Protection Animale/Animals' rights

Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 01:19

http://www.pas-content.ch/anti-corrida/Photos%20C.R.A.C/Corrida%20Chateaurenard%2002-08-04%20(34).JPG 

Par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

Revue semestrielle de droit animalier, 2, 2010, p. 119-124.

Tout est dit dans la loi. La corrida est en France une exception juridique, une exception à l’interdiction de pratiquer des « sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux » (art. 521 du Code pénal). Elle est donc, de fait, reconnue par le législateur lui-même comme un sévice grave ou un acte de cruauté, mais qui, à la différence des autres, n’est pas puni. Pourquoi cette impunité ? Parce qu’elle a lieu là où « une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».

 

Voilà donc une pratique punie à Brest, au nom de la sensibilité de l’animal, mais permise à Nîmes, malgré la sensibilité de l’animal.

 

Cette aberration est fondée sur l’appel à la tradition, qui est un sophisme connu depuis 2000 ans sous le nom d’argumentum ad antiquitam. L’excision est également un rite millénaire, une pratique culturelle, une tradition profondément ancrée. Pourtant, le même législateur l’interdit et fustige ce relativisme culturel, qu’il invoque au contraire quand il s’agit de protéger le « patrimoine » national, dans le cas de la corrida comme dans celui du foie gras. Ce n’est pas parce que l’on fait quelque chose depuis longtemps au même endroit que l’on a raison de le faire. Tous les progrès sociaux ont eu lieu contre les traditions, de l’abolition de l’esclavage au droit de vote des femmes. La tradition en elle-même explique mais ne justifie rien.

 

Justement, dira-t-on, n’avez-vous pas mieux à faire qu’à vous occuper des taureaux ? Francis Wolff conseille aux militants de la cause animale de se saisir « de la Tchétchénie, de l’Irak, du Darfour », « des enfants qui crèvent de faim ou meurent sous les bombes » [1]. C’est encore un raisonnement fallacieux, connu sous le nom de « sophisme du pire ».

 

Il consiste à dire que X n’est pas un problème puisqu’il y a pire que X, et que l’on devrait donc concentrer toute son énergie sur ce pire que X. Non seulement ceux qui professent ce genre de conseil seraient bien en mal de l’appliquer eux-mêmes – consacrent-ils tout leur temps à la résolution de ce qu’il y a de pire sur terre ? – mais ils présupposent une contradiction qui dans les faits n’existe pas. S’occuper du bien-être des taureaux empêche-t-il de prendre soin des hommes ?

 

En réalité, ce sont souvent ceux qui citent les enfants du tiers-monde comme un prétexte pour ne pas se soucier des animaux qui ne font strictement rien ni pour les uns ni pour les autres, alors qu’une grande partie de ceux qui se soucient du bien-être des animaux militent également contre la misère humaine, parce que l’humanitarisme intelligent passe la frontière des espèces [2].

 

Pourtant, insiste-t-on, les matadors, les toréadors et les aficionados sont des gens comme vous et moi, qui ne sont pas « moins sensibles à la souffrance que les autres » [3]. Ils éprouvent à l’égard du taureau un respect profond, et sa souffrance, hors de l’arène, notamment dans les couloirs de l’abattoir, leur est insupportable. J’en ai rencontré certains, dont je ne doute pas de la sincérité. Le problème n’est pas là. Il est dans le passage du jugement selon lequel ces personnes sont bien intentionnées à celui selon lequel la pratique qu’elles défendent ne peut pas être mauvaise – puisqu’elles sont bien intentionnées. C’est un « sophisme de la bonne intention ». Que le but de la corrida ne soit pas de faire souffrir n’implique aucunement qu’elle ne fasse pas souffrir. La moralité d’une action ne se juge pas à l’aune des intentions des acteurs. De bonnes intentions ne garantissent pas de bons résultats et, réciproquement, de mauvaises intentions n’excluent pas de bons résultats.

 

Mais si les acteurs sont de grandes personnalités ? On rappelle volontiers que Goya, Delacroix, Picasso et d’autres étaient des aficionados passionnés. Une manière de dire : si ces grands hommes ont été inspirés par la corrida, c’est donc qu’elle a une valeur, c’est donc qu’il faut la défendre. On donne ainsi l’impression que la corrida a joué un rôle dans leur génie et donc, d’une certaine manière, que Goya, Delacroix et Picasso n’auraient pas été Goya, Delacroix et Picasso sans elle. Ce qui signifie, pour nous, aujourd’hui : si vous interdisez la corrida, vous nuisez au développement du potentiel humain dans une mesure qui reviendrait à tuer dans l’œuf des Goya, des Delacroix, des Picasso. C’est un autre sophisme, qui porte le nom d’« appel à l’autorité ».

 

http://www.ephphata.net/images/corrida20.JPG

Photo: http://www.ephphata.net/ecologie/corrida-1.html

 

Il est ici doublé d’un « sophisme de la bonne compagnie », puisque l’on fait référence non seulement à de grandes personnalités (autorité), mais encore à des gens dotés d’un ethos respectable, d’une image positive, donc insoupçonnables d’être associés à de mauvaises pratiques. D’où ce genre d’argumentation : « Pensez-vous vraiment que Lorca, Hemingway, Leiris, Bataille, Cocteau se plaisaient à voir mourir des bêtes ? » [4].

 

Le raisonnement sous-jacent est celui-ci : Lorca, Hemingway, Leiris, Bataille et Cocteau sont des hommes bons. Or, ils aiment la corrida. Donc, la corrida est bonne. Sophisme, bien entendu, puisqu’il n’y a aucun lien logique entre la sympathie que peut susciter une personne et la légitimité des pratiques qu’elle apprécie. Les personnes citées sont bonnes pour écrire, peindre, composer, pas forcément pour avoir des jugements éthiques valables. Qu’une pratique soit une inspiration pour l’art n’en fait pas forcément une bonne pratique. L’art s’inspire de tout, y compris du pire, et heureusement qu’il a cette liberté.

 

Le sophisme de la bonne compagnie tente donc de rendre la corrida sympathique en l’associant à des pro-taurins sympathiques. Mais l’on trouve aussi la stratégie inverse, le « sophisme de la mauvaise compagnie », qui tente de rendre la corrida sympathique en dénigrant les anti-taurins. Les exemples sont nombreux, où l’on dresse le portrait terrible de ces « animalistes » absurdes, ridicules, et surtout dangereux, à grands coups d’amalgame, d’ignorance et de mauvaise foi.

 

La défense habituelle de la corrida, d’autant plus faible qu’elle est criblée de sophismes, est renforcée depuis quelques années par le développement d’une argumentation philosophique [5], plus subtile, mais non moins fallacieuse. La corrida est présentée comme un symbole. Pour Alain Renaut, elle symbolise « le combat de l’homme avec la nature », pour exprimer « la soumission de la nature brute (c’est-à-dire de la violence) au libre arbitre humain, victoire de la liberté sur la nature ».

