France

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 02:21

Le Monde Diplomatique 17 août 2010

http://www.dl1yff.de/images/flag_haiti.jpg

Dans une tribune publiée lundi 16 août, une centaine d’intellectuels appellent la France à rembourser à Haïti la « dette de l’indépendance » : 90 millions de francs or, soit aujourd’hui quelque 17 milliards d’euros, exigés par la France en 1825, sous le règne de Charles X, en échange de l’affranchissement du pays, et destinés à « indemniser » les colons.


En juillet dernier, un faux site du ministère français des affaires étrangères avait annoncé avec fracas l’intention de la France de rembourser les sommes indûment perçues. Bien que le New York Times ait cru y voir la patte du duo satirique des Yes Men – coutumier de ce mode opératoire –, ce coup d’éclat était l’œuvre d’un collectif de militants baptisé Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés (Crime). Le gouvernement français avait déclaré envisager des poursuites judiciaires. Le faux site avait été fermé, mais il est réapparu à une autre adresse pour relayer l’appel publié lundi.


« Nous croyons que l’idéal d’égalité, de fraternité et de liberté cher à la France serait beaucoup mieux servi si, au lieu de dilapider les fonds publics dans des poursuites contre les auteurs du canular, le gouvernement français commençait à rembourser à Haïti les 90 millions de francs or qui lui furent extorqués suite à son indépendance », écrivent les signataires, parmi lesquels figurent notamment Noam Chomsky, Mike Davis, Naomi Klein, Christine Delphy, Eduardo Galeano ou encore Jacques Rancière.


« Haïti continue à payer, au prix fort, les conséquences de sa naissance, écrivait Christophe Wargny dans Le Monde diplomatique en février 2010, après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 220 000 victimes (« Haïti, la tectonique de la misère »). Le moins qu’on puisse dire est que son avènement, entre 1802 et 1804, n’était pas souhaité. Faute de tuer le nouveau-né, les pays occidentaux, la France de Napoléon Bonaparte en tête, ont tenté d’étouffer l’enfant adultérin de la Révolution française. Le pays connut alors la pire saignée de son histoire, pire encore que celle de 2010 : celle de la guerre d’indépendance. Haïti, seule révolte d’esclaves qui ait accouché d’un Etat, est né du rejet du colonisateur français. Crime de lèse-majesté du Nord. »

 

Benjamin Fernandez renchérissait : « L’affront du pays révolté à la grandeur de l’ancien empire pourrait expliquer que, de toute son histoire, jamais un chef d’Etat français n’ait mis le pied sur le sol haïtien » (« Bataille humanitaire à Haïti »). M. Nicolas Sarkozy devait rompre avec cette tradition quelques jours plus tard, pour une visite historique de… quatre heures, au cours de laquelle il admettait : « Ne nous voilons pas la face. Notre présence ici n’a pas laissé que de bons souvenirs. »


Le médecin Paul Farmer, de l’organisation humanitaire Partners in Health, écrivait pour sa part dans nos colonnes, en juillet 2003 : « Un diplomate français nous confiait récemment, sans ironie aucune, que, sous la présidence de François Mitterrand, “Haïti devait encore une part de cette dette” » (« Haïti, l’embargo et la typhoïde »).

 

http://www.monde-diplomatique.fr

 

http://www.internationalnews.fr/article-haiti-et-la-dette-de-l-independance--56185565.html

 

http://www.rnw.nl/data/files/imagecache/must_carry/images/lead/2184531708_da2f77e1e2_o.jpg

 

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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /2010 20:51

Internationalnews

Le Post 4 août 2010

 

Dominique Strauss-Kahn jeudi, lors de sa visite au Parlement

 

Le Fonds Monétaire International, dans son bulletin en ligne du 30 juillet n'est pas avare de compliments pour la politique menée actuellement, comme l'a repéré Mediapart.

 


Des économies toutes trouvées pour réduire le déficit :


"Pour préserver la viabilité budgétaire sans compromettre la reprise, les efforts d’ajustement doivent être concentrés sur les mesures qui nuiront le moins à l'activité économique, à savoir la réforme des prestations des systèmes de retraite et de santé".


Une réforme des retraites  for-mi-da-ble :


"Dans cette optique, la grande et difficile réforme des retraites annoncée récemment vise à réduire à terme le déficit du système des retraites; elle met à juste titre l'accent sur le relèvement de l'âge du départ effectif à la retraite, en faisant passer progressivement de 60 à 62 ans l’âge légal du départ en retraite et de 65 à 67 ans l’âge légal minium ouvrant droit à une pension complète."


Un jugement flatteur pour le gouvernement :


"Il est essentiel que les autorités mettent pleinement en oeuvre leur ambitieux programme de réformes structurelles pour combler les pertes de production essuyées pendant la récession et insuffler une nouvelle vigueur à la reprise "


Le salaire voilà l'ennemi :


"Pour accroître la compétitivité de l’économie française et mettre à profit l’expansion du commerce international, il faut de nouveau privilégier les mesures propres à modérer la croissance des coûts salariaux, intensifier la concurrence et promouvoir l’innovation."


Un SMIC vraiment minimum :


"Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d’établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés.


Obliger les plus âgés à travailler :


"Pour soutenir l’emploi des travailleurs plus âgés, il convient d’améliorer les incitations à continuer de travailler, notamment par la mise en oeuvre effective d’exigences en matière de recherche d'emploi, parallèlement à la réforme du système de retraite."


