoles et de fortifier un autre modèle.


Le Groupe ETC est un espace de référence en matière d’études sur les corporations de l’agro. Fort de trente ans de travail et possédant des bureaux au Canada, aux États-Unis et au Mexique, il publie périodiquement des documents sur les cinq continents, basés sur le croisement d’information officielle avec celle des entreprises. “Semences, sols et paysans. Qui contrôle les produits agricoles ?” résume la situation des multinationales de l’agriculture.


Les trois entreprises qui contrôlent 53 % du marché mundial de semences sont Monsanto (26 %), DuPont Pioneer (18,2 %) et Syngenta (9,2 %). A elles trois elles elles Font un chiffre d’affaires de 18 milliards de dollars annuels. Entre la quatrième et la dixième place on trouve Vilmorin (du groupe français Limagrain), WinField, l’allemande KWS, Bayer Cropscience, Dow AgroSciences et les japonaises Sakata et Takii.


Ces dix entreprises dominent les 75 % du marché mundial de semences. Chiffre d’affaires annuel : 26 miliards de dollars.


 

Le rapport explique que les grandes compagnies ont déjà acheté la majeure partie des entreprises qu’elles pouvaient acquérir dans leurs pays d’origine et que la nouvelle stratégie est d’acquérir et d’établir des alliances avec des compagnies d’Inde, d’Afrique et d’Amérique Latine.

 

Exemples, l’états-unienne Arcadia Biosciences et l’argentine Bioceres (parmi ses directeurs on trouve Gustavo Grobocopatel et Víctor Trucco, parmi d’autres référents de l’industrie locale des OGM). Le Groupe ETC lance l’alarme sur le fait que le cartel des semences impulse la privatisation des semences à travers la “protection plus sévère de la propriété intellectuelle” et le découragement la pratique la plus ancienne de l’agriculture : conserver des semences de la récolte pour les utiliser lors des prochaines semailles.


Le cadre légal impulsé par les entreprises de l’agro et les gouvernements s’appelle UPOV 91 (Union Internationale pour la Protection des Licences Végétales) qui interdit l’échange de variétés entre paysans.


Le secteur de l’agro-chimique est lui aussi entre peu de mains. Dix compagnies contrôlent 95 % du secteur. Syngenta (23 % du marché et 10 milliards de dollars annuels), Bayer CropScience (17 % et 7,5 milliards), Basf (12 % et 5,4 milliards), Dow AgroSciences (9,6 % et 4,2 milliards) et Monsanto (7,4 % et 3,2 milliards). Entre les sixième et dixième rangs on trouve DuPont, Makhteshim (acquise par la chinoise Agrochemical Company), l’australienne Nufarm et les japonaises Sumitomo Chemical et Arysta LifeScience. Ces dix entreprises totalisent un chiffre d’affaires de 41 milliards l’an.


Le rapport signale l’augmentation exponentielle des produits agro-chimiques dans les pays du sud. Les auteurs mettent en cause l’augmentation de l’exposition chimique et son impact sur la santé publique.


“Les oligopoles ont envahi tout le système agro-alimentaire” résume Kathy Jo Wetter du bureau états-unien du Groupe ETC, pour exiger “de remettre en vigueur les régulations nationales en matière de concurrence et d’établir des mesures qui défendent la sécurité alimentaire globale”.

 

Elle critique vivement le discours des entreprises qui promettent d’en finir avec la faim sur la base du modèle agricole actuel : “C’est un grand mensonge que d’affirmer qu’en intensifiant la production industrielle avec les technologies du nord (semences OGM, pesticides et génétique animale promus par les corporations) la population mondiale aura des aliments pour survivre”.


En ce qui concerne les fertilisants, dix compagnies contrôlent 41 % du marché pour un chiffre d’affaires de 65 milliards de dollars. Il s’agit des entreprises Yara (6,4 %), Agrium Inc (6,3 %), The Mosaic Company (6,2 %), PotashCorp (5,4 %), CF Industries (3,8 %), Sinofert Holdings (3,6 %), K+S Group (2,7 %), Israel Chemicals (2,4 %), Uralkali (2,2 %) et Bunge Ltd (2 %).


Le Groupe ETC a également analysé le secteur phramaceutique : sept compagnies accaparent 72 % du marché global. Quant au secteur de la génétique du bétail, quatre firmes dominent 97 % de la recherche et du développement sur la volaille (poules d’engraissement, pondeuses et dindes).


Silvia Ribeiro, directrice pour l’Amérique Latine du Groupe ETC, a souligné la nécessité d’un autre modèle agricole : “Le réseau paysan de production d’aliments est pratiquement ignoré ou reste invisible pour ceux qui élaborent les politiques qui doivent résoudre les thèmes de l’alimentation, de l’agriculture et de la crise climatique. Cela doit changer, les paysans sont les seuls à disposer réllement la capacité et la volonté d’alimenter ceux qui souffrent de la faim”.


