Medias/Propaganda

Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 07:32

Avec « Storytelling », Christian Salmon signe un essai décapant sur la nouvelle « arme de distraction massive », devenue grâce à la mondialisation et à la férocité cynique des communicants, l'arme de destruction rêvée du marché : quand « l'art de raconter des histoires » devient l'art de « formater les esprits » pour les aliéner. Ce n'est pas de la fiction : le « storytelling » manage le monde depuis les années 90. Entretien.

 

Dans un monde où le rapport au réel oscille majoritairement entre téléréalité et chaînes tout-info, la fiction semble devenue une norme sous-jacente, un besoin, une échappatoire. De nos jours, un roman ou une série télé fonctionnent surtout s'il est « vrai » (dilemme pour les éditeurs). Aujourd'hui, un discours politique ne touche que s'il apparaît comme une histoire héroïque plutôt que comme une litanie (Graal de tous les communicants politiques).


Dans « Storytelling », l'ex-président de l'ancien Parlement international des écrivains, Christian Salmon, retrace la généalogie de cette nouvelle doctrine (« l'art de raconter des histoires »), aujourd'hui devenue « arme de distraction massive » à même non seulement de formater notre rapport à la réalité, mais de fabriquer le réel. Le fin du fin de la propagande du marché.


Depuis les années 90, les politiques ont mis la main sur l'arme. « Storytelling », c'est un monde : un polar, un manuel de résistance, un ouvrage d'analyse, un livre d'histoire contemporaine. Une étude à la fois très pointue et aisée d'approche. Christian Salmon, qui connaît le réel comme la fiction, et les chercheurs comme les écrivains, y livre un décryptage de la communication capitaliste et politique. Qui, aujourd'hui, ne diffèrent guère.


« Les marques s'attribuent les pouvoirs qu'avant on cherchait dans la drogue »


Le « storytelling » est apparu dans les années 90. Aux Etats-Unis, pour commencer. A cette période, « le tournant narratif des sciences sociales coïncide avec l'explosion d'Internet et les avancées des nouvelles techniques d'information et de communication ». Une nouvelle fois, la communication entre les individus mutait.


Mais là, on allait passer du capitalisme de capitaine d'industrie à un libéralisme sans visage devenu nomade et indolore. Les repères cessaient d'exister. Ce n'est plus notre rapport au monde qui allait changer, mais notre perception du monde. C'est à ce moment que les multinationales ont développé une stratégie consistant à passer de la marque au logo, dans la façon de concevoir leurs publicités. Changeant notre perception de la marque, son pouvoir de narrativité, son attrait… et donc sa force d'impact, et donc sa force de vente.


« Du logo, on passe aux stories », écrit Salmon. « C'est l'avènement de la consommation comme seul rapport au monde », « les marques s'attribuent les pouvoirs qu'autrefois on cherchait dans la drogue, dans les mythes ». L'acte de consommer devient alors « un exercice de communication, voire de communion, planétaire ».


Auparavant, les « marketteurs » avaient pour mission de faire de la promotion, à présent, ils doivent utiliser leurs marques respectives pour aménager la vision du monde que se fait le consommateur. Qui, dans le même temps, doit faire face à la transformation du milieu du travail. Du concept même de travail : on passe de la notion de carrière et d'emploi à la flexibilité et à l'absence d'emploi.


Cela va susciter une « surenchère de propositions visant à provoquer une remobilisation émotionnelle, un regain d'engagement » de la part des managers modernes, qui rivalisent de trouvailles pour habituer le salarié à ce nouveau « mode d'emploi »… passant par la consommation.


La fiction romanesque et cinématographique avait compris ce qui se tramait


C'est alors que, dans son livre, Salmon interpelle la fiction romanesque et cinématographique, qui selon lui avaient compris ce qui se tramait avant même que les chercheurs n'aient ou le formuler. Par exemple, Don De Lillo et son roman « Joueurs », où l'auteur imaginait une entreprise dont l'objet était le management de la douleur. Et Salmon de remarquer que certaines phénomènes réels (les call centers indiens, par exemple) sont des exemples même de l'évolution d'un monde qui cherche à trouver des scénarios réalisables plus que des solutions viables.


De Lillo -dont, au passage, le lecteur français aura des nouvelles début 2008- a prouvé, et tous ses romans depuis « Joueurs » l'illustrent, qu'on ne peut plus aisément raconter des histoires dans une société envahie de séries, de « stories », dans une civilisation où le moi émotionnel des individus est, à présent, récupéré et utilisé par les marketteurs et les communicants politiques, et non plus sollicité par les auteurs de fiction.


Nous sommes, écrit Salmon, passé dans une civilisation « d'injonction au récit ». C'est ici le point nodal de toutes ces démonstrations.


Après le 11 Septembre, scénaristes et dirigeants se concertent


Evidemment, le 11 Septembre est un tournant dans l'histoire moderne. Comme une incursion de fiction dans le réel. La réponse du pouvoir américain. Peu après l'attentat, il y eût une réunion entre hauts responsables américaines et quelques scénaristes (le co-scénariste d'« Apocalypse Now », le scénariste de « Die Hard », le réalisateur de « Grease »…), où il leur fut demandé d'imaginer les scénarios d'une attaque terroriste et les répliques à apporter.


Des créateurs qui travaillent sur comment prévenir le réel… et inventer des répliques. Comme, par exemple, la guerre. Et comment la légitimer. Cela ne vous dit rien ? C'est ici un des multiples exemples de « storytelling de guerre » du livre. Et la France ? Si « Sarkozy joue sa présidence comme on joue dans un film », les dirigeants sont encore au stade du bricolage en matière de storytelling. (Voir la vidéo, tournée dans le brouhaha de la rédaction.)

