
Après s’être longtemps opposée aux ambitions de Google, la Bibliothèque nationale de France (BNF) a annoncé mi-août qu’elle négociait avec lui pour
la numérisation de ses ouvrages. Où mène le gigantesque fleuve de culture rendue « liquide » par le passage au virtuel ? Qui le contrôlera ? La montée en puissance de l’e-book
(livre électronique) conduit certains à redouter les mirages de la bibliothèque universelle et la dilution de l’espace démocratique dans le gigantisme commercial.
Responsable des éditions L’Echappée, coauteur, avec Cédric Biagini, Celia Izoard et Pièces et main d’œuvre, de La Tyrannie technologique. Critique de la société numérique, L’Echappée, Paris, 2007.
Avec trente-deux partenaires, le Congrès américain et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ont lancé le 21 avril dernier la Bibliothèque numérique mondiale (BNM). Ce site offre un accès gratuit à des ressources numérisées issues du patrimoine de l’ensemble de la planète. Google en est le principal investisseur et a « offert 3 millions de dollars [2,13 millions d’euros] sans rien attendre en retour », comme l’explique M. Roni Amelan de l’Unesco (1). Ce projet s’ajoute à Europeana et à Google Books. Le premier a été lancé en 2008 par la Commission européenne et vise à rendre accessible, sur Internet, le patrimoine des bibliothèques nationales et autres lieux de conservation des Etats membres de l’Union. L’empire Google, dans son entreprise de captation intégrale du réel, a été l’un des premiers à développer sa bibliothèque virtuelle, qui compte désormais plus de sept millions d’ouvrages (2).
Cette numérisation de « tous les savoirs de l’humanité » s’accompagne du développement des e-books, readers ou encore livres
électroniques. Malgré un lancement en fanfare en 2001, l’e-book première génération fut un échec total. Mais il revient aujourd’hui en force, dans un contexte beaucoup plus favorable : le
numérique a envahi nos vies, et une part croissante des activités humaines a été transférée aux machines. Le géant américain Amazon a lancé le Kindle (permettant d’acheter du contenu vendu en
ligne par... Amazon) ; Sony le Reader PRS 505 ; la filiale de Philips, iRex, l’iLiad ; et Booken le Cybook. Les opérateurs téléphoniques veulent aussi se saisir de ce marché :
Orange avec le Read & Go et SFR avec le GeR2. Les Personal Digital Assistant (PDA, ordinateurs de poche) et les téléphones portables, notamment l’iPhone, proposent eux aussi du contenu. La
bataille fait donc rage entre les différents lecteurs et les formats de fichier qui leur sont associés (PDF, Mobipocket, HTML, TXT...).
Ces visions et intérêts parfois divergents relèvent d’une logique de fond et d’une stratégie commune. Le livre, cerné de toutes parts, est sommé de
rentrer dans l’ordre numérique. Des multinationales de l’électronique, des géants du Web et des start-up y voient un gisement de profits, un territoire qui ne doit échapper ni à la
dématérialisation ni à la technologie. L’enjeu économique, pour la France : 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2007, pour soixante-quinze mille titres publiés et quatre cent
quatre-vingt-cinq millions d’exemplaires vendus — ce qui en fait de loin la première industrie culturelle.
