30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 13:44

Internationalnews

Libération 29 août 2014

 

Titre original: Les appels au boycott de produits israéliens ont-ils un effet ?


Enquête

Chaque jour en France et en Europe, les militants de la campagne BDS organisent des actions dont le résultat commence à se faire sentir.


Tintamarre sous les fenêtres de France 3 Lyon, actions ciblées dans les supermarchés, campagnes suractives sur les réseaux sociaux, la campagne BDS — Boycott, Désinvestissement, Sanctions —, fleurit tous azimuts. Son objectif ? Convaincre les citoyens de ne plus recourir aux marques et financements israéliens tant que l'Etat hébreu n'infléchira pas sa «politique coloniale». Depuis le début du conflit à Gaza, et malgré le cessez-le-feu illimité conclu mardi, l'ampleur des actions grandit à vue d'œil et ce, sur l'ensemble du territoire européen. Jeudi, c'est le festival du film de Bristol, en Angleterre, qui a renoncé à une partie de son financement par l'ambassade israélienne.


Il y a quelques jours, Libération a assisté à l'une de ces actions musclées mais pacifiques. Durant quelques minutes, cinq activistes ont pris possession des rayons d'un hypermarché de Seine-Saint-Denis pour expliquer aux clients pourquoi, selon eux, il ne faut plus acheter de produits israéliens. Une jeune femme se saisit d’un mégaphone et harangue, devant des vigiles plutôt placides : «Israël est un état colonial qui viole quotidiennement le droit international. Pourtant, Israël n’est pas au-dessus des lois. Tant que ce pays continuera, nous vous demandons de ne plus faire vivre ses entreprises. Nous ne désignons pas un peuple, pas une religion, mais une politique scandaleuse, inhumaine, et dommageable.» Massés autour, mi-curieux mi-amusés, les consommateurs écoutent attentivement. Les militants BDS se lancent alors dans l’énumération d’une longue liste de marques à délaisser, de fruits et légumes, boissons...


«Démarche concrète, citoyenne»


Dans les manifestations propalestiniennes qui ont animé l’été hexagonal, les leaders associatifs se pliaient au même exercice, donnant aux cortèges des petits airs de l’émission Téléshopping. Membre du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), Youssef Boussoumah décèle un réel engouement pour la campagne BDS, notamment auprès des jeunes : «Le ressort semble définitivement cassé entre eux et la politique. Beaucoup annoncent qu’ils ne voteront plus en 2017. En revanche, ils sont séduits par les initiatives de boycott car il s’agit, à leurs yeux, de démarches concrètes, citoyennes et efficaces.»


Partie de la société civile palestinienne en 2004, la campagne BDS a depuis pris une ampleur internationale. Sa déclinaison française, qui a pris du poids en 2009 dans la queue de comète de l’opération militaire israélienne «Plomb durci», regroupe aujourd’hui une quarantaine d’associations et de partis politiques — dont le Parti de gauche, le NPA, la Confédération paysanne et les syndicats Solidaires et CNT. «Souvent les gens ne retiennent de notre action que le boycott des produits israéliens, note Jean-Pierre Bouché, dirigeant du collectif affilié Stop Apartheid à Toulouse. Or, nous incitons également les entreprises internationales à se retirer d’Israël, et les Etats à le sanctionner. Par ailleurs, le boycott a aussi une dimension académique et culturelle.»


L’initiative ne manque évidemment pas de susciter des critiques. Dans un communiqué publié en juin, le président de la chambre de commerce France-Israël, Henri Cukierman, soulignait que «la loi française interdit le boycott en raison de la race, de la religion ou de la nationalité.» Assurant que «10% des Palestiniens travaillent pour des employeurs israéliens», il assimilait l’action du BDS à une nouvelle «Nuit de cristal», en référence aux attaques de commerces juifs menées en novembre 1938 dans l’Allemagne nazie.



«Uniquement contre des institutions»


Familier de cette accusation, les animateurs de BDS la contestent avec vigueur. «Nous ne nous mobilisons jamais contre des individus ou une communauté, mais uniquement contre des institutions, explique Imen Habib, une coordinatrice du mouvement. Jean-Pierre Bouché complète : «Nous ne déconseillons à personne d’écouter de la musique israélienne ou de voir les films d’Amos Gitai. En revanche, nous désertons les événements culturels patronnés par l’ambassade ou les consultats d’Israël.»


Le boycott des produits de consommation courante, notamment alimentaires, demeure l’aspect le mieux connu et le plus facilement applicable de la mobilisation.

 

Sur Internet, plusieurs sites, dont celui du BDS, dressent la liste des marques à éviter. Expliquent que le nombre 729, censé caractériser les code-barres israéliens, est en réalité peu fiable. Et dénoncent, photos à l’appui, les supposées tricheries de certains magasins : telle mangue serait ainsi présentée comme dominicaine, alors que son étiquette porte la mention «Pays d’origine Israël». Pour aider ses militants, BDS réfléchit à lancer une application numérique pour guider le consommateur pendant ses achats.