 

C’est à la fois un art et l’expression de l’humanisme, « c’est-à-dire la désignation de la culture comme la tâche propre de l’homme », la culture étant définie comme arrachement à la nature [6]. Francis Wolff renchérit : « L’humanité contre la tauréité. Homo sapiens vulnérable mais serein face à la force vaine de bos taurus ibericus. Nature lucide contre nature aveugle » [7].



L'estocade - Une épée de 85 cm qui ne pénètre rarement qu'une seule fois : le bourreau s'y reprend souvent à plus de trois ou quatre fois, c'est la moyenne. Le record, c'est 32 essais c'est-à-dire coup d'épée ! http://www.cpepesc.org/La-tauromachie-devant-la-Cour.html

 

L’explication est simpliste, pour au moins deux raisons. D’une part, parce que si tout ce que montre la corrida est ce vieux dualisme que tous les philosophes depuis Descartes ont dépassé, alors elle décrit un monde et un système de pensée qui ne sont plus les nôtres depuis trois siècles. D’autre part, parce que si le taureau symbolise la nature, il est bien loin dans les faits d’être la nature, c’est-à-dire d’être naturel, comme le reconnaît Renaut lui-même [8]. Le taureau de combat est un produit extrêmement calibré, contrôlé, maîtrisé, un chef-d’œuvre de l’élevage, donc de la culture. La « naturalité brute » qu’il dégage malgré tout n’est rien d’autre que l’interprétation que nous avons de son comportement. Elle n’est pas tant en lui que dans notre regard, qui trouve ce qu’il cherche.

 

Mais le problème essentiel est ailleurs. Il y a une confusion générale, un glissement sémantique de l’explication à la justification. Lorsque Renaut et Wolff mettent au jour ce que symbolise la corrida, ils ne le font pas pour enrichir de manière neutre les catalogues anthropologiques. Ils le font pour la défendre ! Ils passent donc du fait à la valeur, d’une explication à une justification. Or, ce n’est pas parce qu’une pratique peut être expliquée qu’elle est juste. Il serait aisé de réunir une trentaine d’intellectuels internationaux pour trouver à l’excision, l’infibulation ou à n’importe quelle torture, scarification ou violence traditionnelle une importante dimension symbolique, rituelle, esthétique, sociologique, psychanalytique et tout ce que l’on voudra. La rencontre peut être passionnante sur le plan intellectuel mais cela ne change rien au fait que ces pratiques sont condamnables et doivent être abolies.

 

Ces philosophes qui défendent la corrida soulignent son rôle éducatif : « Comme le dressage, elle humanise la bête, mais elle met à mort l’animal sitôt instruit » [9]. De là, deux questions. D’une part, à quoi éduque-t-on exactement ? Qu’apprend-on au taureau ? On parle d’une bête instruite, sans jamais préciser de quoi. Je demande de quoi on instruit la bête en lui plantant des lames dans le corps. D’autre part, en admettant qu’il y ait instruction de quelque chose, à quoi cela sert-il d’instruire pour tuer ? Quelle est cette pédagogie qui ne permet pas à l’élève de vivre suffisamment longtemps pour jouir de son instruction ?


Curieusement, la bête qui tout à l’heure était l’incarnation de la nature brute, l’antithèse de la culture humaine, est maintenant instruite comme un enfant. L’anthropomorphisme est même la base de la philosophie de la corrida de Wolff, qui repose entièrement sur l’attribution au taureau d’un certain nombre de qualités : la bravoure, le courage, la noblesse, l’héroïsme, l’excellence [10]. Il y a d’ailleurs une contradiction, puisqu’en même temps qu’il lui attribue ces qualités sophistiquées, il refuse au taureau la simple capacité de vouloir qui, selon lui, serait « contraire à sa nature » [11]. Comment un taureau qui ne veut pas, qui n’est donc qu’une machine, pourrait-il faire preuve d’héroïsme ?

 

Mais ce qui frappe est que ces qualités sont évidemment humaines. Ce n’est pas le taureau qui voit ce que les hommes appellent un combat comme un « combat ». Ce n’est pas lui qui fait preuve de noblesse dans un coup de corne, d’héroïsme ou de bravoure lorsqu’il continue de se défendre tout en se vidant de son sang. Ce sont les hommes qui lui attribuent ces qualités humaines, pour rendre la comparaison possible.


La philosophie de la corrida repose sur une négation de l’altérité. Le taureau est « humanisé » pour pouvoir être mis sur la même échelle de valeurs que l’homme qui le combat – et permettre ainsi la comparaison, dans le seul but de pouvoir affirmer la supériorité humaine, qui n’aurait aucun mérite si l’adversaire ne partageait pas les mêmes « vertus cardinales » [12].

 

Pourquoi faut-il, en fin de compte, tuer le taureau ? Wolff parle d’« une vérité aveuglante », d’un impératif catégorique : « il faut que le taureau meure ! » [13]. Mais pourquoi ? La raison n’en est énoncée clairement nulle part. L’auteur explique que la manière de le faire justifie le fait de le faire. La mise à mort est codifiée, ritualisée, elle est une cérémonie. Cela suffit à la défendre : « Dans toutes les civilisations où le taureau a été combattu et mis à mort de façon formalisée, il a été admiré, loué, célébré et plutôt chanté comme un dieu que traité comme une bête » [14]. « Après la mort, enfin, la dépouille du taureau combatif est souvent acclamée. Parfois même, elle recueille un tour d’honneur au pas lent des mules, et la foule se lève et se découvre à son passage » [15].

 

Le raisonnement sous-jacent est celui-ci : la corrida formalise la mise à mort. Or, toutes les civilisations qui ont fait de même ont traité le taureau comme un dieu. Donc, la corrida traite le taureau comme un dieu. Donc, elle le respecte. Donc, elle est légitime.


Raisonnement typiquement anthropocentrique : le taureau se moque bien d’être respecté comme un dieu s’il souffre et meurt dans l’arène. De la même manière, je ne peux pas justifier l’enlèvement et le meurtre sacrificiel d’une jeune vierge par le fait que la codification de la pratique manifesterait mon respect à son égard. Le fait d’avoir des règles, des rites, un déguisement et, éventuellement, un grand respect pour sa victime, n’excuse ni ne justifie en rien ce qu’on lui fait subir.

 

Quant aux hommages rendus à une dépouille, ils n’ont de sens que pour les survivants. Celui qu’on enterre dans un cimetière se moque bien d’avoir des fleurs fraîches sur sa tombe. De la même manière, le tour d’honneur de la dépouille du taureau n’a strictement aucun sens pour le bovin mort ou pour ceux qui sont encore aux champs : c’est l’homme encore et toujours qui se fait plaisir. Si l’on pense que la corrida se justifie par ce plaisir que peuvent éprouver certains hommes à y assister, qu’on le dise franchement. Mais qu’on cesse de dissimuler derrière un écran de fumée métaphysique des raisons qui sont en réalité beaucoup plus brutes.