Et tout ça, c'est pour notre bien :


"Une déréglementation plus poussée des marchés des produits serait de nature à accroître l’efficience économique et le bien-être. La directive services de l’UE doit être suivie pour assurer une plus grande libéralisation, y compris dans les services professionnels."


Et vous, que pensez-vous de ces affirmations ?


Le Post: Il n'est pas anodin de se souvenir que l'actuel directeur général du FMI est Dominique Strauss-Kahn. Ce n'est pas lui qui a écrit le texte, certes ce sont ses services, mais il n'aurait pas été publié sans son accord.


Les inter-titres en gras sont de moi, le reste est du FMI pur jus. Accrochez-vous quand même bien à votre fauteuil à la lecture en répétant "DSK est de gauche, DSK est de gauche" !


 

 

http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L400xH348/strauss-kahn_sarkozy_14_07_07_reuters_-c7564.jpg

 

Lire aussi:

Dominique Strauss-Kahn: Le FMI c'est un médecin (vidéo, 1' 08)

Dominique Strauss-Kahn et la gouvernance mondiale

Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI

 

http://www.lepost.fr

 

Photo: Le Grand Soir

 

http://www.internationalnews.fr/article-le-fmi-de-dominique-strauss-kahn-pour-la-moderation-du-salaire-minimum--54949402.html

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /2010 21:08

Internationalnews

Mémoire des Luttes

Chronique - août 2010 

 

http://img.over-blog.com/500x363/2/43/69/11/dessins-politique-humour/bettencourt-woerth-affaire.jpg


L’ "affaire Bettencourt" qui secoue la France avec sa tornade de perquisitions, de haines familiales, de chèques dissimulés, d’enregistrements furtifs, de délits fiscaux, de connivences politico-financières, et de soupçons de financement occulte du parti du président Nicolas Zarkozy, révèle la profonde crise morale que traverse le pays.


Propriétaire de l’empire de cosmétiques et parfums L’Oréal, à la tête d’une fortune de quelque 17 milliards d’euros, Liliane Bettencourt est au centre d’un hallucinant feuilleton devenu affaire d’Etat. Des conversations volées à son domicile ont en effet révélé que le ministre du travail, Eric Woerth, aurait usé de son influence - quand il était ministre du budget et par conséquent responsable de l’administration fiscale - pour faire recruter par la propriétaire de L’Oréal sa propre épouse, Florence, (avec un salaire annuel d’environ 200 000 euros) pour gérer de la fortune de la milliardaire...

 

Au passage, Eric Woerth, également trésorier du parti présidentiel UMP, aurait perçu, en liquide, des dons de dizaines de milliers d’euros pour financer la campagne électorale de Sarkozy en 2007 [1]... En échange, l’ancien ministre du budget est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur une partie du patrimoine non déclaré au fisc de Mme Bettencourt : notamment, plusieurs comptes en Suisse et une île des Seychelles estimée à un demi milliard d’euros... Bien entendu, M. Woerth nie en bloc.


Cette consternante affaire acquiert une dimension particulièrement scabreuse quand on sait que ce même Eric Woerth est chargé de conduire la sévère réforme des retraites qui frappera des millions de salariés modestes... Dans une atmosphère de fortes tensions sociales et d’émeutes de déclassés (enfants d’immigrés, tziganes) cette "affaire Bettencourt" réveille le vieil affrontement entre les élites et le peuple. "Le climat de la société, constate le philosophe Marcel Gauchet, se trouve aujourd’hui imprégné de révolte latente et d’un sentiment de distance radicale à l’égard du personnel dirigeant [2]."

 

http://static1.purepeople.com/articles/3/21/24/3/@/151356-liliane-bettancourt-et-son-mari-andre-637x0-1.jpg


La France n’est pas la seule démocratie rongée para la corruption de certains responsables politiques et par la confusion permanente que nombre d’entre eux entretiennent entre la fonction publique et les profits privés. On se souvient, par exemple, du récent scandale des abus des notes de frais des parlementaires britanniques qui contribua sans doute à l’échec électoral des travaillistes anglais le 6 mai dernier.

 

Dans l’Italie de Silvio Berlusconi, presque vingt ans après l’opération "mane pulite" qui avait décapité la classe politique, la corruption, comme une métastase, se répand à nouveau devant l’impuissance d’une gauche paralysée et dépourvue d’idées. La Cour des comptes italienne, dans son dernier rapport, confirme que le nombre de délits de corruption active des fonctionnaires a enflé l’an dernier de plus de 150% [3]. Et que dire de l’Espagne, accablée par les multiples cas de corruption de responsables politiques liés aux "seigneurs du bâtiment" enrichis par les complaisantes tolérances en matière de construction et d’urbanisme.


A l’échelle internationale, la corruption atteint, à l’ère de la globalisation, une dimension structurelle. Sa pratique s’est banalisée ainsi que d’autres formes de la criminalité corruptrice : détournement de fonds, manipulation de contrats publics, abus de biens sociaux, création et financement d’emplois fictifs, fraude fiscale, occultation de capitaux provenant d’activités illicites, etc.

 

Il se vérifie ainsi que la corruption constitue un pilier fondamental du capitalisme. L’essayiste Moisés Naïm affirme que, au cours des prochaines décennies, "les activités des réseaux illégaux et leurs partenaires du monde légal, public ou privé, auront un impact beaucoup plus important sur les relations internationales, les stratégies de développement économique, la promotion de la démocratie, le commerce, les finances, les migrations, la sécurité globale, enfin, sur la guerre et sur la paix, que ce que nous avions imaginé jusqu’à présent [4]."