«La situation affecte vraiment nos affaires»


Quel est vraiment l’impact de cette campagne ? Les groupes de grande distribution contactés par Libération n’ont pas souhaité commenter le phénomène. Tout au plus  Auchan confirme-t-il être «confronté à des opérations de boycott», «étudier les suites à donner au cas par cas», et respecter scrupuleusement les règles d’étiquetage. Même discrétion chez le groupe pharmaceutique israélien Teva : «Ils ne veulent pas mélanger le business et la politique», explique une source proche de l’entreprise.


 

D’autres sont pourtant plus prolixes. «D’habitude, les gens se battent pour vendre nos produits, raconte Yinon Osem, PDG de l’entreprise Edom Fruits, basée dans un kibboutz de la vallée du Jourdain. Là, il se passe quelque chose, en France notamment. Aucun supermarché ne nous a formellement dit qu’il est confronté à un boycott. Mais on se rend compte que, s’ils ont une alternative à nos produits, ils ont tendance à la privilégier.»


 

Un phénomène que l’entrepreneur attribue à «l’influence de la communauté musulmane». Même constat du côté de BeFresh, un groupe exportateur de fruits et légumes : «La situation affecte vraiment nos affaires, reconnaît Oron Ziv, l’un de ses représentant en Europe. Nous recevons des annulations de commandes. Nos clients semblent faire profil bas et attendre que la tension retombe.»


Certes, le conflit à Gaza n’est pas seul en cause : le contexte économique, de bonnes récoltes fruitières en Europe, les sanctions contre la Russie contribuent eux aussi à cette situation. Mais tant les médias que le gouvernement israéliens reconnaissent l’existence d’un boycott, et redoutent ses conséquences. En mars, avant même le début des opérations militaires à Gaza, le ministre des Finances Yair Lapid estimait qu’un tel mouvement pourrait coûter 2,3 milliards d’euros et près de 10 000 emplois à l’économie israélienne. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a qualifié la perspective d’un boycott d’«immorale et injustifiée».



Pourtant, le mouvement semble bien s’être étendu ces derniers mois. D’autant que certaines initiatives sont d’une toute autre ampleur que celles de la campagne BDS. Plusieurs grandes entreprises européennes ont ainsi renoncé à des investissements en Israël, en raison de liens entre des sociétés locales et les colonies.

 

A partir du 1er septembre, ces dernières cesseront par ailleurs d’exporter vers l’UE leurs volailles et produits laitiers, afin de se conformer à des directives européennes. Enfin, plusieurs pays européens, dont la France, déconseillent désormais officiellement d’investir dans les colonies israéliennes - considérées comme illégales au regard du droit international.


http://www.internationalnews.fr/article-les-appels-au-boycott-de-produits-israeliens-ont-ils-un-effet-124465249.html
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 11:10

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Arretsurinfo.ch

 

 

Récemment, le Parti du Travail de Belgique (PTB) a pris des positions courageuses, en tout cas pour un parti représenté au parlement, sur la question palestinienne, appelant par exemple à suspendre certaines relations commerciales entre la Belgique et Israël. Cette position, qui devrait être généralisée, est assez rare et doit être applaudie. Le PTB a aussi été, surprise, surprise, accusé d’antisémitisme, ce dont il s’est défendu dans un communiqué.


Il y a malheureusement beaucoup de choses critiquables dans cette « défense » du PTB face à l’accusation d’antisémitisme: bien sûr, ils ne sont pas antisémites et le soutien aux Palestiniens ne l’est pas non plus. Mais leur défense sous-estime les effets que l’accusation d’antisémitisme a dans nos sociétés, bien au-delà de la question palestinienne.


En effet, ils écrivent qu’il vont continuer « à réagir contre toutes les expressions d’antisémitisme », sans définir ce qu’est l’antisémitisme. Or tout le problème est de savoir de quoi il s’agit.


L’antisémitisme, est-ce la défense de la liberté d’expression?

Le fait de rire aux spectacles de Dieudonné? De lire des ouvrages interdits à propos de l’holocauste?

De considérer comme déterminante l’action du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient?

 

Tout cela est stigmatisé au nom de la « lutte contre l’antisémitisme ». Tant que le mot « antisémitisme » n’est pas défini, dire qu’on va réagir contre son expression mène à l’arbitraire.


Si l’antisémitisme c’est « détester les juifs pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils font » (ou que certains d’entre eux font), il faudrait donner des exemples de gens rentrant dans cette catégorie, c’est-à-dire de gens qui auraient les opinions qu’ils ont sur les juifs indépendamment des actions d’Israël, de celles des organisations communautaires, des campagnes de haine menée au nom de l’antiracisme etc. Et comment démontrer une telle accusation?


Ensuite le PTB « rappelle qu’il a été fondé en 1979 par la résistante juive Juliette Broder, pour qui l’engagement pendant la Deuxième Guerre Mondiale dans la résistance contre le régime meurtrier d’Hitler faisait intégralement partie de son engagement marxiste. » J’ai connu Juliette Broder mais je ne peux pas m’en réclamer, vu que j’étais en désaccord avec elle sur beaucoup de points, en particulier l’URSS et Staline.