[1] Francis Wolff, « Gare à l’idéologie ‘animaliste’ », L’Humanité hebdo, 15 septembre 2007, p. 18.

[2] Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Ethique animale, Paris, PUF, 2008, p. 137-138.

[3] Francis Wolff, « Gare à l’idéologie ‘animaliste’ », op. cit.

[4] Ibid.

[5] Voir Alain Renaut, « L’esprit de la corrida », La règle du jeu, 7, 1992, p. 84-109 et « L’humanisme de la corrida », Critique, 723-724, 2007, p. 552-560 ; et Francis Wolff, « Le statut éthique de l’animal dans la corrida », Cahiers philosophiques, 101, 2005, p. 62-91 et Philosophie de la corrida, Paris, Fayard, 2007.

[6] Alain Renaut, « L’esprit de la corrida », op. cit., p. 94 et « L’humanisme de la corrida », op. cit., p. 557.

[7] Francis Wolff, Philosophie de la corrida, op. cit., p. 76.

[8] Alain Renaut, « L’humanisme de la corrida », op. cit., p. 558.

[9] Pedro Cordoba et Francis Wolff, Critique, 723-724, 2007, p. 550. Voir aussi Renaut, « L’humanisme de la corrida », op. cit., p. 557.

[10] Francis Wolff, Philosophie de la corrida, op. cit., p. 78.

[11] Ibid., p. 74.

[12] Ibid., p. 82. Voir Elisabeth Hardouin-Fugier, « Surhomme et sous-bête, le toro de corrida », in Boris Cyrulnik (dir.), Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale, Paris, Gallimard, 1998, p. 1286-1295.

[13] Francis Wolff, op.cit., p. 97.

[14] Ibid., p. 66-67.

[15] Ibid., p. 69.

 

Photo: www.pas-content.ch

 

http://www.jbjv.com/Les-sophismes-de-la-corrida.html

 

http://www.internationalnews.fr/article-les-sophismes-de-la-corrida--56289546.html


Dossier corridas/Bullfight files

corrida-crac.jpg

 

 

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 11:31

 

Début septembre, le parlement européen sera appelé à voter et approuver la nouvelle directive sur la protection des animaux de laboratoires.


C’est une loi favorisant l’industrie, faite spécifiquement pour mettre en évidence la nécessité des recherches sur animaux et du commerce qui en découle. Cette loi ne propose pas de méthodes alternatives, et ce même lorsqu’elles sont possibles.


En même temps, la loi permettra :


- D’expérimenter sur les primates, même quand le but n’est pas de trouver des traitements pour les humains


- D’expérimenter sur les animaux sauvages ou errants, y compris les chats et les chiens (article 11)


- De réutiliser, systématiquement, les animaux ayant déjà servi à l’expérimentation, et qui ont souffert « légèrement » ou « modérément », ou encore même « sévèrement », prolongeant ainsi leur souffrance et leur détresse.


- De continuer à expérimenter, sans anesthésie, dès lors que les chercheurs estiment cette pratique appropriée (article 14)


- D’expérimenter sur des animaux vivants dans des buts pédagogiques (article 5)


- De créer des animaux génétiquement modifiés pour la réalisation de procédures chirurgicales


- De soumettre les animaux à d’inévitables chocs électriques, pour les rendre impuissants


- De garder des animaux d’espèce sociale, tels que chiens et primates, dans l’isolement complet et ce durant des périodes prolongées.


- De pratiquer, sans anesthésie, des ablations thoraciques (par exemple l’incision de la cage thoracique suivie de l’ouverture de la cavité pleurale)


- De forcer l’animal à nager jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que mort s’en suive (annexe VIII)


Nous sommes à la fois honteux et profondément chagrinés en constatant à quel point le profit oriente les secteurs pharmaceutiques et chimiques. Nous sommes horrifiés voir autant bafoués les droits des autres espèces vivantes.


Des scientifiques internationalement renommés prônent d’utiliser des méthodes alternatives, utiles et plus exactes sur le plan scientifique.


Le parlement européen trahit de part et d’autre et les animaux et les citoyens européens qui croient en la justice !


La directive 86/609/EEC est un cadeau pour les industries chimiques et pharmaceutiques. Elle est scientifiquement obsolète, cruelle envers les animaux sans défense.


Nous demandons au parlement européen de renforcer les dispositions du rapport d’Elisabeth JEGGLE, en prenant compte, et en tout premier lieu, du bien - être des animaux.


Source : http://sos-crise.over-blog.com via http://www.terrefuture.fr

 

Pétition : http://lapetition.be/sign_petition.php?petid=7878

  

 

 

 

 

 

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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /2010 13:11

Internationalnews

L’abandon d’un animal est un délit puni par la loi, jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30.000€ d’amende. Mais combien le savent ?
Et qui sait qu’un chien ou un chat abandonné est presque irrémédiablement condamné au pire ? S'il ne meurt pas de faim ou d’un accident, il sera capturé par la fourrière avec le risque d'être euthanasié si aucun refuge ne le recueille à l’issue d’un délai de 8 jours de garde.(30millionsdamis.fr)


Univers-Nature 4 août 2010


La France enregistrerait entre 80 000 et 100 000 abandons d’animaux domestiques chaque année, détenant par là-même le record européen

23 décembre 155

Si le problème est récurrent à chaque période estivale, l’état d’alerte semble être déclaré cette année dans les refuges accueillant les animaux abandonnés. Ainsi, Stéphane Lamart, président de l’association éponyme œuvrant à la défense des droits des animaux, explique que leurs refuges sont saturés depuis le 1er juillet. Le même constat transparaît, malheureusement, dans les discours de tous les organismes associatifs à vocation similaire.

Phot 063

Martine Alessandri, responsable d'un refuge de la Fondation Assistance aux animaux, situé à Villevaudé en région parisienne, qualifie cette année de « catastrophique ». Illustrant cette vague d’abandons massive, elle rapporte qu’au cours des derniers jours un chien de type griffon a été « balancé par-dessus le portail du refuge », lequel culmine pourtant à près de deux mètres de hauteur. D’autres sont simplement attachés aux grilles du refuge.

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En conséquence de quoi, le refuge ne parvient plus à soutenir cette recrudescence d’animaux désormais orphelins. Le centre d’accueil de Villevaudé a, de fait, largement dépassé sa capacité d'accueil depuis début juillet, affichant un total de 120 chiens recueillis (contre 90 autorisés) et près de 200 chats, soit le double du nombre autorisé.

12 janvier 032 

Tout autant submergée malgré ses 55 refuges répartis sur la France, dont six concentrés en région parisienne, la Société Protectrice des Animaux (SPA) a dû faire face à un afflux massif d’animaux abandonnés dès début juin.