Selon la Banque mondiale, chaque année, dans le monde, les flux d’argent provenant de la corruption, des affaires délictueuses et de l’évasion fiscale et allant vers les paradis fiscaux atteignent la somme astronomique de 1.600 milliards d’euros... De ce montant, quelque 250 millions correspondent à la fraude fiscale réalisée dans la seule Union européenne. Reversés dans l’économie légale, ces 250 millions d’euros permettraient d’éviter, à eux seuls, les plans de rigueur et la casse des retraites qui provoquent actuellement tant de souffrances sociales.


Nul dirigeant ne doit oublier que la démocratie est essentiellement un projet éthique, fondé sur la vertu et sur un système de nobles valeurs qui donne un sens à l’exercice du pouvoir. Le sociologue José Vidal-Beneyto, dans un livre posthume qui vient de paraître [5], nous le rappelle : "Lorsque, dans une démocratie, les principales forces politiques, en pleine harmonie mafieuse, se mettent d’accord pour tromper les citoyens", la démocratie se discrédite, la politique se dégrade, l’abstention se renforce et, plus dangereux encore, l’extrême droite s’amplifie. Et de conclure : "Un gouvernement se corrompt par la corruption, et quand il y a de la corruption au sein d’une démocratie, c’est la démocratie elle-même qui se retrouve corrompue."

 

Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde Diplomatique

http://img.youtube.com/vi/j0Zch-4sW0M/0.jpg

 

Notes

[1]  En France, la loi de financement des partis politiques du 11 avril 2003, limite les dons des personnes physiques à 7500 euros par an.

[2]  Le Monde, Paris, 18 juillet 2010.

[3]  Clarín, Buenos Aires, 17 février 2010.

[4]  Moisés Naím, Ilícito, Debate, Madrid, 2006.

[5]  José Vidal-Beneyto, La corrupción de la democracia, Catarata, Madrid, 2010.

 

Sur le même sujet:



Source de l'article: http://www.medelu.org
Illustrations: humourama.fr, iledere.parti-socialiste

Les emphases sont d'IN

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-france-la-corruption-de-la-democratie-par-ignacio-ramonet-54790977.html
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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /2010 10:26

Nadia Moulai le 23 juillet 2010 

La pauvreté a-t-elle droit à une trêve estivale ? Est-il moins difficile d'être SDF en plein été ? Ecotidien a mené l'enquête.


Contrairement à une idée reçue, passer l’été dans la rue est tout aussi difficile, pour un sans domicile fixe, que pendant la période hivernale. Les sans-abri rencontrent même plus de problèmes : entre autres, le manque d’hébergement, de relais alimentaires, d’hygiène et l’augmentation des maladies dûes à la chaleur. Selon le collectif « Les morts de la rue », 369 SDF sont décédés en 2008.

 

La moyenne d’âge du décès, pour un sans-logis, est de 46 ans, contre une espérance de vie de 80 ans en France. On dénombre autant de morts en hiver qu’en été. Après le plan grand froid, va-t-on enfin penser aux sans domicile fixe le reste de l’année ? Et pourquoi pas un plan grosse chaleur ?

 

Le nombre de lits d’urgence diminue en été. Les centres d’hébergement ferment souvent en cette saison, la plupart du temps pour cause de travaux de rénovation ou bien parce que le personnel est en vacances. À Toulouse, les rues sont investies par de nouveaux marginaux chaque semaine. Sur 400 couchettes disponibles à Toulouse, moins d’une dizaine se libère chaque jour.

 

Cent millions de repas ont été distribués par les Restos du cœur durant l’année 2008/2009. Quatre cent cinquante repas quotidiens par l’Armée du salut. Malheureusement, le problème de l’alimentation reste identique à celui du logement pour les sans domicile fixe. De nombreuses associations de distribution alimentaire ferment durant la saison estivale alors que la demande de nourriture est toujours la même.

 

En été, les associations manquent cruellement de dons. Pour Khater Yenbou, cofondateur et directeur de La Chorba , les sans-abri « ont moins de solutions à leurs problèmes. Ils vont vers les associations ouvertes à ce moment-là, et, automatiquement, il y a plus de queue, plus d’attente, plus de tensions. Comme beaucoup d’associations sont closes, nombreux sont ceux qui arrivent le soir sans avoir pris de déjeuner à midi. »

 

Plus d’un sans-domicile sur dix souffre de problèmes respiratoires, de séquelles d’accidents ou de maladies graves. Les difficultés de vivre dans la rue accentuent les troubles psychologiques de cette population. Un SDF sur quatre déclare connaître un état dépressif, d’après le bilan fait par Bernadette de la Rochère, de la division conditions de vie des ménages à l’INSEE. C’est en été que s’ aggrave l’état de santé des personnes à la rue. Déshydratation, maladie de la peau, poux du corps qui prospèrent avec la chaleur. Les écarts de température sont plus importants et les chocs thermiques tuent de nombreux sans-logis.

 

Nicolas Sarkozy promettait pendant sa campagne présidentielle, en décembre 2006 : « Je veux, si je suis président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir. » Deux ans après son élection, en 2009, 358 SDF y sont morts…

 

http://www.ecotidien.fr

 

Photo: 1.e-monsite.com

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-misere-vraiment-moins-penible-au-soleil-54340208.html

 

 

 

 

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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 22:50

Internationalnews

Le Monde Diplomatique, 23 juillet 2010

 

http://img24.xooimage.com/files/7/0/2/attali-...-le-retour-...-3e678a.jpg

Titre original: Jacques Attali ne prend pas de vacances

Dans un entretien avec Les Echos (1), l’essayiste Jacques Attali, lobbyiste et homme d’influence, nommé par M. Nicolas Sarkozy pour présider la Commission pour la libération de la croissance française, vient de réitérer son discours alarmiste sur la dette publique (« Il faut une mobilisation générale du pays. Sinon, nous courons à la catastrophe »).

