Géopolitique/Geopolitics

Mardi 10 novembre 2009
7 sur 7
10 novembre 2009


Alvaro Garcia Linera, Vice President de la Bolivie avec Evo Morales - Source: Latin American Solidarity Network
 

Le gouvernement bolivien, allié du Venezuela, a affirmé mardi qu'il fallait se "préparer" aux conséquences d'une "invasion militaire" américaine en Amérique du Sud, à partir de bases en Colombie.


"Nous devons nous préparer aux conséquences d'une invasion militaire américaine du continent", a déclaré le vice-président bolivien Alvaro Garcia sur la chaîne privée ATB. "Nous préparer dans tous les sens imaginables", a-t-il précisé, en réponse à une question sur une éventuelle préparation "militaire".
 
"Nous préparer dans tous les sens imaginables"

Evo Morales, émule déclaré du président vénézuélien Hugo Chavez, dans la mouvance des gouvernants de la gauche radicale du continent, a pour sa part qualifié lundi de "très grave pour toute l'Amérique latine" la situation en Colombie.
 
La tension entre Caracas et Bogota est montée d'un cran depuis que la Colombie, principale alliée de Washington dans la région, a signé le 30 octobre un accord militaire permettant aux Etat-Unis de faire usage d'au moins sept bases dans le pays, dans le cadre de "la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue".
 
"Prêts pour la guerre"

M. Chavez a appelé dimanche militaires et civils à se tenir "prêts pour la guerre", en cas d'agression armée américaine à partir de la Colombie.

M. Morales a exprimé lundi son indignation dans un langage plus mesuré, appelant les Colombiens à "démettre démocratiquement" les politiques et partis qui "transforment la Colombie en une grande base militaire américaine ou annexent la Colombie aux Etats-Unis". (belga/th)
10/11/09 19h35

http://www.7sur7.be
http://www.internationalnews.fr/article-il-faut-se-preparer-a-une-invasion-militaire-americaine-selon-la-bolivie-39163515.html

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009

Titre original en français: La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan
Article original en anglais : America's Phoney War in Afghanistan, publié le 21 octobre 2009.
 
Mondialisation.ca
Le 3 novembre 2009


 

Victims of a U.S aerial bombing attack in the hamlet of Landigal in the Korengal Valley, April 15, 2006  Source: www.rawa.org


L’un des aspects les plus remarquables du programme présidentiel d’Obama, c’est que, dans tous les États-Unis, peu de gens ont remis en question, dans les médias ou ailleurs, la raison de l’engagement du Pentagone dans l’occupation militaire de l’Afghanistan. Il existe deux raisons fondamentales, dont aucune ne peut être dévoilée ouvertement au grand public.

 

Derrière tous les débats officiels trompeurs sur le nombre de troupes nécessaires pour « gagner » la guerre en Afghanistan, si 30 000 soldats de plus sont suffisantes ou si le besoin est au moins 200 000, le but réel de la présence militaire étasunienne dans ce pays pivot d'Asie centrale est éclipsé.

 

Pendant sa campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama a même affirmé que l'Afghanistan, et non pas l'Irak, est l’endroit où les États-Unis doivent faire la guerre. Sa raison ? Parce que, selon lui, c'est là que l'organisation Al-Qaïda est retranchée et c’est la « vraie » menace pour la sécurité nationale. Les raisons de l'implication étasunienne en Afghanistan sont tout à fait différentes.

 


 

L'armée US occupe l'Afghanistan pour deux raisons : principalement pour rétablir et contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l'héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires sur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. Le contrôle du marché de la drogue afghane est capital pour les liquidités de la mafia financière en faillite et dépravée de Wall Street.

 

La géopolitique de l'opium afghan

 

D’après un rapport officiel de l'ONU, la production d'opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l'opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d'Afghanistan. Ce n'est pas par hasard.

 

 

Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « courageuse autorité sur son peuple. » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd'hui le « Parrain » de l'opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd'hui encore l'homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l'achat massif de votes, la fraude et d'intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.

 

Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu'est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, -- ou se demande même s'ils existent - la seconde raison de la fixation de l’US army en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L'objectif de ces bases n'est pas de faire disparaître les cellules d'Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d'éradiquer un « taliban » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.

 


Burned victims of a US bombing in the Kajaki region arrived in October 2006 at the Emergency Hospital in Lashkar Gah. Maso Notarianni - Source: Rawa.org

 

Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd'hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’America's Full Spectrum Dominance (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.