Responsable de la communication de la SPA, Valérie Fernandez explique qu’habituellement, la période estivale conjugue une augmentation des abandons à un accroissement des adoptions, orchestrant un roulement entre entrées et sorties. Or, rien de tel ne s’observe cette année, les adoptions affichant une tendance globale à la baisse.

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Cette année noire ne contribue donc pas à redorer l’image de la France, laquelle se voyait décerner par la SPA la « Palme de l’abandon » en 2009. En effet, d’après les données issues de diverses associations, le pays enregistrerait entre 80 000 et 100 000 abandons d’animaux domestiques chaque année, détenant par là-même le record européen.

4 avril 205

Face à cet été sombre pour les animaux domestiques, on peut craindre de voir le phénomène se répéter lors des vacances de Noël, deuxième grand pic annuel de rejets d’animaux dont la compagnie n’est plus souhaitée.

Débordées et indignées, les associations de protection animale lancent un appel à la responsabilisation, Stéphane Lamart ayant déclaré à ce propos : « Un animal est un être sensible qu’on ne laisse pas en plein soleil dans une voiture, qu’on n’abandonne pas au bord d’une route ni même au fond d’un refuge. Cela s’appelle le respect de la vie».

Cécile Cassier

http://www.univers-nature.com

Photos: Joëlle Pénochet

Sauf n°3: http://www.actuanimaux.com

Un animal n'abandonne jamais

Dossier abandons: http://www.actuanimaux.com/upload/etatdeslieux_abandons_refuges.pdf

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-un-ete-noir-pour-les-abandons-d-animaux-de-compagnie-54949759.html

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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /2010 12:17

corrida-crac.jpg

 

  Des documentaires et des articles sur cette pratique qui vient d'être interdite par le parlement de Catalogne Sud le 28 juillet

Bullfight Documentaries and articles

 

 

Update 5 août 2010:


Alors que la saison des ferias bat son plein, deux tiers des Français (66%) se prononcent en faveur de l’interdiction des corridas en France. (IFOP)

 

Télécharger les résultats de l'étude (pdf, 212 ko) 

 


France: Les anti-corrida sabrent le champagne!

 

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La torture, ça s'apprend? La corrida et les enfants (débat avec un psychiâtre)


La Corrida, ni un "art", ni une "culture": la barbarie pure ! (Film Alinea3 de Jérôme Lescure)


L'Espagne et ses "traditions" barbares (animaux torturés, mutilés...)


« Apprendre à tuer» Film anticorrida de Pablo Knudsen (2008)


Repentance et corrida: l'horreur d'une barbarie festive


Pour l'abolition totale des Corridas (article et vidéo)


Corrida : The truth/La véritée (VOSTF, 2' 29)


La face cachée des corridas... (videos)


Voir: Francis Cabrel: La corrida: http://www.youtube.com/watch?v=CRo8Y2w-ePE&feature=related


 

FLAC, Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas

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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /2010 00:16

Internationalnews

Mediapart, 3 août 2010


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La tolérance ? Il y a des maisons pour ça. Ou plutôt des arènes. Car en France, la corrida - ou tauromachie, s'inscrit directement dans le cadre des entorses à la loi. Tandis que le Code rural interdit tout mauvais traitement contre les animaux domestiques ou sauvages, la France autorise l'art du combat et même la mise à mort de taureaux dans les arènes du Sud. Prétexte invoqué par le Code pénal : il s'agit d'une "tradition locale ininterrompue"*, d'où l'autorisation d'exceptions.

 

Peut-être plus pour longtemps depuis que l'un des bastions de la corrida en Espagne, la Catalogne, a voté mercredi 28 juillet 2010, l'interdiction de la corrida sur son sol à compter de 2012. La veille de la session plénière, Thierry Hély, chargé de communication de la Fédération des luttes pour l'abolition de la corrida (Flac), avouait à notre confrère Rue89.com, "garder le champagne au frais" en attendant "une première victoire notable et concrète".

 

Intérêts économiques? Dimension culturelle? Revendications indépendantistes? Quels que soient les enjeux politiques en amont, le bannissement de ce "sport" national est désormais acté pour la province espagnole. S'il peut inquiéter les aficionados de la tauromachie en France, telle l'Union des villes taurines françaises (UVTF)**, il réjouit les associations de défense des animaux et les élus engagés contre la corrida, telles deux députées des Alpes-Maritimes, Muriel Marland-Militello (UMP) et Geneviève Gaillard (PS), qui ont déposé une "proposition de loi droite-gauche contre la corrida et les combats de coqs" (Lire ici).

 

 

* Voir le détail de l'article 521-1 du Code pénal : "Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie."

 

** L'Union des Villes Taurines de France (UVTF), a "pour but d’assurer la défense et la sauvegarde des courses de taureaux avec mise à mort et d'en permettre la célébration correcte, en conservant à ce spectacle son caractère de noblesse et d'équilibre et notamment en empêchant que des abus ne soient commis dans la présentation des taureaux de combat. Elle est plus particulièrement chargée de veiller à l'application du règlement taurin municipal." (Source : UVTF).


Source: http://www.mediapart.fr


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-france-les-anti-corrida-sabrent-le-champagne--54910142.html


Le dossier d'IN:

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 12:34
Internationalnews
Le Monde  15.07.10

24 février 068


Les animaux ont-ils des droits ? Cette question, communément moquée et balayée d'un revers de main il y a peu, fait aujourd'hui partie des interrogations recevables, comme l'a montré récemment le 21e forum "Le Monde – Le Mans" intitulé "Qui sont les animaux ?"


Qu'est-ce qui justifie que l'on fasse souffrir, de manière routinière, industrielle, et dans des proportions jamais atteintes, des milliards d'animaux terrestres et marins pour des bénéfices dont la légitimité et l'utilité sont au moins discutables ? Si l'on pense que les animaux n'ont pas de droits et qu'ils n'ont, somme toute, que ce qu'ils méritent, il faut s'en expliquer.


Un grand pas vers l'explication est franchi lorsque beaucoup se sentent contraints d'étayer une position qui semblait jusque-là acquise, inébranlable, pour ne pas dire irréprochable : après tout, ce ne sont que des bêtes ; d'où il faut entendre que quand on agit contre l'intérêt des bêtes, on ne fait rien de vraiment mal, rien de vraiment grave. De cela, nous ne sommes peut-être pas absolument persuadés en notre âme et conscience, mais la collectivité ayant entériné les pratiques cruelles et massives contre les animaux, tout se passe comme si nous nous sentions individuellement justifiés d'en profiter, et donc innocents.


Ce trouble que chacun ressent en songeant aux souffrances infligées aux animaux a du reste entraîné depuis longtemps ses premières conséquences juridiques sur le continent européen : en Angleterre par le Martin's Act, dès 1822, en France par la loi Grammont de 1850 punissant les mauvais traitements commis publiquement envers les animaux domestiques.


