27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:18

Internationalnews

WSWS 26 janvier 2015


Par Patrick Martin et Joseph Kishore

L’irréalité du discours de Barak Obama sur « l'état de l'Union » mardi dernier – il a présenté une Amérique au niveau de vie et à l'économie en plein essor, couronnant le tout par une déclaration que « l'ombre de la crise [était] passée » – n’a peut-être été égalée que par la présentation qu’en ont fait les médias et les partisans du Parti démocrate.

 

Le ton général a été donné par le New York Times dans son éditorial le lendemain du discours. Il décrit celui-ci comme un « message simple, dramatique sur l'équité économique, sur le fait que les plus aisés – les gros revenus, les grandes banques, Silicon Valley – ont profité un maximum, alors que les classes moyennes et la classe ouvrière sont restés en rade. »

 

Essayer de faire des remarques d'Obama un appel retentissant à une lutte contre les inégalités sociales se heurte au fait gênant que l’individu supposé lancer l’appel a été chef de l'Etat ces six dernières années.

 

Le Times écrit comme si la politique de l'administration Obama -- renflouement des banques à hauteur de milliers des milliards de dollars, assaut coordonné sur les salaires, coupures sans relâche dans les programmes sociaux et contre-révolution sociale dans les soins de santé, connue sous le nom d’Obamacare, n'ont rien à voir avec le niveau record d'inégalité sociale qui prévaut aux États-Unis.

 

Le Times cite la question posée par Obama vers le début de son discours: « Allons-nous accepter une économie où seuls certains d'entre nous s’en tirent spectaculairement bien? Ou allons-nous nous engager à avoir une économie qui génère davantage de revenus et de chances pour tous ceux qui fournissent des efforts ? »

 

Quiconque a écouté ce discours et a une connaissance, même superficielle, de l'histoire de sa présidence saura immédiatement répondre que, pour Obama et pour l'ensemble de l'establishment politique qu'il dirige, la bonne réponse est clairement la première partie de sa question.

 

Quant aux propositions elles-mêmes – qui comprennent une assistance aux frais de scolarité pour les collèges communautaires, des crédits d'impôt pour les frais de garde d'enfants et l'enseignement au collège, une augmentation du salaire minimum et la rémunération des congés de maternité – ce sont des mesures insincères et dérisoires, adaptées aux intérêts des grandes sociétés et dont personne, surtout pas Obama, ne s’attend à qu'elles soient votées.

 

Le Times reconnaît lui-même que « M. Obama sait que ses chances d'obtenir l'accord du Congrès sont plus que nulles. » Les responsables de la Maison Blanche ont volontiers admis avant le discours sur « l'état de l'Union » qu’Obama ne s’attendait pas à ce que le Congrès tienne compte des mesures qu'il a proposées. « Nous ne serons pas limités par ce qui sera adopté par ce Congrès, parce que ce serait alors deux ans très ennuyeux », a déclaré Dan Pfeiffer, conseiller principal de la Maison Blanche, à la presse, avant le discours.

 

Des discours sur « l'état de l'Union » antérieurs ont produit des listes de souhaits similaires visant à produire l’illusion qu’Obama cherchait à promouvoir un programme « progressiste », des propositions abandonnées dès que le président eut achevé le parcours obligatoire des séances photos et des discours sur les campus universitaires.

 

Dans son discours sur l’état de l'Union de 2014, Obama avait appelé à mettre fin aux niches fiscales pour les sociétés délocalisant les emplois à l'étranger, à investir des dizaines de milliards de dollars dans des projets d'infrastructure pour créer des emplois, à assurer, sans condition de ressources, la disponibilité des écoles pré-maternelles pour tous les enfants de quatre ans et à imposer l'égalité des salaires pour les femmes. Au lieu de cela, un million de personnes ont vu leurs bons de nourriture supprimés par l'Etat, le chômage de longue durée est resté obstinément élevé, la pauvreté a augmenté, et les salaires ont stagné.

 

D'autre part, chaque initiative majeure d’Obama dans la politique intérieure – le programme de relance de 2009, la réforme de la législation des soins de santé de 2010, les innombrables arrangements avec contrepartie avec les républicains sur le budget, jusqu'au décret sur l'immigration publié il y a un mois – a été dictée par les besoins des grandes sociétés américaines.

 

Les conséquences pour les travailleurs – un chômage de longue durée record, une vague de saisies de domiciles, l'hécatombe des salaires dans les industries de base, la baisse constante du niveau de vie surtout – n'étaient pas accidentelles. Elles étaient, tant pour les démocrates que pour les républicains, un objectif délibéré de la politique du gouvernement, parce qu’il fallait cette souffrance de masse dans la classe ouvrière pour obtenir les ressources nécessaires au renflouement de l'aristocratie financière.

 

Le but principal de l'allocution d'Obama était de donner aux diverses publications et organisations qui gravitent autour du Parti démocrate – le New York Times, le magazine The Nation (son chroniqueur John Nichols l'a qualifié d’« effort sérieux pour s'attaquer aux inégalités de revenus »), les syndicats et le réseau des organisations de la pseudo-gauche se disant « socialistes », du grain à moudre pour faire la promotion des démocrates dans la course à l’élection de 2016.

 

Ainsi, le discours d'Obama était truffé de références à l’adresse des couches supérieures de la classe moyenne qui pratiquent diverses formes de politique identitaire (le magazine Time, par exemple, s'enthousiasme de ce qu’Obama « a fait l’histoire mardi soir » en introduisant dans son discours le mot « trans-genre »).

 

Voici comment présenter le Parti démocrate sous des couleurs progressistes, leur disait-il. Voici comment le Parti démocrate cherchera à tromper le peuple américain pendant qu'il collabore avec les républicains dans l’adoption de politiques de plus en plus à droite dans les deux ans à venir, combinées à une guerre sans fin à l'étranger et à l'assaut des droits démocratiques fondamentaux.

 

Les illusions et auto-illusions d'Obama et de ses partisans ne peuvent pas, cependant, modifier cette réalité sous-jacente de la vie politique américaine: le fossé infranchissable entre l'appareil d'Etat tout entier et la grande majorité de la population.

 

Il est à noter que le discours d'Obama, prononcé moins de trois mois après les élections de mi-mandat, ne mentionne pas la débâcle subie dans les urnes par le Parti démocrate – principalement en raison d’un effondrement de la participation électorale produit par six années de politique droitière, mise en œuvre par le « candidat du changement. »

 

L'illusion la plus frappante peut-être de toutes est la croyance de la classe dirigeante et de ses représentants qu'elle peut, par quelques phrases mielleuses et mensongères, prévenir la vague d'opposition sociale qui s’annonce.

(Article original paru le 22 janvier 2015)

 

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  http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-de-l-union-imaginaire-d-obama-125445854.html

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:58

Internationalnews

LGS 23 octobre 2014


Texte I - La réalité des-sans abri aux États-Unis en dix points

Par par Bill QUIGLEY

Voici, d’abord, trois histoires vraies :


Renee Delisle faisait partie des 3500 sans-abri à Santa Cruz quand elle s’est retrouvée enceinte. Le journal, le Santa Cruz Sentinel explique qu’elle n’avait pas pu aller dans un refuge parce qu’ils n’avaient pas de place pour elle. Alors que d’autres sans-abri dormaient dans des voitures ou sous des ponts, Renee avait trouvé refuge dans une cage d’ascenseur désaffecté jusqu’à ce qu’elle perde les eaux.


Jerome Murdough, 56 ans, ancien marine sans domicile fixe, avait été arrêté pour intrusion à New York quand on l’avait trouvé un soir de grand froid en train de dormir dans la cage d’escalier de logements sociaux. Le New York Times raconte qu’une semaine plus tard, Jerome était mort d’hyperthermie dans une cellule de la prison, où la température dépassait les 37°.


