Histoire/History/Archeologie

Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 21:35

Saturday August 28th, 47th Anniversary Of March On Washington, Dr. Martin Luther King I Have A Dream Speech IN 1963, (video, transcript). While the media is focusing on the Glenn Beck Rally scheduled to take place on the anniversary of Martin Luther King's historic I Have A Dream Speech, it perhaps worth revisiting that historic day on the steps of the Lincoln Memorial in Washington.

 

http://tsp-leadership.pbworks.com/f/MLK.jpg

 

In 1963 the speech was culmination of the Civil Rights March On Washington designed to to put pressure on the Kennedy administration to enact Civil Rights Legislation. MLK created a broad coalition for the March On Washington. 

 

Martin Luther King was the very last speaker of the day and he delivered a speech which was truly remarkable its scope and its brevity, lasting only 10 minutes. MLK reached back into America's past, calling on the memory of Lincoln and the promise of the Emancipation Proclamation , urging America to complete the promise of freedom for all its citizens. http://www.nowpublic.com/world/martin-luther-king-mlk-i-have-dream-speech-anniverary-video-2656051.html - Transcript: usconstitution.net

 

40 Years ago: Martin Luther King Assassination (Film,1 h21)

Martin Luther King:"Why I Am Opposed to the War in Vietnam"

Two Murders, 40 Years On:Martin Luther King and B.Hutton

Martin Luther King: A Time to Break Silence

 

http://www.internationalnews.fr/article-47th-anniversary-of-march-on-washington-dr-martin-luther-king-i-have-a-dream-speech--56122803.html

 

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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /2010 10:38

Internationalnews

Unesco 1 août 2010

Le Comité du patrimoine mondial inscrit trois nouveaux sites culturels, trois sites naturels et une extension sur la Liste du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial, dont la 34e session se tient actuellement à Brasilia, a inscrit trois nouveaux sites culturels, deux au Mexique et un Brésil. Il a également inscrit trois sites naturels en Chine, dans les îles Kiribati, sur l'île de la Réunion (France) et a approuvé l'extension d'un site existant en Bulgarie.

 

Les sites culturels sont (par ordre d'inscription) :

 

Camino Real de Tierra Adentro (Mexique)

 


Le Camino Real de Tierra Adentro était la route royale intérieure, également connue sous le nom de Route de l'argent. Le bien inscrit, qui se compose de 55 sites et de cinq autres déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, concerne une section de 1400 km de cette route d'une longueur totale de 2600 km qui partait du nord de Mexico pour se prolonger jusqu'au Texas et au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. Cette route, utilisée de la moitié du 16e au 19e siècle, servait principalement à convoyer l'argent extrait des mines de Zacatecas, de Guanajuato et de San Luis Potosí et le mercure importé d'Europe. Bien qu'elle doive son existence et sa consolidation à l'industrie minière, cette route favorisa aussi la création de liens sociaux, culturels et religieux, en particulier entre les cultures espagnole et amérindienne.

 

Grottes préhistoriques de Yagul et Mitla au centre de la vallée d'Oaxaca (Mexique)

 


Situé dans la vallée de Tlacolula, dans l'Etat subtropical d'Oaxaca, ce bien se compose de  deux ensembles archéologiques préhispaniques et une série de grottes préhistoriques et d'abris sous roche. Certains de ces abris ont livré des traces archéologiques et d'art rupestre qui sont un témoignage des premiers agriculteurs sédentarisés. Des graines de cucurbitacée vieilles de 10 000 ans découvertes dans la grotte Guilá Naquitz sont considérées comme les premiers témoignages de plantes domestiquées sur le continent tandis que des fragments d'épis de maïs trouvés dans la même grotte apparaissent comme les témoignages des plus anciens de domestication du maïs. Le paysage culturel des grottes de Yagul et Mitla démontre le lien entre l'homme et la nature qui est à l'origine de la domestication des plantes en Amérique du Nord, permettant ainsi le développement des civilisations mésoaméricaines.

 

Place São Francisco de São Cristovão (Brésil)

 


La place São Francisco, dans la ville de São Cristovão, forme un quadrilatère à ciel ouvert, entouré d'édifices imposants anciens tels que l'église de São Francisco et son couvent, l'Eglise de Santa Casa da Misericórdia, le palais provincial et les demeures associées de différentes époques autour de la place. Cet ensemble monumental, avec les maisons du 18e siècle et du 19e siècle avoisinantes, crée un paysage urbain qui reflète l'histoire de la ville depuis son origine. L'ensemble franciscain est un exemple de l'architecture typique de cet ordre religieux qui s'est développée dans le nord-est du Brésil.

 

 Danxia de Chine

 


Danxia de Chine est le nom donné aux paysages qui se sont formés sur des couches sédimentaires terrigènes rouges continentales, influencées par des forces endogènes (notamment le soulèvement) et des forces exogènes (notamment l'altération et l'érosion). Le site inscrit comprend six secteurs situés dans la zone subtropicale du sud-ouest de la Chine. Il se caractérise par des falaises rouges spectaculaires et toute une gamme de reliefs et d'érosion, en particuliers des colonnes naturelles spectaculaires, des tourelles, des ravins, des vallées et des cascades. Ces paysages tourmentés ont contribué à la conservation de feuillus sempervirentes subtropicaux et ils abritent de nombreuses espèces de flore et de faune, dont 400 sont considérées comme rares ou menacées.

 

Aire protégée des îles Phoenix (Kiribati)


L'Aire protégée des îles Phoenix (APIP) est composées d'habitats marins et terrestres qui s'étendent sur 408250 km2 dans l'océan Pacifique sud. Le bien inscrit comprend le groupe des îles Phoenix, un des trois groupes d'îles formant Kiribati. Il s'agit de la plus grande aire marine protégée au monde. L'APIP conserve l'un des derniers écosystèmes intacts d'archipel corallien océanique de la planète, avec ses 14 des monts sous-marins (probablement des volcans éteints) et autres habitats d'eaux profondes. La zone abrite environ 800 espèces connues de la faune, dont près de 200 espèces de coraux, 500 espèces de poissons, 18 mammifères marins et 44 espèces d'oiseaux. La structure et le fonctionnement des écosystèmes de l'APIP illustrent sa nature vierge et son importance en tant que voie de migration et de réservoir. C'est le premier site des îles Kiribati à être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

 

Pitons, cirques et remparts de l'île de la Réunion (France)

 


Ce bien coïncide avec la zone centrale du Parc national de la Réunion. Il couvre une superficie de plus de 100 000 ha, soit 40% de la Réunion, une île composée de deux massifs volcaniques située dans le sud ouest de l'océan Indien. Dominé par deux pics volcaniques, le site présente une grande diversité d'escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire. Il sert d'habitat naturel à une grande diversité de plantes présentant un degré d'endémisme élevé. On y trouve des forêts ombrophiles subtropicales, des forêts de brouillard et des landes, le tout formant une mosaïque d'écosystèmes et de caractéristiques paysagères remarquables.