Je n’ai pas non plus combattu « le régime meurtrier d’Hitler », vu qu’il était mort quand je suis né et que j’ai peu de goût pour les combats aussi faciles qu’imaginaires.


Mais, cela étant, ai-je néanmoins des droits, en particulier ceux qui me sont conférés en principe par la constitution de mon pays, à commencer par le droit à la liberté d’expression? C’est toute la question qui est occultée par la défense adoptée par le PTB.


Les gens qui ne sont ni juifs, ni marxistes, qui n’ont pas combattu le fascisme, et qui ne croient pas à une société-bisounours (une « perspective socialiste d’une société solidaire, chaleureuse et tolérante ») devraient néanmoins avoir des droits. Je note au passage qu’en 1979 le socialisme du PTB (et de Juliette Broder) était fondé sur l’idée de dictature du prolétariat, ce qui n’est pas tout-à-fait la même chose que la « solidarité et la tolérance »; on peut d’ailleurs se demander si, dans la société-bisounours envisagée, les mal pensants (ceux qui n’aiment pas la tolérance par exemple) auraient les droits que la dictature du prolétariat leur refusait.


Avant de parler de bons sentiments (chaleur et tolérance), il faudrait parler d’égalité des droits, pas en Palestine, mais dans nos propres sociétés, pour ceux qui aiment les spectacles de Dieudonné et ceux qui ne les aiment pas, pour ceux qui pensent qu’il y a un lien entre judaïsme et sionisme et pour ceux qui ne le pensent pas, et pour tous ceux qui ont des vues hétérodoxes en histoire, sur Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Pétain, De Gaulle ou Napoléon. On pourrait allonger la liste, mais il est évident qu’une telle égalité aujourd’hui n’existe pas.


Le remplacement du droit par les bons sentiments est sans doute la plus grande menace pour ce qu’il y a de relativement civilisé dans nos sociétés, à savoir le respect de règles légales qui sont les mêmes pour tous. Cela menace même à terme le « vivre ensemble » que les bonnes âmes prétendent défendre.


La réponse correcte aux accusations d’antisémitisme n’est pas de s’en défendre pour soi-même (« c’est pas moi, Monsieur, c’est l’autre »), mais de défendre la liberté d’expression pour tous. Si quelqu’un crie au loup, on n’est pas obligé de démontrer qu’on ne marche pas à quatre pattes, qu’on ne hurle pas à la pleine lune et qu’on ne dévore pas les brebis. La croyance à la nécessité de se défendre de l’accusation d’antisémitisme comme le fait le PTB n’est d’ailleurs pas propre à ce parti, mais contamine presque toute la gauche et est une des sources de sa faiblesse.


On ne peut rendre de pire service aux Palestiniens que de refuser à nos propres concitoyens, au nom d’une lutte mal définie contre l’antisémitisme, leur droit à leurs libertés les plus fondamentales. Il ne faut d’ailleurs pas s’étonner si, une fois ce droit détruit, les journalistes et politiques ici sont si biaisés sur la question palestinienne (alors que beaucoup d’entre eux n’en pensent pas moins en privé).


Tant que nous n’assumerons pas collectivement nos droits, nous continuerons à être soumis au chantage des organisations et des individus qui défendent Israël (et les Etats-Unis). Le jour où nous les assumerons, cette accusation d’antisémitisme rejoindra celle de mécréant ou d’ennemi du peuple qui aussi a été une arme de terrorisme intellectuel en d’autres temps et d’autres lieux.


Jean Bricmont – 10 août 2014


Professeur de physique théorique et mathématique, Université de Louvain, Belgique. Auteur de plusieurs articles sur Chomsky, co-directeur du Cahier de L’Herne n° 88 consacré à Noam Chomsky. Il a publié notamment avec Alan Sokal Impostures intellectuelles (1997), À l’ombre des Lumières avec Régis Debray (2003) et Impérialisme humanitaire (2005). Son dernier ouvrage : La République des censeurs. Editions de l’Herne, 2014


Photo

L’illustration est l’oeuvre de l’artiste graphiste, peintre, illustrateur: Yace

Source: Jean Bricmont


En complément:

La véritable solidarité commence par notre propre autonomie

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-comment-ne-pas-se-defendre-des-accusations-d-antisemitisme-jean-bricmont-124448721.html

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 20:42

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Voltaire 28 juillet 2014

 

Depuis la retraite de Fidel Castro, la mort d’Hugo Chávez et l’interdiction faite à Mahmoud Ahmadinejad de présenter un candidat à l’élection présidentielle iranienne, le mouvement révolutionnaire n’a plus de leader mondial.

 

Ou plutôt, n’en avait plus. Cependant, l’incroyable ténacité et sang-froid de Bachar el-Assad a fait de lui le seul chef d’Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d’une vaste coalition coloniale conduite par Washington et qui ait été largement réélu par son peuple.