 

 

Quand le Pentagone et Hollywood travaillent ensemble, ce n'est pas le monde qui change. C'est le réel. La distinction entre le vrai et le faux. On a froid dans le dos quand, par exemple, on lit le témoignage de cet ancien éditorialiste du Wall Street Journal, qui restitue une conversation avec un conseiller de Bush en 2002.


Celui-ci lui reprochait un papier, qui prouvait son appartenance à la « communauté réalité », alors que c'était à eux, au sommet du pouvoir, de créer la réalité. Pendant que d'autres étudiaient la réalité créée par le pouvoir, le pouvoir en façonnait d'autres…


Les « story spinners », fin du fin du marketing politique


Eux, c'est « l'empire ». Grâce aux figures -apparues sous Nixon et réapparues sous Reagan, puis en force sous Clinton et Bush- des « spin doctors » et autres « story spinners », les gouvernants sont aujourd'hui capables de vendre leurs valeurs, donc leur réalité, comme une marque. Fin du fin du storytelling marchand adapté à la politique…


C'est sous Reagan qu'on a inventé « le candidat qui pourrait être n'importe qui, n'importe quel acteur d'Hollywood, qui peut être élu à condition qu'il ait une histoire à raconter, une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit ».


C'est alors que les démocrates, habitués à raconter des litanies, sont distancés par les républicains qui, eux, ont appris à raconter des histoires (par exemple, Bush sauvé de l'alcool par la religion) à la fois digressives (jouant sur l'héroïsation américaine) et manipulatrices.


C'est ainsi qu'en 1992, Clinton recrutera comme directeur de la communication celui -David R. Gergen- qui avait eu cette fonction sous… Reagan. A présent, le discours officiel s'adresse au coeur plus qu'à la raison, à l'émotion plus qu'à l'opinion. Le pouvoir exécutif devient un pouvoir d'« exécution » du scénario présidentiel.


Un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent


De Reagan à Bush, et donc à Karl Rove, du Watergate à l'Irak, c'est ici la partie la plus intéressante de l'analyse de Salmon dans son décryptage des limbes de la politique moderne. Celle d'un monde où réalité et fiction copulent et cohabitent. Dans notre rapport au réel et à l'imaginaire. Ici, c'est non seulement le réel qui est en danger, mais aussi le futur. Salmon précise : « Le monde de demain sera le résultat d'une lutte entre les narrations imposées et les contre-narrations libératrices. »(Voir la vidéo.)


Evidemment, tout cela n'arrive pas qu'aux autres. Salmon conclut le livre en traitant du nouvel ordre narratif en France. Si Sarkozy et sa « plume » (Henri Guaino) ne font pour l'instant que copier/coller le storytelling à la yankee, entre autres en détournant le récit gaullien et des figures qu'ils décentrent de leurs origines (Guy Môquet), le danger peut survenir à tout moment.


Et Salmon de conclure en en appelant à la mise en forme (artistiques, politiques, culturelles) de « pratiques symboliques visant à enrayer la machine à fabriquer des histoires, défocalisant, en désynchronisant ses récits ».


« Les artistes sont prévenus, et ont déjà commencé à lutter »


Rarement, dans les essais récemment parus en France, un ouvrage n'aura à ce point autant collé, incrusté, ingéré, sa propre époque, et été à ce point urgent et névralgique. C'est peut-être la raison pour laquelle, depuis la parution de ce livre qui est un succès, Christian Salmon est sollicité par des rédactions (dont, s'amuse-t-il, celle du Monde) pour donner des conférences aux journalistes. Il explique aussi que « les artistes sont prévenus, et ont déjà commencer à lutter » : (Voir la vidéo.)


Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon - éd. La Découverte - 236p., 18€


Interview enregistrée à la rédaction le 13 novembre.  23/11/2007


voir les vidéos: http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir

 

Photo: blauesauser

 

http://www.internationalnews.fr/article-storytelling-ces-histoires-que-construit-le-pouvoir-pour-formater-les-esprits-55676304.html

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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 00:56

 Internationannews

Betapolitique


Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires

 

Stéphanie Germanier


Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?


C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes... Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre...


Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.


Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers.

 

L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin... Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.


Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?


Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence... » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public.


Mais cette histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni est-elle vraie ou est-ce seulement du pipeau pour détourner l’attention des gens ?


Qu’ils s’aiment vraiment ou qu’ils soient dupes de leur propre fiction, ce n’est pas la question. D’ailleurs qu’est-ce qu’un coup de foudre sinon l’irruption d’une fiction, d’une belle histoire dans le réel ? Ce qui compte dans le cas des amants d’Euro Disney c’est l’usage stratégique qu’ils font d’eux-mêmes, la manière dont ils utilisent leurs émotions, leurs sentiments afin de jouer un jeu qui n’a plus rien de privé puisqu’il consiste au contraire à mettre en scène leur aventure privée pour en tirer des effets publics et même politiques comme détourner l’attention des gens.


Et ça fonctionne ?


Oui. On a par exemple assez peu parlé des droits de l’homme en Libye ces derniers jours.


Justement, dans votre livre vous nous dites qu’aujourd’hui raconter des histoires ça ne sert plus seulement à endormir les enfants, mais les foules. Expliquez-nous !