De nombreux acteurs de la chaîne du livre sont dubitatifs. En dépit des discours enthousiastes des géants de l’électronique, des inconditionnels des nouvelles technologies et de quelques ardents théoriciens-promoteurs de l’e-book, c’est plutôt la peur d’être relégués puis de disparaître qui les pousse à basculer vers le numérique. Le mécanisme de la prophétie autoréalisatrice fonctionne à plein. L’effet d’entraînement pousse chaque acteur à numériser : pour ne pas laisser le terrain aux Américains (projet Gallica) (3), pour concurrencer les « organisations extérieures au commerce du livre » (commission Alire-SLF) (4), pour éviter de se faire distancer par les « gros » (5), etc. Les tentatives de formuler un discours critique construit se heurtent à l’habituel refrain : « La pire des attitudes à adopter face aux transformations actuelles serait, explique ainsi Jérôme Vidal, de soutenir une position technophobe et conservatrice, autrement dit une politique du statu quo, nécessairement “poujadiste”, vouée à l’échec, qui, au bout du compte, ne pourrait que renforcer le pouvoir de l’oligopole de l’édition (6). »
Une des grandes illusions consiste à croire que le basculement numérique, s’il est suffisamment préparé, peut permettre à la chaîne du livre de
maintenir son modèle économique et sa structure, moyennant quelques aménagements. Pour l’Alire-SLF, la librairie pourrait « exploiter entièrement toutes les opportunités
numériques », et les éditeurs et libraires « mieux encore jouer leur rôle de médiateurs (7) ». Or si, dans un premier temps, le modèle traditionnel de l’édition peut être
singé, le monde numérique modifiera profondément le statut des acteurs intermédiaires (librairies, éditeurs, bibliothèques). A chaque révolution technologique, on commence par recréer ce que l’on
faisait avant : aux débuts de l’imprimerie, on reproduit des lettrines manuscrites ; aux premiers temps de la télévision, on filme des émissions radiophoniques, du théâtre et des débats
— jusqu’à ce que le média invente sa propre forme.
Car une technologie n’est jamais neutre : elle ne dépend pas des usages, bons ou mauvais, qui en sont faits, les deux finissant toujours par advenir concomitamment. Une technologie ouvre un monde nouveau, qui possède ses propres qualités et défauts en comparaison de l’ancien : il faut donc penser les grandes tendances (ne pas se cantonner, par exemple, à analyser l’apport d’Internet pour les chercheurs) et les formes de vie qu’elle induit. Lieu d’une nouvelle culture, fonctionnant selon ses valeurs et sa logique propre, le Web court-circuitera les structures intermédiaires : « La société cesse de se définir comme un collectif structuré par des organismes médiateurs, pour devenir un ensemble de micro-unités à l’échelle de l’individu (8). »
Déjà touchés de plein fouet par le développement de la vente en ligne, les libraires sont les intermédiaires voués à disparaître en premier — à moins de
considérer que la fonction de « médiateurs numériques » (c’est-à-dire de gestionnaires de bases de données) soit un prolongement de leur activité. Ils ont choisi ce métier pour
s’inscrire dans un lieu dédié aux livres, aux conseils, à l’échange et à la rencontre, inscrit dans un territoire, une matérialité, une présence. La contrainte spatiale est garante de la
diversité : à la société du livre correspondent des structures de taille moyenne, à la société du numérique correspondent des goulets d’étranglement mondiaux au pouvoir démesuré (Google,
Amazon, etc.) qui cohabitent avec un grand nombre de niches affinitaires relativement hermétiques les unes vis-à-vis des autres. Or seule une société à la mesure de l’homme permet l’exercice
d’une vraie démocratie.
Dans le cas des bibliothèques, penser que l’enrichissement culturel et intellectuel sera facilité par la possibilité de consulter une infinité de textes
via un réseau virtuel revient à considérer que l’égalité n’est pas affaire d’éducation et de structures sociales, mais qu’elle se résume à une égalité d’accès — alimentant d’ailleurs les
fantasmes de toute-puissance (« avoir une bibliothèque dans sa poche »). A l’inverse, les mouvements d’émancipation ont lutté contre cette vision libérale de l’égalité formelle des
chances, pour défendre l’éducation populaire, bien loin du « seul face au savoir » que les classes dominantes ont souvent promu. En France, loin d’être inaccessibles, de très nombreux
livres sont disponibles dans les bibliothèques — fréquentées par une personne sur deux (9) !
La fonction même d’éditeur et son savoir-faire deviendront superflus à mesure que le livre électronique s’imposera. Actuellement indispensable en raison
de la matérialité même du livre et de ses conditions de production (coût de fabrication, diffusion/distribution, gestion des droits d’auteur), la sélection, inhérente à toute production
éditoriale, n’est plus si cruciale dès lors que tout peut être publié en ligne à moindre coût.