 

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Dès sa première rencontre avec Bachar el-Assad, Hugo Chávez affirmait que le Syrien deviendrait un jour le principal leader révolutionnaire dans le monde

Bachar el-Assad ne souhaitait pas entrer en politique. Il se destinait à être ophtalmologue. Cependant, à la mort de son frère Bassel, il rentra du Royaume-uni où il poursuivait ses études et accepta de servir sa patrie et son père. À la mort de celui-ci, il consentit à lui succéder pour maintenir l’unité du pays. Ses premières années de gouvernement furent une tentative de modifier la composition des classes sociales de manière à rendre possible un système démocratique que personne ne lui réclamait. Patiemment, il démantela le système autoritaire du passé et commença à associer la population à la vie publique.

 

Cependant, à peine arrivé au pouvoir, il fut informé que les États-Unis avaient décidé de détruire la Syrie. Aussi sa présidence fut-elle principalement tournée vers le renforcement de l’Armée arabe syrienne, l’élaboration d’alliances extérieures, et des tentatives de déjouer le complot. Dès 2005, avec la commission Mehlis, il dut affronter l’opposition du monde entier qui l’accusait de l’assassinat de Rafic Hariri. Mais ce n’est qu’en 2011, que les puissances coloniales s’unirent à la fois contre lui personnellement et contre la Syrie.

 

Quelle ne fut pas sa surprise, au début des événements, en recevant une délégation de la bourgade syrienne où s’était tenue la plus importante manifestation, d’entendre celle-ci lui réclamer pour toute revendication l’expulsion des alaouites de la ville. Révolté, il mit fin à l’entretien et décida de défendre jusqu’au bout la civilisation syrienne du « vivre ensemble ».

 

Durant trois ans, le timide médecin se transforma en chef de guerre. D’abord soutenu presque exclusivement par son armée, puis progressivement rejoint par son peuple, il fut élu en pleine guerre pour un troisième mandat par 88,7 % des suffrages exprimés, soit 65 % du corps électoral. Son discours d’investiture exprime à quel point il a changé au cours des événements [1].

 

L’idéal qu’il y exprima est d’abord celui du service de la Patrie républicaine. Il s’est battu pour défendre ces hommes et ces femmes que l’on destinait à vivre sous la férule d’une dictature religieuse au service de l’impérialisme. Et parfois, il s’est battu pour eux, et contre leur volonté. Il s’est battu pour eux en doutant de parvenir à la victoire, préférant mourir pour la Justice que d’accepter l’exil doré mais honteux que lui proposaient les « Occidentaux ».

 

Pourtant, peu avant, les dictateurs Zine el-Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak avaient cédé dès les premières injonctions de Washington, et laissé leur pays aux mains des Frères musulmans. Pis, l’autocrate Hamad ben Khalifa Al Thani avait abdiqué, comme un enfant docile, au premier froncement de sourcils de Barack Obama, préférant jouir de sa fortune volée que de combattre.

 

Il s’agissait au départ pour Bachar el-Assad de résister aux coups de l’impérialisme. Mais alors que s’approche la victoire, la volonté lui est venue d’aller plus loin, de remettre en cause le désordre mondial. Il s’est découvert comme un vrai leader révolutionnaire, exactement comme Hugo Chávez l’avait perçu alors que le monde le prenait encore pour un simple fils-à-papa. Et à ce titre, et quelle que soit la félonie de certains politiciens, il ne peut pas ne pas prendre la défense du peuple palestinien que les colons israéliens massacrent à Gaza.

 

La Révolution de Bachar el-Assad est d’abord un combat de libération contre l’obscurantisme religieux, que les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar incarnent dans le monde arabe. Elle entend garantir le libre épanouissement de chacun quelle que soit sa religion et s’affirme donc comme laïque, c’est-à-dire qu’elle s’oppose au conformisme religieux. Elle pose que Dieu ne soutient aucune religion en particulier, mais la Justice commune à tous. De fait, elle renvoie la croyance en Dieu dans la sphère privée, pour en faire la source de la force qui permet à chacun de lutter contre un ennemi supérieur en force et de le vaincre collectivement.

 

Comme tous ceux qui ont traversé une guerre, Bachar el-Assad n’a pu admettre l’idée que les horreurs commises l’aient été par des hommes mauvais plantant « leurs crocs dans le corps syrien, semant mort et destruction, dévorant cœurs et foies humains, égorgeant et décapitant ». L’accepter aurait été perdre tout espoir en l’espèce humaine. Aussi a-t-il vu derrière leurs agissements l’influence du Diable, les manipulant à travers les soi-disant « Frères musulmans ».

 

Le nom du « Diable » fait étymologiquement référence au double discours qu’il tient. Le président el-Assad a donc démonté le slogan des « printemps arabes », imaginé par le département d’État pour placer les Frères musulmans partout au pouvoir au Maghreb, au Levant et dans le Golfe. Partout l’asservissement à l’impérialisme suivait les drapeaux coloniaux, celui de la monarchie wahhabite des Sénoussi en Libye, celui du mandat français en Syrie, tout en se réclamant paradoxalement de « la Révolution » aux côtés des tyrans de Riyad et de Doha.

 

La guerre fut pour lui un long cheminement personnel. Il l’a vécue guidé par sa morale : le « service de l’intérêt public », ce que les Romains appelaient « la République », mais que les Britanniques considèrent comme une chimère masquant des ambitions autoritaires. Comme Robespierre « l’Incorruptible », il a compris que ce service ne souffrait aucune trahison, donc aucune corruption. À l’instar de son père, Hafez el-Assad, il vit sobrement et se méfie du luxe ostentatoire de certains capitaines du commerce et de l’industrie, fussent-ils de ses proches.