Depuis toujours la fonction des récits c’est de transmettre les expériences. Le storytelling est une tentative d’instrumentaliser l’art du récit à des fins nouvelles comme le management, le marketing ou la communication politique. Lorsqu’on veut fédérer une équipe chez Apple on lui raconte l’histoire de Steve Jobs. Même chose dans la publicité. Aujourd’hui les managers utilisent les sentiments des gens à des fins politiques, économiques, idéologiques et parfois même militaires comme ce fut le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne lors de la guerre en Irak. Mon livre est une enquête sur ces nouveaux usages sociaux du récit. Les histoires ont acquis un tel pouvoir de séduction dans notre culture que certains craignent qu’elles ne viennent se substituer au raisonnement rationnel.


Ne sous-estimez-vous pas le peuple en laissant entendre qu’il ne voit pas qu’il est manipulé ?


Le storytelling est bien plus efficace que la propagande classique. Il ne cherche pas à modifier vos convictions ou à les influencer mais à vous faire entrer dans une histoire passionnante. Il s’adresse à votre crédulité. C’est ce qu’Alastair Campbell, le conseiller de Tony Blair, appelle « faire la météo ». Le storytelling n’est pas une technique de manipulation banale. C’est le climat dans lequel nous vivons. On est passés de l’opinion publique à l’émotion publique. Le débat public ne vise plus à confronter des opinions mais à synchroniser des émotions.


Mais personne n’est dupe. La presse a d’ailleurs dénoncé les mises en scène Sarkozy-Bruni durant la visite de Kadhafi et le divorce Nicolas-Cécilia lors des grèves...


On commence en France à prendre la mesure des dangers d’une feuilletonnisation de la vie publique. George Bush, qui ne manque pas d’afficher son conservatisme compassionnel en serrant dans ses bras des survivants de la guerre ou des attentats du 11 septembre, est au plus bas dans les sondages mais il a été réélu deux fois. Un jour où l’autre la vérité se venge et le réel revient mais le mal est fait. Ce qui compte aujourd’hui pour les politiciens ce n’est pas de laisser une trace dans l’Histoire, mais de terminer leur mandat.


Et c’est grave ?


Oui, c’est très grave. Il s’agit de la survie des démocraties. Les citoyens ne sont plus considérés comme des électeurs qui doivent se faire une opinion, mais comme une audience à capter et à conserver. C’est la logique de l’audimat. Avec Nicolas Sarkozy, la nature et le rythme des décisions politiques se soucient désormais moins de cohérence que de rythme, moins d’action que d’une mise en scène du président qui obéit aux règles du suspense. Jacques Chirac avait dissous l’Assemblée nationale. Nicolas Sarkozy, lui, fait beaucoup mieux, il est en train de dissoudre le politique. Il y a ceux qui croient et ceux qui font croire. Et le pouvoir appartient à ceux qui font croire.


Reste qu’on peut aussi voir le verre à moitié plein en disant que la politique et ceux qui la font n’ont jamais autant intéressé le peuple...


Oui comme à la « Star Ac’ ». C’est le spectacle qui fascine. L’affrontement des personnages, des scènes, une succession de séquences, le suspense.


Mais la vraie politique continue de se faire, on n’est quand même pas dans le spectacle permanent...


Malheureusement oui. Que l’on soit en période électorale ou non, la politique prend la forme désormais d’un véritable festival de narration d’histoires où la presse joue à la fois l’acteur, le choeur et le public. Elle reprend et interprète la story du jour et satisfait l’appétit du public avec de nouveaux récits. Le candidat héros de feuilleton qui gagne sera celui dont les histoires entrent en connexion avec le plus grand nombre d’électeurs.


Si Sarkozy a été élu, est-ce parce qu’il savait mieux raconter des histoires que Ségolène Royal ou parce que le scénario était meilleur ?


Les deux mon général ! Nicolas Sarkozy a, sans conteste, été un meilleur conteur ce qui signifie que son scénario était aussi plus crédible. L’histoire de Ségolène Royal manquait de cohérence...

C’est-à-dire ?


Elle n’est pas parvenue à faire converger son parcours personnel et l’histoire nationale. Ce que fait par exemple très bien le candidat Barack Obama aux Etats-Unis. Son conseiller n’essaie pas de vendre le programme politique du candidat à la Maison-Blanche en disant qu’il va sauver le système de santé américain. Non, il parle au coeur des gens en leur disant, si vous l’élisez vous allez faire l’Histoire en portant à la présidence pour la première fois un président Noir.

 

A lire en ligne sur Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »


Lire aussi :


Novembre 2006 le Monde Diplomatique, Christian Salmon, Une machine à fabriquer des histoires

 

http://www.betapolitique.fr

 

http://www.internationalnews.fr/article-salmon-sarkozy-ou-l-illustration-du-storytelling-en-politique-54418864.html

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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 20:52

 

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Fabricating a Case Against Iran - By Paul CRAIG ROBERTS

 



Psychologie et manipulation des masses (première partie)

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http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/11/israel-propaganda-machine.jpg

 



  http://photo.lejdd.fr/media/images/archivesphotoscmc/societe/le-professeur-luc-montagnier-voit-la-paternite-de-son-brevet-contestee./353630-2-fre-FR/Le-professeur-Luc-Montagnier-voit-la-paternite-de-son-brevet-contestee._pics_390.jpg



 

 



Manufacturing Consent (Noam Chomsky), A Propaganda Model

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Yougoslavie: le "massacre" serbe de Racak n'a jamais eu lieu !

click to zoom

 

 

 

 

 

 

 

 



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Propagande de guerre, propagande de paix


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Il y a vingt ans, le faux charnier de Timisoara

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Operation Saddam: Americas Propaganda War (video 51)
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http://www.reopen911.info/media/image/juillet_eric_laurent_101.jpg



Why propaganda trumps truth By Paul Craig Roberts

  



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De nouvelles études confirment la haute dangerosité de la télévision



Elections présidentielles en Iran et manipulation grotesque des medias officiels de l'Occident

 



Tous les articles sur la propagande sur InternationalNews: Medias/Propaganda



 

 

 

 

 

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 23:55

Internationalnews

 

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Michel Collon, écrivain et journaliste, animateur du site http://www.michelcollon.info répond aux grands mythes qui servent à justifier Israël et sa politique.