Pour réduire la concentration


Le groupe ETC alerte sur le fait que la concentration du marché agro-alimentaire a provoqué une haute vulnérabilité du système alimentaire mondial. “Il est temps de dépoussiérer les régulations nationales sur la concurrence et de commencer à considérer des mesures internationales pour défendre la sécurité alimentaire du monde” exige le rapport.

 

Autre recommandation : pour les aliments et l’agriculture le niveau de concentration de quatre compagnies ne peut excéder 25 % du marché et une seule entreprise ne peut en occuper plus de 10 %. Le rapport propose d’interdire à toute entreprise la vente de semences dont la productivité dépende des produits agro-chimiques de la même entreprise.


ETC recommande aux gouvernements de mettre en oeuvre des politiques de concurrence qui comprennent des mesures fortes contre les monopoles combinées à des actions concrètes pour protéger les petits producteurs et les consommateurs. Il demande au Comité pour la Sécurité Alimentaire de l’ONU d’évaluer sérieusement la capacité du modèle industriel de l’agro-business et de fortifier par des mesures concrètes le réseau des aliments paysans “de manière à garantir avec succès la sécurité alimentaire”.


Article original en espagnol : 

http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/3-248242-2014-06-10.html

http://mouvementsansterre.wordpress.com/2014/06/11/le-groupe-etc-denonce-la-prise-de-controle-du-marche-mondial-des-semences-et-des-aliments-par-les-grands-groupes-prives/

 

Traduction : Thierry Deronne

 

Titre original: Contrôle du marché mondial des semences et des aliments par les grands groupes privés
 

http://www.internationalnews.fr/article-ces-grands-groupes-prives-qui-ont-fait-main-basse-sur-le-marche-mondial-des-semences-et-des-aliments-123927012.html 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 21:43

Internationalnews 23 avril 2014

 

Mondialisation.ca, 22 avril 2014

 

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a récemment annoncé que la Russie n’importer plus des produits contenant des OGM, affirmant que la nation a suffisamment d’espace et de ressources suffisantes pour produire de la nourriture biologique.

 Si les Américains aiment manger des produits contenant des OGM, qu’ils en mangent !  Nous n'en avons pas besoin; nous avons assez d’espace et la possibilité de produire des aliments biologiques “-. Dimitri Medvedev

La Russie envisage de rejoindre la longue liste (et sans cesse croissante) des pays anti-OGM. Elle le fait après qu’un groupe de scientifiques russes ait exhorté le gouvernement à envisager un moratoire d'au moins dix ans, afin d’étudier de manière approfondie leur influence sur la santé humaine.

“Il est nécessaire d’interdire les OGM, d’imposer un moratoire de dix ans qui nous permettra de mener des expériences, des essais ou peut-être même de nouvelles méthodes de recherche. Il a été prouvé que, non seulement en Russie, mais aussi dans de nombreux autres pays dans le monde, les OGM sont dangereux. A ce stade où les méthodes d’obtention des OGM ne sont pas parfaits, tous les OGM sont dangereux. 

La Consommation et l’utilisation des OGM obtenus d’une certaine manière peut conduire à des tumeurs, des cancers et à l’obésité chez les animaux. La Bio-technologies devraient certainement être développés, mais les OGM devraient être arrêtés. Nous devrions cesser de les propager. “- Irina Ermakova, vice-président de l’Association nationale pour la sécurité de la Russie génétique.

Un certain nombre de scientifiques du monde entier ont clairement souligné les dangers potentiels associés à la consommation d’OGM. J’ai récemment publié un article intitulé “10 études scientifiques démontrant que les OGM peuvent être nocifs pour la santé humaine”. Mais il ne s'agit que de quelques-unes choisies parmi les centaines d’études auujourd'hui disponibles dans le domaine public, qui continuent de sortir chaque année.

L'interdiction totale des OGM par la Russie est un grand pas en avant dans la montée de la sensibilisation des populations. Demandez-vous pourquoi tant de pays ont interdit les OGM et les pesticides ? C’est parce que la preuve a été faite qu’ils ne sont pas sûrs, que nous n'avons pas assez de recul. S'ils ne sont pas nécessaires, pourquoi les produire?

Au cours des dernières années, la sensibilisation au problème des OGM a grimpé en flèche. Les militants ont joué un rôle important dans le réveil d’une grande partie de la population mondiale. Les citoyens commencent à poser des questions et obtenir des réponses.

En Février, la Douma d’Etat a présenté un projet de loi interdisant la culture de produits alimentaires OGM. Le président Poutine a ordonné que les citoyens russes soient protégés des OGM. Le Comité de l’agriculture Unis ont appuyé la recommandation de l’interdiction par le parlement russe, et la résolution entrera pleinement en vigueur en juillet 2014.