Enfin, et c’est peut-être là le cœur de la mutation qu’initie l’e-book, une fois la matérialité du livre dissoute — et toute la culture qui va
avec —, sa textualité se décomposera. Il deviendra un objet hypermédia, et la reproduction de sa forme traditionnelle stricto sensu en format numérique fera long feu. Aux tenants de la
cohabitation numérique/papier, rappelons que, durant les trente années qui ont suivi l’apparition de l’imprimerie, la production de manuscrits s’est considérablement développée, jusqu’à
saturation du marché puis basculement généralisé vers l’imprimé, le manuscrit devenant peu à peu objet de collection. Le parallèle avec la situation actuelle est saisissant (surproduction...),
d’autant que les arguments en faveur des modèles de biédition papier/numérique font du livre un produit digne d’intérêt uniquement pour sa qualité d’objet graphique.
La nature du support et son environnement influencent le mode de lecture. Internet privilégie l’efficacité, l’immédiateté et la masse d’informations. La lecture y est plus segmentée, fragmentée et discontinue. Le numérique, « hypertexte » et multimédia, induit une « hyper-attention » que des psychologues américains opposent à la deep attention (l’attention profonde) que nécessite la lecture linéaire sur papier. Le risque que la lecture classique devienne insupportable, y compris physiquement, se profile. Nous assisterions alors à la « liquidation de la faculté cognitive (...) remplacée par l’habileté informationnelle (10) ». Comme le souligne Nicholas Carr : « La dernière chose que souhaitent les entrepreneurs du Net, c’est d’encourager la lecture lente, oisive, ou concentrée. Il est de leur intérêt économique d’encourager la distraction (11). »
Inversement, la force du livre réside dans le fait qu’il donne corps à un certain nombre d’idées et les matérialise, ce qui constitue l’espace même du débat démocratique. L’historien Roger Chartier a bien montré comment, au-delà du contenu des imprimés, l’acte même de lecture individuelle ou collective, socialement répandu au XVIIIe siècle, a produit « les origines culturelles de la Révolution française (12) », à savoir l’esprit critique, l’habitude de la discussion argumentée, de l’échange politique..., et ce des salons littéraires aux veillées villageoises — où les lectures orales faisaient exister des espaces d’attention commune.
Le livre papier, dans sa linéarité et sa finitude, dans sa matérialité et sa présence, constitue un espace silencieux qui met en échec le culte de la vitesse et la perte du sens critique. Il est un point d’ancrage, un objet d’inscription pour une pensée cohérente et articulée, hors du réseau et des flux incessants d’informations et de sollicitations : il demeure l’un des derniers lieux de résistance.
(1) Cité par Laurie Haslé dans « L’internationale des e-bibliothèques », 20minutes.fr, 27 avril 2009.
(2) Lire Robert Darnton, « La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google », Le Monde diplomatique, mars 2009.
(3) Cf. Jean-Noël Jeanneney, Quand Google défie l’Europe. Plaidoyer pour un sursaut, Mille et une nuits, Paris, 2005.
(4) Rapport « Accueillir le numérique ? Une mutation pour la librairie et le commerce du livre », Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques (Alire) et Syndicat de la librairie française (SLF).
(5) Cf. Joël Faucilhon, « Un monde d’informaticiens et de manutentionnaires ? Livre indépendant et nouvelles technologies », dans l’ouvrage collectif Le Livre : que faire ?, La Fabrique, Paris, 2008.
(6) Jérôme Vidal, Lire et penser ensemble. Sur l’avenir de l’édition indépendante et la publicité de la pensée critique, Editions Amsterdam, Paris, 2006.
(7) « Accueillir le numérique ? », op. cit.
(8) Pascal Josèphe, La Société immédiate, Calmann-Lévy, Paris, 2008.
(9) Benoît Yvert, « L’avenir du livre », Le Débat, n° 145, Paris, mai-août 2007, p. 6.
(10) « Formation et destruction de l’attention », Arsindustrialis.org, 2008.
(11) « Google nous rend-il stupides ? », Les Cahiers de la librairie, n° 7, Paris, janvier 2009.
(12) Roger Chartier, Les Origines culturelles de la Révolution française, Seuil, Paris, 1990.
Voir aussi le courrier des lecteurs dans notre édition d’octobre 2009.
November 3, 2009
By Paul Joseph Watson
The New York Times has lifted the lid on how Al Gore stands to benefit to the tune of billions of dollars if
the carbon tax proposals he is pushing come to fruition in the United States, while documenting how he has already lined his pockets on the back of exaggerated fearmongering about global
warming.