 

Il est devenu un leader révolutionnaire ; le seul chef d’Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d’une vaste coalition coloniale conduite par Washington. Ce faisant, il entre dans l’Histoire.

Source
Al-Watan (Syrie)

 

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Élection présidentielle démocratique en Syrie par Thierry Meyssan

Thierry Meyssan: l'Etat syrien a mis en échec les mercenaires de l'OTAN (audio)

Interview Bachar El-Assad (vidéo vostfr)

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-metamorphose-de-bachar-el-assad-nouveau-leader-revolutionnaire-mondial-par-thierry-meyssan-124270984.html

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 00:17

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Dans le cadre de la guerre qui se déroule à Gaza, des appels sont lancés afin de ne plus acheter des produits israéliens. Si vous voulez savoir quels produits sont concernés par cette opération, vous pouvez utiliser l’appli Buycott.


Buycott, une appli vous permettant de contrôler si les denrées que vous achetez dans le commerce, sont produites de manière éthiquement responsable, est devenue subitement ‘brûlante’ en raison du conflit se déroulant à Gaza.

 

Avec Buycott, une appli pour iOS et Android, vous pouvez lancer ou soutenir des campagnes pour ou contre l’éthique de certaines entreprises. Si vous êtes d’accord avec la façon dont les entreprises fabriquent leurs produits, vous pouvez les ‘buycotter’ et donc acheter ces denrées. Si vous êtes contre, vous pouvez les boycotter en ne choisissant pas ces produits.


Vous pouvez utiliser l’appli pour scanner les codes-barres des produits que vous achetez dans le commerce. Buycott recherche alors pour vous les entreprises à l’origine de ces produits et vous indique ensuite si leurs modes de travail sont conformes aux campagnes que vous soutenez.

 

L’appli Buycott existe depuis plus d’un an déjà, mais défraie vraiment la chronique ces jours-ci. Les deux campagnes qui sont les plus ‘tendance’ actuellement, ont en effet rapport avec la guerre à Gaza. Avec 150.000 membres, la campagne ‘Long live Palestine, boycott Israel’ est la plus populaire. “Cette campagne entend boycotter les entreprises qui soutiennent l’occupation de la Palestine”, nous apprend-on.

 

La deuxième campagne la plus populaire - intitulée ‘Avoid Israeli Settlement Products’ - poursuit le même objectif: boycotter les biens et services des colonies israéliennes. Provisoirement, plus de 76.000 personnes s’y sont ralliées.


A la troisième place avec plus de 250.000 membres, on trouve une campagne qui réclame des labels OGM sur les aliments.


Par ailleurs, l’on vient d’apprendre que notre gouvernement fédéral envisagerait un label pour les produits israéliens provenant des colonies établies dans les territoires occupés. Grâce à ce label, le consommateur pourrait choisir en connaissance de cause d’acheter ou non des produits de ces régions.


31/07/2014

Titre original: "Buycott", l’appli qui boycotte les marques qui vont contre vos valeurs

 

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Buycott app helps keep your money out of the hands of Monsanto, Koch Bros., and more

Boostée par le martyr de Gaza, l'application Buycott cartonne en France et dans le monde

http://www.applisbytib.com/lappli-qui-boycotte-les-marques-qui-vont-vos-valeurs/

L'huile de palme contenue dans le Nutella est à l'origine de la déforestation 

http://www.internationalnews.fr/article-l-appli-buycott-vous-aide-a-faire-vos-courses-de-maniere-moralement-responsable-124281953.html

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 22:37
Mondialisation 1er août 2014

 Par Jean Ortiz


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Un continent sauve l’honneur de ce que l’on appelle souvent hypocritement la “communauté internationale”, mauvais cache-sexe de l’impérialisme américain.

 

Qui est aujourd’hui “l’arrière-cour des Etats-Unis” ?

Ce fut historiquement le sud de celle qui usurpe le nom d’Amérique. Aujourd’hui, “notre jardin”, comme disait Ronald Reagan, ce n’est plus l’Amérique du sud: c’est l’Union Européenne.

 

La preuve par Gaza… Le Chili, l’Equateur, le géant brésilien, le Pérou, El Salvador, viennent de rappeler leurs ambassadeurs en Israël “pour consultations urgentes”, en guise de protestation face à “la magnitude des attaques israéliennes” contre Gaza.

 

Mardi, le Pérou et le Chili, politiquement éloignés de Caracas et La Paz, ont manifesté leur “indignation” face à “l’escalade des opérations militaires israéliennes”, qualifiées de “châtiment collectif”. Les deux pays, tout comme le Salvador, exigent le respect par Israël des “normes fondamentales du droit international humanitaire”.

 

Le ministère péruvien des Relations Extérieures a condamné “l’interruption du cessez-le-feu par les nouvelles opérations militaires israéliennes”.