 

L’objet de son propos n’est probablement pas d’abord d’inciter les lecteurs des Echos à acheter son dernier livre, Tous ruinés dans dix ans, dont l’économiste Bruno Tinel fait la critique acérée dans un article du Monde diplomatique de juillet, « L’austérité ou la guerre » (toujours en kiosques) : cet ouvrage a en effet déjà été « matraqué » par tous les médias.

 

Plus vraisemblablement, M. Attali souhaite continuer à effrayer l’opinion afin de lui faire accepter les thérapies de choc que propose le gouvernement de M. François Fillon. Voire encourager ce dernier à aller plus loin encore dans sa charge contre les dépenses publiques.

 

Au moment où l’affaire Bettencourt défraie la chronique et rappelle à chacun la nature de plus en plus inégalitaire de la fiscalité française, destinée à favoriser les riches (2), M. Attali refuse une augmentation « massive » des prélèvements directs progressifs, et il estime benoîtement que supprimer le « bouclier fiscal », relever l’impôt sur les revenus, celui sur les successions, « fait partie de nos sujets en débat ».

 

En revanche, ce « débat » il le tranche en estimant qu’afin de « muscler la croissance », « il faut d’abord agir en priorité par la réduction des dépenses ». Et il promet : « Nous avons devant nous dix ans de rigueur pour résorber la dette. » L’expérience des trente dernières années indique déjà que M. Attali et ses amis – industriels, banquiers, rentiers, journalistes célèbres qui lui permettent de quadriller les médias – risquent bien d’échapper une fois encore à la « rigueur » qu’ils prêchent sans relâche, mais qu’ils ne destinent qu’aux autres – moins introduits et moins fortunés qu’eux.

 

« Personne n’a le courage de dire tout cela », lance, avec sa modestie proverbiale, M. Attali pour évoquer les remèdes de cheval qu’il préconise : une « réforme » des retraites plus draconienne encore que celle du gouvernement Fillon, une amputation plus brutale des dépenses publiques, y compris sociales, lesquelles se voient qualifiées par lui, cette fois dans une chronique de L’Express (3) de « petits avantages acquis ».

 

Courage pour courage, qui aura celui de suggérer que, depuis que M. Attali a conseillé M. Mitterrand à l’Elysée, il y a près de trente ans, depuis qu’il n’a cessé d’accumuler pronostics erronés et propositions hasardeuses (4), la société française est devenue plus inégalitaire ?

 

Apparemment, notre essayiste n’en a cure. En tout cas, il redouble d’arrogance. « Nous voulons, explique-t-il aux Echos, définir le programme commun minimum qui devra être appliqué, quoi qu’il arrive, sans interruption pendant les dix ans qui viennent et quelle que soit la couleur politique des présidents de la République. » Allons plus loin, avec « courage » : pourquoi ne pas supprimer les élections et nommer, « pendant les dix années qui viennent », Jacques Attali empereur ?

 

(1) « “Nous avons devant nous dix ans de rigueur pour résorber la dette” », Les Echos, 22 juillet 2010.

(2) Lire Liêm Hoang-Ngoc, « Retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime », Manière de voir n° 99, « L’Internationale des riches », juin-juillet 2008 (en vente sur notre boutique en ligne).

(3) « La rigueur, évidemment », L’Express, 21-27 juillet 2010.

(4) Lire l’article de Frédéric Lordon, « Les disqualifiés », Le Monde diplomatique , novembre 2008.

 

Source: http://www.monde-diplomatique.fr

 

Les emphases sont d'IN

 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-reforme-des-retraites-attali-veut-aller-plus-loin-que-fillon-dans-la-reduction-des-depenses-publiques--54374025.html


Jacques attali sur IN:

Jacques Attali se prononce ouvertement pour "un Gouvernement mondial"

Jacques Attali: il faut jeter les bases d'un véritable gouvernement mondial

La vision orwellienne du monde de Jacques Attali (vidéo)

Jacques Attali prône la traçabilité des êtres humains grâce à la puce RFID

Jacques Attali: Jérusalem devrait devenir la capitale d'une planète unifiée par un gouvernement mondial

Jacques Attali réclame une monnaie mondiale (+dossier Attali)

Jacques Attali et le Nouvel Ordre Mondial (portrait, 18')

Jacques Attali dans le Monde Diplomatique:

  • « L’austérité ou la guerre » (aperçu), par Bruno Tinel, juillet 2010 (en kiosques).
    Réduire la dette publique sans toucher aux mécanismes qui lui ont donné naissance, un pari impossible ? Pas pour M. Attali. La solution qu’il propose – l’austérité – serait même l’unique moyen d’éviter la faillite, la famine et le chaos.
  •  
  • « Les disqualifiés », par Frédéric Lordon, novembre 2008.
    Après le krach boursier, la faillite intellectuelle : au nombre des victimes collatérales du naufrage financier figurent la poignée d’économistes qui dispensent la bonne parole dans les médias.
  • « Qui évaluera Jacques Attali ? », par Louis Pinto, avril 2008.
    M. Attali présente le mérite de révéler le contraste entre l’avidité à évaluer les autres et le traitement de faveur réservé à ses propres performances.
  • « Jacques Attali, magicien », par Serge Halimi, La valise diplomatique, 25 janvier 2008.
    « Tout ce que vous proposerez, je le ferai », avait promis M. Nicolas Sarkozy en confiant à M. Attali la responsabilité d’un rapport destiné à « libérer la croissance française ».