 

Parc national de Pirin (Bulgarie) (extension)

 

 

 

Sur une étendue de plus de 27 000 ha, à une altitude de 1 008 à 2 914 m dans le massif du Pirin, dans le sud-ouest de la Bulgarie, le parc présente un paysage karstique des Balkans, avec ses lacs, ses cascades, ses grottes et ses forêts de pins. Il a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial en 1983. L'extension inclut désormais l'ensemble du Parc national de Pirin, soient près de 40 000 ha, à l'exception de deux zones touristiques (ski). La partie principale de cette extension est une zone de hautes montagnes de plus de 2000 mètres d'altitude comprenant surtout des prairies alpines, des éboulis rocheux et des sommets. 

 

Ces sites s'ajoutent aux 20 autres biens culturels et mites inscrits ou ayant fait l'objet d'une extension pendant cette session du Comité. Ces sites se trouvent au Sri Lanka, aux Etats-Unis, en République Unie de Tanzanie, en Arabie saoudite, en Australie, en Inde, en République islamique d'Iran (2), dans les Iles Marshall, en République de Corée, au Viet Nam, en Chine, au Tadjikistan, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège, en Autriche, en Roumanie et en Espagne.

 

 La 34e session du Comité du patrimoine mondial se tient sous la présidence du ministre de la Culture du Brésil, João Luiz Silva Ferreira. Ouverte le 25 juillet, elle se poursuit jusqu'au 3 août. Au total, 39 sites sont candidats à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial.

 

http://whc.unesco.org/fr

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-les-nouveaux-sites-classes-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco-54810868.html 

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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 00:53

Internationalnews


http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/media/blogs/blog/12/christians_love_israel_44.JPG

 

Ce documentaire d'Al Jazeera a le mérite de remonter jusqu'aux origines profondes du conflit Israelo-palestinien. Il traite d'un sujet dont la compréhension est extremement capitale pour comprendre les véritables racines historiques de ce conflit. En effet, on nous présente souvent la création de l'Etat d'Israel comme étant une réaction directe à l'Holocauste. Cependant, la création de cet Etat remonte bien loin avant 1948, jusqu'au 18ème siècle meme. Ce film dresse le protrait d'une idéologie qui a eu un role considérable dans la genèse du sionisme Juif: celle du sionisme Chrétien.


 

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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 00:59

sos-crise  

Manifestation le dimanche 23 mai 2010 à 10 heures devant le monument dédié à la mémoire des Tsiganes (voir lien en bas de page)

http://www.crdp-reims.fr/memoire/lieux/shoah/france/jargeau.jpg

Les femmes étaient stérilisées de force, car on considérait qu’elles ne méritaient pas de se reproduire. Puis commença ce qu’on appela alors " la destruction des vies inutiles ". Dans toute l’Europe occupée, on entreprit la traque du "gibier" tsigane, d’abord en 1939, ensuite en 1941 et 1943. L’extermination des 5 à 600 000 nomades eut essentiellement lieu dans les camps polonais


En réalité, la persécution des Fils du Vent commença avant l’arrivée des nazis au pouvoir, avec les lois de contrôle de la "plaie tsigane" dès 1926. Deux ans plus tard, la surveillance devint spécifique, et permanente. Puis vint, dès 1933, la "stérilisation eugénique", l’interdiction des mariages mixtes en 1934-35, et enfin les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936.


C’est à l’automne 1939 que les déportations deviennent massives ; et c’est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testèrent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en février 1940. Par ailleurs, à Ravensbrück ont été pratiquées des opérations pseudo-scientifiques sur des cobayes humains, entre autres tsiganes.

 
http://dutron.files.wordpress.com/2008/07/fiche-signaletique-dun-jeune-tzigane.jpg

Cette politique-là, les nazis l’étendirent à l’ensemble de l’Europe occupée

Ensuite commença l’extermination à grande échelle. Si l’on en croit les nazis, la moitié de la population tsigane d’Europe fut supprimée . Tragédie supplémentaire, le nom des victimes Tsiganes ne fut même pas mentionné durant le Procès de Nuremberg ! L’oubli total.... alors qu’on ne cesse de commémorer le martyr juif. Deux poids, deux mesures - ni plus, ni moins. C’est pourquoi moi, l’amie des Tsiganes, j’ai décidé de prendre ma plume pour rappeler au monde cette énorme injustice. Il est temps de rendre hommage aux victimes tsiganes, qui d’ailleurs furent parmi les résistants les plus acharnés.

En effet, très tôt ce peuple libre et fier comprit le sort qui lui était réservé. Il accepta immédiatement de rejoindre la lutte clandestine, pour mener ce que l’historien hollandais Jan Yoors appellera la "guerre secrète des Tsiganes". Aguerri, malin, il usera de mille stratagèmes pour déjouer la vigilance des nazis, porter des messages ou transporter armes et explosifs. De nombreux fugitifs furent sauvés grâce aux Tsiganes. On leur doit aussi de nombreuses actions terroristes de résistance à l’ennemi hitlérien.

http://www.pyepimanla.com/mars-2008/photographies/Camp-concentration-Tsiganes-Montreuil.jpg

En 1945, les nazis aux abois se livrèrent encore à de multiples massacres sur les derniers Tsiganes internés dans les camps allemands. Et plusieurs pays européens gardèrent internés pendant plusieurs mois leurs populations ! Quant aux résistants qui avaient survécu, ils ne bénéficièrent même pas, à la fin de la guerre, des promesses d’intégration sociale qui leur avaient été faites. Et ils ne trouvèrent personne pour les défendre, ni même évoquer la mémoire des disparus. Bien sûr, aucun d’entre eux ne réclama réparation pour tous les préjudices subis. Le peuple tsigane ne revendique jamais ; il subit en silence - et en musique, car chez eux l’instinct de survie et le goût pour les arts ont toujours raison des événements les plus dramatiques. Je l’ai expérimenté personnellement, en partageant leur existence misérable dans un bidonville situé sur une décharge publique madrilène. L’horreur absolue, et une joie inscrite dans les gènes pour transcender les moments les plus difficiles. Admirable peuple ! Ce séjour marqua de manière indélibile mon esprit, et scella ma carrière de journaliste.