Cela montre ce qu'il est possible de réaliser en unissant nos forces et en partageant l’information à l’échelle mondiale. Le changement se produit, et un réveil à de nouveaux concepts de notre réalité tous les jours. Cette décision sur les OGM est une première, et nous avons encore beaucoup de choses dangereuses dont nous devons nous débarrasser sur notre planète. Les populations commencent aujourd'hui à comprendre les fausses justifications pour imposer les OGM.

Sources:

Source de l’article en français :
Texte revu partiellement par IN
Photos: 
http://www.realfarmacy.com/category/in-the-news/gmos/
 earth-heal.com
abundantlifeliving.wordpress.com
http://www.realfarmacy.com/category/in-the-news/gmos/

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 09:21

Internationalnews

Basta 16 AVRIL 2014

PAR SOPHIE CHAPELLE 

Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue. Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1].

Le nom de code de cette lignée de moustiques génétiquement modifiés est OX513A. Pour les autorités brésiliennes, l’enjeu est de lutter contre la dengue, une infection virale potentiellement mortelle transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques femelles. En 2013, 2,35 millions de cas de dengue, dont plus de 37 000 étaient des cas d’infection sévère, ont été signalés sur le continent américain, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

D’après la société Oxitec, qui a déposé la demande de commercialisation en juillet 2013, ces moustiques transgéniques permettraient de « contrôler » la population des moustiques porteurs de dengue en les rendant stériles.

Des essais ont eu lieu dans plusieurs villes du Brésil depuis 2011, notamment à Juazeiro dans l’État de Bahia (nord-est du pays). 17 millions de moustiques mâles y ont été relâchés en deux ans, selon un reportage vidéo de France 24. C’est dans cette même ville qu’a été inaugurée à l’été 2012 l’usine Moscamed, co-gérée par le ministère de l’Agriculture brésilien, qui multiplie les œufs de moustique conçus par Oxitec. Du ministère de la Santé aux sociétés Oxitec et Moscamed, les propos sont unanimes : les lâchers de moustiques mâles génétiquement modifiés réduisent drastiquement – de 79% à 90% – la population de moustiques sauvages au bout de six mois.

Aucune étude indépendante

La technique utilisée par Moscamed consiste à insérer un gène perturbateur dans des œufs de moustiques qui les rend dépendants à un antibiotique, la tétracycline. Ce médicament est indispensable pour leur croissance, explique Oxitec.

L’usine Moscamed se charge de détruire les œufs femelles et assure ne relâcher que les mâles qui ne peuvent pas piquer, donc transmettre la dengue. Ces moustiques mâles génétiquement modifiés sont censés s’accoupler dans la nature avec des femelles « sauvages » et engendrer des descendants non viables, contribuant ainsi à leur extinction progressive. 

« Ces moustiques, lâchés dans la nature en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non transgéniques, attireront les femelles pour copuler mais leur progéniture n’atteindra pas l’âge adulte, ce qui devrait réduire la population de l’Aedes aegypti », avance le ministère de la Santé brésilien.

Or, aucune étude indépendante n’a validé les données avancées par Oxitec. Pour de nombreuses organisations écologistes, « le dossier est lacunaire. Aucun plan de suivi post-commercial n’est fourni par l’entreprise, et les soi-disant "résultats probants" des essais en champs (commencés en février 2011) n’ont pas été publiés »rappelle l’association Inf’OGM. 

Les essais réalisés avec ce même moustique génétiquement modifié, dans les îles Caïmans, ont également montré que la technologie n’était pas si efficace, et qu’il faudrait plus de sept millions de moustiques génétiquement modifiés stériles, par semaine, pour avoir une chance de supprimer une population sauvage de seulement 20 000 moustiques [2].

Reproduction incontrôlée d’insectes OGM ?

N’y a t-il par ailleurs aucune chance que ces OGM, présentés comme « stériles », se reproduisent ? Selon un document confidentiel rendu public par l’ONG anglaise GeneWatch – qu’elle a pu obtenir grâce aux lois britanniques sur la liberté d’information –, les moustiques génétiquement modifiés par Oxitec ne sont pas aussi stériles que prévu.

La tétracycline, le fameux antibiotique dont dépendent ces insectes, est très largement présente dans les eaux usées et dans la viande issue d’élevage industriel. 

« Or, les moustiques qui transmettent la dengue se reproduisent dans des environnements largement pollués par les eaux usées, souligne Christophe Noisette, d’Inf’OGM. En présence de cet antibiotique, leurs progénitures ont un taux de survie de 15 % environ et leur descendance sont capables d’atteindre l’âge adulte ».

L’étude citée par GeneWatch mentionne aussi que les moustiques GM peuvent survivre, même sans la présence de tétracycline, à hauteur de 3 %, ce qui rend impossible le contrôle de millions de moustiques lâchés dans la nature. 

« C’est un défaut fondamental de la technologie d’Oxitec qui devrait donc arrêter ses expériences », réagit Helen Wallace, directrice de GeneWatch. Aux côtés d’autres organisations [3], GeneWatch exprime également sa crainte que le nombre de « moustiques-Tigre » (Aedes albopictus), originaires d’Asie et également vecteurs de la dengue, n’augmente.