Michel Collon vient de publier le livre "
"Israél, parlons-en"! , recueil de vingt entretiens avec Shlomo Sand, Ilan Pappe, Noam Chomsky, Ramadan, Alain Gresh,  et tous les meilleurs analystes et témoins du conflit.

 

 

Sur le même sujet ou du même auteur:



http://www.abc.net.au/reslib/200901/r329198_1481599.jpg


Massacre à bord d'un bateau humanitaire: "Israël est devenu fasciste, c’est à nous de l’arrêter maintenant" par Michel Collon

Shlomo sand: l'invention du peuple juif (interview)

Comment fut inventé le peuple juif par shlomo sand

Kouchner, vrai ou faux: interview de michel collon (2 vidéos)

Les cinq régles de la propagande de guerre: application au cas du Honduras

L'invention du peuple juif/Shlomo Sand interviewé par daniel mermet

Michel collon: le monde selon bernard kouchner (interview)

Les péchés d'hugo chavez: interview de michel collon sur son nouveau livre

 Les damnés du kosovo film de michel collon (partie i, 31'20)

Site de Michel Collon


Tous les articles sur IN: Palestine/Israël/Middle East


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-michel-collon-les-10-grands-mediamensonges-d-israel-51510946.html

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 11:47

Internationalnews

Michel Collon Info

 

Original:  http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/


 

1968-presse-ne-pas-avaler.jpg


Titre original: Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir » par Manola Romalo   


En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ».  En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.


 

Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ».  Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ?


À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé.  Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.


Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?


La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D'autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité.


Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1) Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?


Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …


Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?


Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peur (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.


Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?


Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays.

 

Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas. 


Publications récentes de Pascual Serrano :


« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2).

« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007).

« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).  


1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/

Source: hintergrund

 

Source de cet article: http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2731&option=com_content&Itemid=11 via http://www.mleray.info/


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-fonction-principale-des-grands-medias-est-de-faire-adherer-la-population-aux-idees-des-classes-dominantes-50951613.html

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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 10:27

Internationalnews

Numerama


http://strips.bitstrips.com/52b2597c83feff8bffa25a6c3d040fc6.png

 

Les jeunes sont accros au web social, selon une étude américaine


Les jeunes sont-ils dépendants d'Internet, et plus généralement des nouveaux médias et des moyens de communication ? Selon une récente étude américaine, c'est le cas. En effet, une expérience a révélé qu'un sevrage de 24 heures aux réseaux sociaux a entrainé l'apparition de symptômes assez proches de l'addiction à de l'alcool ou de la drogue.


 Il y a encore dix ans, il aurait été sans doute impensable d'imaginer qu'Internet puisse rendre accro. Pourtant, à mesure que le réseau des réseaux a pris une place de plus en plus importante dans nos quotidiens, la question de l'addiction aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux et aux nouvelles formes de communication a commencé à se poser, bien souvent au rythme de faits divers plus ou moins sordides.


Pour l'heure, le lien de causalité entre addiction à Internet et trouble psychiatrique n'est pas systématiquement établi. Cependant, une étude américaine récemment menée par des chercheurs de l'université du Maryland pourrait peut-être changer la donne. Afin de découvrir les éventuels symptômes liés à une privation des médias sociaux, les responsables de l'enquête ont demandé à 200 étudiants de se sevrer pendant 24 heures.


Les résultats sont a priori guère rassurants. Les étudiants sevrés ont présenté des symptômes assez proches de l'addiction à de la drogue ou de l'alcool. Beaucoup ont montré des signes évidents de manque ou d'anxiété, tandis que d'autres ont manifesté une incapacité à agir normalement. L'absence de lien social suite à cette expérience a également provoqué chez certains une envie compulsive de consommation, de la même façon qu'un drogué ou un alcoolique a besoin de sa dose.


Concrètement, le sevrage touchait ici l'ensemble des moyens modernes de communication, comme les SMS, les e-mails, la messagerie instantanée, les appels téléphoniques ou encore les réseaux sociaux, comme Facebook. L'enquête a même poussé davantage en incluant la télévision et la musique. Susan Moeller, la directrice du projet, a expliqué que beaucoup de retours ont été transmis par les élèves.


"Je suis clairement accro et la dépendance est écoeurante" a ainsi réagi l'un des jeunes ayant participé à cette expérience. "Envoyer des messages et discuter par messagerie instantanée avec mes amis me donne une constante impression de confort" a écrit un des jeunes, qui a bloggué à propos de ses réactions. "Quand je n'ai pas accès à ces deux "luxes", je me sens seul et isolé".


La question de l'addiction aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux ou aux nouveaux médias est diversement appréciée selon les pays. Si certains États n'ont pas de politique spécifique pour lutter contre ce nouveau genre d'addiction, d'autres ont une politique beaucoup plus rigoureuse, en fonction de la situation interne. En Corée du Sud par exemple, le gouvernement s'inquiète de la dépendance galopante des jeunes Sud-Coréens aux jeux vidéo, et en particulier aux MMORPG.


Dernièrement, c'est l'idée d'un couvre-feu qui a été proposée, afin de freiner l'expansion d'un phénomène qui affecterait de plus en plus de jeunes. Initiée par le ministère de la culture, des sports et du tourisme, cette mesure serait d'une durée de six heures afin de forcer les joueurs à sortir de leur monde virtuel.  L'autre piste serait la réduction drastique des débits, afin de ne plus rendre le jeu attrayant, et persuader le joueur à faire une pause.