Quelle a été la politique à l’égard des Tsiganes en France ?

Tsiganes-scene-liberty-j.jpg


Traditionnellement, les sédentaires se méfient des nomades. Dès 1912, les populations errantes se voient attribuer un carnet anthropométrique, visé dans chaque commune, à l’arrivée comme au départ. A cette époque, déjà, les Tsiganes, tout comme les juifs, sont victimes de persécutions et de discriminations.

Le gouvernement de Vichy durcit cette politique. Et, dès l’automne 1940, des Tsiganes sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, dans les Pyrénées Orientales, camps créés à l’origine afin d’accueillir les réfugiés espagnols et les Juifs. Même logique d’exclusion, pour des populations pourtant différentes. Et ce sont près de trois mille Tsiganes qui auraient été internés dans l’ensemble de la France entre 1940 et 1946.

C’est en 1942 qu’est créé le seul camp d’internement réservé aux Nomades, celui de Saliers

Le camp est situé en zone libre, sur la commune d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. ll s’est d’abord inscrit dans une logique de sédentarisation, puis d’enfermement. Pour commencer, trois cents nomades doivent s’entasser dans des petites cabanes inachevées, sans électricité. Les conditions d’hébergement et de ravitaillement sont lamentables. Le sort des enfants est particulièrement difficile ; ils ne sont évidemment pas scolarisés. Sans vêtements de rechange, les hébergés finissent par porter des loques. Ils sont squelettiques, mais ils résistent. Aguerris et indomptables. Finalement, le sous-Préfet d’Arles demande la fermeture du camp dès juillet 44.

Ceux qui ont survécu à l’enfer, ont gardé vivante la mémoire du camp. Mais le site n’a conservé aucune trace du lieu

depo1.jpg

Dans les camps de concentration allemands, les Tsiganes ont été littéralement massacrés.
On cite par exemple le chiffre de 20.000 pour la seule nuit du 31 juillet 1944, à Auschwitz. Le 1er août, un officier SS d’Auschwitz put écrire, après l’envoi des Tsiganes à la chambre à gaz : " Mission terminée, traitement spécial exécuté ". Traitement spécial ! Pire encore que celui que subirent les Juifs, les handicapés, les malades mentaux, les homosexuels, les communistes, les résistants ! Et au total, pour la seule Allemagne, cinq à six cent mille Gitans, Roms, Kalderas, Manouches, auraient péri. A Dachau, les Tsiganes étaient tués le jour même de leur arrivée, ou le lendemain. Simplement parce qu’ils étaient nés Tsiganes.


Comme les Juifs, les Tsiganes ont été victimes de l’idéologie nazie, politique de la race afin de régénérer le sang allemand, et politique de l’espace pour la création d’une Grande Allemagne débarrassée des éléments impurs, étrangers, inférieurs. L’élimination des Tsiganes aura d’autant mieux été acceptée, que la mise à l’index était ancienne.

Aucune voix ne s’élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés  Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.


Définitif ?

Jusqu’à mon dernier souffle, je me battrai pour la reconnaissance de ce peuple admirable.

Eva R-sistons

Photos: filsduvent.oldiblog.com, http://www.crdp-reims.fr/memoire/lieux/shoah/france/jargeau.jpg

http://sos-crise.over-blog.com/article-shoah-des-tsiganes-dossier-complet-d-eva-r-sistons-memoire-le-23-5-50862674.html
http://r-sistons.over-blog.com/article-19186513.html


Article original:
La "Shoah" des tsiganes http://r-sistons.over-blog.com/article-16710775.html
 originellement repris par Internationalnews le 1er mars 2008 via le site de Michel Collon

 

 

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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 08:03

Votre sante

Mars 2002

 

http://merryabla64.files.wordpress.com/2009/01/iraqi-child-victim-of-depleted-uranium.jpg

Les effets conjugués des bombardements aériens massifs et de l'embargo sur l'Irak depuis douze ans ont provoqué une catastrophe hymanitaire qui continue de s'amplifier. Pour la première fois dans l'histoire des conflits, des mutions contenant de l'uranium appauvri ont été utilisées, qui vont continuer de tuer pendant des décennies. La communauté internationale doit exiger l'arrêt de ce génocide silencieux.

Depuis 1991, 135.000 tonnes de bombes ont été déversées sur l'Irak (soit six fois la puissance de destruction de la bombe d'Hiroshima). Outre les bombes au napalm, au phosphore, plusieurs dizaines de milliers de fusées MLRS (contenant chacune 8.000 grenades antipersonnelles), des bombes à fragmentation, plus d'un million de projectiles à l'uranium appauvri, soit 700 tonnes ont été utilisées. Ainsi, la guerre du Golfe, qui se poursuit encore, en totale violation du droit international et dans l'indifférence générale, a servi aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne pour tester en grandeur nature cette nouvelle génération d'armes nucléaires.

Des armes nucléaires testées en grandeur nature

L'uranium appauvri (UA) est très différent de l'uranium naturel présent dans l'environnement. C'est un déchet radioactif civils issu de l'enrichissement de l'uranium destiné aux réacteurs civils et militaires. Il contient 0,2 % d'U235 et 99,75 % d'U 238, dont la demi-vie est de 4,5 milliards d'années. On l'appelle "appauvri" parce que son activité est de 40 % de celle de l'uranium naturel (soit 3,900 Bq/g).


L'usage militaire de l'UA est un débouché pour l'industrie nucléaire qui en produit chaque année 50.000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus de 1 million de tonnes, dont la moitié aux Etats-Unis. L'abondance de l'UA le rend très bon marché.


Mélangé à une petite quantité de titane, l'UA est un métal idéal pour fabriquer des obus en raison de sa forte densité (1,7 fois supérieure à celle du plomb) qui permet de fabriquer des obus miniaturisés destinés à transpercer les véhicules blindés, de sa grande vélocité (jusqu'à Mach 5), de sa capacité à atteindre une cible à 3.200 m (1.000 m de plus que les autres armes) et de ses propriétés pyrophoriques qui en font excellent incendiaire destructeurs d'engins blindés.