 

Le gouvernement israélien, habitué à plus de “compréhension”, c’est-à-dire de complicité pour ne pas dire “soutien”, s’est déclaré “profondément déçu” et a qualifié “d’encouragement” envers le Hamas les positions de ces pays, pourtant conformes aux résolutions de l’ONU.

 

Le 18 juillet, Quito avait déjà rappelé son ambassadeur à Tel Aviv. La Bolivie et le Venezuela rompirent leurs relations avec Israël en 2001.

 

Le 23 juillet, le Brésil rejetait fermement “l’utilisation disproportionnée” de la force par Israël.

 

Réuni ces jours derniers à Caracas, le sommet du Mercosur (Argentine, Brésil, Venezuela, Paraguay, Uruguay) a appelé l’ONU à prendre des mesures rapides et concrètes afin d’obliger Israël à mettre fin au carnage.

 

Le 23 juillet, la Bolivie et le Venezuela ont demandé avec force à l’ONU l’arrêt des massacres, et des sanctions immédiates contre l’Etat hébreu.

 

Le président Evo Morales a qualifié de “génocide” l’écrasement des Palestiniens, et appelé à en “juger les responsables”. La Bolivie comme Cuba, le Venezuela, l’Equateur, exigent l’application des résolutions historiques de l’ONU et rappellent que seule la mise en place d’un “Etat palestinien libre, souverain et indépendant” peut garantir une paix durable.

 

A La Havane, gouvernement et peuple ont depuis longtemps “la Palestine au cœur”, et n’ont jamais mégoté sur une solidarité humaine, politique, matérielle, multiforme.

 

Alors : on demande l’asile politique en Amérique latine? Non! On se bat, ici, contre la politique servile du gouvernement français sans doute le plus inféodé depuis les heures noires de l’occupation. On se bat pour ne pas laisser défigurer, déshonorer, la France des sans-culottes, des communards, de Jaurès, Hugo, Zola, Aragon, des Brigades Internationales, des Résistants… La France, quoi.


Jean Ortiz

 

http://www.internationalnews.fr/article-atrocites-a-gaza-l-amerique-latine-solidaire-des-palestiniens-sauve-l-honneur-par-jean-ortiz-124285452.html

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:15

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Article original en anglais: My plea to the people of Israel: Liberate yourselves by liberating Palestine 18 aout 2014

 

L'archevêque émérite Desmond Tutu, dans un article exclusif pour le journal Haaretz, appelle à un boycott mondial d'Israël et demande aux Israéliens et aux Palestiniens de réfléchir au delà de leurs dirigeants à une solution durable à la crise en Terre Sainte. 

 

Les dernières semaines, des membres de la société civile du monde entier ont lancé des actions sans précédent contre les ripostes brutales et disproportionnées d'Israël au lancement de roquettes depuis la Palestine.


Si l'on fait la somme de tous les participants aux rassemblements du week-end dernier exigeant justice en Israël et en Paslestine - à Cape Town, Washington, New-York, New Delhi, Londres, Dublin et Sydney, et dans toutes les autres villes - cela représente sans aucun doute le plus important tollé de l'opinion citoyenne jamais vu dans l'histoire de l'humanité autour d'une seule cause.


Il y a un quart de siècle, j'ai participé à des manifestations contre l'apartheid qui avaient rassemblé beaucoup de monde. Je n'aurais jamais imaginé que nous assisterions de nouveau à des manifestations d'une telle ampleur, mais celle de samedi dernier à Cape Town fut au moins aussi importante. Les manifestants incluaient des gens jeunes et agés, musulmans, chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, agnostiques, athéistes, noirs, blancs, rouges et verts... C'est ce à quoi on pourrait s'attendre de la part d'une nation vibrante, tolérante et muticulturelle.


J'ai demandé à la foule de chanter avec moi : "Nous sommes opposés à l'injustice de l'occupation illégale de la Palestine. Nous sommes opposés aux assassinats à Gaza. Nous sommes opposés aux humiliations infligées aux Palestiniens aux points de contrôle et aux barrages routiers. Nous sommes opposés aux violences perpétrées par toutes les parties. Mais nous ne sommes pas opposés aux Juifs."


Plus tôt dans la semaine, j'ai appelé à suspendre la participation d'Israël à l'Union Internationale des Architectes qui se tenait en Afrique du Sud.


J'ai appelé les soeurs et frères israéliens présents à la conférence à se dissocier activement, ainsi que leur profession, de la conception et de la construction d'infrastructures visant à perpétuer l'injustice, notamment à travers le mur de séparation, les terminaux de sécurité, les points de contrôle et la construction de colonies construites en territoire palestinien occupé.


"Je vous implore de ramener ce message chez vous : s'il vous plaît, inversez le cours de la violence et de la haine en vous joignant au mouvement non violent pour la justice pour tous les habitants de la région", leur ai-je dit.


Au cours des dernières semaines, plus de 1,7 million de personnes à travers le monde ont adhéré au mouvement en rejoignant une campagne d'Avaaz demandant aux compagnies tirant profit de l'occupation israélienne et/ou impliquées dans les mauvais traitements et la répression des Palestiniens de se retirer. La campagne vise spécifiquement le fonds de pension des Pays-Bas ABP, la Barclays Bank, le fournisseur de systèmes de sécurité G4S, les activités de transport de la firme française Véolia, la compagnie d'ordinateurs Hewlett-Packard et le fournisseur de bulldozers Caterpillar.


