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Autre-Monde n’est pas mon premier roman publié.

Science

Autre-Monde n’est pas mon premier roman publié.

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Il y en a eu huit avant cela, essentiellement des thrillers, plutôt réalistes, très ancrés dans l’univers de la police, de la recherche, bref, des ouvrages plutôt documentés.
Alors pourquoi ce subit revirement ?

Parce qu’il n’est pas subit, mais le résultat d’une envie trop longtemps retenue.
J’ai découvert la littérature avec des romans de « fantasy » – Tolkien pour le plus célèbre des auteurs – quand j’étais jeune adolescent, j’ai adoré. Non, en fait, j’ai été dévoré de l’intérieur par ces histoires. J’en rêvais, je voulais à tout prix vivre dans un univers de ce type, et je crois bien que j’aurais donné n’importe quoi pour avoir cette opportunité. Mais comme la réalité est toujours décevante pour les rêves trop grands d’un gamin, il a fallu trouver un autre moyen pour concrétiser cet espoir fou. Ce moyen fut l’écriture.

J’ai fait mes premières armes de lecteur et de romancier avec de la littérature de genre, du fantastique. Il était normal qu’un jour, une fois « adulte », j’y revienne.

Vers 17 ans, j’ai eu le projet de me lancer dans un récit épique de très grande envergure, je voulais créer mon monde, ses peuples, ses langues (on sent l’inspiration de Tolkien !), et toute une chronologie détaillée. C’était un projet ambitieux, probablement trop, mais je vivais pour ça. Lors de mon rapide passage à l’université, le seul cours que je suivais avec ardeur était celui de… cartographie ! J’ai dessiné des croquis, fait des brouillons de brouillons de tectonique des plaques pour situer mes montagnes, mes cours d’eau… jusqu’à élaborer des cartes avec une application que je ne me connaissais pas. Tout cela a finit dans une grande pochette à dessin avec des pages de notes sur ce que devait être ce monde fantastique.

Mais je n’ai jamais perdu de vue ce projet. Sauf qu’avec le temps, je suis devenu un peu plus lucide, et je sais à présent qu’il me faudra longtemps, très longtemps pour qu’un roman de cette ampleur puisse voire le jour. Je n’en ai pas les capacités aujourd’hui. Alors je continue de grandir, d’apprendre, de réfléchir, et dans quelques temps – dix ans ? Vingt ? – je sais que je ressortirai tous les cahiers et que je prendrai plusieurs années pour m’y consacrer pleinement.

Bien qu’étant patient, je sais aussi qu’un être est constitué d’envies, de bouillonnements, et qu’une partie des miens sont d’origines fantastiques. Il me semblait improbable de tenir une si longue période sans pondre une ligne de littérature fantastique ou de fantasy.
C’est ainsi que l’idée d’Autre-Monde est née.

Me faire plaisir. Répondre aux attentes du gamin qui est en moi, et qui attend sagement qu’un jour, l’adulte lui fasse une petite place pour lui raconter une de ces histoires qu’il aimait tant.

Entre 2003 et 2005 j’ai pensé à ce que pourrait être un de mes romans si je m’autorisais d’aller dans toutes les directions qui m’attiraient en dehors du thriller. J’ai pris des notes.
En 2006, je savais où je voulais aller. J’avais ce projet de plusieurs tomes, notre monde qui bascule, des enfants face à des adultes, bref, les grandes lignes étaient trouvées. Entre la rédaction de « Les Arcanes du chaos » et « Prédateurs », deux de mes romans policiers, j’ai pris un peu plus de trois mois pour mettre en place l’histoire, les personnages, opérer un premier découpage des tomes 1 et 2.

Puis, entre « Prédateurs » et « La Théorie Gaïa », je me suis offert cette parenthèse d’écrire le tome 1. Je me demandais vraiment comment cela allait se passer, j’éprouvais un désir violent de m’y coller, tout en m’interrogeant sur la facilité ou non que j’aurais à transcrire mes envies en mots. Je voulais développer mon propre imaginaire tout en construisant ma réflexion autour de la perte d’innocence, et notamment en rapport avec « Le Paradis Perdu » de Milton. Je voyais cette saga comme un hommage à mes maîtres : Tolkien, mais surtout Twain, Salinger (« L’attrape-cœur »), Golding (« Sa majesté des mouches »)… ce devait être un roman jeunesse et adulte. En étais-je capable ?

Le déclic s’est opéré en terminant « Prédateurs », j’ai réalisé qu’on ne peut jamais appréhender totalement ce qu’on est en train d’écrire, et qu’il faut arrêter de se coller la pression tout seul avec des références, et s’y mettre ou oubliant tout. Ecrire ce type de roman demande de l’envie et rien d’autre.

En général, la rédaction d’un thriller représente, pour moi, entre 1000 et 1200 heures de travail en plus de la documentation. Soit plusieurs mois de journées intenses…
Pour Autre-Monde j’ai écrit le tome 1 en à peine 4 mois ! Tout a coulé avec une simplicité incroyable ; je savais où j’allais, ce que je voulais, je n’avais pas des tonnes de documentation à gérer, une structure complexe à élaborer, rien que l’imaginaire. Ce fut un moment magique.

C’est pourquoi je peux déjà vous annoncer qu’il y aura une suite assez rapidement.
Le tome 2 est en cours, le 3 est défini.

Une première trilogie pour raconter ce nouveau monde, pour faire connaissance avec Matt, Ambre et Tobias, et répondre à pas mal de questions.

Avant de poursuivre avec un tome 4 puis 5 pour explorer une autre partie de ce monde. Enfin, les tomes 6 et 7 finaliseront cet univers, et clôtureront les aventures de nos trois héros.

Puissiez-vous avoir le même plaisir à les lire que j’ai à les penser.

Et n’oubliez jamais que la magie existe, au moins dans les mots.

Amis magiciens et magiciennes, à vos livres.

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