Koweit-Bassora : "l'autoroute de la mort"



TL003576


En violation avec l'article 3 de la convention de Genève qui interdit de tuer des soldats battant en retraite « la plus sanglante boucherie a commencé quand l'armée irakienne s'est retirée du Koweït » après la fin officielle du conflit. En trois jours, près d'un million d'obus à l'UA ont été tirés sur la route de Bassora. Le correspondant de Newsweek rapportait le 11 mars 1991 : "C'était un paysage d'apocalypse : nous avons rencontré des milliers de chars détruits, nous avons traversé des marais de sang. Nous avons vu des corps découpés en morceaux, des troncs à cent mètres des jambes. On avait l'impression d'être sur une autoroute à circulation bloquée. C'est la chose la plus horrible que j'ai vue de ma vie."

 

http://3.bp.blogspot.com/_dfUP8IG4Qhc/Rtg2ZsY2ewI/AAAAAAAAAFE/32gxxtVvj0M/s400/Incinerated+Iraqi+Soldier.jpg


Une ex-infirmière de l'armée US, reconnue invalide à 70 %, a rapporté avoir vu "des corps (très noirs) qui avaient littéralement fondu, brûlé dans les chars tout au long de la route… les hommes étaient comme incinérés, presque comme des scories." (citée par Benjamin, p.121)


"L'armée américaine a creusé des tranchées de 70 miles pour entasser les milliers de cadavres. Elle utilisa des bulldozers pour cette opération. C'était la technique employée par les nazis dans les camps d'extermination. Ces images n'ont jamais été montrées. Il fallait préserver l'opinion de ces visions abjectes." (Cury, p. 101)


Lou Mac Garett écrivait dans The Guardian du 13/9/91 : "Une unité a enterré vivants 650 soldats dans les tranchées. Bras et jambes dépassaient après l'ensevelissement."

 

 



Lorsque l'obus atteint sa cible, l'UA s'enflamme spontanément au contact de l'oxygène, provoquant une intense chaleur qui "vaporise" jusqu'à 70% de l'uranium. Des particules très fines d'oxyde d'uranium (moins de 5 microns de diamètre, la taille dangereuse pour les poumons) et d'un cocktail de plusieurs autres radionucléides se répandent alors dans l'atmosphère et se déposent sur le sol. Propagées dans le désert par les vents et la pluie, jusqu'à des centaines de km, elles contaminent le sable, les eaux de surface et les nappes phréatiques, la végétation, les animaux, et finalement toute la chaîne alimentaire.


L'exposition survient de trois manières : par inhalation lorsqu'il est en suspension dans l'atmosphère (ses composés se fixent alors dans les alvéoles pulmonaires d'où ils irradient pendant des années, provoquant des cancers), par ingestion par l'eau de boisson et les aliments contaminés, et lésions cutanées (il passe dans la circulation sanguine).


A la fois chimiotoxique (il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds) et fortement radiotoxique, l'UA atteint principalement les reins et les poumons, mais aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique. Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l'intensité et de la durée d'exposition.


Les études effectuées en Irak par le Pr Siegwart-Horst Günther, spécialiste des maladies infectieuses et président de la Croix Jaune internationale (Autriche), ont fait apparaître un collapsus du système immunitaire avec de fortes proportions d'infections, des symptômes ressemblant à ceux du SIDA, des herpès et des zonas, des dysfonctionnements hépatiques et rénaux et des leucémies. La fixation de l'UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l'embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d'horribles malformations congénitales, dont le nombre a triplé en dix ans. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres (phocomélie), comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50, aveugles, ou avec des anomalies du cœur (absence d'oreillettes ou de valvules) ou des poumons.


 

http://img.over-blog.com/378x271/1/07/22/91/Anti-War-Protests/semihydrocephaly.jpg


De même que les combattants, les pays du Golfe n'avaient pas été avertis des risques de contamination radioactive. L'usage d'UA a été révélé en Grande-Bretagne par le journal The Independant, en novembre 1991, et aux Etats-Unis par le New York Times en 1993. Tous les pays de la région ont été contaminés. Le Koweït aurait dépensé 14 milliards de dollars pour décontaminer son territoire. Mais la décontamination de l'Irak est impossible en raison de l'embargo, des bombardements qui se poursuivent, et de la dispersion des éléments radioactifs sur d'immenses étendues.


Certaines régions du sud du pays accusent une augmentation de 350 % par an de cas de leucémie, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux. De nombreux enfants qui jouent avec les débris radioactifs meurent de leucémie, dont la période de latence est très courte (quelques années). Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, les spécialistes prévoient cinq cas de cancers solides à venir dans les 10 à 30 prochaines années.


Mais il faudrait également prendre en compte l'ensemble des co-facteurs qui ont du se combiner aux effets de l'UA pour provoquer des maladies graves : autres radio-éléments libérés lors des bombardements d'installations nucléaires, gaz de combats, produits chimiques dégagés par l'incendie des usines pharmaceutiques ou de pesticides bombardées, fumées dégagées des puits de pétrole en feux…


"Promues" par la première guerre du Golfe, les armes à UA ont été utilisée en Bosnie et au Kosovo, où un biologiste anglais a prévu 10.000 morts supplémentaires au cours des prochaines années. Les obus à UA sont pourtant illégaux selon le droit international en tant qu'armes « inhumaines », causant des dommages à l'environnement et demeurant meurtrières bien après la fin des conflits (comme les mines antipersonnel). Ces armes bon marché, fabriquées à partir de déchets nucléaires et pourtant classées "conventionnelles", seraient promises à un brillant avenir. Elles sont aujourd'hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, douze à ce jour, dont la Turquie, Israël et la France, réalise depuis 1979 des essais, dans le Lot et le Cher (en plein air).