Ces premiers pas étaient cependant bien timides, car la condition de publicité des actes commis tendait à protéger davantage la sensibilité des hommes auxquels le spectacle en était imposé que celle des animaux qui les subissaient. Sans doute la condition de publicité tombera-t-elle par le décret du 7 septembre 1959 pour les mauvais traitements et ne sera-t-elle pas reprise par le loi du 19 novembre 1963 qui institua le délit d'actes de cruauté. Cependant, aux côtés des souffrances inutilement infligées, c'est-à-dire non nécessitées par la finalité d'usages la plupart du temps générateurs de souffrance, il faut désormais songer à ces violences qui sont imputables au système d'exploitation.

 

http://baconhaikus.files.wordpress.com/2009/03/medieval_pig_slaughter.jpg


Si la cruauté contre les animaux n'a pas d'âge, quelque chose s'est emballé. Dans le même temps, l'invisibilité de la souffrance animale se fissure, l'évidence selon laquelle les bêtes ne sont bonnes qu'à être tuées semble, pour peu qu'on y réfléchisse, douteuse. Derrière le "produit" se profile parfois quelque chose que nous n'aimons pas voir. La torsion que subit le statut juridique des animaux traduit ce malaise.


Le législateur européen prend des mesures de plus en plus nombreuses pour "protéger" les animaux et veiller à leur "bien-être", y compris et surtout au moment le plus paradoxal où on les mutile et où on les tue. La prédilection des législateurs pour un mot aussi fort que le "bien-être", visant à faire face à des situations où sa prise en compte confine à l'absurdité, reflète probablement pour une part le malaise inhérent à la justification implicite d'activités animalicides.


La proposition de règlement du Conseil du 18 septembre 2008 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort en appelle d'ailleurs à la "prise en compte du bien-être des animaux" tout en enjoignant les exploitants "d'épargner au maximum la douleur, la détresse ou la souffrance aux animaux destinés à l'abattage".


On découvrira une nouvelle dimension du paradoxe dans la Directive 93/119/CE du Conseil du 22 décembre 1993 sur la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort qui mentionne dans l'un de ses alinéas qu'il "est interdit d'assener des coups ou d'exercer des pressions aux endroits particulièrement sensibles. Il est en particulier interdit d'écraser, de tordre, voire de casser la queue des animaux ou de les saisir par les yeux. Les coups appliqués sans ménagement, notamment les coups de pied, sont interdits". Faut-il que ces actes fussent répandus pour qu'il ait été nécessaire de les noter aussi explicitement dans une directive !

 

http://www.ecologiepratique.com/files/2008/11/Dauphin.jpg

Massacre de dauphins en Norvège


LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE


Alors que certains scientifiques s'en remettrent au concept mécaniste de nociception, que d'autres admettent l'existence de douleurs "seulement physiques", le législateur européen, quant à lui, reconnaît aux animaux cette évidence, à savoir la capacité à souffrir, à être le sujet de leur douleur et à ressentir la souffrance psychique qu'est la détresse. En vérité, tout le monde sait cela. Pourtant, les animaux sont très exactement traités comme des matières premières dont les règles de transformation sont soigneusement décrites. Comment peut-on tranquillement reconnaître en même temps que les animaux sont profondément affectés par ce qui leur est fait, et en affirmer le caractère licite ? La légitimité de ces pratiques n'est-elle pas mise en question au cœur de leur réglementation ?


S'il est vrai que les animaux demeurent versés du côté des biens, et à ce titre appropriables, ils bénéficient depuis le décret de 1959, la loi de 1963 (précités), la loi du 10 juillet 1976 – dont l'article 9 proclame que "Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce" – et le Code pénal entré en vigueur en 1994, d'une protection contre leur propriétaire lui-même. Désormais, le droit ne laisse plus le propriétaire disposer de sa chose comme bon lui semble lorsque cette chose est un animal. D'ailleurs cette prise en compte de l'intérêt propre de l'animal, être vivant et sensible, n'exprime-t-elle pas une forte résistance à sa classification dans la catégorie des choses ?

 


Une ligne se dégage alors pour comprendre les raisons d'octroyer des droits aux animaux, par-delà les devoirs de l'homme à les utiliser le moins cruellement possible. A ceux qui considèrent que les avancées législatives en matière de protection des animaux, et plus encore l'idée de leur reconnaître des droits, comme une insulte à la misère humaine, il faut répondre que la misère humaine résulte de l'exploitation ou de l'indifférence à la souffrance des plus faibles et que c'est au contraire l'insulter, sinon la légitimer, que de prôner l'indifférence farouche à l'égard de la souffrance d'autres êtres plus faibles encore et qui ne peuvent jamais consentir.


ll faut leur répondre que, dans la mesure où il ne suffit pas de rester indifférent à la souffrance des animaux pour soulager la misère humaine, la protection des animaux et celle des plus faibles des hommes relève du même et noble combat du Droit pour aider ceux à qui il peut être fait du mal, beaucoup de mal. Considérer les animaux comme des choses, c'est les maintenir dans la catégorie où on les avait enfermés à l'époque où la négation de leur sensibilité permettait de les exploiter pleinement.


Nous estimons au contraire que tant sur le plan éthique que sur le plan juridique, dans le prolongement des idées avancées par René Demogue il y a plus d'un siècle, il est inacceptable de continuer à considérer les animaux comme des choses. On peut, certes, améliorer le sort des animaux sans leur accorder la personnalité juridique, et des progrès ont été accomplis en ce sens aussi bien en droit français qu'européen.

 

http://www.naturewatch.eu/imgs/Issues/fur2.jpg

Animaux écorchés vifs pour leur fourrrure


ll semble cependant difficile de faire véritablement ressortir l'utilité de règles protectrices toujours plus nombreuses sans accorder aux animaux un statut qui leur reconnaisse la personnalité juridique et leur attribue techniquement des droits. De toute façon, dans ce domaine comme dans tout autre, les améliorations concrètes dépendent de l'interprétation des textes par le juge. Or, il ne fait guère de doute que les mêmes règles également protectrices ne seront pas interprétées dans un sens aussi favorable aux animaux dans un Etat continuant à les considérer comme des choses, toujours un peu viles, que dans un Etat les ayant déjà admis dans la catégorie des personnes titulaires de droits.


Florence Burgat est directeur de recherche en philosophie, INRA, université de Paris-I.

Jean-Pierre Marguénaud est professeur de droit privé, faculté de droit et de sciences économiques de Limoges (OMIJ).


Florence Burgat et Jean-Pierre Marguénaud sont respectivement rédactrice en chef et directeur de la Revue semestrielle de droit animalier

Photo: Chat: Joëlle Pénochet, Dauphins: ecologiepratique.com, Fourrure:naturewatch.eu, baconhaikus.files.wordpress.com

Source de l'article: http://www.lemonde.fr
Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-les-animaux-ont-ils-des-droits-53953444.html





 

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 23:56

Internationalnews

Terre Future

   


Par Jean-Michel Vernochet


ÉPISODE I


Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

 

Amis de la science et de la volupté,

Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;

L’Érèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

 

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques 

Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,

Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.  