Paula Corb et ses deux filles ont vécu, à la suite de la saisie de leur maison, quatre ans dans leur mini van. Elles faisaient la lessive dans l’annexe d’une église, allaient se laver dans les stations-service et les filles faisaient leurs devoirs sous des lampadaires.


Source de la photo

 

Dix réalités concernant les sans-abri


N°1 – Plus d’un demi-million de personnes sont sans-abri

Le rapport du "US Department of Housing and Urban Development (HUD)" ("Département du logement et du développement urbain") sur les sans-abri aux US indique qu’il y a, chaque nuit et sur toute l’année, plus de 600 000 sans-abri aux Etats-Unis. La majorité d’entre eux passe la nuit soit dans des refuges soit dans quelque abri de transition à court terme. Un peu plus qu’un tiers vivent dans des voitures, sous les ponts ou ailleurs.


N°2 – Un quart des sans-abri sont des enfants

Le HUD indique que plus de 138 000 sans-abri aux États-Unis sont des mineurs. Parmi ces enfants, il y en a des milliers qui ne sont pas accompagnés, toujours selon le HUD.


Un autre programme fédéral, "No Child Left Behind" ("Aucun enfant abandonné", réforme de l’Éducation des années G. W Bush, NDT), donne une définition plus large des enfants sans-abri, qui englobe non pas uniquement ceux qui vivent dans des refuges ou dans des logements de transition, mais également ceux qui cohabitent avec d’autres personnes à cause des difficultés économiques, qui vivent dans des voitures, dans des parcs, des gares routières ou ferroviaires, ou qui attendent un placement dans une famille d’accueil.


En s’appuyant sur cette définition, le "National Center for Homeless Education" signalait en septembre 2014 que les secteurs scolaires locaux (LEA) comptaient qu’il y avait plus d’un million d’enfants sans abri qui fréquentaient les écoles publiques


 

N°3 - Des dizaines de milliers d’anciens combattants sont sans-abri.

Plus de 57 000 anciens combattants de l’armée sont sans abri de façon permanente. 60% d’entre eux dorment dans des refuges, les autres n’ont pas d’abri. Parmi eux, il y a près de 5000 femmes.

 

N°4 – la violence domestique est la cause principale pour laquelle les femmes se retrouvent à la rue.

Plus de 90% des femmes sans abri ont été victimes de violences sexuelles et physiques graves et, c’est pour échapper à ces violences qu’elles ont été contraintes de quitter leur domicile.


N°5 – Beaucoup sont sans domicile parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un loyer.

Selon le HUD, le manque de logements à loyer modéré est la première cause de la multiplication des cas de sans-abri. Le budget du HUD a été réduit de plus de 50% au cours de ces dernières décennies, ce qui s’est traduit par la perte chaque année de 10.000 logements subventionnés destinés aux personnes à faible revenu.


N°6 – Il y a aujourd’hui moins de locations abordables pour les pauvres

Un logement social sur huit a disparu définitivement depuis 2001. Il manque sept millions de logements à loyer modéré pour les familles à faibles revenus et, en conséquence, des millions de ménages dépensent plus de la moitié de leurs revenus mensuels en loyer.


N°7 – Ces dernières années, des millions de personnes ont perdu leur maison

Plus de 5 millions de maisons ont été saisies depuis 2008, parmi lesquelles une sur 10 était hypothéquée. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de personnes se sont retrouvées en concurrence pour trouver des logements abordables.


N°8 - L’État ne fournit pas autant d’aides qu’on le pense

Il y a des aides au logement pour environ un quart des ménages à très bas revenus. Ceux qui ne reçoivent pas d’aides sont sur des listes où l’attente dure des années.


Ainsi, la ville de Charlotte, en Caroline du Nord, qui vient, pour la première fois en quatorze ans, d’ouvrir les inscriptions pour l’obtention de logements à loyers modérés a enregistré plus de 10.000 candidatures pendant la journée d’inscriptions.

Source de la photo

N°9 – Un sans abri sur 5 souffre de maladie mentale grave non traitée

Selon les chiffres officiels, si environ 6% de l’ensemble de la population souffre de maladie mentale grave, ils sont 20 à 25% dans ce cas parmi les sans-abri.


La moitié d’entre eux se soignent tout seuls et sont plus susceptibles de souffrir de dépendance et d’être en mauvaise santé physique.


Une étude réalisée par le "Penn Center for Mental Health Policy and Services Research" de Pennsylvanie montre que les sans-abri qui souffrent de maladie mentale coûtent, en moyenne, à l’Etat 40 500 dollars par an.


Cette somme sert à payer leurs séjours en prison, dans les refuges ou à l’hôpital alors que, avec la même somme, on pourrait leur offrir un logement supervisé qui leur fournirait non seulement un toit, mais également les services nécessaires pour se soigner et se réinsérer.

N°10 – Les villes criminalisent de plus en plus l’impossibilité de se loger

Une enquête réalisée en 2014 par le "National Law Center on Homelessness & Poverty" (organisation nationale qui défend les droits des personnes sans abri et /ou économiquement faibles) montre que :


24% d’entre elles pénalisent la mendicité dans l’ensemble de la ville ;
33% interdisent le vagabondage ;
18% pénalisent ceux qui dorment dans les espaces publics ;
43% pénalisent ceux qui dorment dans leur voiture ;
53% interdisent de s’asseoir ou de s’allonger dans des lieux publics spécifiques.
Et le nombre des villes qui criminalisent l’itinérance est en constante augmentation.

 

Bill Quigley enseigne le droit à l’Université de Loyola à la Nouvelle-Orléans.


Texte II - Comment on fait payer les pauvres

http://talkpoverty.org/2014/10/07/punished-for-being-poor


Par Rebecca Vallas

 

Le week-end dernier, j’ai participé à une table ronde sur MSNBC avec le journaliste du New York Times, Michael Corkery, dont l’enquête sur l’essor des prêts automobiles "subprime" est à la fois grave et terrifiant (système mis en place en 2009, NDT).


Car il s’agit d’une nouvelle offensive des pratiques prédatrices qui ont déclenché la crise des prêts hypothécaires à risque.


American Poverty

Source de la photo


Les particuliers à faible revenu sont incités à contracter des prêts automobiles deux fois plus élevés que la valeur effective de la voiture, avec des taux d’intérêts atteignant jusqu’à 29%.


Ils peuvent, ainsi, se retrouver avec des remboursements mensuels de 500 dollars — une somme plus élevée que celle que la plupart des emprunteurs dépensent en alimentation en un mois, et certainement bien plus élevée que ce qu’ils peuvent raisonnablement se permettre.


De nombreux concessionnaires seraient donc prêts en substance à piéger les emprunteurs à bas revenus.


En outre, les concessionnaires ont fait installer sur le GPS des voitures des emprunteurs à risque un nouveau dispositif qui leur permet, d’une part, de savoir à quel endroit se trouve l’emprunteur et, d’autre part, de bloquer le starter à distance depuis un ordinateur ou un téléphone portable. Ainsi, la voiture peut être aussitôt immobilisée en cas de non-versement des remboursements, même s’il n’y a qu’un ou deux jours de retard.


Une habitante du Nevada raconte la frayeur qu’elle a eue quand sa voiture a soudain été bloquée alors qu’elle roulait sur l’autoroute.


[NDT : Une autre, parent isolé, raconte ici qu’elle devait, un jour de mars, conduire d’urgence à l’hôpital sa fille de 10 ans, dont la fièvre était montée à 40° et qui était en pleine crise d’asthme, mais qu’il lui avait été impossible de faire démarrer sa voiture. Cette femme ayant un retard de paiement de trois jours, le prêteur avait immobilisé sa voiture. Pour la débloquer, il lui fallait débourser plus de 389 dollars, somme qu’elle n’avait pas ce jour-là].