Cette espèce extrêmement invasive pourrait en effet occuper la niche écologique laissée par l’élimination des moustiques Aedes aegypti. C’est sur la base de cette absence d’étude d’impact indépendante qu’une pétition a été lancée en Floride où la firme Oxitec avait prévu des essais à ciel ouvert. La pétition a recueilli près de 130 000 signatures et l’expérience dans cet Etat américain a été repoussée jusqu’à nouvel ordre.

Du coté d’Oxitec, on assure que cette technique serait « réversible ». « Les moustiques sauvages reviennent lorsque l’on arrête de traiter la zone ». Et c’est là une des clés financières pour Oxitec. Car les moustiques OGM fonctionnent comme des insecticides : pour qu’ils soient efficaces, il faut inonder les zones à traiter en permanence, ce qui implique une production continue de millions de moustiques transgéniques.

En bout de course, des millions d’euros pour Oxitec qui a le monopole de cette « technologie ». Et qui a d’ores et déjà breveté l’idée dans la plupart des pays touchés par la dengue.

Or, la moitié de la population mondiale environ est exposée au risque d’après l’OMS. Il ne reste plus à Oxitec qu’à attendre la confirmation de l’autorisation par l’Etat brésilien avant de commencer à percevoir ses royalties.

Le moustique OX513A deviendra alors le premier animal OGM librement commercialisé. D’autres animaux génétiquement modifiés ont déjà été autorisés, comme des poissons transgéniques fluo, nommés Glofish et Night Pear, destinés à un usage décoratif en aquarium. Mais ils sont censés demeurer en milieu confiné.

A lire, sur les animaux transgéniques : Ces animaux mutants que la cuisine génétique vous prépare

Les emphases sont d'IN

Notes

[1Voir le communiqué de la CNTBio.

[2Winskill P, Harris AF, Morgan SA, et al. (2014) Genetic control of Aedes aegypti : data-driven modelling to assess the effect of releasing different life stages and the potential for long-term suppression. Parasites & Vectors 7(1):68.

[3Third World Network, AS-PTA, Red América Latina Libre de Transgénicos, GeneWatch UK

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-des-millions-de-moustiques-ogm-sur-le-point-d-etre-commercialises-au-bresil-123415455.html

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:01

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Science et Avenir

 

L’administration canadienne vient d’autoriser l’élevage de saumons génétiquement modifiés qui seront engraissés au Panama. Un premier pas vers sa commercialisation à grande échelle.

 

 
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Sur cette photo de 2010, deux saumons du même âge. Celui du premier plan est naturel. Le second est un poisson génétiquement modifié de la société Aquabounty. Anonymous/AP/SIPA

Sur cette photo de 2010, deux saumons du même âge. Celui du premier plan est naturel. Le second est un poisson génétiquement modifié de la société Aquabounty. Anonymous/AP/SIPA

"SAUMON GM". L’organisme public «pêche et océan du Canada » vient de lever le premier obstacle à la commercialisation du saumon GM en autorisant l’entreprise Aquabounty à élever des œufs dans une écloserie confinée située sur l’île du Prince Edouard et à les exporter au Panama pour les engraisser. C’est du Panama que seraient découpés et proposés aux marchés ces poissons baptisés AquAdvantage.

Dans son expertise, l’organisme fait le tour des risques associés à cette activité tant pour l’environnement que pour la santé humaine et conclut à un risque «faible » tant pour la santé humaine que pour l’environnement, avis émis avec une «certitude raisonnable ».

Un poisson génétiquement modifié, plus résistant au froid et qui grossit toute l'année

Le saumon AquAdvantage est un saumon de l’Atlantique (Salmo salar) dont lequel on a inséré un transgène composé d’un promoteur d’une protéine antigel de la loquette d’Amérique (Macrozoarces americanus, un poisson ressemblant à l’anguille pouvant vivre dans des eaux salées à 0°C), et du gène de l’hormone de croissance du saumon quinnat (Oncorhynchus tshawytscha).


Avec une meilleure résistance au froid et des caractères de croissance améliorés, le poisson modifié grossit toute l’année et non plus seulement au printemps comme pour le saumon sauvage. Il atteint ainsi une taille commerciale en 18 mois au lieu de trois ans pour un saumon d’élevage, 4 ans pour un sauvage. C’est cet avantage qui permet à Aquabounty d’espérer produire plus à un moindre coût.


RISQUE D'HYBRIDATION.

 

Le schéma de production reste cependant très compliqué. Les œufs sont élevés au Canada puis transportés par camions et par avions au Panama où ils sont engraissés dans des bassins situés dans un site d’altitude en pleine forêt.

 

Il s’agit en effet d’éliminer tout risque de dispersion de ces poissons dans la mer où il pourrait s’hybrider avec des souches sauvages. Même si les femelles sont en principe stériles sur le même principe que les huîtres (elles sont triploïdes, soit porteuses de trois exemplaires de chromosomes au lieu de deux), 5% environ pourraient cependant malgré tout arriver à se reproduire.