  • « L’épouvantail de la dette publique », par Bruno Tinel et Franck Van de Velde, juillet 2008.
    Chaque fois qu’un gouvernement veut comprimer les dépenses sociales, il tire argument du niveau trop élevé de la dette. Celle-ci existe bien. Mais est-elle aussi menaçante que certains le prétendent ?

 

 

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 00:01

 

Marianne

Selon l'INSEE, le salaire moyen de l'ensemble des salariés était de 1 997 euros net par mois en 2008. Bien loin de nos chers élus comme nous le rappelle le blogueur Slovar.

Flickr - CC
Flickr - CC
Comment se porte le pouvoir d'achat des élus?

Voila une question, que l’on aimerait voir plus souvent posée par la presse économique !



Il est vrai que celle-ci est plus diserte sur : l’indispensable compétitivité des salariés français, les « avantages exorbitants » des fonctionnaires, « l’indispensable réforme des retraites » ou le « bonheur d’être Français à Londres » comme nous l’expliquent Les Echos 



Commençons par rappeler quelques chiffres concernant les salaires des français

.

Selon l’Insee, le salaire moyen de l’ensemble des salariés était de 1 997 euros net par mois en 2008. De son côté, le salaire médian était de 1 594 euros net par mois. Source MSN Finances (blog de Patrick Dorffer )



Part des salariés rémunérés sur la base du SMIC

2009 :10,6 %
Salariés à temps partiel
2009 :23%
Source INSEE 



Du côté des élus et politiques, il faut se tourner vers le JDN qui vient de publier une étude baptisée : « Le salaire des élus et hommes politiques »



Quelques exemples de rémunérations et indemnités perçues :




Président de la République



Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €). Avantages : logement de fonction à l’Elysée, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d’une flotte d’avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.



Gouvernement



Premier ministre Traitement mensuel : 27 287,95 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (21 194,52 €), une indemnité de résidence (635,84 €) et une indemnité de fonction non imposable (5 457,59 €).



Avantages : logement de fonction à Matignon, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d’une flotte d’avions, bénéfice de plusieurs résidences secondaires.



Cumul : possible. Un Premier ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 13,644 € bruts par mois. Un Premier ministre peut donc toucher jusqu’à 40 932 € par mois de la part de l’Etat.



Ministre



Traitement mensuel : 18 192,96 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (14 129,68 €), une indemnité de résidence (423,89 €) et une indemnité de fonction non imposable (3 638,39 €). 



Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.



Cumul : possible. Un ministre ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 9 096,48 € bruts par mois. Un ministre peut donc toucher jusqu’à 27 289 € par mois de la part de l’Etat.



Secrétaire d’Etat



Traitement mensuel : 17 282,37 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (13 825,89 €), une indemnité de résidence (402,7 €) et une indemnité de fonction non imposable (3456,47 €).



Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens.



Cumul : possible. Un secrétaire d’Etat ne peut cumuler son indemnité ministérielle avec des indemnités de mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant de son traitement ministériel. Autrement dit 8 641,2 € bruts par mois. Un secrétaire d’Etat peut donc toucher jusqu’à 25 923 € par mois de la part de l’Etat



Le conseil constitutionnel 



13 223 € bruts par mois



Pour mémoire, les anciens présidents de la République sont membres de droit et à vie du Conseil Constitutionnel - Article 56 de la Constitution ... ce qui améliore l’ordinaire !



http://sauvonslesriches.fr/wp-content/uploads/2009/10/logo-sauvons-les-riches-touche-pas-d.jpg


Elus nationaux



Député

 

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 261,01 € net par mois. Indemnité représentative de frais de mandat : 5 884,9 € net par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement...)



Avantages : 9 093 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, remboursement des forfaits de cinq lignes téléphoniques et d’un abonnement internet. Le président de l’Assemblée nationale jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €. 



Cumul : possible. Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2.743,63 € au titre de ses mandats locaux.



Sénateur

 

Indemnité mensuelle : 7 064,8 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 487,25 €), une indemnité de résidence (164,62 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 412,97 €). Cela représente 5 378,88 € net par mois. Indemnité représentative de frais de mandat : 6 209,1 € net par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d’habillement...).

 

Avantages : 7 203,8 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Le président du Sénat jouit d’une indemnité propre de plus de 14 000 €. 



Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d’autres mandats électifs que dans la limite d’une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire de base, soit 8 230,88 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 743,63 € au titre de ses mandats locaux.




Elus territoriaux

 

Président de communauté urbaine : de 3 404 à 5 485 € bruts par mois 



Maire d’un village : de 643 à 1 627 € bruts par mois



Commune de 500 à 999 habitants : 1 172,6 € bruts par mois, soit 14 071 € bruts par an. Un adjoint gagne 312,1 € bruts par mois soit 3 744,7 € bruts par an. 



Commune de 1 000 à 3 499 habitants : 1 626,5 € bruts par mois soit 19 518 € bruts par an. Un adjoint gagne 624,1 € bruts par mois soit 7 489,5 € bruts par an.