Et, pour beaucoup d’emprunteurs, l’affaire est loin de se terminer avec la saisie du véhicule, ils peuvent être poursuivis des mois et même des années plus tard pour les contraindre à rembourser le reste du crédit.


Les prêts automobiles "subprime" sont les toutes dernières trouvailles dans une longue liste de pratiques qui font qu’être pauvre, ça coûte très cher – ce que j’ai pu constater tous les jours quand je représentais des clients à faibles revenus en tant qu’avocate commise d’office.


Les personnes à faibles revenus risquent beaucoup plus que les autres d’avoir à acquitter des frais bancaires, comme des frais de gestion mensuels, si le solde de leur compte courant descend en dessous du minimum requis – des sommes qui peuvent s’élever à 1500 dollars dans des banques importantes comme la Bank of America et Wells Fargo — sans parler des agios exorbitants.


Pour les plus de 10 millions de ménages étasuniens qui n’ont pas de compte bancaire, ceux qui encaissent les chèques prennent une commission qui peut atteindre 5% de la somme. Cela ne semble peut-être pas grand chose, mais, sur un salaire d’employée à faible revenu d’environ 1500 dollars par mois, cela signifie qu’il faudrait quelle verse 75 dollars uniquement pour pouvoir toucher son salaire. Si on ajoute à cela le coût de l’envoi d’un mandat – ce qu’elle est obligée de faire pour payer son loyer et les autres factures – on en arrive à environ 1000 dollars par an juste pour payer les services financiers.


Qu’ils aient un compte bancaire ou pas, les ménages à très faibles revenus ont rarement des fonds d’épargne d’urgence, et plus de 2/3 d’entre eux disent qu’ils ne pourraient pas réunir 2000 dollars en 30 jours en cas de frais urgents comme le remplacement d’un chauffe-eau ou une facture médicale imprévue. Sans solution de rechange, beaucoup ont recours à des prêteurs sur salaire pour avoir l’argent liquide nécessaire.


Jon Oliver, présentateur de Last Week Tonight, traite cette question cruciale de façon remarquable, expliquant en détail comment les familles qui ont recours à ces agences de prêts sur salaire peuvent se retrouver piégées dans une spirale infernale d’endettement à 400 % d’intérêts annuels.


American Poverty

Ensuite, il y a le secteur du "crédit-bail" ("rent-to-own"). Avec des échéances hebdomadaires, les ménages à faibles revenus qui ont un mauvais score de crédit ou pas de crédit du tout peuvent finir par rembourser jusqu’à deux fois et demi le coût effectif de produits de base comme un lave-linge, un séchoir à linge, ou l’ordinateur portable pour que leur enfant puisse faire ses devoirs.


Les achats de produits alimentaires peuvent également entrainer des surcoûts. Les ménages qui n’ont pas les moyens d’acheter en grosse quantité, ne peuvent pas bénéficier des économies que fait réaliser Costco. Quant à ceux qui n’ont pas de voiture et qui habitent dans un quartier pauvre où il n’y a pas de grandes surfaces, il leur faut, soit payer le taxi ou le bus pour pouvoir rapporter les courses, soit acheter chez les petits commerçants du coin, où les prix sont plus élevés.


American Poverty

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Et ensuite, il y a la question de la perte de temps. Quand je m’occupais d’aide juridique, j’ai souvent entendu mes clients se plaindre du temps qu’on perd pour tout quand on est pauvre. Beaucoup m’ont raconté qu’ils (/elles) prenaient trois bus différents pour aller travailler et pour revenir, et qu’ils avaient jusqu’à 5 heures de trajet aller-retour tous les jours.


Ceux qui sont obligés d’avoir recours aux aides sociales pour joindre les deux bouts parlent des journées passées à attendre leur tour au bureau d’aides sociales, parfois juste pour signaler un changement dans leur revenu.


A tout cela, s’ajoute également la criminalisation de la pauvreté et les couts élevés que cela entraine.


Selon l’enquête du National Law Center on Homelessness and Poverty, il y a, actuellement, au niveau national, un nombre croissant d’états et de municipalités qui ont voté des lois qui peuvent paraitre innocentes – comme l’interdiction de s’asseoir sur le trottoir, d’uriner en public, de "mendier de façon agressive" – mais qui, en fait visent les sans–abri (une citation d’Anatole France me vient à l’esprit :"la majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain").


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Arrêter un sans-abri pour avoir uriné en public quand il n’y a pas de toilettes publiques n’est pas seulement une piètre utilisation des ressources policières, mais cela déclenche également une spirale infernale : l’individu qui a été arrêté ne pourra pas payer la caution, ni une amende éventuelle, et le non-paiement de ces frais pourrait bien se traduire par un retour à la case prison.


Dans un cas extrême, en Arkansas, le défaut de paiement d’un mois de loyer est considéré comme un délit. Si un locataire a, ne serait-ce qu’un jour de retard de paiement, la loi autorise son propriétaire à l’expulser – et si le locataire n’est pas parti dans les dix jours, il peut être incarcéré.


Les États et les municipalités, qui cherchent actuellement à racler les fonds de tiroirs, comptent de plus en plus renflouer leurs caisses grâce au paiement des infractions au code de la route – et les amendes et les frais de justice – qui sont infligés à ceux qui ont commis une infraction.


A Ferguson, Missouri, la municipalité comptait, en 2013, sur l’augmentation des tarifs des amendes pour gonfler de 20 % son budget annuel de 12,75 millions de dollars.


Que la personne soit solvable ou non n’est pas souvent pris en compte quand il s’agit de ces amendes et frais de justice qui rendent les particuliers encore redevables bien longtemps après qu’ils ont payé leur dette à la société. Alors que la prison pour dette a été déclarée anticonstitutionnelle depuis bien longtemps, le défaut de paiement peut ouvrir la voie au retour en prison dans de nombreux états.

Source de la photo


Rebecca Vallas est directrice-adjointe du "Poverty to Prosperity Program" au "Center for American Progress" et a été avocate aux services d’aide judiciaire de Philadelphie.


»» http://blackagendareport.com/node/14466(BlackAgendaReport)
(Traduction Leo Lerouge)

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http://www.internationalnews.fr/article-la-guerre-sans-merci-contre-les-pauvres-aux-etats-unis-par-bill-quigley-124847644.html
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:10

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9 juillet 2014

 

Agenceinfolibre

 

Le président ukrainien Petro Poroshenko, poussé par l'oligarchie atlantiste, suivrait le plan concocté par le think tank états-unien RAND Corporation, comme le montrent les documents confidentiels ci-joint.

 

Ce "laboratoire d'idées" est basé en Californie et a été crée en 1945 par l'US Air Force et sous contrat avec la société aéronautique Douglas Aircraft Company.

 

Avec un budget de 230 millions de dollars en 2008 issus de fonds publics comme privés, des bureaux à Bruxelles et Doha, elle emploie 1 500 personnes dont moitié d'analystes et de chercheurs dans de nombreux domaines. Parmi les membres ou collaborateurs notables, nous pouvons nommer:

 

Pascal Lamy
Paul O'Neil
Condoleezza Rice
Donald Rumsfeld
John Forbes Nash

 

Le plan établit par ce think tank se décrit en trois temps:

  1. La première étape implique l'isolement total de l'Est de l'Ukraine, considérant que tous les citoyens sont des terroristes ou des sympathisants. La région doit être encerclée par les troupes et bouclée entièrement de manière à empêcher les flux de marchandises et de personnes. Les radios, connexions Internet, téléphones et des communications mobiles dans la région doivent être fermés.
  2. La deuxième étape est nommé "ratissage". Les attaques au sol doivent être précédées par des frappes aériennes contre les installations stratégiques. L'utilisation des armes non-conventionnelles est autorisée. Le document prévoit également des camps d'internement en dehors de toute règlementation. Les gens présentant des "traces de combat" doivent être jugées par un tribunal pour terrorisme.
  3. Au cours de la troisième étape retour à la normal pour l'alimentation électrique et les communications. Les frontières doivent être renforcées afin d'éviter d'éventuelles provocations. Tous les réfugiés doivent être contrôlés dans des camps d'internement pour leur soutien possible aux séparatistes. Une attention particulière doit être faite sur la sécurité de l'information. Tous les médias étrangers doivent être bloquées.