As is to be expected, the article is largely a whitewash and takes an apologist stance in defense of
Gore.
However, the NY
Times‘ John M. Broder does reveal how one of the companies Gore invested in, Silver Spring
Networks, recently received a contract worth $560 million dollars from the Energy Department to install “smart meters” in people’s homes that record (and critics fear could eventually regulate)
energy usage.
“Kleiner Perkins and its partners, including Mr. Gore, could recoup their investment many times over in coming years,”
states the report, highlighting the fact that Gore is “well positioned to profit from this green transformation, if and when it comes.”
“Critics, mostly on the political right and among global warming skeptics, say Mr. Gore is poised to become the world’s
first “carbon billionaire,” profiteering from government policies he supports that would direct billions of dollars to the business ventures he has invested in,” writes Broder.
Since he left office, Gore’s personal net worth has skyrocketed on the back of his advocacy for global warming issues and
the financial dividends this has reaped. Gore’s assets totaled less than $2 million in 2001 and although he refuses to give a figure for his current net worth, a recent single investment of $35
million in Capricorn Investment Group, a private equity fund, illustrates just how fast Gore has enriched himself from his climate change bandwagon.
The Times report notes how Gore “has a stake in the world’s pre-eminent carbon credit trading market.” As we reported back in March, before he became President Barack Obama also helped
fund the profiteers of the carbon taxation program that he is now seeking to implement as law.
The Chicago Climate Exchange (CCX) has direct ties to both Al Gore and Maurice Strong, two figures intimately involved with a long standing movement to use the theory of man made global warming as a mechanism for profit and social engineering. Gore’s investment company, Generation Investment Management, which sells carbon offset opportunities, is the largest shareholder of CCX.
Maurice Strong, who is regularly credited as founding father of the modern environmental movement, serves on the board of
directors of CCX. Strong was a leading initiate of the Earth Summit in the early 90s, where the theory of global warming caused by CO2 generated by human activity was most notably
advanced.
Both Strong and Gore come from the Club of Rome clique, who in their 1991 Report, “The First Global Revolution” openly
admitted how they were planning to exploit the contrived hoax of global warming in order to further their agenda.
“In searching for a new enemy to unite us, we came up with the idea that pollution, the threat of global warming, water
shortages, famine and the like would fit the bill. All these dangers are caused by human intervention, and it is only through changed attitudes and behavior that they can be overcome. The real
enemy then, is humanity itself.,” they wrote.
Gore’s defense against claims that he is peddling fearmongering about global warming to get filthy rich, and one
dutifully supported by the NY Times’ whitewash report, is that he is simply putting his money where his mouth is.
However, Gore’s insistence that he is walking the walk, not just talking the talk, doesn’t seem to extend to his own
private life in the context of energy conservation and CO2 emissions. While lecturing the world about reducing CO2 emissions and saving energy, Gore’s own mansion uses 20 times the energy of the
average American home.
In February 2007, the Tennessee Center for Policy
Research revealed that the gas and electric bills for the former vice president’s 20-room home and pool house devoured nearly 221,000 kilowatt-hours in 2006, more than 20 times the national
average of 10,656 kilowatt-hours. These figures were not disputed by Gore.
“If this were any other person with $30,000-a-year in utility bills, I wouldn’t care,” said the Center’s 27-year-old
president, Drew Johnson. “But he tells other people how to live and he’s not following his own rules.”
Alex Jones’ new documentary Fall Of The Republic, expose how Al Gore serves as the front man for the global
carbon tax cap and trade scheme, which is designed to bankrupt the United States and drastically lower the living standards of the American people, while introducing nightmare levels of
regulation and bureaucracy into their everyday lives. Get the full DVD here.
Plus les sondeurs se trompent, plus les Français sont sondés. Rien n’y fait. Ni les échecs passés lors d’élections françaises, ni les fiascos rapprochés qui viennent d’intervenir à la fois en Belgique — « Ce vote mettra en évidence une nouvelle poussée de l’extrême droite flamande, en particulier à Anvers », avait pronostiqué Libération le 7 octobre (1) —, au Brésil – « Le président Lula en passe d’être réélu au premier tour » annonçait Le Monde du 1er-2 octobre —, en Autriche (où, à la surprise d’autant plus générale que les sondeurs avaient prophétisé l’inverse, les sociaux démocrates ont mieux maintenu leur position que la droite).