Elus européens



Député européen Traitement mensuel : 7 665,31 € bruts par mois. Après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, il s’établit à 5 963,33 €. Il est ensuite intégralement imposé par les États membres. Indemnité de frais généraux : 4 202 € par mois. Elle couvre les frais de bureau du député dans son Etat d’élection, de téléphone, d’équipements informatiques et de déplacement (...)



Avantages : le coût réel des titres de transport pour assister aux réunions leur est remboursé sur présentation des pièces justificatives. Il dispose d’une indemnité annuelle de voyage de 4 148 euros. Enfin le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 298 euros pour chaque jour de présence aux réunions des organes du Parlement.



Lire l’intégralité du dossier 



Quels constats tirer de ces chiffres ?



Et bien, qu’à part beaucoup d’élus communaux, dont les indemnités sont parfois du domaine symbolique, on peut dire que la République française et l’Union européenne sont bonnes filles et savent préserver le pouvoir d’achat de leurs élus !



Et que, si la mondialisation (dont de nombreux élus nous vantent les mérites), impose aux salariés des contraintes de plus en plus importantes et des salaires de plus en plus bas, nos élus sont à l’abri d’une délocalisation dans un pays à moindre coût et d’une baisse drastique de leurs revenus pour des raisons de compétitivité !


La crise ne peut quand même pas toucher tout le monde ...

 

 

 

 

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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 03:56

 

http://ericraoult.typepad.fr/.a/6a00e54eee849d8833010536f8097d970b-800wi

 

Le 22 juin 2010, Eric Raoult, député Français (UMP) depuis 1986, Maire du Raincy, et rapporteur de la mission sur le port du voile intégral, se rend à une manifestation communautaire en soutien à la politique d’un pays étranger! Plus d'infos: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Raoult



http://www.internationalnews.fr/article-eric-raoult-israel-c-est-plus-important-que-les-retraites-video-1-44--53906348.html




 

 

Communauté : La Cyber-résistance - Publié dans : France
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 10:13

Internationalnews

Rue89 02/06/2010

Selon un rapport, une société off-shore créée avec leur accord a permis le financement illégal de campagnes politiques en France 

Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur en mai 2002 pendant les élections législatives (Philippe Wojazer/Reuters)


 C'est une nouvelle pièce dans le dossier de l'attentat de Karachi. Dans un rapport, dont le contenu est révélé ce mercredi par Mediapart, la police judiciaire luxembourgeoise décortique l'activité d'une société off-shore mise en place par la DCN (Direction des constructions navales) pour distribuer des commissions. Une off-shore créée « directement » sur accord de Balladur et de Sarkozy. Avec la trace de commissions qui ont financé des « campagnes politiques françaises ».

Cela fait deux ans que les pièces s'accumulent dans les armoires des enquêteurs chargés d'analyser le système de financement des contrats d'armement de la DCN dans les années 90.

 

Trois (grosses) affaires sont au cœur de leurs recherches :


Le contrat des Frégates de Taïwan, six navires vendus 2,4 milliards d'euros ;
Le contrat des trois sous-marins Agosta B, vendus 826 millions d'euros au Pakistan ;
Le contrat Sawari 2, trois frégates vendues 3 milliards d'euros à l'Arabie Saoudite.


A l'époque, la DCN, société d'Etat, a parfaitement le droit de verser des commissions à des intermédiaires susceptibles de favoriser la conclusion de ces contrats. Ces commissions sont d'ailleurs défiscalisées, après déclaration au ministère du Budget, pour être discrètement versées dans des paradis fiscaux et judiciaires.


DCN international (DCN-I) confie à Jean-Marie Boivin le soin de créer deux sociétés off-shore basées au Luxembourg : Heine et Eurolux gestion. Deux coquilles vouées à servir de réceptacles aux commissions, pour alimenter ensuite une chaîne de sociétés-écrans qui va nourrir les circuits de la corruption. Ce que Nicolas Sarkozy démentait il y a un an à Bruxelles lors d'une conférence de presse. (Voir la vidéo)


« Pour le financement de campagnes politiques françaises »

En février, les policiers luxembourgeois ont transmis leur rapport au parquet général de Paris. Leurs conclusions, conformes aux premières fuites de l'enquête révélées par Bakchich, sont les suivantes :

« Un document […] fait état de l'historique et du fonctionnement des sociétés Heine et Eurolux [société jumelle de Heine, ndlr]. Selon ce document, les accords sur la création des sociétés semblaient venir directement de M. le Premier ministre Balladur et de M. le ministre des Finances Nicolas Sarkozy.

En 1995, des références font croire à une forme de rétro-commission pour payer des campagnes politiques en France. Nous soulignons qu'Edouard Balladur était candidat à l'élection présidentielle en 1995 face à Jacques Chirac et était soutenu par une partie du RPR dont M. Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. »

Ou encore :

« Finalement, une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises. »

Les policiers relèvent notamment qu'un virement de 96 462 000 de francs (14,7 millions d'euros) en 1995 aurait eu pour destinataire final des Français. En clair, des rétro-commissions parfaitement interdites par le code pénal et les lois de financement de la vie politique votées entre 1990 et 1995. Question : qui a bénéficié de ce financement illicite ?


  • Jacques Chirac, soutenu par le RPR ?
  • Edouard Balladur, son ami de 30 ans, soutenu par des diss

    idents du RPR et de l'UDF ?

  • Ou d'autres candidats à la présidentielle de 1995 ?

L'intermédiaire libanais Ziad Takieddine s'est exprimé dimanche dans le JDD pour se dédouaner et mettre en cause les réseaux… chiraquiens. Selon lui, le clan du Président aurait puisé dans la manne des commissions versées en marge du contrat saoudien Sawari 2.