 

Source de l'illustration: truth11.com

 

Titre original: Le président ukrainien Petro Poroshenko suivrait le plan de la RAND Corporation


Lire notre dossier:

 

 

 

 

 

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-le-nouveau-president-ukrainien-poroshenko-suivrait-les-directives-du-think-tank-americain-rand-corpo-124119218.html

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:20

Internationalnews

 

1er juillet 2014

 

Le désarmement est un des thèmes préférés des grandes puissances, mais il ne s’applique qu’aux autres. Ainsi, la Syrie doit-elle renoncer à son arsenal chimique, tandis que les États-Unis annoncent qu’ils vont armer massivement les mercenaires qui la combattent.

 

 

Un chargement d’armes chimiques syriennes va être transbordé demain à Gioia Tauro [1] (Calabre), du navire danois Ark Futura au navire états-unien Cape Ray. C’est le dernier envoi, par lequel la Syrie a terminé le désarmement chimique, sous le contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Damas a ainsi tenu son engagement pris dans le cadre de l’accord établi avec la médiation de Moscou, qui en échange avait obtenu de Washington la promesse de ne pas attaquer la Syrie.


Le transfert et la destruction successive des armes chimiques syriennes —déclare la ministre des Affaires étrangères Federica Mogherini— « pourrait ouvrir des scénarios ultérieurs de désarmement et de non prolifération dans la région ». Elle tait par contre le fait que, alors que la Syrie a renoncé aux armes chimiques, Israël a construit un arsenal chimique sophistiqué, qui reste secret puisqu’Israël a signé, mais pas ratifié la Convention sur les armes chimiques. Comme il l’a fait avec son arsenal nucléaire, qui reste secret puisqu’Israël n’a pas signé non plus le Traité de non-prolifération.


Mogherini tait surtout la façon dont les États-Unis contribuent au « désarmement » dans la région : au moment précisément où Damas termine le désarmement chimique, en montrant sa propension à la négociation, le président Obama demande au Congrès 500 millions de dollars pour armer et entraîner des « membres contrôlés de l’opposition syrienne ». Comme ceux en majorité non Syriens —recrutés en Libye, Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie et autres pays—, que la CIA a pendant des années armés et entraînés en Turquie et en Jordanie pour les infiltrer en Syrie. Parmi eux, de nombreux militants de l’État islamique de l’Irak et du Levant (ÉIIL) entraînés par des instructeurs dans une base secrète en Jordanie.


Bien que Damas ait réalisé le désarmement chimique, et qu’émergent d’autres preuves que ce sont les « rebelles » qui ont utilisé des armes chimiques en Syrie, Washington continue à les armer et à les entraîner pour renverser le gouvernement syrien.


Emblématique est la déclaration du Sommet G7 à Bruxelles, reflet de la politique de Washington. Sans dire un mot sur le désarmement chimique syrien, le G7 « condamne la brutalité du régime d’Assad, qui mène un conflit qui a tué plus de 160 000 personnes et en a laissé 9,3 millions dans une nécessité d’assistance humanitaire ».

 

Et, qualifiant de fausses les élections présidentielles du 3 juin, affirme qu’ « il n’y a pas d’avenir pour Assad en Syrie ». Il fait en même temps l’éloge de « l’engagement de la Coalition nationale et de l’Armée syrienne libre à soutenir le droit international », tandis qu’il « déplore » le fait que la Russie et la Chine ont bloqué au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution qui demandait de déférer les gouvernants syriens à la Cour pénale internationale de La Haye.


Les objectifs de Washington sont donc clairs : abattre le gouvernement de Damas - soutenu notamment par Moscou -, et, en même temps (y compris par l’intermédiaire de l’offensive de l’ÉIIL, fonctionnelle à la stratégie états-unienne), déposer le gouvernement de Bagdad, qui avait pris ses distances avec les USA et s’était rapproché de la Chine et de la Russie. Ou, en alternative, « balkaniser » l’Irak en favorisant sa division en trois morceaux.


Dans ce but Washington envoie en Irak, en plus de drones armés qui opèrent depuis le Koweït, 300 conseillers militaires avec la mission de constituer deux « centres d’opérations conjointes », un à Bagdad et l’autre au Kurdistan.

 

Pour conduire ces opérations et d’autres, définies officiellement de « contre-terrorisme », la Maison-Blanche demande au Congrès des fonds additionnels : 4 milliards de dollars pour le Pentagone (surtout pour ses Forces spéciales), un milliard pour le département d’État, 500 millions pour des « situations imprévisibles ». En réalité facilement prévisibles.


Titre original: La politique du (dés)armement

Traduction Marie-Ange Patrizio

Source Il Manifesto

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-politique-du-desarmement-ne-doit-s-appliquer-qu-aux-autres-jamais-aux-grandes-puissances-surt-124080316.html

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:40

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Sott

par Tyler Durden

Rappelons qu'il y a une semaine, nous avons écrit "Les Etats-Unis commencent à fournir des F-16 à l'Irak, dix ans après avoir détruit la force aérienne irakienne", et nous rapportions que :
... Les États-Unis vont livrer le premier des 36 avions de combat F-16 en Irak, ce que l'envoyé de Bagdad aux Etats-Unis a appelé un "nouveau chapitre" dans la capacité de son pays à défendre ses vastes frontières avec l'Iran et d'autres pays voisins.

... Plus tôt en mars, les États-Unis avaient fourni à l'Irak quelques 100 missiles Hellfire ainsi que des fusils d'assaut et d'autres munitions. Puis en avril, les Etats-Unis ont envoyé plus d'armes, en fournissant 11 millions de munitions et d'autres fournitures à l'Irak.

On ne sait pas combien de ces armes sont tombées dans les mains de l'Etat Islamique en Irak et au Levant affilié à Al-Quaïda (nous savons qu'au moins un hélicoptère de combat Black Hawk irakien a été capturé au cours de la ruée sur Mossoul). Ce que l'on sait, ainsi que PBS Frontline l'a rapporté il y a deux semaines, pendant que l'administration Obama a dénié armer les «rebelles» syriens, c'est à dire les mêmes miliciens de l'EIIL qui ont franchi la frontière et sont maintenanten train de se battre en Irak.

C'est qu'en réalité, les Etats-Unis ont entraîné ces milices. (Lire : "l'administration Obama dit qu'elle n'a pas armé les rebelles syriens, les rebelles syriens affirment le contraire")
... Les rebelles syriens eux-mêmes disent qu'ils sont déjà armés et entraînés par les Etats-Unis à l'utilisation d'armes sophistiquées et de techniques de combat, y compris, ainsi que l'a déclaré un rebelle, sur la manière "d'achever des soldats encore en vie après une embuscade." Les interviews sont la dernière preuve que, après plus de trois années de guerre, les États-Unis ont renforcé leur fourniture et leur aide létale aux rebelles, comme PBS l'a noté "il semble que l'administration Obama autorise certains groupes de rebelles à recevoir des États-Unis des missiles anti-chars."