Présidente du Medef et patronne de l’Ifop, Laurence Parisot explique que les erreurs des sondeurs prouveraient le caractère scientifique de leur pratique : « L’outil utilisé n’est pas une boule de cristal. Ce sont les limites mêmes du sondage qui prouvent sa scientificité. Ces limites n’invalident nullement sa valeur. Le sondage apprend. Le sondage étonne » (Les Echos, 9 octobre 2006). Peut-être soucieux d’étonner, Les Echos a procédé dès le lendemain de la publication de ce point de vue à une nouvelle « enquête » d’opinion. Confiée à BVA, elle nous a appris : « Sondage : Royal plus crédible que Fabius et DSK en économie. » Et la Une du quotidien économique d’expliquer : « Les résultats donnent une avance notable à Ségolène Royal. L’écart avec Dominique Strauss-Kahn est en moyenne de 22 points chez les sympathisants socialistes, et elle devance Laurent Fabius, y compris dans l’électorat d’extrême gauche. »
Ces « résultats » sont d’autant plus savoureux que « les Français » ont dû répondre à des questions relatives à la crédibilité respective de Mme Ségolène Royal et de MM. Laurent Fabius et Dominique Strauss Kahn sur des sujets aussi précis que « le financement de l’assurance maladie », « les retraites », « la réduction de la dette publique », « la montée des prix de l’immobilier » ou « la fusion GDF – Suez ». Interrogation : combien de sondés peuvent réellement définir et différencier les propositions des trois candidats socialistes sur chacun de ces dossiers ? Et si, comme c’est probable, leur nombre est infime, quel est le sens des questions posées (2) ? « Les conclusions du baromètre mensuel BVA-Les Echos-BFM-Akerys sont sans appel », affirme toutefois Les Echos… Mais en ajoutant cette savoureuse précision : « Même sur des sujets sur lesquels la présidente de Poitou-Charentes s’est peu exprimée, tel le financement de l’assurance maladie, l’écart est notable. » « C’est un réflexe qui relève presque de la foi », admet alors M. Gaël Sliman, directeur adjoint de BVA Opinion et responsable de l’enquête. Mais les Français accordent-ils encore beaucoup de « foi » aux sondages ?
Peu importe : ces derniers occupent le terrain, au point de le parasiter. M. François Bayrou notait récemment : « Les minutes de télévision font les sondages, les sondages font les médias qui justifient à leur tour que vous repassiez à la télévision. » Or cette occupation du terrain n’est pas innocente. Quand M. Nicolas Sarkozy ou son conseiller politique M. François Fillon ont pris des positions démagogiques en matière de répression des jeunes délinquants ou de remise en cause des « régimes spéciaux », un sondage a aussitôt été diligenté.
Le 15 septembre dernier, par exemple, Aujourd’hui en France titra en Une : « Retraite, la fin des privilèges. LES FRANÇAIS SONT POUR ». Et, en matière de sécurité, c’est au moment précis où un policier brutalisé témoignait des violences qu’il venait de subir que l’« enquête » intervint. Elle fut tellement biaisée qu’un professionnel des sondages exprima son dégoût : « On est stupéfait, explique Pierre Weill, ancien président de la Sofres, à la lecture des deux enquêtes, de voir à quel point “les réponses sont dans les questions” : au point qu’il est légitime de se demander si les résultats reflètent l’avis des sondés ou le pressentiment des sondeurs ! L’Ifop, par exemple, introduit ainsi le questionnaire de l’étude qu’il a réalisée pour le Figaro et LCI : “A propos de la récente agression de deux CRS à Corbeil-Essonnes et plus généralement au sujet de la délinquance, êtes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas d’accord du tout avec les affirmations suivantes ?” Difficile, lorsqu’on vous apostrophe ainsi, de ne pas donner dans la surenchère répressive, sauf à se sentir d’une lâcheté coupable envers les deux CRS victimes d’agresseurs ignobles (3). »
Au fait, plus d’un mois après la visite de M. Sarkozy à Washington, plus d’un mois après sa rencontre avec le président des Etats-Unis, plus d’un mois après ses déclarations condamnant en territoire étranger la politique étrangère du gouvernement auquel il appartient, aucune enquête d’opinion ne nous a encore instruits de ce que les Français en pensaient. Dommage que nul institut n’y ait pensé dans un pays qui produit deux sondages par jour…
(1) Le parti d’extrême droite Vlaams Belang (« L’Intérêt flamand ») a remporté 33,51 % des suffrages à Anvers, un score en légère augmentation par rapport aux 32,95 % qu’il avait récoltés en 2000. Mais le parti socialiste flamand SPA du maire Patrick Janssens dépasse le Vlaams Belang — jusque là premier parti de la ville — avec 35,28 % des suffrages, en très forte progression sur les 20 % qu’il avait obtenus en 2000, selon ces résultats (AFP).