Le mois dernier, 17 gouvernements européens ont appelé leurs citoyens à ne plus entretenir de relations commerciales ni investir dans les colonies israéliennes illégales.


Récemment, on a pu voir le fond de pension néerlandais PGGM retirer des dizaines de millions d'euros des banques israéliennes, la fondation Bill et Melinda Gates désinvestir de G4S, et l'église presbytérienne américaine se défaire d'un investissement d'environ 21 millions de dollars dans les entreprises HP, Motorola Solutions et Caterpillar.


C'est un mouvement qui prend de l'ampleur.


La violence engendre la violence et la haine, qui à son tour ne fait qu'engendrer plus de violence et de haine.


Nous, Sud-Africains, connaissons la violence et la haine. Nous savons ce que cela signifie d'être les oubliés du monde, quand personne ne veut comprendre ou même écouter ce que nous exprimons. Cela fait partie de nos racines et de notre vécu.


Mais nous savons aussi ce que le dialogue entre nos dirigeants a permis, quand des organisations qu'on accusait de "terroristes" furent à nouveau autorisées, et que leurs meneurs, parmi lesquels Nelson Mandela, furent libérés de prison ou de l'exil.


Nous savons que lorsque nos dirigeants ont commencé à se parler, la logique de violence qui avait brisé notre société s'est dissipée pour ensuite disparaître. Les actes terroristes qui se produisirent après le début ces échanges - comme des attaques sur une église et un bar - furent condamnés par tous, et ceux qui en étaient à l'origine ne trouvèrent plus aucun soutien lorsque les urnes parlèrent.


L'euphorie qui suivit ce premier vote commun ne fut pas confinée aux seuls Sud-Africains de couleur noire. Notre solution pacifique était merveilleuse parce qu'elle nous incluait tous. Et lorsqu'ensuite, nous avons produit une constitution si tolérante, charitable et ouverte que Dieu en aurait été fier, nous nous sommes tous sentis libérés.


Bien sûr, le fait d'avoir eu des dirigeants extraordinaires nous a aidés.


Mais ce qui au final a poussé ces dirigeants à se réunir autour de la table des négociations a été la panoplie de moyens efficaces et non-violents qui avaient été mis en oeuvre pour isoler l'Afrique du Sud sur les plans économique, académique, culturel et psychologique.


A un moment charnière, le gouvernement de l'époque avait fini par réaliser que préserver l'apartheid coûtait plus qu'il ne rapportait.


L'embargo sur le commerce infligé dans les années 80 à l'Afrique du Sud par des multinationales engagées fut un facteur clé de la chute, sans effusion de sang, du régime d'apartheid. Ces entreprises avaient compris qu'en soutenant l'économie sud-africaine, elles contribuaient au maintien d'un statu quo injuste.


Ceux qui continuent de faire affaire avec Israël, et qui contribuent ainsi à nourrir un sentiment de « normalité » à la société israélienne, rendent un mauvais service aux peuples d'Israël et de la Palestine. Ils contribuent au maintien d'un statu quo profondément injuste.


Ceux qui contribuent à l'isolement temporaire d'Israël disent que les Israéliens et les Palestiniens ont tous autant droit à la dignité et à la paix.


A terme, les évènements qui se sont déroulés à Gaza ce dernier mois sont un test pour ceux qui croient en la valeur humaine.


Il devient de plus en plus clair que les politiciens et les diplomates sont incapables de trouver des réponses, et que la responsabilité de négocier une solution durable à la crise en Terre Sainte repose sur la société civile et sur les peuples d'Israël et de Palestine eux-mêmes.


Outre la dévastation récente de Gaza, des personnes honnêtes venant du monde entier - notamment en Israël - sont profondément perturbées par les violations quotidiennes de la dignité humaine et de la liberté de mouvements auxquelles les Palestiniens sont soumis aux postes de contrôle et aux barrages routiers. De plus, les politiques israëliennes d'occupation illégale et la construction d'implantations en zones tampons sur le territoire occupé aggravent la difficulté de parvenir à un accord qui soit acceptable pour tous dans le futur.


L'Etat d'Israël agit comme s'il n'y avait pas de lendemain. Ses habitants ne connaîtront pas l'existence calme et sécuritaire à laquelle ils aspirent, et à laquelle ils ont droit, tant que leurs dirigeants perpétueront les conditions qui font perdurer le conflit.


J'ai condamné ceux qui en Palestine sont responsables de tirs de missiles et de roquettes sur Israël. Ils attisent les flammes de la haine. Je suis opposé à toute forme de violence.


Mais soyons clairs, le peuple de Palestine a tous les droits de lutter pour sa dignité et sa liberté. Cette lutte est soutenue par beaucoup de gens dans le monde entier.


Nul problème créé par l'homme n'est sans issue lorsque les humains mettent en commun leurs efforts sincères pour le résoudre. Aucune paix n'est impossible lorsque les gens sont déterminés à l'atteindre.