"L'holocauste 2000"(1) : l'embargo

http://www.lewrockwell.com/latulippe/Iraqi_children_under_sanctions.jpg

 

Les conséquences de l'embargo voté le 6 août 1990 (résolution 661 des Nations Unies) sont catastrophiques. Les rapports de l'UNICEF, l'UNESCO et l'OMS, du Fonds des Nations-Unies pour l'Alimentation et du Programme alimentaire mondial convergent pour attester d'un bilan de 1.500.000 morts, dont 600.000 enfants. 6.000 personnes, dont 4.000 enfants de moins de 5 ans, meurent chaque mois de l'embargo. Conséquence de la dénutrition, du manque de soins et de la contamination de l'environnement, l'espérance de vie des hommes a baissé de 20 ans et celle des femmes de onze ans. Ces rapports font aussi état d'importants dommages psychologiques chez les enfants : les 2/3 d'entre eux ne dorment plus normalement, perdent la mémoire, font des cauchemars; ils auraient des séquelles pour la vie.


Avant la guerre, l'Irak, pays moderne, avait le système de médecine le plus avancé du Proche Orient, comptant 130 hôpitaux équipé de matériel de pointe, avec des médecins de haut niveau. Mais la coalition USA-Grande-Bretagne s'est acharnée à détruire les infrastructures vitales du pays, et à l'empêcher de les reconstruire. Les bombardements massifs des centrales électriques ont paralysé les hôpitaux, la distribution de l'eau potable, l'industrie et l'agriculture. Les centrales d'épuration des eaux, détruites volontairement par les USA, ne fournissent qu'un tiers de l'eau potable nécessaire, provoquant épidémies de choléra, d'infections rénales et de diarrhées.


La résolution 986 de l'ONU "Pétrole contre nourriture" (1996) n'a pas freiné la dégradation sanitaire, toutes les infrastructures vitales ayant été détruites. Privés de système de réfrigération dans un pays où la température à l'ombre dépasse souvent 50 °C, les denrées alimentaires et des médicaments se périment pendant les transports, et les coupures d'électricité détruisent leurs stocks. Par ailleurs, les Etats-Unis prélèvent la plus grande partie du prix de la vente du pétrole à titre de remboursement des frais de guerre des "alliés" (30 %) et des inspections de l'ONU.

 

http://www.uruknet.info/uruknet-images/4.iraq_dying_children_ans101.jpg

Photo: http://www.uruknet.info


En finir avec l'immense camp d'extermination gardé par les Etats-Unis et porter l'administration américaine devant un tribunal international pour crime contre l'humanité


Il faut exiger avec le père Jean-Marie Benjamin la démolition "de cet immense camp de concentration dans lequel le peuple irakien a été isolé du monde depuis douze ans, sans possibilité de communication avec l'extérieur", et soutenir la campagne initiée par Ramsey Clark, ancien secrétaire d'Etat américain à la Justice, visant à porter l'administration américaine devant un tribunal international pour crime contre l'humanité.


Joëlle Pénochet

 

1. L'expression est de J.M. Benjamin.

 

Principales sources


  • Jean-Marie BENJAMIN : Irak, l'apocalypse, Lausanne, Favre, 1999.
  • Patricia LATOUR, Maurice CURY, Yves VARGA : Irak, guerre, embargo mensonges et vidéo, Paris, Le temps des cerises, 1999.
  • INTERNATIONAL ACTION CENTER (IAC) : Metal of dishonor, Depleted Uranium, How the Pentagon radiates soldiers and civilians with DU weapons, New York.
  • Ramzi KYSIA : Going nuclear in Iraq, Counterpunch, 28/12/01.
  • Dr Abraham BEHAR : La double toxicité de l'uranium appauvri <www.cot81.com/uranium/ladoubletoxicite.htm>
  • Roger BELBEOCH : Syndrome des Balkans : morts de soldats, leucémies et armes à l'UA, <www.mat66.multimania.com/syndrome_balkans.htm>
  • Dan FAHEY : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health, Laka foundation, 1999.
  • Ross B.MIRKARIMI : Extreme birth deformities, The environmental and human health impact of the Gulf region with special reference to Irak, The arms control research center, 1992.
  • Bruno VITALE : New crimes against humanity : The military use of depleted uranium weapons, Genève <www.xs4all.nl/stgvisie/VISIE/DUREPORT/vitale_du.html>
  • Autres articles, publiés sur les sites suivants : <www.monde-diplomatique.fr> en particulier Christine ABDELKRIM-DELANNE : Guerre du Golfe, la sale guerre propre ( 02/01), Alain GRESH : Une guerre si propre (02/01) et La muette agonie de l'Irak (7/99), <www.benjaminforiraq.org> <www.iacenter.org> <www.criirad.org> <www.obsarm.org> <www.commondreams.org>
  •  

Source: http://www.votre-sante.net/publications/irak.html


Cf. aussi Le rapport MEDACT, par Joëlle Pénochet - internationalnews (Vous et Votre Santé, février 2003)


Annexes
 


Baghdad: hopital pour enfants-Armes à l'uranium "appauvri"

http://www.globalresearch.ca/articlePictures/picture1.JPG

 

Source de l'article: http://www.votre-sante.net/publications/irak.html



Url: http://www.internationalnews.fr/article-Irak : le génocide silencieux par Joëlle Pénochet-NaN.html

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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 00:09
French Foreign Minister Dominique de Villepin, who responded to U.S. Secretary of State Colin Powell's February 5, 2003 presentation to the U.N Security Council.

Excerpts:

"Such an intervention could have incalculable consequences for the stability of this bruised and fragile region. It would reinforce the feeling of injustice, would aggravate tensions and would risk opening the way to other conflicts."

"In this temple of the United Nations, we are the guards of an ideal, we are the guards of a conscience. The heavy responsibility and the immense honor we have must lead us to give priority to disarmament in peace. … And it is an old country, France, of an old continent like mine, Europe, that says this to you today, which has seen war, occupation, cruelty. A country that does not forget and that knows all that it owes to the freedom fighters from America and elsewhere. … Faithful to its values, it believes in our capacity to construct together a better world."




http://www.internationalnews.fr/article-2003-french-foreign-minister-dominique-de-villepin-presentation-to-the-un-security-council-video-english-version-44134544.html

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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 21:13
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 08:16

Saddam Hussein speaks to Dan Rather reporting for 60 Minutes. Air Date: February 26, 2003

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 19:18
http://i247.photobucket.com/albums/gg153/tpaine13/islamfighters.jpg


Timeline:
Stop the War officer John Rees provides a short history of imperialist intervention and local resistance in Afghanistan. Timeline is a series of programmes on political history presented by John Rees and produced by the Islam Channel. http://www.stopwar.org.uk

Why has one of the poorest countries in the world been soaked in blood for over 150 years, as three major powers -- Britain, Russia and the United States -- have sought to control it?