 

Charles Baudelaire -1847« Les fleurs du mal ».

 

Que sont les chats ? Qui sont les chats ? Que nous disent-ils d’eux-mêmes, sur l’Être en général et sur nous en particulier ?


Pour qui vit dans l’intimité des chats ceux-ci sont un perpétuel sujet d’émerveillement. Certes comme tout paysage et comme le ciel changeant, ils ont leurs ombres et leurs lumières. Précisons qu’il est des animaux comme des hommes, certains sont acariâtres, grincheux, mal embouchés ou au contraire enjoués et aimables, beaucoup se montrent indifférents, vivant dans un monde à part, en marge du nôtre, des mondes parallèles quoique imbriqués l’un avec l’autre… que certains membres de la gent féline sont de fortes personnalités, font preuve d’une intelligence supérieure, mais que d’autres, comme nombre de bipèdes ordinaires, présentent des facultés intellectuelle médiocres, et qu’en sorte ils sont sans relief, sans grande présence et pour ne pas dire, atones.


Ajoutons enfin que les chats sont également comme « ces auberges espagnoles où l’on trouve ce que l’on y apporte » ; autrement dit que le chat – s’il est de bonne nature - vous rend ce que vous lui donnez d’attention, de considération, de soins et d’affection. À ceci près qu’il peut se montrer parfois un peu ingrat, pas plus cependant que nos propres enfants champions en la matière.

 

12-janvier-032.jpg


Mais à quoi bon lui reprocher un égotisme humain, trop humain, puisque nous nous l’avons confiné, pour notre agrément (et le sien !) dans une perpétuelle dépendance, celle-là même qui est  le propre de l’enfance dans toute son inconscience… Ne nous étonnons point donc qu’il se comporte ainsi, à l’occasion, en enfant gâté (remarque valable aussi en passant pour la gent canine !) et que de servant il s’efforce de se faire maître en la demeure que nous partageons avec lui. Ne dit-on pas que c’est l’homme qui habite chez le chat, et non l’inverse ?


De toute façon chien ou chat, chacun doit, au sens littéral, trouver ses marques et apprendre à ne pas empiéter sur le territoire de l’autre car nos bestioles savent parfaitement nous imposer leurs volontés pour peu que nous leur portions une affection trop… marquée ! Jusqu’à nous envahir si nous ne savons pas fermement imposer – parfois manu militari - certaines limites. Ce pourquoi il importe de bien poser des règles, lesquelles ne sont pas aussi unilatérales qu’on l’imagine en ce que nos amies les bêtes savent elles aussi nous  faire accepter leurs propres règles qui sont leurs habitudes, bonnes ou mauvaises, dont nous devons nous accommoder comme nous le ferions à propos d’une personne. Autrement dit, implicitement, quotidiennement, nous nous comportons à l’égard de nos amis comme avec des personnes, autant dire qu’implicitement nous leur accordons ce statut, même si celui-ci se situe à un rang « inférieur ». Nos animaux domestiques (domus = maison) appartiennent à la maisonnée (sans être des biens meubles comme en dispose le droit), en quelque sorte des membres de la famille

 

10 janvier 052


Resserrons notre propos, nos petits familiers apprennent et connaissent vite les règles auxquelles ils se soumettent la plupart du temps de bonne grâce, même si cela contrarie leur nature comme par exemple de manger dans une assiette (le chat tire à lui sa nourriture), ou de se dresser en s’abstenant de prendre avec ses antérieurs la nourriture qu’on lui tend. Le chat à l’ordinaire saisissant sa proie à pleines pattes, toutes griffes dehors, y renoncer c’est évidemment, pour lui, prendre une posture contre nature ! Nous pourrions multiplier les exemples mais à quoi bon. La plasticité instinctuelle n’est pas le propre de l’homme et elle est plus diffuse parmi les vivants qu’on ne le croit généralement.


Ajoutons que les règles étant posées, il ne s’agit pas de les modifier à tout bout de champ parce Dame ou Sire Chat ont un sens aigu de l’injustice : il ne s’agit pas en effet de gronder nos animaux à contretemps ou de les rembarrer hors de propos, ils réagissent alors comme tous les enfants que nous connaissons, ils boudent, se mettent au coin le nez dans l’encoignure d’une porte, il faut alors aller vers eux, s’excuser, les câliner, leur parler doucement pour les dérider…


Bien sûr, ceux qui n’ont pas d’intimité avec les chats, ou qui vivent à côté d’eux comme ils vivent côte à côte avec leurs enfants, sans les voir vraiment, trouverons que notre vision par trop anthropocentrique…Laissons les dire !

 

23-d-144.jpg


Jusqu’ici, dans ce propos, rien de choquant,  juste quelques remarques familières aux amis des chats. À bien y regarder cependant, nous avons commencé d’esquisser un parallèle mal sonnant entre animaux et humains, tous ensemble bêtes ou intelligents, doué de plus ou moins de personnalité, susceptibles de caprices et de prendre de mauvaises habitudes… Et ici la ligne de démarcation entre humains et animaux commence en effet à s’estomper tant les traits de caractères, la diversité des tempéraments se retrouvent à l’identique d’une espèce l’autre par-delà les divergences interspécifiques.


Rien de plus normal n’est-ce pas puisque la théorie de l’évolution de Wallace à Darwin (et plus encore depuis les progrès de la connaissance génétique), a établi nos origines communes (une sorte de musaraigne à l’époque de la grande extinction de la fin du Crétacé), et notre cousinage sur le grand arbre généalogique du vivant. Après tout 78% de nos gènes ne sont-ils pas déjà présents chez les invertébrés* ?  Banal en théorie, plus difficile à admettre dans les faits que les bêtes puissent nous être à ce point semblables qu’elles soient un peu nous-mêmes – concédons qu’elles sont identiques mais sur un mode différent – au point d’être notre « miroir ».


Notre proche et lointaine cousine Hermissenda crassicornis*


Ce qui, et entre parenthèses, renvoie illico au débat sur les droits attachés, par essence, aux êtres vivant, à commencer par celui de n’être pas traités comme de la houille ou tout autre matière inerte. À savoir, le droit élémentaire de n’être pas tourmentés à satiété par une humanité psychopathe c’est-à-dire indifférente à la souffrance d’êtres si proches, si semblables à nous - lorsqu’on y regarde d’un peu près - par le psychisme (nous parlons des vertébrés en priorité, mais tout animal fuit la douleur et la mort parfois avec beaucoup d’intelligence : observez des fourmis confrontées à un tuyau d’aspirateur en marche, leurs réactions – instinctives diront d’aucuns – ne laisse pas de surprendre et leurs comportements de fuite et de résistance paraissent loin d’être strictement stéréotypés).