La paix nécessite que le peuple d'Israël et le peuple de Palestine reconnaissent l'être humain qui est en eux et se reconnaissent les uns les autres afin de comprendre leur interdépendance.


Les missiles, les bombes et les invectives brutales ne sont pas la solution. Il n'y a pas de solution militaire.

 

La solution viendra plus probablement des outils non violents que nous avons développés en Afrique du Sud dans les années 80 afin de persuader le gouvernement sud africain de la nécessité de changer sa politique.


La raison pour laquelle ces outils - boycott, sanctions et retraits des investissements - se sont finalement avérés efficaces, est qu'ils bénéficiaient d'une masse critique de soutien, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Le même type de soutien envers la Palestine dont nous avons été témoins de par le monde durant ces dernières semaines.


Mon plaidoyer envers le peuple d'Israël est de voir au-delà du moment, de voir au-delà de la colère d'être perpétuellement assiégé, de concevoir un monde dans lequel Israël et la Palestine coexistent - un monde dans lequel règnent la dignité et le respect mutuels.


Cela demande un changement de paradigme. Un changement qui reconnaisse qu'une tentative de maintenir le statu-quo revient à condamner les générations suivantes à la violence et l'insécuruté. Un changement qui arrête de considérer une critique légitime de la politique de l'Etat comme une attaque contre le judaisme. Un changement qui commence à l'intérieur et se propage à travers les communautés, les nations et les régions- à la diaspora qui s'étend à travers le monde que nous partageons. Le seul monde que nous partageons !


Quand les gens s'unissent pour accomplir une cause juste, ils sont invincibles. Dieu n'interfère pas dans les affaires humaines, dans l'espoir que la résolution de nos différends nous fera grandir et apprendre par nous-mêmes. Mais Dieu ne dort pas. Les textes sacrés juifs nous disent que Dieu est du côté du faible, du pauvre, de la veuve, de l'orphelin, de l'étranger qui a permis à des esclaves d'entamer leur exode vers une Terre Promise. C'est le prophète Amos qui a dit que nous devrions laisser la justice couler telle une rivière.


À la fin, le bien triomphera. Chercher à libérer le peuple de Palestine des humiliations et des persécutions que lui inflige la politique d'Israël est une cause noble et juste. C'est une cause que le peuple d'Israël se doit de soutenir.


Nelson Mandela a dit que les Sud Africains ne se sentiraient pas complètement libres tant que les Palestiniens ne seraient pas libres. Il aurait pu ajouter que la libération de la Palestine serait également la libération d'Israël.

 

Traduction par la communauté d'Avaaz

En complément: Desmond Tutu: U.S. Christians must recognize Israel as apartheid state

http://www.internationalnews.fr/article-desmond-tutu-appelle-au-boycott-mondial-d-israel-haaretz-124420819.html

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 05:27

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16 juin 2014

VeriteSurLaSyrie et Syria360

 

 

 

Un bataillon de 800 Femmes Syriennes pour combattre les « rebelles » soutenus par l’occident

 

 

 

 

 

Photos:

http://syria360.wordpress.com/2014/02/24/why-we-dont-need-more-women-joining-the-debate-on-syria/

 

http://www.internationalnews.fr/article-un-bataillon-de-800-femmes-syriennes-pour-combattre-les-terroristes-islamistes-soutenus-par-l-occid-123928977.html

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:20

Internationalnews

 

Christiane Taubira semble embarrassée par la circulaire Alliot Marie de 2010 interdisant le boycott. Mercredi 18 décembre, la ministre de la justice est venue à l’Université de Paris 8 à Saint-Denis ; elle a été clairement interpellée au sein d’un amphithéâtre sur le caractère inique de cette circulaire, qu’elle n’a toujours pas abrogée.

 

Dans cette vidéo, extraite d’une interview de notre ministre réalisée par Eric Fassin pour Mediapart, Christiane Taubira semble gênée par la question du journaliste. Bien qu’elle réponde finalement avec franchise, on comprend que la justice n’est pas le seul élément qu’elle prenne en considération dans ce dossier.

 

 

 

Via  Le Cercle des Volontaires

Pétition contre la lettre circulaire Alliot Marie - [UJFP]

http://www.internationalnews.fr/article-christiane-taubira-embarrasee-par-la-circulaire-alliot-marie-interdisant-le-boycott-121918663.html

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:35
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 00:15

Internationalnews

 

Agoravox 10 décembre 2013

 

Le 9 décembre à Turin en Italie des membres des forces de l'ordre ont rejoint les manifestants anti-taxes qui protestent contre le gouvernement politique actuel et l'augmentation des taxes et des impôts. Certains policiers ont été filmés entrain d'enlever leur casque anti-émeute et ont rejoint les rangs des manifestants. Eux aussi ont voulu crier leur ras le bol. On dénombre une centaine de manifestations organisées dans l'ensemble du pays par des opposants au gouvernement.


 



 

http://www.internationalnews.fr/article-les-policiers-enlevent-leur-casque-et-rejoignent-les-manifestants-italie-09-12-2013-121560967.html

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