"Un pas concret et dramatique vers l’arrivée d’un poisson GM dans nos assiettes"

Le rapport examine donc a priori tous les scénarios qui pourraient voir s’échapper dans l’environnement des saumons modifiés. Est ainsi considéré comme «risque faible », le fait que le Panama est un pays frappé régulièrement par les cyclones et touché par des tremblements de terre.

 

Les bassins d’élevage pourraient pourtant être détruits, libérant les animaux.


C’est ce que craignent les organisations de protection de l’environnement comme le Canadian Biotechnology Action Network qui dénonce une autorisation «constituant un pas concret et dramatique vers l’arrivée d’un poisson GM dans nos assiettes ». Par ailleurs, un groupe environnemental du Panama a affirmé que l’entreprise n’avait pas les autorisations nécessaires pour ouvrir la ferme d’élevage.


REFUS

 

Cette autorisation d’exportation et de production porte pour l’instant sur 100.000 œufs par an. Ce premier obstacle franchi, Aquabounty devra convaincre les États et les distributeurs d’autoriser l’accès de son produit aux marchés nationaux. Des chaînes de supermarché nord-américaines ont d’ores et déjà assuré qu’elles refuseraient de vendre ces poissons.

 

29-11-2013

 

http://www.internationalnews.fr/article-le-saumon-ogm-se-rapproche-des-assiettes-121569009.html

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 12:52

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Mondialisation 5 novembre 2013

Mouvement des Sans Terre (Brésil)

"Le modèle agro-écologique est le seul qui permette de développer des techniques accroissant la productivité et la production sans destruction de la biodiversité. L’agro-écologie est la seule forme de créer de l’emploi et des formes de vie saines pour que la population puisse vivre en milieu rural sans être contrainte de se marginaliser dans les villes.

Surtout, les méthodes agro-écologiques sont les seules qui permettent la production d’aliments sains, sans poisons"

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C’est pour près de 3000 personnes que la célèbre scientifique indienne Vandana Shiva a réalisé un exposé d’une heure et a répondu aux questions, ouvrant la IIIème journée internationale d’agro-écologie à Botucatu, Brésil, l’après-midi du 31 juillet 2013.

Vandana Shiva a commencé par raconter sa vie d’étudiante en biologie et en physique quantique à l’université, aliénée par rapport aux réalités du monde, jusqu’au choc que signifia pour elle le tragique accident survenu dans l’usine états-unienne de pesticides Union Carbide, installée à Bhopal qui causa la mort de 35 000 indiens, il y a trente ans. A partir de là, elle s’est convertie à la cause du peuple et n’a cessé d’enquêter sur les activités des entreprises transnationales dans l’agriculture.

Elle est aujourd’hui considérée comme une des principales scientifiques et chercheuses en matière des atteintes à la santé et de la destruction de la biodiversité que les OGM et les produits agro-toxiques des entreprises transnationales causent dans le monde entier.

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Elle est repartie des conséquences de la “révolution verte” des années 60, que le gouvernement des États-Unis imposa à son aire d’influence comme moyen de vendre plus de produits agro-chimiques et plus de marchandises agricoles, subjuguant la paysannerie de tous ces pays.

Résultat : 65% de toute la biodiversité et des ressources en eau douce mondiale ont été polluées par les agro-toxiques. Des études montrent que 40% de l’effet de serre qui affecte le climat planétaire est causé par l’usage excessif et non nécessaire de fertilisants agricoles chimiques.

Dans de nombreuses régions d’Europe, à la suite de la mortalité et de la disparition des abeilles, la productivité agricole a déjà chuté de 30%. Vandana Shiva a rappelé que si nous nous calculions les préjudices et les coûts nécessaires pour rétablir la biodiversité, rééquilibrer l’environnement et remédier aux dégâts climatiques, le montant en dollars dépasserait le chiffre d’affaires de la vente de biens par les entreprises.

En ce qui concerne l’action des entreprises transnationales qui opèrent dans l’agriculture – Monsanto, Bungue, Syngenta, Cargill – Vandana explique qu’elles contrôlent la production et le commerce mondial de la soja, du maïs, du colza et du blé, martelant via la publicité que l’humanité dépend des aliments produits par l’agro-business. En réalité l’humanité se nourrit de centaines d’autres végétaux et sources de protéines qu’elles écartent et n’ont pas encore pu contrôler.

Pour la chercheuse “ces entreprises qui promeuvent les OGM n’ont rien inventé et n’ont rien développé. La seule chose qu’elles ont faite fut d’opérer des mutations génétiques qui existent dans la nature pour rentabiliser la vente de leurs produits agro-toxiques.”

Elle a expliqué que Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis, néo-libéraux et qu’aujourd’hui 90% de la production dépend des semences et des poisons. Ce qui a entraîné une destruction du mode paysan de production du coton et l’endettement généralisé des producteurs.