The lesson of history, taught time and again, is that Afghanistan will always be the graveyard of empires.


John Rees, a national officer of Stop the War Coalition, presents a short video history of imperialist intervention and local resistance, bringing the story up to the present day, when America, Britain and their allies are fighting yet another unwinnable war in Afghanistan.


The 20 minute film is part of the Timeline series produced by the Islam Channel.


The transcript of the film, is printed below


Timeline: Afghanistan Transcript

Written by John Rees, Stop the War Coalition

 

Introduction

Imagine a barren land of desert and mountain. Its people are among the poorest in the world.

Imagine that feudal lords kept safe behind the walls of their forts have ruled them for centuries.

Imagine too that this destitute scrap of land has been soaked in blood where three major powers~Britain, Russia and the United States~have fought to control it.

The country you are imagining is Afghanistan.

As thousands more US and British troops are again sent to kill and be killed in Afghanistan this edition of Timeline tells the story of a country the west only knows as a battleground.

The origin of Afghanistan

The modern kingdom of Afghanistan was founded in 1747. In that year the lords or khans of the south, Pushtuns, the largest ethnic group in this multi-ethnic area, elected the adventurer Ahmed Shah as their King.

At that time Afghanistan covered a larger area than it does today. It included the fertile plains of Peshwar and Sindh and the valley of Kashmir~areas all now in India and Pakistan.

These areas provided the surplus on which the new state depended. But a series of dynastic wars tore the empire apart and these areas declared their independence.

In the 1830s the Afghan king, Amir Dost Mohammed, asked the British in India to help retake Peshwar. Nervous that this would cause instability in India, the British refused.

So the king turned for help to the Russians to the north.

1838: the first British invasion and the first British defeat

The British panicked at the prospect of growing Russian influence. They invaded Afghanistan for the first time in 1838.

The British installed a former king in place of Amir Dost Mohammed and began the practice, current to this day, of handing out bags of gold to subdue opposition from the landlords and local leaders.

It worked at first. But then the East India Company realised it was paying out more in subsidies than it was gathering in revenue.

It cut subsidies to border tribes and local khans. This fuelled resentment at the large British army camped in Kabul and Kandahar.

And although the Afghans were divided ethnically and linguistically, they did nevertheless share an Islamic faith. This bound them together against the British

The khans plotted. The border tribes attacked. The mob in the towns rioted.

The Afghan resistance wiped out all but a few of the 20,000 strong British army during its retreat from Kabul.

The British returned briefly to ‘teach the Afghans a lesson’…that is to burn, sack, loot and rape. But they could not hold the country.

They left and Dost Mohammed re-took the throne.

1878: the second British invasion and defeat

But although the British army had gone, British money remained.

Dost Mohammed, and his son after him, was paid a subsidy by the British.

But by 1878 the British were again fearful of growing Russian influence in Afghanistan. An Ambassador with 300 troops was sent to intervene.

They were not immediately attacked because the Afghan army, unpaid for months, believed that the British would make good their wages. Some of them marched all the way from Herat to present themselves, unarmed, at the British embassy expecting pay.

The British refused. The soldiers went back to their barracks and got their guns. They then wiped out the British force of 300. The Second Afghan War had begun.

The British invaded with extreme force and brutality. But at a decisive battle near Kandahar they were defeated and left Afghanistan for a second time.

They covered their retreat by leaving a new king, Abdur Rahman, on the throne. As before he received a British subsidy~often amounting to a quarter of the state’s annual revenue. Abdur Rahman used some of the money to restore the presidential palace that the British had razed to the ground.

He also enjoyed the sole right to import new repeater rifles through India, ensuring that he could defeat any internal, musket-armed, opposition. The British loved the ‘Iron Amir’ as they liked to call him.

1919: Independence

King Abdur Rahman continued to be paid by the British until he died in 1901 and then his son was paid until he was murdered in 1919.

The next in line to the throne was Abdur Rahman’s third son, Amanullah. He led Afghanistan into its third war with the British. Exhausted by the First World War the British were defeated and ended their subsidy.

Afghanistan was independent. Independent. But desperately poor after decades in which any hope of economic advance had been crippled by the monarchy’s dependence on the British subsidy.

Yet without subsidy Afghan rulers could not pay the army. And as each one reached this crisis they fell to be replaced by another King equally unable to stop himself being toppled for the same reason.

But beneath the Kings the landlord class, the khans, survived each change of monarch. The age-old relations of expropriation in the countryside endured decade after decade into the 20th century.

In the 1930s Afghanistan was almost unique~a country in which there had been almost no significant economic or social development for 150 years.

The Cold War

The Cold War provided a bonanza for the Afghan state, if not for the Afghan people.

Aid poured in from both the Russians and the US. In this buffer state the superpowers were bidding for influence. In the 1950s and 1960s Afghanistan was receiving one of the globe’s highest rates of aid per head of the population.

Aid represented as much as half the country’s budget…even higher than the British subsidy in the 19th century.

And then there was military aid. This sustained an army of 150,000 conscripts with modern tanks and an air force. The planes were Russian made MIGS but the pilots were often trained in Texas.

This level of aid and military assistance created a modernised Afghan state machine more powerful than ever before, more powerful, for the first time, than the local khans. Partly the government did this by favouring one powerful lord from among many, raising him above the other khans.

It was a kind of modernised, state-led feudalism.

So, although there was little economic progress, some things did change. Education was expanded for a layer of the younger middle classes.

And these students joined in the worldwide student revolt of the 1960s, protesting for democracy against censorship and for women’s rights. Some were also looking forward to jobs very different to those of their parents. They looked for jobs in the growing state sector.

But just as the students were demonstrating, the US was getting into to trouble in Vietnam. They cut their subsidy to Afghanistan, leaving the Russians as the largest suppliers of aid.

As ever in Afghanistan, power followed the aid money. Those sections of the ruling elite who were pro-Russian began to gain at the expense of those who were pro-American.

1973: Mohammed Daoud’s coup

King Zahir’s cousin and brother-in-law, Mohammed Douad was the focus of the pro-Russian elements in the elite. In bloodless coup in 1973 Douad overthrew his kinsman, seen here on an official visit to London at the same time. Douad declared Afghanistan a Republic. But the Russian’s did not reward Douad by increasing their aid and, in a pattern now depressingly familiar, he was overthrown in a coup just five years later in 1978.