Le commandant de l'unité a également révélé à Ali (journaliste de PBS) que leurs interlocuteurs états-uniens lui avaient demandé d'apporter de 80 à 90 membres de son unité à Ankara pour les former.

L'un des combattants a déclaré avoir reçu trois semaines de formation sur la façon de mener des embuscades, d'effectuer des raids et d'utiliser leurs armes. Ils ont également déclaré avoir reçu de nouveaux uniformes et des bottes

"Ils nous ont formés pour tendre une embuscade à des véhicules du régime ou de nos ennemis et à faire des barrages sur les routes", a déclaré un combattant, qui est identifié seulement sous le pseudonyme de "Hussein". "Ils nous ont aussi formé sur la façon d'attaquer un véhicule, de faire des raids, de récupérer des informations ou des armes et des munitions, et comment en finir avec les soldats encore en vie après une embuscade
Pour résumer : les Etats-Unis étaient en train d'armer et de former les mêmes groupes djihadistes de l'EIIL/Al-Quaïda, tout en donnant en même temps des armes au régime en Irak pour les combattre. Et depuis que l'armée en Irak a jusqu'ici prouvé son inefficacité, c'est à présent au tour des drones états-uniens de «combattre» les mêmes «rebelles» avec lesquels les États-Unis collaboraient il y a à peine un mois.

Et qui est le vainqueur dans ce chaos ambiant ? Le complexe militaro-industriel états-unien, bien sûr, ainsi que les banques qui prêtent de l'argent aux gouvernements pour mener des guerres provoquées par les différents services secrets des "pays développés".

Quelles sont les dommages collatéraux? Des millions de personnes innocentes sur le terrain en Syrie et en Irak, et ailleurs aussi.  

Traduit par SLT

Pour plus d'informations sur l'article de PBS Frontline sur l'entraînement des "rebelles" syriens par les Etats-Unis, lire aussi :
Des rebelles syriens évoquent comment ils ont été formés et soutenus par les Etats-Unis au Qatar (PBS)

http://www.internationalnews.fr/article-comment-les-etats-unis-arment-les-deux-camps-en-conflit-en-irak-123997633.html
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 16:19

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LGS 27 avril 2014

 

AC - Solidarité Internationale

« Les États-Unis, la plus grande oligarchie du monde » : ce sont des chercheurs de l'université de Princeton qui le disent !


Prompts à railler les « oligarques » russes, la « dictature » chinoise, nos médias occidentaux ne tarissent pas de poncifs tout faits pour la « première démocratie du monde » américaine. Une idée reçue balayée par une étude réalisée au sein de la vénérable université de Princeton révélant la réalité de l’oligarchie américaine.


Qui gouverne aux Etats-unis ? Quel type de régime connaît la première puissance mondiale ? Le discours de la Guerre froide nous imprègne tellement qu’il nous est difficile de ne pas répondre : une démocratie.


Le sens des mots étant dévoyé, il convient de rappeler qu’une démocratie est un régime où – si on reprend la définition classique du président américain Lincoln – il y a « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».


Le contraire de démocratie n’est donc pas dictature (idéologie de Guerre froide oblige) mais bien oligarchie. Il peut donc très bien y avoir des « dictatures du peuple » et des « oligarchies constitutionnelles ».


La question prend une nouvelle tournure avec l’étude réalisée par un universitaire de Princeton Martin Gilens, assisté d’un autre professeur de Northwestern university Benjamin Page : « Testing theories of American politics : elites, interest groups and average citizens ».


Pour simplifier, ce travail vise à répondre à la question qui divise la science politique américaine depuis un demi-siècle :


Thèse 1 – les Etats-unis sont une démocratie caractérisée par le pluralisme, où les intérêts privés concordent avec l’intérêt général, le gouvernement de la majorité avec le respect des minorités – thèse dite de la « démocratie électorale majoritaire » ou du « pluralisme majoritaire ».


Thèse 2 – Les Etats-unis sont une oligarchie caractérisée par un « pluralisme biaisé » où certains groupes d’intérêts, les élites économiques, ont le pouvoir d’influencer la politique américaine dans le sens de leurs intérêts particuliers, au détriment de l’opinion de la majorité.


Si la première thèse a été majoritaire pendant toute la Guerre froide, synthétisée par Robert Dahl, la seconde résumée par C.Wright Mills pointant la « Power elite » américaine, reprise récemment par Michael Parenti dans sa « Democracy for the few » se révèle de plus en plus pertinente au vu de l’évolution de la politique américaine depuis trois décennies.


La méthode du professeur Gilens consiste concrètement à étudier 1 779 cas entre 1981 et 2002 où il est possible à la fois d’obtenir des sondages sur l’avis de la majorité des Américains, de l’élite économique et des groupes d’intérêts les puissants (avant tout économiques), et de mesurer combien l’adoption d’une loi sur ce sujet, ou son blocage, reflète les intérêts de tel ou tel groupe social.


Ces projets de loi, changements de politique ont avant tout trait aux questions économiques et sociales – principalement autour de nouveaux impôts, d’exonérations fiscales, ou de réformes des systèmes sociaux – mais aussi sociétales – port d’armes, peine de mort, avortement.


Impuissance du peuple américain, toute-puissance de l’élite économique

Tout d’abord, l’étude part de l’étude des motivations des trois acteurs étudiés (la majorité des Américains, l’élite économique, les groupes d’intérêts) et constate que les motivations des « groupes d’intérêts », avant tout liés au patronat américain, à l’élite économique, sont souvent opposées à celles de la majorité de la population américaine.


Qui l’emporte ?


Laissons parler les chercheurs :

 

« l’impact estimé des préférences de l’Américain moyen tombe à un niveau insignifiant, proche de zéro. Ce n’est pas que les citoyens ordinaires n’ont pas seuls un pouvoir important sur les décisions politiques, ils n’ont en fait aucune influence du tout.


En revanche, les élites économiques ont un impact important, significatif, indépendant sur les politiques menées. De la même façon, les groupes d’intérêt organisés se révèlent avoir une influence substantielle sur les politiques poursuivies ».


Cette affirmation, les chercheurs américains le justifient par un calcul simple : si on neutralise les motivations de l’élite économique, l’impact de l’opinion populaire sur l’adoption d’un changement de politique est nul.


Que les citoyens approuvent massivement un projet de loi (à 90 %), ou qu’ils le rejettent tout aussi massivement (10 % d’adhésion), la probabilité que ce projet devienne une loi est de l’ordre de 30 %.


Dans l’autre sens, si les élites économiques sont massivement opposées (10 % d’adhésion) à un changement de politique (ex : de nouveaux impôts pénalisant les riches), celui-ci n’a que très peu de chances – pas plus de 5 % – d’être adopté.


Si les élites économiques apportent un soutien massif à un projet (plus de 90 %), comme par exemple ceux portant sur des exonérations fiscales, la probabilité que ce changement politique soit acté dépasse les 50 %.


Une démocratie pour les riches


Les chercheurs nuancent l’idée : « cela ne signifie pas que le citoyen moyen perd systématiquement dans ce système ». Et ils donnent deux exemples, illustrant bien le biais en faveur des plus riches :


1 – « quand les préférences des citoyens moyens sont conformes à celles des élites économiques, alors les citoyens moyens obtiennent ce qu’ils veulent, même si ils ne sont pas à l’origine de la victoire ».


Quand la bourgeoisie américaine est arrivée à imposer ses préoccupations à la majorité de la population (ex : la propagande sur les baisses d’impôt, sur les fraudeurs à la Sécurité sociale), le peuple peut gagner une victoire. Prime à l’idéologie ultra-libérale !


... Même si les chercheurs rappellent que « les questions sur lesquelles élites économiques et citoyens ordinaires sont en désaccord restent importantes : restrictions commerciales, politiques fiscales, réglementation sur les entreprises, avortement, religion – et les pertes politiques enregistrées par les citoyens sont loin d’être anodines ». Pour le moins !