La conjonction de l’usage de produits toxiques qui ont mené à la dépression et à la honte de la dette, ont poussé depuis 1995 284.000 paysans indiens au suicide. Un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le coupable principal est l’entreprise privée Monsanto.

Malgré tout ce sacrifice en vies humaines, Monsanto reçoit dans son pays 200 millions de dollars annuels, perçoit des royalties pour l’usage de semences génétiquement modifiées de coton.

La critique du modèle de l’agro-business en général

Le modèle de l’agro-business n’est qu’une manière de s’approprier les bénéfices des biens agricoles mais il ne résout pas les problèmes du peuple. La preuve : en augmentant beaucoup la production, nous pourrions alimenter 12 milliards de personnes alors qu’aujourd’hui nous avons un milliard de personnes qui souffrent de la faim quotidiennement, 500 millions d’entre elles étant des paysans qui ont vu leur système de production d’aliments détruit par l’agro-business.

Les produits agricoles sont de simples marchandises, plus des aliments. 70 % des aliments dans le monde restent produits par les paysans. Nous devons comprendre que les aliments sont la synthèse de l’énergie nécessaire aux êtres humains pour survivre à partir du milieu où ils vivent, recueillant cette énergie de la fertilité et de l’environnement. Plus grande la biodiversité naturelle, plus grand le nombre de sources nutritives et plus saine pour les humains l’alimentation produite dans cette région. L’agro-business a détruit la biodiversité et les sources d’énergie véritables.

Les entreprises utilisent le fétiche de la publicité des techniques modernes de la bio-technologie utilisées pour augmenter la productivité des plantes. Mais ce n’est qu’un hameçon : quand on fait des recherches sur ces bio-technologies on se heurte au secret.

Dans le fond elles ne sont que des mécanismes pour augmenter la rentabilité des grandes plantations ; l’agriculture industrielle est la standardisation de la connaissance, la négation de la connaissance de l’art de cultiver la terre. La vraie connaissance est développée par les agriculteurs eux-mêmes et par les chercheurs dans chaque région, dans chaque biome, pour chaque plante.

Le modèle de l’agro-business veut transformer les personnes en « consommateurs » de leurs produits. Nous devons combattre l’usage et le réductionnisme du terme “consommateurs”, pour utiliser l’expression “êtres humains” ou personnes qui ont besoin de vie saine. Le consommateur est une réduction subalterne de l’être humain.

Les entreprises de l’agro-business disent qu’elles incarnent le développement et le progrès, qu’elles contrôlent 58% de toute la production agricole mondiale, mais en fait elles ne donnent du travail qu’à 3% des personnes vivant dans le monde rural. C’est donc un système anti-social.

La scientifique indienne a révélé qu’elle fait partie d’um groupe de 300 autres chercheurs internationaux qui se sont consacrés à étudier l’agriculture pendant trois années intensives et ont démontré que ni la révolution verte des États-Unis ni l’usage intensif des semences transgéniques et des produits agro-chimiques ne peuvent résoudre les problèmes de l’agriculture et de l’alimentation mondiales. Seule peut le faire la récupération des pratiques agro-écologiques em harmonie avec la biodiversité, partout sur la planète.

Elle a conclu sa critique du modèle de l’agro-business en montrant comment son projet génère la destruction, la peur, parce qu’ il est basé sur la concentration et l’exclusion. C’est pour cela que les entreprises procèdent à l’intimidation ou à la cooptation des scientifiques qui s’opposent à elles.

La solution : l’agro-écologie

Le modèle agro-écologique est le seul qui permette de développer des techniques accroissant la productivité et la production sans destruction de la biodiversité. L’agro-écologie est la seule forme de créer de l’emploi et des formes de vie saines pour que la population puisse vivre en milieu rural sans être contrainte de se marginaliser dans les villes.

Surtout, les méthodes agro-écologiques sont les seules qui permettent la production d’aliments sains, sans poisons.

Six recommandations aux jeunes étudiants en agro-écologie et aux producteurs agricoles.

1. La base de l’agro-écologie est la préservation et la mise en valeur des sources nutritives existantes dans le sol – en cela elle s’est référée à une autre scientique présente à cette rencontre et qu’elle a écoutée attentivement – la professeure Ana Maria Primavesi. Nous devons appliquer des techniques qui garantissent la santé du sol et de cette santé recueillir les fruits en termes d’énergie saine.

2. Stimuler et promouvoir le contrôle des semences par les agriculteurs. Les semences sont la garantie de la vie. Nous ne pouvons permettre que des entreprises privées, transnationales, les transforment en marchandises. Les semences sont un patrimoine de l’humanité.

3. Nous devons lier l’agro-écologie à la production d’aliments sains qui garantissent la santé et peuvent ainsi conquérir les coeurs et les esprits des habitants des villes comme des zones rurales, de plus en plus empoisonnés par les marchandises traitées par les agro-toxiques (multiplication de cancers depuis quarante ans). Si nous lions les aliments à la santé des personnes, nous gagnerons des millions des habitants des villes à notre cause.