 

Phot-063.jpg


Entendons ici la clameur qui s’élève pour dénoncer l’anthropocentrisme de ceux qui prêtent aux animaux des sentiments humains projetant sur eux leurs phantasmes et se voyant eux-mêmes dans le miroir de leur animal de compagnie. C’est  en vérité l’ancienne controverse qui se prolonge : les animaux ont-ils une âme ou pas ? Traduit en langage laïcisé cela revient à se demander si l’animal est d’une autre essence que l’homme ou bien, en terminologie matérialiste, si l’homme n’est pas qualitativement radicalement autre, différent de l’animal, autrement dit qu’il existerait une discontinuité radicale entre monde humain et monde animal ? 


Il était d’usage de dire que le rire est le propre de l’homme, le rire à gorge déployée peut-être mais tous les familiers des chats savent que les chats rient, silencieusement certes (et les chiens aussi mais plus discrètement)… ce pourquoi le chat dans son humanité, ce qu’il a en commun avec nous (et il ne s’agit pas d’un simple reflet, le « miroir » n’est pas la seule image fugace qui glisse à sa surface) nous renvoie à nous-mêmes. Comment peut-il être simultanément « nous » et être si radicalement « autre » ?


23-decembre-155.jpg

 

Nous ne pouvons que nous reconnaître en lui (exercice évidemment plus délicat avec Miss limace des mers et ses 78% de gènes partagés) et nous percevoir dans une radicale altérité. Nous est un autre** ! À ce titre, sans doute faut-il désormais rompre avec l’idéologie judéo-chrétienne de la discontinuité du vivant et revenir au socle d’un certain naturalisme au plan philosophique ; mais il s’agit d’une philosophie existentielle en ce qu’elle est appelée à orienter notre regard sur le monde et à diriger nos comportements. Naturalisme suivant lequel l’unité du vivant doit se penser suivant l’ordre général du cosmos. Une forme renouvelée de panthéisme nous rappelant que tout vivant participe de l’Être universel comme de l’être singulier de par sa nature psychique (ψυχὴ, psyché, l’âme). Nous est un autre et le chat, miroir de nos âmes, nous le dit chaque fois que nous croisons son regard de sphinx étoilé de tous les sables  de l’Orient indicible…


 Jean-Michel Vernochet 17 juin 2010


* Prachumwat & Li « Gene number expansion and contraction in vertebrate genomes with respect to invertebrate genomes » Genome research Feb. 2008 pp 221-232.

** Arthur Rimbaud « Je est un autre » - Lettre à Georges Izambard du 13 mai 1871.


Source de l'article: http://www.terrefuture.fr/2332/les-chats-miroirs-ontologiques

 

Photos (sauf 1): Joëlle Pénochet

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-les-chats-miroirs-ontologiques-53983958.html

 

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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 23:38

Internationalnews

In English: The Animal Welfare Institute Files Suit against BP for Burning Endangered Sea Turtles Alive

30 millions d'amis

 

Des tortues marines brûlées vives


Victimes de la marée noire américaine, les tortues marines sont également menacées par les techniques employées par BP pour endiguer la propagation du pétrole. La Fondation 30 Millions d’Amis salue l'initiative des associations US qui ont porté l’affaire devant les tribunaux.


Le scandale est révélé par les organismes Animal Welfare Institute (AWI), Animal Legal Defense Fund et le Center for Biological Diversity. Face au désastre écologique qui menace les côtes de Louisiane, BP, en concertation avec le gouvernement américain, a en effet recours à une technique rarement utilisée car extrêmement dangereuse, qui consiste à incendier des parcelles de la nappe de pétrole, entourées de barrages gonflables.


Une méthode fatale


Mais cette méthode est en réalité fatale pour de nombreux animaux, en particulier pour les tortues marines : « Ces espèces ont une respiration pulmonaire, et doivent donc régulièrement remonter en surface pour respirer », précise Stéphane Ciccione, responsable de l’Observatoire des tortues marines basé sur l’île de La Réunion. Capturées par la nappe de pétrole brut, elles ne peuvent s’échapper et meurent dans les flammes.


Plus de 430 tortues marines auraient déjà péri, selon la plainte déposée par le collectif d’associations devant le tribunal fédéral de Louisiane (02/07/10). Et les conséquences à termes seront désastreuses : « Il est certain que l'impact sur les tortues et sur le littoral sera très important. Il faudra des années pour retrouver une situation normale », confirme Stéphane Ciccione.


Espèces en « danger critique d’extinction »


Parmi les victimes, la tortue de Kemp, la plus petite des tortues marines, est classée par la CITES* en « danger critique d'extinction ». Même constat pour la tortue imbriquée, menacée elle aussi de disparition. En appliquant ce procédé incendiaire, la compagnie britannique enfreint la législation relative aux espèces protégées, sans pour autant réussir à vaincre la marée noire. « BP devrait plutôt concentrer ses efforts pour arrêter la fuite de pétrole. Mettre le feu ne fait que transférer le problème de l'océan vers l'atmosphère », s’indigne Stéphane Ciccione.


D’autres espèces de tortues, à l’instar de la tortue luth et de la tortue verte, auront peut-être la chance d’être épargnées. En Floride et en Alabama, les services fédéraux américains s’apprêtent à déplacer 70 000 œufs sur le point d’éclore afin de les préserver des eaux souillées, rapporte le site de Sciences et Avenir. Transportés de leur plage d’origine jusqu’à la côte atlantique de la Floride, les petites tortues pourraient naître en toute sécurité et migrer vers des territoires propices à leur développement.

A lire aussi

> L'impact de la catastrophe sur la faune difficile à mesurer
> Marée noire : plus de 600 espèces dont le pélican brun, menacées

Sources

Awionline - Site web
LeFigaro - Site Web

* Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction

 

 Les vidéos ne contiennent pas d'images choquantes

 

 

 

Source: http://www.30millionsdamis.fr


 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-maree-noire-les-tortues-marines-brulees-vives-par-bp-53641945.html

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 18:33

Film en entier (VOSTF) ici :

http://www.youtube.com/watch?v=CVtyvHkJbjs&NR=1



Internationalnews

Notre-planete.info

23 juin 2010

 

A propos du nouveau film "The Cove"

 

Massacres de dauphins à Taiji - La mer rouge sang


Vous le savez peut-être, chaque année, des milliers de dauphins sont massacrés de part et d'autre du Japon... en tout, plus de 23 000... Et la petite baie de Taiji concentre à elle seule plus d'un dixième de ces victimes.

Pour quelles raisons ces êtres sensibles et intelligents se font-ils massacrer ?