2 – les chercheurs notent que le système politique américain basé sur le fédéralisme, la séparation des pouvoirs, le bi-caméralisme « introduit un certain biais au statu-quo ».


« Quand des majorités politiques sont en faveur du statu quo, s’opposent à un changement de politique, elles peuvent arriver à leurs fins. Mais quand ces mêmes majorités – même très largement – veulent le changement, elles risquent de ne pas l’obtenir ».


Ainsi, quand une majorité de la population veut un changement de politique concret, elle n’obtient gain de cause que 30 % des cas. Même quand il s’agit d’une majorité écrasante (plus de 80 % d’adhésion), le taux d’adoption d’un projet de loi ne dépasse pas 43 %. Prime au conservatisme !


Les limites de l’enquête, une sous-estimation ... du pouvoir des 1 % !


Les chercheurs sont eux-mêmes lucides sur les limites de leur enquête.


En premier lieu, leur définition d’un côté peut-être trop extensive de la définition d’ « élites économiques » : 10 % les plus riches en termes de revenus un chiffre qui pourrait être réduit à 1 %, ou au 1 % des détenteurs de patrimoine.


Deuxièmement, la définition peut-être trop restrictive des « groupes d’intérêt » réduite ici à une trentaine de groupes de pression, là où des centaines influencent la vie politique américaine, locale ou nationale.


Paradoxalement, cette auto-critique irait plutôt dans le sens, dans cette enquête, d’une minimisation du pouvoir des plus riches, de l’élite économique sur les décisions politiques. Une analyse plus fine révélerait sans doute des corrélations plus directes entre certains acteurs et les décisions prises.


Ce qui est certain pour les responsables de l’enquête, c’est que la majorité de la population n’a et n’aurait de toute façon aucune influence sur le processus politique.


C’est la conclusion à laquelle arrivent les chercheurs sur l’avenir de la démocratie en Amérique : « d’une part, ce que nos chiffres révèlent, c’est que la majorité ne gouverne pas aux Etats-unis. Quand une majorité de citoyens est en désaccord avec les élites économiques, elle perd ».


Selon les auteurs, en guise de conclusion :


« nous pensons que si le processus de décision politique est dominé par de puissantes organisations patronales et un petit nombre d’Américains très riches, alors les prétentions de l’Amérique à être une société démocratique sont sérieusement menacées ».


On se souvient des mots de Lénine, dans l’Etat et la Révolution : « La société capitaliste nous offre une démocratie plus ou moins complète. Mais cette démocratie est toujours confinée dans le cadre étroit de l’exploitation capitaliste et, de ce fait, elle reste toujours, quant au fond, une démocratie pour la minorité, uniquement pour les classes possédantes, uniquement pour les riches ».


On pourrait citer également l’avertissement de Thomas Jefferson à la fin de sa vie, en 1825, dans une lettre à William Branch Giles :


« il y a désormais des parvenus, qui n’ont que mépris pour les valeurs démocratiques de 1776, et qui ont acquis un pouvoir formidable : ils visent désormais à être une aristocratie, basée sur le pouvoir des institutions bancaires et des grandes entreprises, se drapant derrière leurs succès dans l’industrie et le commerce pour mieux dominer le travailleur spolié et le paysan paupérisé ».


Au vu de la situation de la démocratie en Amérique, combien les analyses de Lénine et les inquiétudes de Jefferson sont vérifiées aujourd’hui : dernière le vernis démocratique, la même domination étriquée et plus puissantes des plus riches, d’une infime minorité !


Voir le document d’origine sur le site de l’Université de Princeton : http://www.princeton.edu

 

http://www.internationalnews.fr/article-les-etats-unis-la-plus-grande-oligarchie-du-monde-123479443.html

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 22:27

Internationalnews

 

Romain Mingus

 

Commençons par une situation imaginaire.

 

Imaginons une manifestation, disons à Nantes contre l´aéroport de Notre Dame des Landes. Alors que la manifestation se termine, les partis politiques et associations qui l´ont convoqué ne la dissolvent pas.
Des groupes radicaux prennent le relais et commencent à construire des barricades. Ils sont aidés pour cela par les services de la ville.  Une pluie de cocktails Molotov, de pierres et de pavés s´abat sur les CRS. Une partie du CHU, et la totalité de l´Université sont réduits en cendres. Soudain, les CRS sont attaqués à balles réelles. Plusieurs d´entre eux décèderont.
Ajoutons que la manifestation est financée par la Russie de Poutine et que dans les groupes radicaux se trouvent plusieurs membres du Hezbollah libanais.

 

Alors que le gouvernement utilise toute une panoplie de moyens démocratiques pour enrayer la violence, tous les media internationaux soutiennent cette situation insurrectionnelle et accusent François Hollande d´être le bourreau du Peuple français…

 

Situation surréaliste et improbable me diront les uns, « arrête la drogue » me diront ironiquement les autres. Et pourtant.

 

Et pourtant, cette situation est bien réelle. Elle est même un léger condensé de ce que vit le Venezuela depuis plusieurs semaines. Explications.


A qui la faute ?

Depuis maintenant plus d´un mois, alors que l´immense majorité du pays vit sereinement, neuf districts municipaux (municipios) sur les 335 que compte le pays sont en proie à de véritables scènes de guérilla urbaine. Comme par enchantement, ces neuf municipios sont tous dirigés par des maires d´opposition et sont généralement le lieu de résidence des classes aisées. Drôle de révolution populaire qui n´existe que par le truchement des entreprises de communication…

 

A regarder qui sont les victimes de cette “dictature sanguinaire”, on découvre que la plupart d´entre elles ne sont pas le fruit d´une sanglante répression mais font suite aux actions violentes de l´opposition.


Au 18 mars, on pouvait compter 31 morts dont (1) :

-    5 seraient attribués à des institutions policières (dont une à la Police de Chacao, dirigée par l´opposition). 23 membres des forces de l´ordre ont été mis en examen.
-    6 personnes sont mortes à cause de barricades ou de fils de fer barbelé que les groupes de choc de l´opposition ont tendu dans les rues qu´ils contrôlent.
-    8 personnes ont été assassinées alors qu´elles tentaient de déblayer la voirie et de démonter des barricades.
-    1 personne est morte renversée par une voiture qui tentait de franchir une barricade.
-    7 personnes sont mortes lors d´affrontements de tout type.
-    2 personnes sont décédées car l´ambulance qui les emmenait à l´Hopital a été bloquée par une barricade.
-    1 personne est morte de manière accidentelle. Cette personne était montée sur un toit pour agresser les services de police dans la rue en contrebas. Elle s´est défenestrée en voulant redescendre (2) .
-    1 personne dont les causes restent à déterminer.

De ce total macabre, on dénombre cinq membres de la guardia nacional (l´équivalent de la gendarmerie) assassinés par balle, et un procureur de la République.

 

De nombreux transports en commun (bus et stations de métro) ont été saccagés, un dispensaire de la mission Barrio Adentro a été incendié (les médecins cubains qui se trouvaient à l´intérieur ont miraculeusement pu en réchapper), neuf camions semi-remorque transportant plusieurs dizaines de tonnes de nourriture à destination des supermarchés publics furent brulés (drôle de manière de protester contre les ruptures de stock que d´incendier la nourriture) ainsi que plusieurs camions citernes remplis d´essence, de nombreux bâtiments publics et ministères ont été attaqués. La Unefa, université publique et gratuite, de la ville de San Cristobal a été entièrement rasée par les flammes. Son importante bibliothèque n´est désormais plus qu´un souvenir….