(2) Même si l’enquête des Echos appelle d’autres critiques, les « enquêtes » d’opinion cherchant à départager les candidats à la candidature socialiste sont particulièrement peu fiables, comme vient de le rappeler la Commission des sondages. Le plus souvent, elles reposent sur des échantillons ridicules et elles interrogent des catégories de personnes qui ne correspondent pas à celles qui vont arbitrer cette consultation interne (réservée aux seuls 200 000 adhérent du PS, pas aux millions de sympathisants socialistes). Lire, sur le sujet « Les sondeurs délirent (déjà) grave », Le Canard Enchaîné, 11 octobre 2006.
(3) Pierre Weill, « Certains sujets ne peuvent être traités en fonction de l’opinion. Sondage n’est pas adage », Libération, 27 septembre 2006.
C’est ainsi que le Ministre demandait aux maires « afin de préparer l’arrivée d’une possible vague pandémique plus sévère dans les prochains mois, de s’assurer que les plans de continuité d’activités des administrations (…) sont opérationnels ». Il rappelait que « l’objectif d’un plan de continuité est de maintenir l’activité au niveau le plus élevé possible, malgré un absentéisme probable important, tout en protégeant les personnes exposées ».
Dont acte. Je prends les mesures imposées par le gouvernement pour parer à toute éventualité de pandémie à Grigny
. Elles seront mises en œuvre sur notre commune.
Mais je souhaite aussi vous donner mon sentiment sur cette situation car je constate une déplorable désinformation médiatique et politique doublée de quelques mensonges qui interpellent.
La grippe A H1N1 occupe donc les colonnes de nos médias
depuis le mois de mai. Le matraquage médiatique et la volonté
délibérée de créer une véritable psychose masquent assez mal l’entreprise de désinformation nationale et internationale qui permet d’affoler les populations en leur vendant une pandémie, et
surtout, des « produits dérivés » - masques, Tamiflu et autres vaccins - dont l’efficacité n’a pas été démontrée mais qui vont remplir les poches de quelques laboratoires.
Son apparition coïncide avec la visite d’État de Nicolas Sarkozy au Mexique en mars 2009 où en présence de M. Felipe
Calderon, président du Mexique, a eu lieu la signature d’un contrat entre deux laboratoires privés, SANOFI-AVENTIS et BIRMEX, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la
grippe saisonnière ET pandémique, représentant un investissement de 100 millions d’euros 1.
Le plus grave dans cette affaire, est que l’on entend rarement celles et ceux, sommités du monde médical, qui appellent à la mesure.
C’est le cas du Professeur Debré, par ailleurs député UMP, qui dans un entretien au JDD le 25 juillet affirme : « Cette grippe n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était, peut-être même, un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière ». Et de poursuivre : « Il y a 800 cas répertoriés en France. C’est une plaisanterie ! Va-t-on comptabiliser les diarrhées ? On aurait dû annoncer la couleur : nous sommes dans le cadre d’un exercice grandeur nature. Point à la ligne ». Voilà qui situe les choses à leur juste valeur.
Et alors que tout le monde continue à donner à cette grippe le nom de « porcine », il serait temps que chacun sache, qu’à ce jour, et c’est l’Office International des Epizooties qui l’écrit : « Aucune information concernant la maladie de la grippe chez l’animal au Mexique et aux États-Unis d’Amérique ne peut pour le moment justifier un lien entre les cas humains et les animaux, y compris les porcs. A ce jour, le virus n’a pas été isolé chez les animaux ».