4. Nous devons transformer les territoires sous contrôle des paysans en véritables sanctuaires de semences, d’arbres sains, de cultures de la biodiversité, d’élevage d’abeilles, de diversité agricole.

5. Nous devons défendre l’idée, qui fait partie de la démocratie, de la liberté des personnes de choisir les aliments. Les produits de référence ne peuvent pas se réduire à ceux que les entreprises décident de mettre dans les rayons.

6. Nous devons lutter pour que les gouvernements cessent d’utiliser des fonds publics qui appartiennent à l’ensemble des citoyens, pour les transférer en subventions aux grands propriétaires et entrepreneurs de l’agro-industrie. C’est ce qui se passe dans le monde entier et aussi en Inde. Le modèle de l’agro-business ne survivrait pas sans ces subventions et sans les avantages fiscaux offerts par les gouvernements qui les garantissent.

La chercheuse Vandana Shiva

Sur les difficultés de la transition à l’agro-écologie…

En Inde, rappelle Vandana Shiva, on a vécu des problèmes majeurs à l’époque du colonialisme anglais. Gandhi a enseigné que la force est de toujours “lutter pour la vérité”. Le capital trompe, ment, pour pouvoir accumuler des richesses. Et la vérité est avec la nature, avec les personnes. S’il existe une volonté politique de réaliser des changements, s’il y a une volonté de produire des aliments sains, il deviendra possible de les cultiver.

Vandana Shiva a conclu en appelant tous les citoyens présents à s’engager dans la journée mondiale de lutte pour les aliments sains et contre les entreprises transnationales que la Via Campesina, des mouvements de femmes et des centaines d’organisations réaliseront dans la semaine du 16 octobre 2013 : ce sera l’occasion d’unifier nos voix sur le plan mondial.

Source : http://www.mst.org.br/node/15078 Août 2013

Traduction du portugais : Thierry Deronne

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Titre original:

« Les grands médias occultent que Monsanto a poussé 284.000 paysans indiens au suicide » explique la scientifique Vandana Shiva à botucatu (brésil)

http://www.internationalnews.fr/article-les-grands-medias-occultent-que-monsanto-a-pousse-284-000-paysans-indiens-au-suicide-explique-la-sci-121132266.html

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 04:29

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30 mai 2013

 

Banane ogm

 

Un label “bio” européen qui autorise les pesticides


Les produits biologiques vendus en Europe pourront dorénavant contenir des résidus d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sans étiquetage particulier, conformément à un nouveau règlement européen qui est entré en vigueur ce 1 janvier 2009.


Adopté en juin 2007 par les ministres européens de l’Agriculture, ce nouveau texte législatif autorise la présence « fortuite ou techniquement inévitable »d’OGM à hauteur de 0,9% dans les produits « bio ». Au-delà de ce seuil, ces aliments devront être étiquetés comme contenant des OGM. En deçà, aucune indication au consommateur n’est prévue.


Le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement belge, Benoît Lutgen, rappelle sur RTLinfo que ce nouveau règlement sur l’étiquetage des produits bio est en totale contradiction avec les objectifs de développement d’une « agriculture basée sur des liens de confiance forts entre producteurs et consommateurs et sur des produits de haute qualité ». Et pour cause !


Le règlement [2]. L’augmentation des cas de contaminations OGM est même extrêmement préoccupante. Dès 2002 les Verts alertaient déjà sur la contamination lente et irréversible du territoire français par les produits transgéniques (OGM : La contamination s’étend, 9 août 2002).


Mais détecter la présence de gènes manipulés coûte cher et seules quelques grosses associations, comme Greenpeace et Genewatch le font, partiellement, et uniquement à partir des accidents de contamination identifiés.


Ce nouveau règlement européen rappelle ainsi à ceux qui en doutaient qu’on ne parle plus aujourd’hui « de risque de contamination par les OGM »la contamination par dissémination de produits transgéniques dans l’environnement est maintenant plus qu’avérée, elle est convenue : elle est en train de se produire.


Il est impossible d’organiser la coexistence entre variétés transgéniques et conventionnelles : la pollution génétique est scientifiquement inévitable.


Ce nouveau règlement étend donc aux produits « bio » les dispositions européennes déjà en vigueur depuis 2004 pour l’ensemble des aliments issus de l’agriculture conventionnelle.


Vu qu’il est prévisible qu’à terme tous les produits de l’agriculture et donc tous nos aliments seront contaminés par les organismes transgéniques, les décideurs politiques viennent donc d’autoriser la présence d’OGM, en deçà d’un certain seuil (0,9%) dans les éléments étiquetés « biologiques ».