 

L´Université publique de San Cristobal ravagée par les flammes

 

 



A un mois du début de cette tentative de déstabilisation, non seulement le gouvernement est toujours en place mais l´opposition, qui soutient dans les faits la terreur des guarimbas perd du terrain. 85,4% des vénézuéliens se déclare opposés à cette forme de protestation (3) . Le président Maduro est même remonté dans les sondages d´opinion : 55,8% des vénézuéliens voteraient pour lui en cas d´élections présidentielles (4) .

 

Loin des délires médiatiques sur la violation des droits de l´homme au Venezuela, le travail de la médiatrice de la république et de son institution (Defensoria del Pueblo) a été, le 13 mars 2014, reconnu conforme aux principes de Paris et décoré de la classe A par le Comité International de Coordination des Institutions Nationales des droits de l´Homme et par le Haut Commissariat des Nations Unis aux droit de l´homme (5) . Information passée sous silence par la plupart des entreprises de désinformation.

 

Oubliés aussi les chiffres donnés par le Procureur Général de la République : 31 morts, 461 blessés (dont 143 policiers !!!), 1854 personnes ont été détenues lors des guarimbas et seulement 121 ont été condamnées. 1521 inculpés ont été remis en liberté. Comme dictature, on fait mieux….

 

Parmi les personnes condamnées, Daniel Ceballos, le maire de San Cristobal (6)  et celui de San Diego, Enzo Scarrano (7)  ont désormais rejoint Leopoldo Lopez sous les verrous pour leur participation active et logistique dans les guérillas urbaines.

 

Le maire de San Cristobal en pleine action...



Quant à la députée Maria Corina Machado, représentante du courant le plus extrême de l´opposition, le Panama lui avait cédé son siège à l´Organisation des Etats Américains (OEA) pour qu´elle expose son point de vue, depuis cette chaire médiatique, au monde entier. Non seulement une majorité d´Etat membres de l´OEA a voté pour que cette cession se tienne à huis clos, mais comme la député a clairement violé l´article 149 de la constitution (qui oblige tout vénézuélien à demander l´approbation de l´Assemblée Nationale pour accepter un poste d´un gouvernement étranger), elle a perdu son poste au parlement vénézuélien. Sans l´immunité parlementaire qui la protégeait, elle devra certainement répondre de ses appels à l´insurrection (8) .

 

Les responsables politiques sont désormais prévenus. S´attaquer frontalement à la République a un coût. Un avertissement pour Ramon Muchacho, le maire du très huppé arrondissement de Chacao, épicentre du vandalisme à Caracas, dont une video démontre des intentions très peu démocratiques. Il n´en est pas à son premier coup d´essai. Après avoir passé toutes ses études dans les écoles de l´Opus Dei à Maracaibo, il fut le secrétaire du maire putchiste de Caracas, Alfredo Peña, lors du coup d´Etat d´avril 2002 (9) .

 

"Cette lutte n´est pas pour quelques paquets de farine de mais, c´est pour que le gouvernement s´en aille"




Paramilitaires et délinquance commune sèment la terreur

Au fur et à mesure que les actions du gouvernement réduisent les foyers de violence, les derniers restant se radicalisent. Bien loin d´être des protestations spontanées, les seuls étudiants qui se maintiennent dans les affrontements de rue le font parce qu´ils sont payés, comme le révèle une conversation téléphonique entre un jeune leader de l´opposition et son comparse (10) . Quant au reste, la délinquance commune et des individus liés aux paramilitaires colombiens ont pris le relais.

 

Dans les quelques villes où subsistent des barricades, les automobilistes se font racketter s´ils veulent poursuivre leur route. Le ministre de l´Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres a récemment annoncé dans une conférence de presse que la police a arrêté les responsables de 18 barricades dans la ville de San Cristobal. Bilan : 5 étudiants, 67 délinquants connus des services de police dont plusieurs sollicités par Interpol ! (11)  . Les barricades sont devenues un véritable business pour le crime organisé.

 

Le gouverneur chaviste de l´Etat du Táchira, dont San Cristobal est la capitale, va même plus loin : “[la présence de] paramilitaires colombiens au Táchira est un fait, une réalité, ce n´est pas une fiction ou un mensonge. Ce n´est pas seulement un argument pour dire qu´il y a une attaque perverse contre le Venezuela” (12) .

 

L´exemple imaginaire de notre introduction prend une tournure bien réelle. Les Etats-Unis financent et des paramilitaires colombiens sont infiltrés dans les groupes radicaux. Malheureusement, les personnes les plus vulnérables à cette stratégie de déstabilisation sont les jeunes naïfs qui participent à ces actions et sont donc exposés aux desseins sans scrupules de ceux qui les manipulent (13) .



Lorsque les maisons et commerces chavistes sont marqués d´une croix

Plus grave encore. Dans les rares villes où persistent des actes de vandalisme, ces groupes de choc commencent désormais à faire régner la terreur en marquant d´une croix les maisons, les appartements ou les commerces tenus par des chavistes. Plusieurs personnes sont désormais soumises à l´hystérie collective de leurs voisins et aux menaces des plus violents. Cette situation a notamment été dénoncée par le président de l´Assemblée Régionale de l´Etat du Lara, Luis Jonas Reyes (14) .


A Cabudare dans l´Etat du Lara...

 

 

Dans la même ville, dont le maire est un farouche opposant au gouvernement, d´après nos propres informations, des commerces ont aussi été signalés de la sorte.


                                                                         Et á San Diego, banlieue riche de Valencia.
"Chavistes du secteur El Morro, vous ne dormirez plus jamais tranquille". Tout un programme...

 

 Une amie m´a envoyé ce cadeau de ces voisins. Collé sur sa voiture aprés l´avoir endommagé, le tract l´invite á changer de camp pendant qu´il en est encore temps. Signé: Ses voisins.

 

 

 



Ces exemples ne sont lamentablement pas isolés et obéissent à une véritable politique de terreur psychologique contre la population. Ajoutons à cela les dénonciations et menaces dont certains chavistes doivent faire face sur les réseaux sociaux, et nous aurons un fidèle tableau de la stratégie du chaos que prétend imposer l´opposition vénézuélienne dans le pays.

 

Dénonce tes voisins chavistes !!!!



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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 05:47

Internationalnews

 

 

CounterPunch

 

According to a new Washington Post-ABC poll, Barack Obama now ranks among the least popular presidents in the last century. In fact, his approval rating is lower than Bush’s was in his fifth year in office. Obama’s overall approval rating stands at a dismal 43 percent, with a full 55 percent of the public “disapproving of the way he is handling the economy”. The same percentage  of people “disapprove of the way he is handling his job as president”.  Thus, on the two main issues, leadership and the economy, Obama gets failing grades.

 

An even higher percentage of people are upset at the way the president is implementing his signature health care system dubbed “Obamacare”.  When asked “Do you approve or disapprove of the way Obama is handling “implementation of the new health care law?” A full 62% said they disapprove, although I suspect that the anger has less to do with the plan’s “implementation” than it does with the fact that Obamacare is widely seen as a profit-delivery system for the voracious insurance industry.  Notwithstanding the administration’s impressive public relations campaign, a clear majority of people have seen through Obama’s health care ruse and given the program a big thumb’s down.

 

Of course, Obamacare is just the straw that broke the camel’s back. The list of policy disasters that preceded this latest fiasco is nearly endless,  including everything from blanket pardons for the Wall Street big-wigs who took down the global financial system, to re-upping the Bush tax cuts, to appointing a commission of deficit hawks to slash Social Security and Medicare (Bowles-Simpson), to breaking his word on Gitmo, to reneging on his promise to pass Card Check, to expanding to wars in Africa, Asia and the Middle East, to droning 4-times as many civilians as the homicidal maniac he replaced as president in 2008.