Question subsidiaire qui sous-tend l'enquête sur l'attentat de Karachi : y-a-t-il un lien entre l'explosion du bus de la DCN, le 8 mai 2002 au Pakistan, et le versement de ces commissions ?

En 2006, les administrateurs luxembourgeois interrogent Sarkozy

La réponse ne figure pas dans le rapport du Grand Duché. Au contraire, les policiers luxembourgeois soulignent avec une pointe d'ironie la sophistication du dispositif financier et concluent qu'« il n'existe aucune preuve concrète de corruption ».

Mais cette analyse réaffirme aussi que Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995, puis ministre de l'Intérieur à partir de 2002, a été informé de près des activités d'Heine. Les enquêteurs mentionnent un détail troublant, celui d'un courrier de deux administrateurs de Heine :

« […] adressé à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, le 29 novembre 2006 où on lui demande des instructions par rapport à la démarche à suivre concernant le risque de liquidation judiciaire de la société Heine. »

Quel lien existe-t-il précisément entre Nicolas Sarkozy et Heine en pleine campagne présidentielle pour l'élection de 2007 ? Jusqu'à maintenant, le chef de l'Etat a choisi d'éluder le sujet. Une position d'équilibriste de plus en plus difficile à tenir. Autant que les dénégations de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.


Photo : Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur en mai 2002 pendant les élections législatives


A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89


http://www.rue89.com/

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-attentat-de-karachi-sarkozy-et-balladur-directement-impliques-video--52631402.html



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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /2010 07:48

Agitateur.org

Ou quand le capitalisme étend son hégémonie sur l’ensemble de la société.

par B. Javerliat


France, vers la privatisation de l'Etat

Flash back.

Au soir de son élection, une soirée regroupe au Fouquet’s le gratin des affaires et de la finance autour de Nicolas Sakozy. Le lendemain, croisière sur un yacht de luxe « gracieusement prêté » par Vincent Bolloré. D’aucuns n’y ont vu que la manifestation de la tendance « bling-bling » de Sarko et sa fascination pour l’argent. En fait, cela ressemble plus à un « débriefing » du candidat Sarkozy par ceux qui l’ont mené à la magistrature suprême : « Maintenant que tu es élu, rappelle-toi pourquoi nous t’avons fait Président. »


Les libéraux, maîtres du monde occidental.

Au début des années 80, alors que la France se donnait un Président socialiste, les Etats-Unis et l’Angleterre étaient déjà aux mains des libéraux via Ronald Reagan et Margaret Thatcher. 20 ans plus tard, ces pays ont vu leurs structures d’Etat démantelées et la plupart des services publics privatisés. Les riches y sont devenus de moins en moins nombreux et de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres. En Europe, ces mêmes libéraux ont réussi à imposer un marché unique, où la seule loi est la « concurrence libre et non faussée ».

 

Un ilôt de résistance : la France.

 

Dotée d’un Etat encore structuré, avec des services publics à peu près protégés, la France faisait tâche dans le tableau idéal rêvé par les libéraux. Le travail de dépeçage avait bien été commencé (privatisations de la SNCF, de France Télécoms, des autoroutes, et plus récemment d’EDF-GDF ou de la Poste.), mais globalement l’éducation, la santé, les retraites, la sécurité restaient dans la sphère publique. La raison principale était que la droite française républicaine a toujours eu une aversion profonde au pouvoir de l’argent et s’en était tenue éloignée. Du Général de Gaulle («  La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ») à Jacques Chirac («  Le libéralisme comme le communisme sont des perversions de la pensée humaine »), tous n’avaient que mépris pour l’argent et la finance. Les ors de la République suffisaient à satisfaire leur ego.


Nom de code : « La Réforme »

 

Avec Sarko, plus de garde-fous. Sarkozy n’a pas de conviction, il n’a que de l’ambition. Sarkozy n’a pas d’idéal, il n’a que de la fascination pour l’argent. Et pour s’approcher de ce qu’il considère comme le pouvoir absolu, il est prêt à tout. Maintenant qu’ils l’ont porté au pouvoir politique, les libéraux ont un boulevard devant eux, et cinq ans pour desserrer l’étreinte de l’Etat qu’ils jugent nuisible à leurs intérêts et s’accaparer de ce qui reste des services publics. Ce hold-up, les libéraux l’appellent « la Réforme ».


La méthode.

 

Tout d’abord, neutraliser l’opposition.


Au lendemain de sa troisième défaite consécutive lors des présidentielles, elle en sortait très divisée et affaiblie. Le coup de grâce fut porté par la constitution du gouvernement d’ « ouverture ». Quelques traîtres récupérés à gauche, trop contents d’occuper un poste dont ils rêvaient, et dont la défaite avait brisé les espoirs. Quelques postes attribués aux « minorités visibles », et le tour était joué : l’opposition était ringardisée. De toutes façons, les ministres ne sont là que pour le décor, tout est décidé à l’Elysée.


Ensuite, réduire les impôts des plus riches.


Les bailleurs de la campagne de Sarkozy en veulent pour leur argent. Les premières lois édictées n’ont qu’un objectif, alléger voire supprimer l’impôt des plus riches. Loi TEPA, quasi suppression des droits de succession,… les réformes fiscales s’enchaînent les unes à la suite des autres. Seul l’impôt sur la fortune est maintenu, car politiquement trop dangereux à supprimer. Mais le bouclier fiscal le videra de sa substance.


Enfin, la captation des services publics par le privé.


« Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics ». (Renaud Dutreil, octobre 2004). Autant les privatisations des entreprises publiques avaient pu se faire sans trop de difficultés, autant le démantèlement des services publics s’annonçait plus délicat. Pour parvenir à privatiser les services publics sans trop d’opposition, il fallait d’abord les rendre impopulaires auprès de la population. La méthode est simple : les fragiliser de l’intérieur (baisse des effectifs, baisse d’investissements, désengagement de l’Etat, etc.) pour les rendre inefficients, et s’appuyer sur l’antienne populaire : il y a trop de fonctionnaires (le fameux « ne pas remplacer un fonctionnaire sur 2 dans les 5 ans à venir »). C’est l’étape que nous vivons actuellement : regroupements (Assedic/Anpe, DGI/DGCP,…), transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales, des dizaines de milliers de non-renouvellement de départs en retraite dans les administrations, tout cela dans le seul but de les rendre inefficaces. Le privé pourra alors s’en accaparer, en arguant que si le service public est déficient , il faut bien que le privé s’y substitue.


La technique du leurre.

 

« La plupart des mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de poste » (Xavier Darcos, octobre 2008) S’il est un pouvoir qui est passé maître dans la technique du leurre, c’est bien celui qui nous gouverne actuellement. Il ne se passe pas une journée sans qu’une idée ou un projet plus ou moins polémique ne soit lancé (Le prêtre supérieur à l’instituteur, affaire Guy Môquet, remplacement du bac par des médailles, etc.) Immédiatement repris dans les médias, (comment pourraient-ils ne pas en parler ?), le bruit de fond généré par les polémiques masquent la mise en place des vraies réformes, beaucoup plus discrètes. Si par hasard, l’une d’elles était malgré tout remarquée, un contre-feu est immédiatement allumé pour détourner l’attention.

 

Contrôler l’opinion

 

Bien que disposant de tous les pouvoirs politiques (légalement acquis par ailleurs) pour parvenir à leurs fins, le contrôle des médias est un enjeu stratégique pour les libéraux. Si la presse d’opinion n’est pas un danger à cause d’une trop grande dépendance à la publicité et une forte concentration dans les mains des financiers, l’audiovisuel public reste un problème de par ses statuts qui lui assurent une relative indépendance. Il est donc impératif d’assujettir les chaînes publiques au pouvoir. Le procédé est simple : retour à l’ORTF par la suppression de la publicité et la nomination des dirigeants par le Président de la République. La surveillance des citoyens aussi est indispensable. On assiste donc à la multiplication des fichiers informatiques, le croisement et le regroupement des fichiers existants, le développement de la vidéosurveillance, etc. L’argument fallacieux est toujours le même : assurer la sécurité de la population.


Des citoyens atones.

 

Il peut paraître surprenant que les citoyens ne réagissent pas. C’est que le terrain a été préparé de longue date, et les consciences soigneusement endormies par deux décennies de « pensée unique » (« Ce n’est pas par la loi qu’on va réguler l’économie », Lionel Jospin, septembre 1999) et de programmes débilitants sur TF1/M6 (« Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, juillet 2004). Ajoutez à cela une opposition minée par des luttes intestines, des syndicats qui ne représentent guère plus qu’eux-mêmes, une précarisation de l’emploi toujours plus prégnante, le démantèlement patient mais continu du droit du travail et de la protection sociale, une stigmatisation des populations défavorisées comme source de tous les maux, il n’est alors pas étonnant que chacun se replie sur soi en essayant de protéger le peu qui lui reste. La politique du « diviser pour mieux régner » fonctionne à plein.


Un intrus, la crise.



Fin 2008, un événement « imprévu » est venu perturber ce programme : la crise financière. Non pas qu’elle soit gênante pour les libéraux (dans toutes les situations, il y a de l’argent à prendre), mais elle risque de réveiller les consciences. La fameuse phrase « Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite » de François Fillon, si pratique pour faire avaler les couleuvres ne fonctionne plus. Avec les milliards déversés sur les banques, la population découvre que l’argent coule à flot. Alors que les délocalisations s’accélèrent, que les mesures de chômage technique se généralisent, que les licenciements se multiplient, elle découvre que c’est à ceux-là mêmes qui ont provoqué la débâcle que ces milliards sont destinés. La crise financière sera-t-elle le grain de sable qui va gripper la mécanique libérale ? Ou bien, au contraire, sans réaction des populations, va-t-elle accélérer la réalisation de leur projet : la privatisation de la France ?

Titre original: France, vers la privatisation de l’Etat 1er décembre 2008


http://www.agitateur.org

http://www.internationalnews.fr/article-france-l-etat-privatise-44774374.html
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 14:12

Internationalnews

Tribune libre


http://www.idf1.fr/blogjjda/wp-content/uploads/2010/04/melenchon.jpg

 

Jean Luc Melenchon est l'invité des Questions du Mercredi, le rendez vous politique de France Inter, le Monde et Dailymotion (19/05/10).

JLM se laisse entraîner dans le débat sur la burqa (!) Voir l'article Derrière la burqa… La réforme des retraites… Par Serge Halimi.

 Nous avons publié cette vidéo comme contribution au débat sur la réforme des retraites (à partir de 8' 30). 

 

 

Photo: www.idf1.fr


A voir aussi: Jean luc mélenchon le futur grand marché transatlantique

 

http://www.internationalnews.fr/article-jean-luc-melenchon-sur-les-retraites-l-europe-la-burqa-video-37-16-51164721.html

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