La réponse tient en ces quelques mots : pour leur viande, et pour le spectacle. Pour le spectacle, oui. Cette formulation peut choquer, révolter, et pourtant... Si les pêcheurs de la baie de Taiji capturent chaque année des milliers de dauphins, c'est avant tout pour satisfaire la demande qui émane des delphinariums du monde entier. Un dauphin destiné aux parcs aquatiques se revend jusqu'à 150 000 $ ! Autant dire que c'est une vraie manne pour les pêcheurs, une activité plus que lucrative, un véritable business, entretenu par des parcs qui prétendent mener des spectacles "éducatifs"... Et dont le but avoué serait de favoriser une meilleure connaissance et une protection plus effective des dauphins et des cétacés !


Mais qu'y a-t-il d'éducatif à voir des dauphins contraints par la faim à effectuer pirouettes et pitreries ? Et surtout, comment peut-on se prétendre protecteur des dauphins sauvages quand on participe à une industrie de la captivité qui mène au massacre d'innombrables cétacés ?

Après Le Tri, Le Massacre...

Sur tous les dauphins capturés dans la baie de Taiji, une toute petite partie est sélectionnée par les dresseurs des delphinariums. Ce sont seulement les plus beaux spécimens (des femelles Tursiops Truncatus, celles qui ressemblent à Flipper) qui sont épargnés pour être revendus à des prix exorbitants.Tous les autres sont ensuite rabattus dans la petite baie situés non loin. C'est là, à l'abri des regards, qu'ils sont massacrés dans des conditions atroces, avant d'être dépecés, pesés et emballés pour finir sur les étales des marchés, dans les restaurants et même, jusqu'à il y a peu, dans les cantines scolaires de la ville... Un dauphin mort rapporte ainsi 600 $. C'est beaucoup moins qu'un dauphin captif, certes. Mais pourquoi se priver d'une source de revenus complémentaires ?


Le pire dans cette histoire, c'est que la grande majorité les Japonais ne sont pas au courant de ces massacres. Jusqu'à la sortie du documentaire The Cove, les médias nippons pratiquaient un black-out médiatique complet sur cette activité. Et la viande de dauphin elle-même est souvent vendue comme de la viande de baleine !


L'article continue après la vidéo Bande-annonce du film documentaire The Cove – La Baie de la Honte, qui sortira en France le 30 septembre.


 

Contre Qui Nous Battons-Nous ?

Je sais que ce récit est difficile à supporter. Pourtant, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur une telle situation. Les dauphins, animaux adorés dans la plupart des cultures et reconnus par les scientifiques comme les plus intelligents de la planète avec les hommes, sont nos "frères marins", ou nos "cousins" pour reprendre le mot de Luc Besson.


Le peuple japonais en lui-même n'est pas l'ennemi des dauphins. C'est même avant tout par lui que doit passer le changement. Si vous avez vu The Cove, vous l'aurez bien compris : les Japonais sont eux-mêmes sont victimes des pratiques de quelques groupes de pêcheurs, qui leur revendent une viande de dauphins hautement contaminée par le méthyle de mercure.


Ceux contre qui nous devons nous battre, ce sont ceux qui tentent d'empêcher que la vérité sur ces massacres émerge. Ceux qui, récemment, ont réussi à annuler la projection de The Cove au Japon, ceux qui préfèrent que la boucherie se fassent en secret, ceux qui sont prêts à tout pour que le peuple du Japon ne soit jamais mis au courant ! C'est contre cette minorité que nous devons lutter. Et notre meilleur moyen d'action, c'est de faire un maximum de bruit et de permettre à ceux qui sont déjà sur place de continuer à agir, jour après jour, campagne après campagne... pour que le secret soit enfin et totalement dévoilé.

Source: Dauphins du Japon : Que Se Passe-t-il Exactement Dans La Baie De Taiji ? 

Auteurs: Pierre & La Dolphin Connection

http://www.thecovemovie.com


http://www.notre-planete.info

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-23-000-dauphins-massacres-au-japon-que-se-passe-t-il-exactement-dans-la-baie-de-taiji-53373070.html

 

 

 

 

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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 00:48

Internationalnews


Documentaire de Stéphane Alix pour M6 (2010)


Nous avons tous entendu parler de ces chats qui retrouvent leur maître, parti à 200 Km de leur habitation, de ces chiens qui savent lorsque leur maître rentre, quelle que soit l’heure. Comment font-ils ? Les animaux sont-ils doués de télépathie ? D’un sixième sens ? Le travail du biologiste anglais Rupert Scheldrake tendrait à le prouver.

Dans ce film, nous avons souhaité relater ces nombreux phénomènes où l’animal nous a surpris par son comportement, comme s’il lisait dans nos pensées ou prévoyait nos réactions.

Et que penser de ces hommes qui disent communiquer avec les plantes comme les chamanes d’Amazonie ? Et si une communication entre les animaux et les hommes était possible ?

Rencontre avec trois femmes exceptionnelles : la première Anna Evans, vétérinaire, semble communiquer avec les animaux de compagnie, la deuxième Laila del Monte, obtient des informations d’une grande précision de la part de chevaux qu’elle ne connaît pas, la troisième Martha Williams nous apprend que nous en serions tous capables.

Un film qui vous fera probablement considérer votre animal de compagnie d’un autre œil. (http://www.bonnepioche.fr/fr/rechercher/1153/ENQUeTES.EXTRAORDINAIRES.-.L.intelligence.dans.la.nature/)

 

(Update 15/7/10) Les vidéos ont été retirées de youtube, mais nous avons pu récupérer celles-ci:

 

2

3


En complément:


Les humains sont-ils les seuls à posséder une intelligence et à prendre des décisions rationnelles en toute autonomie ? Dans « Intelligence dans la Nature : En Quête du Savoir » le célèbre anthropologue Jeremy Narby montre de façon évidente que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d’une étonnante propension à prendre des décisions déterminant leurs actions.


Dans un voyage extraordinaire, il nous emmène à travers le monde – de l’Amazonie à l’Extrème-Orient, de la forêt pluviale aux laboratoires hi-tech – pour un étourdissant dialogue avec des guérisseurs traditionnels et des scientifiques de pointe explorant les sciences du vivant.


L’intelligence est-elle présente dans toute forme de vie ? Selon des biologistes japonais, la réponse est oui. Ils ont même un mot dans leur langue pour le signifier précisément : « chi-sei &raquo. Pour la première fois dans le monde occidental, Narby présente une étude approfondie de ce concept de « chi-sei &raquo. Ce faisant, il découvre au gré d’autres rencontres, un fil mystérieux de comportement intelligent dans le monde naturel et propose que, dans la recherche d’une voie plus harmonieuse dans les relations entre l’Homme et la Nature, nous aurions un grand intérêt à apprendre et à nous inspirer de celle-ci. suite: http://membres.multimania.fr/idamind/doc/intelligence.htm

 

Lire aussi:

Des animaux doués d'empathie (nouveau livre) + vidéo

De la morale du Vivant au Droit de l’Animal

Le Silence des bêtes, par Élisabeth de Fontenay (livre)


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-l-intelligence-dans-la-nature-documentaire--51788514.html

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