 

Obama’s treatment of undocumented immigrants has been particularly shocking although the details have been kept out of the media, presumably because the news giants don’t want to expose the Dear Leader as a heartless scoundrel who has no problem separating mothers from their children, locking them up in privately-owned concentration camps and booting them out of the country with nothing more than the shirt on their back.  Check out this blurb which sums up Obama’s “progressive” immigration policy in one paragraph:

“Obama is on track to deport 3 million immigrants without papers by the end of his second term, more than any other president. George W. Bush deported about 2 million over two terms. Obama will likely hit that mark this month….. The average daily count of immigrants in detention now is about 33,000. In 2001, it was 19,000. In 1994, it was 5,000, according to the Detention Watch Network. Almost all of the detainees and deportees are Latino. True, the population of illegal immigrants has also doubled in that time to more than 11 million. But the detainee and deportee counts have escalated more than twice as fast.

 

“He could go down as the worst president in history toward immigrants,” said Arturo Carmona, executive director of the liberal activist group Presente.org.

Hooray for the Deporter in Chief! You’re Numero Uno, buddy. You even beat Bush! Is it any wonder why the man’s ratings are in freefall?

 

All told, Obama has been bad for the economy, bad for civil liberties, bad for minorities,  bad for foreign wars, and bad for health care. He has, however, been a very effective lackey-sock puppet for Wall Street, Big Pharma, the oil magnates, and the other 1% -vermin Kleptocrats who run the country and who will undoubtedly attend his $100,000-per-plate speaking engagements when he finally retires in comfort to some gated community where he’ll work on his memoirs and cash in on his 8 years of faithful service to the racketeer class.

 

But, let’s face it; no one really gives a rip about “drone attacks in Waziristan” or “hunger strikes in Gitmo”. What they care about is keeping their jobs, paying off their student loans, putting the food on the table or avoiding the fate of next-door-neighbor, Andy, who got his pink slip two months ago and now finds himself living in a cardboard box by the river. That’s what the average working stiff worries about; just scraping by enough to stay out of the homeless shelter.  But it’s getting harder all the time, mainly because everything’s gotten worse under Obama.  It’s crazy. It’s like the whole middle class is being dismantled in a 10-year period. Wages are flat,  jobs are scarce, incomes are dropping like a stone, and everyone’s broke. (Everyone I know, at least.)  Did you know that 76% of Americans are living paycheck-to-paycheck. Check it out:

“Roughly three-quarters of Americans are living paycheck-to-paycheck, with little to no emergency savings, according to a survey released by Bankrate.com Monday.

 

Fewer than one in four Americans have enough money in their savings account to cover at least six months of expenses, enough to help cushion the blow of a job loss, medical emergency or some other unexpected event, according to the survey of 1,000 adults.

 

Meanwhile, 50% of those surveyed have less than a three-month cushion and 27% had no savings at all….

 

Last week, online lender CashNetUSA said 22% of the 1,000 people it recently surveyed had less than $100 in savings to cover an emergency, while 46% had less than $800. After paying debts and taking care of housing, car and child care-related expenses, the respondents said there just isn’t enough money left over for saving more.”

Savings?!?

 

Are you kidding me? What’s that? Who do you know that’s able to save money in this economy? Maybe rich uncle Johnny whose lived on canned sardines and Akmak for the last 50 years, but nobody else can live like that. Subtract the rent, the groceries, the doctor bills etc, and there’s barely enough leftover to fill the tank to get to work on Monday. Saving just isn’t an option, not in the Obamaworld, that is.

 

Now check this out from Business Insider:

“Thousands of Americans aged 55 and older are going back to school and reinventing themselves to get an edge in a difficult labor market, hoping to rebuild retirement nest eggs that were almost destroyed by the recession….

According to the Federal Reserve, household financial assets, which exclude homes, dropped from a peak of $57 trillion in the third quarter of 2007 to just over $49 trillion in the fourth quarter of last year, the latest period for which data is available.

 

A survey to be released this summer by the Public Policy Institute of AARP, an advocacy group for older Americans, found a quarter of Americans 50 years and older used up all their savings during the 2007-09 recession. About 43 percent of the 5,000 respondents who took part in the survey said their savings had not recovered.” (“Unemployed Baby Boomers Are Getting Hired By Going Back To School”, Business Insider)

Sure they’re going back to work. What do you expect them to do? They’re broke! They got wiped out in Wall Street’s mortgage laundering scam and they’re still behind the eightball five years later. And what’s left of the money they set aside for retirement is yielding a big zilch thanks to the Fed’s zero rate policy which is forcing people back into another decade of penal servitude at minimum wage. That’s why you see so many hunched over graybeards in red vests with “Happy to Serve You” splattered on their chests lugging shopping bags out to the cars for old ladies. Because they’re broke and out of options. Everyone knows someone like this unless, of course, they’re one of the fortunate few who make up the Nobel 1%; aka–The Job Cremators. Then they don’t have to fret about that sort of thing.

 

Here’s another gem you might not have seen in USA Today a few months back:

 

“Four out of 5 U.S. adults struggle with joblessness, near-poverty or reliance on welfare for at least parts of their lives, a sign of deteriorating economic security and an elusive American dream.

Survey data exclusive to The Associated Press points to an increasingly globalized U.S. economy, the widening gap between rich and poor, and the loss of good-paying manufacturing jobs as reasons for the trend….


Hardship is particularly growing among whites, based on several measures. Pessimism among that racial group about their families’ economic futures has climbed to the highest point since at least 1987. In the most recent AP-GfK poll, 63% of whites called the economy “poor.”


“I think it’s going to get worse,” said Irene Salyers, 52, of Buchanan County, Va., a declining coal region in Appalachia. Married and divorced three times, Salyers now helps run a fruit and vegetable stand with her boyfriend, but it doesn’t generate much income….


Nationwide, the count of America’s poor remains stuck at a record number: 46.2 million, or 15% of the population, due in part to lingering high unemployment following the recession. While poverty rates for blacks and Hispanics are nearly three times higher, by absolute numbers the predominant face of the poor is white…


“Poverty is no longer an issue of ‘them’, it’s an issue of ‘us’,” says Mark Rank, a professor at Washington University in St. Louis who calculated the numbers. “Only when poverty is thought of as a mainstream event, rather than a fringe experience that just affects blacks and Hispanics, can we really begin to build broader support for programs that lift people in need.”  (“4 in 5 in USA face near-poverty, no work”, USA Today)

Does Obama have any idea of the damage he’s doing with his Rich-First policies? The country is in a terrible state and yet Obama continues to approve bills that throw millions of people off unemployment benefits, sharply cut government spending, or undermine vital safetynet programs that keep the sick and the elderly from dying on the streets.  It’s like he’s trying to reduce 300 million Americans to grinding third world  poverty in his short eight-year term. Is that the goal?


Did you know that–according to Gallup–20.0% of all Americans did not have enough money to buy food that they or their families needed at some point over the past year? Or that –according to a Feeding America hunger study–more than 37 million people are now using food pantries and soup kitchens? Or that one out of six Americans is now living in poverty which is the highest level since the 1960s? Or that the gap between the rich and poor is greater than any in history?


Everything has gotten worse under Obama. Everything. And, not once, in his five years as president, has this gifted and charismatic leader ever lifted a finger to help the millions of people who supported him, who believed in him, and who voted him into office.


These latest poll results indicate that many of those same people are beginning to wake up and see what Obama is really all about.


MIKE WHITNEY lives in Washington state. He is a contributor to Hopeless: Barack Obama and the Politics of Illusion (AK Press). Hopeless is also available in a Kindle edition. He can be reached at fergiewhitney@msn.com.

Counterpunch 20 décembre 2013

 

http://www.internationalnews.fr/article-the-incredible-shrinking-presidency-of-barack-obama-by-mike-whitney-121899255.html

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