1978: ‘Communism’

Those who came to power in 1978 were from tiny ‘communist’organisations with their roots in the student movement of the 1960s. They were rather less like tightly disciplined mass communist parties and more like circles of like-minded radicals operating in a country where the social and economic conditions could not be more hostile to genuine communist ideas.

They had no social base, no political force that could, for instance, see through the land reform that they attempted in the countryside. Unable to raise a popular movement the new ‘communist’ regime relied on the old police and became increasingly threatened by the old elites.

A civil war began and the government had to rely on the Russian’s for help.

1979: Russian invasion

Eventually the Russian’s invaded in order to stop their client regime being defeated in the civil war. The invasion began in December 1979 and by February of the following year an estimated 70,000 Russian troops were in Afghanistan.

The invasion instantly became a Cold War crisis as US President Jimmy Carter condemned Russia’s action.

And Afghans began to resist the Russian invaders just as they had resisted the British almost exactly 100 years earlier.

At first the Afghans fought with captured Russian weapons. But as a directive signed by Carter began to take effect the 10 year war was increasingly fought on the Afghan side with US arms.

Under President Ronald Reagan a massive arms and funding operation mushroomed in support of Islamic Mujaheddin guerrillas.

In the four years between 1981 and 1985 CIA orchestrated US aid to the Mujaheddin rose from $30 million to $280 million a year.

A whole generation of fighters was trained with Saudi Arabian finance and the expertise of the Pakistani secret service, the ISI.

This was how the Taleban and Al Qaeda were created by the Western powers. But for the US it was all worthwhile if it meant defeating the Russians.

As Jimmy Carter’s National Security Advisor, Zbigniew Brzezinski, once put it:

“What is more important in the view of world history? The Taleban or the fall of the Soviet Empire? A few stirred up Muslims or the liberation of Central Europe and the end of the Cold War?”

Eventually the Russians withdrew and the last troops were out of Afghanistan by 1989.

But it was the Afghan people who were the real losers. In this small, poor country an estimated 1.5 million people had lost their lives over 10 years.

1989: Civil War

But more bloodshed was to follow. Civil war came hard on the heels of Russian withdrawal.

Again Afghanistan was the object of outside intervention. The Saudi’s favoured Wahaabi groups and Pakistan favoured Sunni groups and sympathetic warlords.

Hundreds of thousands more lost their lives. Some 5,000 are said to have perished in the siege of Jalalabad alone.

Eventually, by the mid-1990s, the Taleban formed a government.

And the Taleban government, far from being made into a pariah by western governments, were wooed by both Pakistan and the US…especially after it became clear that Afghanistan might be an important route for a pipeline carrying oil south from the former Soviet Central Asian Republics.

Taleban leaders were to be seen being feted by US oil executives as they struck a deal for a new pipeline, even though Afghanistan was already a base for Al Qaeda. As a Daily Telegraph headline announced on December 17th 1997: ‘Oil Barons Court Taleban in Texas.’

2001: US/Nato invasion

All this changed on 11th September 2001 when the twin towers of the World Trade Centre in New York were attacked.

None of the 9/11 bombers were Afghans. And Al Qaeda, the creation of the CIA, its bases long-known of and tolerated by the US, were already scattered to the winds by the time the US and its NATO allies invaded Afghanistan later that year.

Indirectly and directly the initial NATO onslaught took 20,000 lives, according to the estimate of the Guardian’s Jonathan Steele.

The Taleban government soon fell to be replaced with a government presided over by Ahmed Karzi and came to include warlord figures guilty of atrocities during the civil war.

Northern Alliance General Dostum, one such figure, claimed that his country was free of the Taleban in 2002. It was a premature assertion.

The government is infact completely dependent on US military and economic support.

Nothing so clearly demonstrates this fact than the biographies of the two US Ambassadors to post invasion Afghanistan.

The first, Zalmay Khalilzad, was previously the chief negotiator for the oil giant UNOCAL in the Afghan oil pipeline deal. In 2005 he was moved to Iraq, replacing John Negroponte as US Ambassador in Baghdad.

The second, Ronald Neumann, was following in his father’s footsteps. Literally. His father had been US Ambassador in Afghanistan over 30 years before. After just over a year in office Neumann told the New York Times that the US could only avoid defeat in Afghanistan by spending “multiple billions” over “multiple years”.

Last year the United Nations Development Report revealed what seven years of war and NATO occupation have done to Afghanistan. Only 3 countries in the world ranked lower on the UN development index.

Life expectancy has fallen since 2003 to just 43 years of age.

6.6 million Afghans, over a quarter of the population, do not meet their minimum daily food requirements.

69 percent have no access to clean water.

Infant mortality has risen since 2001 and is one of the highest rates in the world.

Neither has there been much political progress. In 2002 Karzai brought back the old king as a ceremonial head of state~despite his previous favourable attitude toward Hitler and Mussolini right up to 1945.

Brought back from the Italian Rivera he was enthroned in the restored presidential palace…the very same palace that King Abdur Rahman had restored after the British destroyed it in 1878.

There has only been one election under the occupation, in 2005, organised with the aid of two US PR firms. In that election only a third of those eligible to vote actually did so.

One indicator has risen almost exponentially: opium production. It rose 1000 percent in the first year of occupation.

President Karzai promised to reduce poppy production by 30 percent in 2005 and to eliminate it by 2011. But by 2007 Afghanistan accounted for 92 percent of global heroin production. And now the local warlords are building heroin processing factories as well as selling the raw opium crop.

And foreign occupation has, as it always has done in Afghanistan, met with fierce resistance.

In 2003 The Rand Corporation estimated that a successful occupation requires one soldier for every 1000 civilians. That would mean the occupation of Afghanistan would need 500,000 NATO troops. There is currently less than one-fifth of that number despite the surge of an extra 17,000 soldiers ordered by President Obama.

The Taleban now once more control wide swathes of Afghanistan. Many observers believe that the war is unwinnable.

It is certainly unwinnable without even more widespread killing. And many of those who die will be civilians, especially as NATO has to rely on indiscriminate air attacks to compensate for lack of troops on the ground.

Worse still, the war is spreading to Pakistan where many resistance bases exist. The US military now refer to the area of operations as ‘AfPak’…Afghanistan and Pakistan.

President Obama has ordered both air and ground attacks on Pakistani territory. So now the world’s mightiest nuclear power is launching attacks on Pakistan, another nuclear power.