On peut supposer que lorsque la contamination par les semences transgéniques va progresser, il suffira à nos brillants politiques de pondre un nouveau règlement permettant, d’augmenter ce seuil, de revoir à la hausse les « plafonds qui sont exclusivement liés à la présence fortuite et techniquement inévitable d’OGM » : ainsi, rêvons qu’en 2060, seront probablement considérés comme aliments issus de l’agriculture biologique des produits agricoles contenant un taux de gêne transgénique inférieur à… disons… 20%. Voire plus. Tout dépendra probablement du degré de contamination…

Tous les scientifiques savent en effet maintenant qu’il va y avoir contamination. Une étude de Greenpeace montre clairement que la coexistence est un leurre : « les cultures d’OGM à grande échelle empêchent définitivement les consommateurs et les producteurs de choisir des produits ou des semences sans OGM. » [4].

« Ce n’est qu’une question de temps. Cela mettra, par exemple, plus de temps pour le riz, beaucoup moins propice aux croisements que le maïs, mais c’est inéluctable. On rencontre le même problème avec les espèces invasives. La « coexistence » est un concept clé inventé par l’industrie biotechnologique pour négocier le fait que la contamination génétique par les OGM est une réalité, c’est la stratégie du cheval de Troie . »

Un logo « bio » européen

Un label européen, associé à de nouvelles normes a été décidé par le Conseil des ministres de l’Agriculture des 27. Il sera obligatoire sur les emballages à partir du 1er janvier 2009 (la date a été repoussée au 1er janvier 2010)

Outre l’introduction de ce seuil controversé de 0,9%, le nouveau texte établit une série de règles fondamentales pour l’agriculture biologique en Europe. Ainsi, seules les denrées alimentaires contenant au moins 95% (en masse) d’ingrédients biologiques pourront porter le nouveau logo biologique européen.


Auparavant, pour bénéficier de cette appellation il suffisait qu’un produit fini contienne au moins 70% d’ingrédients biologiques : dans le cas contraire il était interdit de faire allusion au mot « biologique » sur un produit.


Aujourd’hui, comme l’explique Henri Thepaut, président de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) : « il suffira de 5% d’ingrédients bio. Dès lors qu’on mettra une fraise bio dans un yaourt, on pourra le dire sur le paquet”. »


Ce nouveau “label” aurait normalement dû faire son apparition ce 1er janvier, en même temps que le nouveau règlement, mais son introduction a été reportée.

Soyez donc patients. Il vous faut attendre encore un peu avant de pouvoir acheter des produits « bio européen » ne contenant pas plus de 5% d’OGM…

Bon appétit.

__

• Les amis de la Terre et d’autres ONG dénoncent le fait que ce nouveau label autorise l’usage despesticides et que la Commission s’aligne de fait “sur les exigences des multinationales et veut rabaisser l’agriculture bio au niveau de l’agriculture dite « raisonnée » qu’elles soutiennent”.

A lire :

• L’impossible coexistence (pdf). 7 années d’OGM et de contamination du maïs biologique et conventionnel : une approche à partir des cas de la Catalogne et de l’Aragon.

• Les produits bio pourront contenir des OGM

• Décision européenne : les produits bio pourront contenir des OGM !

• La contamination par les OGM est inéluctable

• OGM Contamination Register 2007

• L’Espagne contaminée par les OGM… Va-t-on laisser la même catastrophe se produire en France ?

Des sites :

• Combat Monsanto

• Greenpeace

• Les Amis de la Terre

Article publié également par Agoravox :

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/des-ogm-autorises-dans-les-49924

[1] Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) n° 2092/91

[2] http://www.europa.eu.int/comm/food/…

[3] L’Espagne contaminée par les OGM

[4] microbiologiste et professeur à l’université de Berkeley en Californie. Ses travaux ont connu un retentissement mondial à l’occasion de la publication dans la revue Nature, en 2001, de preuves de contamination par du maïs OGM de variétés natives des hauts plateaux mexicains d’Oaxaca. Interview à lire sur le site du Collectif 29 Mai

 

Dossier OGM
OGM/GMO

 

Url de cet article:

http://www.internationalnews.fr/article-des-ogm-autorises-dans-les-produits-bio-118163430.html

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 15:20

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19 octobre 2012

 

OGM, vers une alerte mondiale (replay documentaire)

 


Ecrit par : François Le Bayon, Clément FonquernieDiffusé le Mardi 16 Octobre à  20h35 sur France5.

 
Depuis 2008, le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe ont réalisé en secret une série de tests sur le maïs OGM NK603. Les résultats sont alarmants et portent un sérieux doute sur l'innocuité des produits génétiquement modifiés. Pendant deux ans, l'équipe a donc suivi le déroulement de cette étude indépendante, unique par son ampleur et sa durée et qui a bénéficié de moyens techniques et financiers exceptionnels. Gilles-Eric Séralini raconte les origines de sa recherche, la méthode suivie, les difficultés de l'opération, son financement, le secret nécessaire pour la mener à bien. Il commente et explique les images tournées tout au long de l'expérience.

Lire notre dossier:


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