En France, à défaut d'étude sur l'impact du web social sur les jeunes, des réflexions ont été menées pour connaitre l'impact des jeux vidéo sur nos chères petites têtes blondes. L'année dernière, Christine Albanel - alors ministre de la culture - avait souhaité par exemple la mise en place d'une campagne d'information sur les dangers du jeu vidéo, tout en appelant à la généralisation des systèmes de contrôle parental permettant de brider l'accès ou les fonctionnalités de certains jeux.


La ministre demandait alors "une étude épidémiologique et sociologique nationale sur le phénomène de cyberdépendance et ses conséquences", comme le préconisait un rapport remis au gouvernement en novembre 2008. Si les jeux vidéo sont suivis avec attention dans l'Hexagone, nul doute qu'une telle étude incite un jour ou l'autre les responsables politiques à se pencher sur la question de l'impact des médias sociaux , et d'Internet en général, sur les Français.


Source: http://www.numerama.com/ via http://libertesinternets.wordpress.com le 24/04/2010

 

Illustration: strips.bitstrips.com


Url de cet article:http://www.internationalnews.fr/article-addictions-les-jeunes-sont-accros-au-web-social-selon-une-etude-americaine-49644885.html

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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 03:56

  Internationalnews

 

http://4.bp.blogspot.com/_Nw-FEScofbM/SLxj556-a2I/AAAAAAAAADw/TES7JoA-7Wo/s320/t%C3%A9l%C3%A9+poubelle.jpg 

 

 


  • " Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation (...) de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. "
    Patrick Le Lay, PDG de TF1

Quand la télé exploite nos pulsions par Caroline Gourdin La Libre be 18/03/2010

 

Dans “Le temps de cerveau disponible”, des chercheurs décortiquent la téléréalité. La surenchère dans l’extrême, au nom du profit. France 2, à 22 h 45.

 

 

Ecrit et produit par Christophe Nick, réalisé par Jean-Robert Viallet, ce documentaire passe à la loupe les programmes de divertissement depuis les années 80, prenant à témoin penseurs et autres sociologues des médias. Dans le cadre d’une programmation événementielle, il constitue un juste contrepoint au "Jeu de la mort", expérience choc diffusée hier soir par France 2 et le 26 février dernier par la RTBF (voir "LLB" du 25/2).


Bien avant la téléréalité, c’est la libération des ondes en France en 1984 qui ouvre la boîte de Pandore. Viallet et Nick rappellent que les donneurs d’ordre ne sont plus les pouvoirs publics mais des "pouvoirs actionnariaux", qui veulent séduire à tout prix des téléspectateurs-consommateurs, des cibles marketing, des ménagères de moins de cinquante ans. En leur offrant "la promesse d’une transgression des tabous", en annihilant leur capacité à prendre de la distance. Les "reality show" des années 80 (de "Psy show" sur Antenne 2 à "L’amour en danger" sur TF1) excitent nos pulsions les plus basses en mettant en scène l’intime, le conflit familial et l’humiliation

 

A la fin des années 90, en réponse à une crise du divertissement, "Le maillon faible" (TF1), format apporté par la BBC et dont le ressort est "l’élimination de l’homme par l’homme", prépare le terrain pour l’avènement de la téléréalité au début des années 2000. Et c’est l’effondrement de la bulle Internet, qui va pousser M6 à franchir le pas en acquérant les droits de "Big Brother". Au printemps 2003, TF1, dont le cours en Bourse est toujours en chute libre, s’engouffre dans la brèche avec "Secret Story". Désormais, la télé encourage le passage à l’acte et surfe sur le narcissisme, la cupidité, le sadisme ou le cynisme, pour accroître son audience et prendre le contrôle sur nos comportements d’achat, sans vergogne. La fameuse phrase de Patrick Le Lay, l’ex-PDG de TF1, "ce que TF1 vend à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible", prend tout son sens. Stiegler parle, lui, de "temps de cerveau sans conscience".

 

Rien de nouveau sous le soleil? En fait si. Parce que la téléréalité s’est banalisée. A un point tel que pour parvenir à capter encore un public qui intègre ces transgressions comme des normes valables, les chaînes doivent aller toujours plus loin. A l’écran, cela se traduit par une dissection de cadavre le samedi soir sur Channel 4. De quoi exciter cette fois notre pulsion de mort. "On est arrivés à un point de l’histoire de l’humanité extrêmement inquiétant, qui prône l’exploitation des pulsions", met en garde une nouvelle fois Bernard Stiegler. "Etre civilisé, c’est ne pas aller au bout de ses pulsions." Et être capable, comme l’explique Freud, de différer la satisfaction de ses pulsions, de les transformer en investissement social.