Alors pourquoi ce mensonge entretenu à longueur d’antenne et pourquoi la presse « libre et indépendante » ne s’en étonne pas ? Selon le Dr Wodarg,
spécialiste de médecine interne, de pneumologie, d’hygiène et de médecine environnementale, il est évident que « le terme grippe porcine ainsi que celui de grippe aviaire
représentent des tentatives trompeuses, mais apparemment couronnées de succès, de quelques groupes pharmaceutiques pour promouvoir des débouchés de nouveaux vaccins et de médicaments douteux
contre la grippe ».
Si en France, et l’on doit s’en réjouir, la vaccination ne sera pas rendue obligatoire, il n’en sera pas de même aux USA où, en application de certaines directives contenues dans le fameux « Patriot Act », refuser de recevoir une injection contre les virus d’une pandémie est considéré comme un acte criminel et traité comme tel. Or on sait que le tout nouveau vaccin n’a pas été testé et personne ne peut préjuger des conséquences d’une vaccination de masse sur la santé publique. C’est le journal allemand Spiegel Online qui l’affirme : « quasiment aucun expert ne sait précisément si la vaccination de masse prévue contre le virus H1N1, qui est encore au stade des essais, ne présente aucun risque pour les femmes enceintes ».
En un mot, le vaccin peut s’avérer plus dangereux que la grippe elle même.
Et s’il fallait nous en convaincre, il suffit de constater que la secrétaire d’état à la santé américaine Kethleen
Sebelius vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de nouveau vaccins contre la grippe porcine !
Conférer l’immunité totale à des fabricants de vaccins devrait nous interpeler et nous inciter à refuser en masse toute vaccination avec des produits qui n’ont pas été testés sur l’homme et dont
on ne sait pas s’ils seront efficaces.
En marge des constats évoqués ci-dessus, j’estime que le gouvernement est davantage préoccupé par la continuité des
activités économiques que par la santé des populations. Et que la plupart des médias
, pire, les plus populaires d’entre eux, semblent vouloir
créer un climat de peur et prendre fait et cause pour la finance.
L’annonce d’une pandémie de grippe A est surtout et avant tout une opération financière destinée à remplir les poches de quelques laboratoires.
Elle s’inscrit, aussi, dans une stratégie de peur mise au point de longue date et largement utilisée par le pouvoir en place. Et comme disait Léo Ferré : « Pendant ce
temps là, le pouvoir fait le ménage dans votre tête » !
La suite et le reste consistent, pour la presse aux ordres, à :
se doit d’acquérir des masques pour certains de ses
personnels pour la somme de 9 000 euros.
Il convient donc, après s’être informé de la manière la plus indépendante et impartiale qui soit, de savoir raison garder et de ne pas céder à la panique dans laquelle l’on voudrait nous entraîner. Il y a, et cette lettre y fait référence, des fléaux beaucoup plus importants et dangereux que la grippe A, y compris en France et malheureusement, personne n’en parle, et le pouvoir ne se précipite pas pour y apporter de réponse. De là à penser que les intérêts financiers supérieurs font office de baromètre...
Enfin pendant qu’on remplit les « Une » des médias
avec cette « terrible pandémie » qui nous menace,
on ne parle plus de la crise financière, des classes surchargées, des milliers de postes de prof supprimés, de la future disparition des juges d’instruction, du chômage qui continue de gonfler,
des sans-abris sans solutions, des entreprises qui ferment ou se délocalisent, des bonus patronaux que nous rappelle très justement, aujourd’hui-même, le site agoravox.fr.
Le 4 septembre 2009
www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=BAL20091008&articleId=15593
Source: library.msstate.edu
It was a remarkable undertaking. The United States and its agents used explosives, arson, short circuiting, and other methods to damage power stations, shipyard be expected to turn on their propaganda machines to commemorate the 20th anniversary of the tearing down of the Berlin Wall, November 9, 1989. All the Cold War clichés about The Free World vs. Communist Tyranny will be trotted out and the simple tale of how the wall came to be will be repeated: In 1961, the East Berlin communists built a wall to keep their oppressed citizens from escaping to West Berlin and freedom. Why? Because commies don't like people to be free, to learn the "truth". What other reason could there have been?