Conclusion

If the tragedy of Iraq is that it has been cursed by the attentions of the major powers because of what it has under its land it is the tragedy of Afghanistan to be cursed with the attentions of the major powers because of where its land lies.

For the British it was the buffer state between the Russian empire and India, the prize of the British Empire.

For the Russians and the US in the Cold War it was once again a border state that was unlucky enough to caught between two great powers.

Now, once more, Afghanistan is at the wrong place at the wrong time.

Two of its neighbours are rivals of the US~Iran and China. One is an unstable state allied to the US~Pakistan. Others~Uzbekistan, Turkmenistan, Tajikistan are Soviet successor states where Russian and Western influences rival each other.

In the minds of those who launched the war in Afghanistan there are clear parallels with the past. Robert Cooper, a key advisor to Tony Blair, wrote at the time of the invasion:

“The opportunities, perhaps even the need for colonisation is as great now as it ever was in the 19th century”.

But such easy certainties are hard to maintain is a country where few things are certain.

One member of the Afghan parliament, Malalai Joya, sees things differently:

“Here there is no democracy, no security, no women’s rights. When I speak in Parliament they threaten me…These men who are in power, never have they apologised for their crimes that they committed during the wars, and now, with the support of the US, they continue their crimes in a different way…”

There are two lessons from Afghanistan’s past.

The first is that ordinary Afghans have never profited from the interference of the great powers. Indeed the dependence on foreign funds~from British subsidies in the 19th century to US aid in the 21st century~has made a small number of Afghans rich and kept most Afghans poor.

The second is that Afghans have never tolerated the occupation of their country. Occupying powers have lost many lives and much money in Afghanistan, but they have never subdued its people.

Read more:

  • J K Cooley, Unholy Wars
  • T Ali, The Duel: Pakistan on the flight path of American power
  • J Neale, The Afghan Tragedy
  • A Rashid, Taliban, Islam, Oil and the New Great Game in Central Asia
  • C Nineham and J Shallice Afghanistan
  • J Rees, Imperialism and Resistance
  • J Newsinger, The Blood Never Drie

Photo: i247.photobucket.com


http://www.internationalnews.fr/article-afghanistan-the-history-of-imperial-intervention-and-resistance-video-22-17--41291246.html
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 06:27

Nucléaire-nonmerci.net


plogoff non a la centrale nucleaire

 

Plogoff est une petite commune de 2 300 habitants, à 5 km de la pointe du Raz, à l’extrémité de la Bretagne. C'est sur cette pointe, face à l’île de Sein, l’un des plus typiques paysages bretons, que le gouvernement tenta de construire une centrale nucléaire.

 

 

1/ Un mobilisation spectaculaire contre l'implantation d'une centrale nucléaire

Février 1980 : la population de Plogoff entière se soulève pour lutter contre l’implantation d’une centrale nucléaire dans leur commune. Les affiches et slogans fleurissent : à la devanture de chaque commerce, sur les fenêtres des habitations, sur les murs de la commune, même sur le clocher, et dans les environs. La population refuse entièrement le projet d’implantation d’une centrale nucléaire sur leurs terres.

Le gouvernement met en place une enquête publique, destinée à connaître l’avis de la population.
« Il ne saurait être question d’imposer aux français un programme nucléaire auquel ils seraient profondément opposés après avoir été complètement informés. » déclare Valéry Giscard d’Estaing, président de la république, au journal «  Le Monde », le 26 janvier 1978.

Cette enquête est boycottée, autant par les habitants que par leurs maires, qui refusent d'y soumettre la population. En effet, après avoir contacté diverses communes sur lesquelles une centrale fut construite, les élus se rendent compte que l’avis populaire n’est jamais pris en considération. Devant le refus des habitants et du maire de se conformer à cette enquête, le gouvernement envoie des gardes mobiles sur place. Pour contrer, peut-être, un début de révolte ? Il ne s’imagine sans doute pas que la population résistera pendant 6 semaines, avant d’obtenir gain de cause.


tracts Plogoff

2/ Les raisons qui motivent la population de Plogoff à lutter

Très vite, la population entière se mobilise. Les habitants de Plogoff sont rapidement rejoints par ceux des communes adjacentes, et par des manifestants venus de plus loin.

La centrale nucléaire à Plogoff ? La population est unanimement contre. Pourquoi ? Parce que cette centrale polluera le paysage, tout d’abord. Les pêcheurs sont persuadés (à juste raison), que ses rejets feront fuir ou empoisonneront les poissons. Les anciens, eux, refusent de voir la terre sur laquelle ils ont grandi occupée par une centrale.

Après des démonstrations pacifistes, les manifestants décident de se défendre plus fermement. Certains commencent à lancer pavés et cocktails molotov. D’autres, choqués par la violence les premiers jours, s’y résigneront aussi. C’est le début des violences policières. Les parachutistes sont appelés en renfort, accompagnés de 800 gendarmes mobiles. Pour réprimer la révolte, les policiers lancent des fumigènes, qui irritent les yeux et les bronches, sur les manifestants, même pacifistes. Les manifestants sont dispersés à coup de charges, de matraques; certains habitants sont arrêtés.


Aussi bien des jeunes que des anciens, des femmes et enfants, ont pris parti dans cette lutte. A force d’injonctives, les mamies font craquer les militaires les plus jeunes et les moins préparés.

Grâce à des mois de lutte acharnée, la centrale nucléaire prévue à Plogoff ne verra jamais le jour. Aujourd’hui, le vent continue de souffler sur le terrain prévu à cet effet et la zone a été classée. Aucune centrale nucléaire ne devrait y voir le jour.


Tracts manifestation ˆ Plogoff

3/ Interview Nicole et Félix Le Garrec

Nicole et Felix Le Garrec ont réalisé le film documentaire" Plogoff, des pierres contre des fusils", sorti en 1980. Ils répondent aux questions de Nucléaire non Merci lors d'un interview le 07 Mars 2009.

Article et interview réalisés par Kat

 


Affaire Plogoff 1/3

Affaire Plogoff 2/3

Affaire Plogoff 3/3

En savoir plus : voir le film documentaire" Plogoff, des pierres contre des fusils", de Nicole Le Garrec, sorti en 1980.
http://nucleaire-nonmerci.net/mobilisation-contre-implantation-centrale-nucleaire-plogoff.html
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