 

Le risque, avec une téléréalité poussée à l’extrême, c’est de produire de l’hyperviolence, de la guerre civile et, in fine, de détruire la société. Christophe Nick enfonce le clou: "La télé est devenue folle, en particulier les télés commerciales gratuites qui sont représentatives d’une société décadente. Les programmes mis à l’antenne sont de plus en plus transgressifs, comme ces jeux japonais humiliants que les gros producteurs de flux sont en train d’acheter. En France, pays de l’exception culturelle, il y avait encore une pudeur. Mais quand les cours de Bourse se sont effondrés à l’été 2000, on est passés à une autre télé." Dans "Le jeu de la mort", le documentariste montrait que le pouvoir de la télé est devenu immense, au point de pousser, sur le plateau, les individus à tuer...(http://www.lalibre.be/)


 Faut-il laisser la télé continuer à exploiter la pulsion comme un automatisme qui conduit au crime? Si les Français ont le sentiment d’avoir perdu leur identité, ce n’est pas à cause des Maghrébins, des Africains ou des Asiatiques qui s’installent en France, c’est parce que le marketing les a privés de leur culture, c’est parce que les parents n’ont plus de rapport à leurs enfants, c’est parce que les profs ne peuvent plus concurrencer la télé, qui capte l’attention beaucoup plus efficacement qu’eux " La pensée du philosophe Bernard Stiegler nous emmène loin dans Le temps de cerveau disponible H H, une réflexion aussi passionnante qu’inquiétante autour de la téléréalité et de programmes de plus en plus extrêmes qui "vont susciter artificiellement le sordide, flatter les penchants les plus scabreux, les plus grégaires chez le téléspectateur."


Interdit aux moins de 10 ans


Photo: 4.bp.blogspot.com

- Et le commentaire de Le Lay par Le Lay : « Patrick Le Lay, pour TF1, vend du Coca light à Télérama » http://www.acrimed.org/article1688.html
Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-le-temps-de-cerveau-disponible-documentaire-48215343.html

 

 

 

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 00:29

Internationalnews

OULALA
20 mars 2010



http://humour.cote.azur.fr/image/journal550.jpg


Voici la diffusion (payée) en France des principaux quotidiens nationaux 2007/2009 avec mon estimatif 2010.



Source : OJD, http://www.ojd.com/


Il faut cependant noter que la presse quotidienne régionale dépasse largement la presse nationale au niveau des ventes. Selon l’OJD (1er mars 2009), le quotidien le plus vendu était le quotidien Ouest-France avec 768 226 exemplaires vendus(moyenne par jour).


L’association OJD est une association professionnelle française dont le rôle est de certifier la diffusion, la distribution et le dénombrement des journaux, périodiques et de tout autre support de publicité.


Nous avons donc 1 934 261 journaux (payés) diffusés en 2008 et 1 860 732 en 2009 donc 73 529 de moins en un an soit –3,8% et cela n’est pas près de s’arrêter.

 

Il faudrait de plus ajouter une partie des 200 000 abonnements gratuits de l’opération « Mon journal offert » (explications plus bas) sans compter les opérations mises en place par les journaux eux-mêmes. Par exemple, 8000 jeunes recevront le journal Le Monde une fois par semaine, et ceci, subventionné par l’Etat.

 

http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/media/02/00/1170216310.jpg


La presse française est en pleine crise, d’ailleurs le quotidien Le Monde a perdu plus de 28 000 lecteurs en 2 ans. Les seuls à tirer leur épingle du jeu sont La Croix et Les Échos qui restent stables.


France Soir a lancé un grand plan de relance le 17 mars 2010 avec un budget communication de 20 millions d’euros, 500 000 exemplaires mis en place, ainsi que l’embauche d’une dizaine de journalistes. Vous avez donc l’explication de mon point d’interrogation sur les ventes 2010.


Le champion toute catégorie reste le journal Libération qui a perdu près d’un quart de ses lecteurs, une hémorragie !


En France, il faut le rappeler, la désignation du responsable éditorial d‘un journal doit être approuvée par les journalistes. C’est le minimum pour souligner l’indépendance de la rédaction. Or, en 2005, Libération, renfloué par Edouard de Rothschild, a renoncé à ce statut (Serge July a été congédié) et depuis, la descente aux enfers de ce journal est patente car il passe de 142557 ventes en 2005 à 111 584 en 2009, un record !


Pour l’estimatif 2010, j’ai appliqué (indépendamment pour chacun des journaux) le coefficient 2008/2009, une estimation "à minima" donc car l’agonie de la presse écrite devrait s’accélérer avec les nouvelles technologies et l’aggravation de la crise. Les chiffres des ventes des 10 plus grands journaux en 2010 (voir tableau ci-dessus) devront donc être l’objectif à atteindre pour les patrons de presse.


Selon la Direction générale des médias et des industries culturelles (DDM), la presse écrite française serait composée de 17 000 titres et aurait un chiffre d’affaire de 10.5 milliards d’euros réalisé essentiellement par 25% d’entre eux et d’après l’OJD ce sont près de 5 milliards d’euros en publicité qui sont investis dans la presse chaque année.


Toujours d’après la DDM, le nombre de titre, les budgets publicitaires et les ventes de la presse (payante) chutent lourdement. Les recettes se sont effondrées de 16% entre 2000 et 2008.



Source DDM : http://www.ddm.gouv.fr


Vous comprenez mieux le problème et pourquoi notre gouvernement s’est porté au secours des quotidiens nationaux au bord du gouffre. Dans le reste du monde, on assiste aux faillites répétées et à la concentration, en France, on concentre et on subventionne (par la dette), une tradition.


Nous assistons ainsi depuis quelques années a une concentration des médias dans les mains de quelques groupes puissants, ce que confirmait M. Jacques Valade, sénateur de la Gironde, président de la commission des affaires culturelles du Sénat :


« De même, la majorité des médias est devenue en France la propriété de puissants groupes industriels qui se diversifient dans le secteur stratégique de la communication… Le problème du maintien de la diversité culturelle face à ces mouvements de concentration liés à des exigences économiques est donc clairement posé. » Source : http://www.senat.fr/ page 6.


M. Jean-François Kahn, directeur de Marianne page 12 (sur Sénat.fr ci-dessus) explique :


« Il ne faudrait pas croire que le phénomène de la concentration ne concerne que la France. Il s’agit d’un problème général qui n’existe pas seulement dans le secteur de la presse, mais qui le touche de plus en plus. A titre d’exemple, l’outil Internet est monopolisé par Windows de Microsoft et le marché des sodas par Coca-Cola.