First of all, before the wall went up thousands of East Germans had been commuting to the West for jobs each day and then returned to the East in the evening. So they were clearly not being held in the East against their will. The wall was built primarily for two reasons:
The West was bedeviling the East with a vigorous campaign of recruiting East German professionals and skilled workers, who had been educated at the expense of the Communist government. This eventually led to a serious labor and production crisis in the East. As one indication of this, the New York Times reported in 1963: "West Berlin suffered economically from the wall by the loss of about 60,000 skilled workmen who had commuted daily from their homes in East Berlin to their places of work in West Berlin." (New Yorks, canals, docks, public buildings, gas stations, public transportation, bridges, etc; they derailed freight trains, seriously injuring workers; burned 12 cars of a freight train and destroyed air pressure hoses of others; used acids to damage vital factory machinery; put sand in the turbine of a factory, bringing it to a standstill; set fire to a tile-producing factory; promoted work slow-downs in factories; killed 7,000 cows of a co-operative dairy through poisoning; added soap to powdered milk destined for East German schools; were in possession, when arrested, of a large quantity of the poison cantharidin with which it was planned to produce poisoned cigarettes to kill leading East Germans; set off stink bombs to disrupt political meetings; attempted to disrupt the World Youth Festival in East Berlin by sending out forged invitations, false promises of free bed and board, false notices of cancellations, etc.; carried out attacks on participants with explosives, firebombs, and tire-puncturing equipment; forged and distributed large quantities of food ration cards to cause confusion, shortages and resentment; sent out forged tax notices and other government directives and documents to foster disorganization and inefficiency within industry and unions ... all this and much more. (See Killing Hope, p.400, note 8, for a list of sources for the details of the sabotage and subversion.)
Throughout the 1950s, the East Germans and the Soviet Union repeatedly lodged complaints with the Soviets' erstwhile allies in the West and with the United Nations about specific sabotage and espionage activities and called for the closure of the offices in West Germany they claimed were responsible, and for which they provided names and addresses. Their complaints fell on deaf ears. Inevitably, the East Germans began to tighten up entry into the country from the West.
In 1999, USA Today reported: "When the Berlin Wall crumbled, East Germans imagined a life of freedom where consumer goods were abundant and hardships would fade. Ten years later, a remarkable 51% say they were happier with communism." (USA Today, October 11, 1999, p.1.)
link http://www.counterpunch.org/blum10022009.html
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CINEMA/Films documentaires
Le monde selon monsanto/arte (film
entier + débat)
Supermarket Secrets - Dispatches
(100')
La
Grande Conspiration/the Great Conspiracy (VOSTF)
911
Mysteries - VOSTF Sous-titré français
Michael Moore - Sicko (Film,
2h)
La bataille de tchernobyl (film, 95
mn)
Jean rouch: les maitres fous (film en
trois parties)
L'Eugénisme: de Darwin aux Nazis, en
passant par les USA(52')
Jenin jenin, film de/by mohamed bakri
(53') vof- en
subtitles
"the war on democracy", a film by
john pilger (videos)
Afrique 50, rare film
anti-colonialiste d'époque par rené vautier
Yougoslavie, une guerre évitable (film,
59')
Earthlings - terriens (1h 30, vo, sous-titres
français)
"état de guerre" (film, 1h
30)
Fox news, la manipulation des masses par les medias (Outfoxed
VF)
The corporation-film featuring
chomsky and
more...(3h)
Loose Change en français
(documentaire sur 911, Planète)
"from freedom to fascism"- film by
aaron russo
(video)
Terrorstorm deluxe high quality (alex
jones)
" we feed the world" ("le marché de la faim") (film,
95mn)
Animal farm (georges orwell) - film,
1h28
Vers la 3e guerre mondiale ? "état de
guerre" (film, 1h 30)
Terrorstorm deluxe high quality by alex jones
(video)
Documentaires en Français
L'eau pompée de coca-cola en inde
(vidéo, 13')
La bataille de tchernobyl (film, 95
mn)
Agent orange, la guerre sans fin
(documentaire)
Guerre de l'eau en palestine (vidéos)
Edward w. Said (+ video, 1h 48')