Par ailleurs, ce phénomène ne relève pas d’un clivage entre la gauche et la droite ; il est totalement attentatoire à l’idéologie libérale. L’exemple italien le plus spectaculaire est la mainmise progressive d’un industriel sur les trois chaînes nationales et 95 % du marché de la presse, réussissant ainsi à prendre le pouvoir. Il s’agit d’un système quasiment soviétique ! »

 

http://www.lestudio1.com/images/RupertMurdochInter187.jpg

Murdoch, L'homme qui est propriétaire des informations


Il ajoute plus loin :


« M. Murdoch qui est à la tête de 60 % des médias australiens… En outre, sans l’influence des médias détenus par M. Murdoch en Angleterre, aux Etats-Unis et en Australie, la guerre d’Irak n’aurait pas été possible parce que les opinions publiques nationales de ces pays auraient rejoint celles du reste du monde. »


http://filipspagnoli.files.wordpress.com/2009/04/war-on-terror-cartoon.png

 

Difficile d’être plus clair sur le rôle des médias, un aveu ! Une hyper concentration donc qui devrait s’amplifier avec la crise.


John Morton, consultant de nombreuses entreprises médias, responsable de l’entreprise Morton Researc Inc nous explique pourquoi les grands quotidiens sont les plus vulnérables :


"Les grands journaux métropolitains dépendent largement des annonces classées, le domaine le plus vulnérable vis-à-vis d’Internet. Les petits journaux obtiennent normalement 30 % de leurs revenus à partir des annonces classées. Pour les grands journaux métropolitains, cela peut aller jusqu’à 50 % et plus. Certains signes semblent indiquer que les annonces classées reviennent, mais elles ont été la cause majeure des problèmes rencontrés par les journaux métropolitains. Les journaux locaux sont plus proches de leurs lecteurs et moins vulnérables quand la conjoncture est mauvaise." Source : http://www.ifra.net/fr


La Presse Quotidienne Régionale ( PQR ) a 17 millions de lecteurs (avec +30% d’audience sur leurs sites web) avec une baisse de 11% de ses recettes publicitaires alors que les grands quotidiens ont perdu 15% selon l’ODJ.


Cependant, les difficultés de la presse écrite ne peuvent être analysées sans étudier le développement du Net.


Internet qui est en effet devenu depuis 2008 la 2ème source d’informations nationales et internationales aux USA (et bientôt partout dans le monde), derrière la télévision, est en train de rendre obsolète la presse papier. Les nouvelles technologies comme les netbooks (mini ordinateur portable) en liaison avec le développement de l’Internet mobile qui permettent de s’informer partout avec un support vidéo devraient accélérer l’agonie des grands journaux. Selon L’OJD, grâce aux nouvelles technologies, la consommation des médias lors des déplacements a ainsi augmenté de 75,4% en 2008, elle devrait exploser (au détriment de la presse écrite) dans les années à venir.


D’après la dernière étude décennale du Ministère sur les pratiques culturelles des Français (2008) 73 % déclaraient lire un quotidien payant en 1997, ils sont 69% en 2008. Ce mouvement s’amplifie auprès des plus jeunes, 20% des 15-24 ans déclaraient lire un quotidien en 1997. Ils ne sont plus que 10% en 2007.


Ainsi, 1,7 milliards de foyers sont connectés dans le monde. Cela représente 26% de la population mondiale.


L’Arcep Autorité de régulation des communications électroniques et des postes dénombrait fin décembre 2009 plus de 19,7millions d’abonnés au haut et très haut débit en France, soit 10% de plus qu’en 2008.


Face à ce « rouleau compresseur », la presse écrite ne peut pas grand chose et Charlotte Hall, présidente de l’Associationdes rédacteurs en chef (ASNE), donnait le ton avec son "slogan mobilisateur" annoncé à la Convention annuelle qui s’est tenue à Washington en avril 2009 : "le journalisme au temps du choléra".


Pour enfoncer le clou, la chaîne télévisée CNN avait par ailleurs déclaré que le sénateur démocrate américain John Kerry responsable du sous-comité de communications au Sénat présentait les journaux écrits comme "une espèce en voie d’extinction".


Bernard Spitz, Directeur de la stratégie de Vivendi UniversaI jusqu’en 2004, ancien conseiller du Premier ministre Michel Rocard, journaliste au journal Le Monde et surtout délégué à la coordination des Etats généraux (présidentiels) de la presse, soulignait : « outre les avancées économiques et juridiques, les états généraux de la presse ont été, pour les acteurs, une étape décisive dans la prise de conscience de la révolution en train de s’accomplir. La presse n’est pas morte mais son modèle change. Elle entre dans une époque où le support électronique sera la règle pour tous, et le support papier, l’exception. » Des propos qui font écho à ceux d’Alain Giraudo :"Bref l’écrit n’est pas mort, c’est la matière sur laquelle on l’imprimait qui l’est".


Mais il existe un autre problème et non des moindres.


Pour comprendre, il faut relire l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui précise : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »


J’avais écrit l’année dernière « faillite des médias et démocratie » qui exposait les enjeux de la presse écrite.
Source : http://gillesbonafi.skyrock.com/

Ainsi, alors que la dictature enferme ou assassine les journalistes et intellectuels qui osent s’exprimer, nos « démocraties » ont inventé un concept novateur : la non existence.


En fait, on peut tout dire, sauf dans les journaux ou à la télévision.


D’ailleurs, Reporters sans frontières (RSF) qui avait classé la France 35ème dans son classement mondial de la liberté de la presse dans le monde en 2008, la place désormais en 2009 à la 43ème place derrière le Surinam mais aussi le Mali et la Namibie. Encore un petit effort et nous serons au niveau de la Chine (168ème). Il faut noter qu’Israël est 93ème.http://www.rsf.org/


http://pressepro.canalblog.com/images/libert__de_la_presse.jpg

Alain Giraudo un journaliste qui anime un blog sur les médias nous livre une analyse impertinente comme on les aime sur le Net : « Je crains donc qu’en glissant sémantiquement de la notion de « liberté de l’information » à celle de « liberté de la presse » on ne fasse qu’embrouiller les choses. Or c’est derrière cet étendard que se massent les rédactions qui ne sont pas capables d’appliquer à leur activité la grille d’analyse critique qui doit être le fondement de leur métier. Il est tellement plus facile de désigner l’impéritie des dirigeants, ou le totalitarisme rampant du pouvoir politique en clamant que ce qu’on fait est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie. Tellement plus facile que de faire son autocritique.

 

sarkozyrsfkf5.jpg

 

Ceux qui brandissent aujourd’hui la « liberté de la presse » ont autre chose en tête que la « liberté de l’information ». En fait ils voudraient que par une sorte de miracle une activité irrémédiablement en déclin soit maintenue sous perfusion afin essentiellement de préserver des emplois. Or pourquoi faudrait-il préserver des emplois dans la presse écrite telle qu’elle est aujourd’hui ? » [http://www.chienecrase.com/>http://www.chienecrase.com/?p=68]


En effet, pourquoi subventionner une presse qui est devenue "la voix de son maître" ?

 

Pour parler des subventions, 70 millions d’euros ont été débloqués pour l’aide au portage sur une période de trois ans et 20 millions d’euros d’aide ont été octroyés au service de la presse en ligne (Spel).


La commission des affaires culturelles et de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2010 (n°1946) nous donne des chiffres précis qui montrent l’ampleur de l’aide à la presse, un malade sous perfusion :


« En 2010, les crédits du programme « Presse » enregistrent une hausse exceptionnelle de près de 51% par rapport aux crédits inscrits en loi de finances initiale pour 2009. Ils atteignent ainsi 419,3millions d’euros en 2010 contre 277,7millions d’euros en loi de finances initiale pour 2009.


Le programme « Presse » se décompose en deux actions :


- les crédits correspondant aux abonnements que l’État souscrit à l’Agence France-Presse dont le montant est fixé à 113,38millions d’euros dans le présent projet de loi de finances contre 111,38millions d’euros en loi de finances initiale pour 2009.


- et les aides à la presse, qui augmentent de 84%, passant de 166,3millions d’euros en loi de finances initiale pour 2009 à 305,9millions d’euros dans le présent projet de loi de finances. » Source : http://www.assemblee-nationale.f page 7.


De plus, le moratoire sur la hausse des tarifs postaux devrait coûter cher à la poste.


Les 200 000 offres d’abonnement gratuit de l’opération « Mon journal offert » lancée le 27 octobre 2009 en direction des jeunes de 18-24 ans auront un coût de 15 millions d’euros supportés par le ministère de la culture et de la communication sur 3 ans dont 5 millions en 2009. Frédéric Mitterrand avait par ailleurs indiqué que ce seuil pourrait être relevé au cours des deux prochaines années.


La moitié des coûts de cette opération étant à la charge des groupes de presse, une opération qui concerne 59 titres dont l’Equipe. Source : http://www.monjournaloffert.fr/


Il faut d’ailleurs se poser la question de savoir comment Presstalis, le premier distributeur de presse en France, ex-NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) qui a un fonctionnement coopératif va être réformé (rapport de l’inspecteur des finances Bruno Mettling) ?


La mutualisation des coûts, la façon de calculer les tarifs facturés aux éditeurs, devant disparaître au profit de qui ? Certains craignent que les petites structures qui sont les plus indépendantes ne paient les pots cassés.


En conclusion, ce tour d’horizon de la presse écrite est à l’image de notre monde, un monde en pleine déliquescence dans lequel on fait payer l’esclave pour ses propres chaînes.


John Swinton, rédacteur en chef du New York Times, en 1880, avait d’ailleurs affirmé que les journalistes étaient « des prostituées de l’intellect »


En 1881 le député Charles Floquet, lors du débat sur la liberté de la presse avait clairement affirmé que la presse était la clé du système de domination car elle était (et est toujours) « le gardien du temple » qui empêche toute remise en cause de notre système économique, une réalité plus que jamais d’actualité :


« Si vous examinez la presse actuelle que voyez-vous ? Vous voyez des grandes organisations financières installées pour accaparer la pensée humaine, la pensée politique ! ».


http://www.oulala.net/

Les emphases sont d'IN
Illustrations: blablade zinc, pressepro.canalblog, www.lestudio1.com, filipspagnoli.files,
sarkostique.over-blog.

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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 13:18
http://medias.lepost.fr/ill/2009/03/18/h-20-1461364-1237370489.jpg

Emission de la chaine de télévision serbe RTS, qui démontre le trucage des photos du camp de prisonniers d'Omarska et de réfugiés de Trnopolje en 1992. Ces photos sont encore utilisées pour faire passer les Serbes pour des bourreaux nazis.


Un modèle de manipulation des opinions publiques occidentales.

NB: Les vidéos 2 et 3 sont en VOSTF, la 1ère, qui a été remplacée, n'est pas sous-titrée

Propagande 1/3

Le mensonge des "camps de la mort" serbes 2/3
Le mensonge des "camps de la mort" serbes 3/3

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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 20:09


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