 

La perte du « Mandat Céleste »

 

Le problème pour les élites* au pouvoir à Wall Street et à Washington, c’est le fait qu'ils soient désormais enlisés dans la plus profonde crise financière de leur histoire. Cette crise est indubitable pour le monde entier, et le monde agit en faveur de sa propre survie. Les élites étasuniennes ont perdu ce qui est connu dans l'histoire impériale chinoise sous le nom de Mandat Céleste. Ce mandat est donné à un souverain ou à une élite régnante à condition qu'ils dirigent leur peuple avec justice et équité. Quand ils règnent tyranniquement et comme des despotes, en opprimant leur peuple et en en abusant, ils perdent ce Mandate Céleste.

 

Si les puissantes élites riches du privé qui ont contrôlé les politiques essentielles, financière et étrangère, la plupart du temps au siècle dernier au moins, ont eu un jour le mandat céleste, il est évident qu'elles l’ont perdu. L'évolution interne vers la création d'un État policier injuste, avec des citoyens privés de leurs droits constitutionnels, l'exercice arbitraire du pouvoir par des non élus, comme le ministre des Finances Henry Paulson et maintenant Tim Geithner, qui volent des billions de dollars du contribuable sans son consentement pour renflouer de la banqueroute les plus grandes banques de Wall Street, des banques jugées « trop grosses pour couler, » tout cela démontre au monde qu'elles ont perdu le mandat.

 

Dans cette situation, les élites au pouvoir sont de plus en plus désespérées de maintenir leur contrôle sur un empire mondial parasitaire, faussement appelé « mondialisation » par leur machine médiatique. Pour maintenir leur domination, il est essentiel que les États-Unis soient capables de rompre toute coopération naissante dans le domaine économique, énergétique ou militaire, entre les deux grandes puissances de l'Eurasie qui, en théorie, pourraient présenter une menace au futur contrôle de l’unique superpuissance : la Chine associée à la Russie.

 

Chaque puissance eurasienne complète le tableau de contributions essentielles. La Chine est l'économie la plus robuste du monde, une énorme main-d'œuvre jeune et dynamique, une classe moyenne éduquée. La Russie, dont l'économie ne s'est pas remise de la fin destructrice de l'ère soviétique et des grossiers pillages au cours de l'ère Eltsine, possède toujours des atouts essentiels pour l’association. La force de frappe nucléaire de la Russie et son armée présentent la seule menace dans le monde d'aujourd'hui à la domination militaire des États-Unis, même si ce sont en grande partie des reliquats de la Guerre Froide. Les élites de l'armée russe n'ont jamais renoncé à ce potentiel.

 

La Russie détient également le plus grand trésor du monde en gaz naturel et d’immenses réserves pétrolières dont la Chine a impérieusement besoin. Ces deux puissances convergent de plus en plus à travers une nouvelle organisation créée par elles en 2001, connue sous le nom d'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). En plus de la Chine et de la Russie, l’OCS inclut les plus grands pays d'Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

 

Le but allégué de la guerre des États-Unis contre à la fois les talibans et Al Qaïda, consiste en réalité à installer leur force de frappe militaire directement en Asie centrale, au milieu de l'espace géographique de l'OCS montante. L'Iran est une diversion. La principale cible, c’est la Russie et la Chine.

 


 

Officiellement, Washington affirme bien sûr avoir établi sa présence militaire en Afghanistan depuis 2002 pour protéger la « fragile » démocratie afghane. C'est un argument singulier, quand on voit la réalité de sa présence militaire là-bas.

 

En décembre 2004, lors d'une visite à Kaboul, le ministre de la Guerre Donald Rumsfeld a finalisé ses projets de construction de neuf nouvelles bases en Afghanistan, dans les provinces de Helmand, Herat, Nimrouz, Balkh, Khost et Paktia. Les neuf se rajoutent aux trois bases militaires principales déjà installées à la suite de l’occupation de l'Afghanistan pendant l'hiver de 2001 à 2002, prétendument pour isoler et éliminer la menace terroriste d'Osama Ben Laden.

 


Source: interet-general.info

 

Le Pentagone a construit ses trois premières bases sur les aérodromes de Bagram, au nord de Kaboul, son principal centre logistique militaire ; de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan ; et de Shindand, dans la province occidentale de Herat. Shindand, sa plus grande base afghane, est construite à seulement 100 kilomètres de la frontière iranienne, et à distance de frappe contre la Russie et la Chine.

 

L'Afghanistan est historiquement au cœur du grand jeu anglo-russe, la lutte pour le contrôle de l'Asie centrale au 19ème siècle et au début du 20ème. La stratégie britannique était alors d'empêcher à tout prix la Russie de contrôler l'Afghanistan, ce qui aurait été une menace pour le joyau de la couronne impériale britannique, l’Inde.

 

L'Afghanistan est de même considéré par les planificateurs du Pentagone comme hautement stratégique. Il constitue une plate-forme d’où la puissance militaire étasunienne pourrait menacer directement la Russie et la Chine, ainsi que l'Iran et les autres riches pays pétroliers du Moyen-Orient. Peu de choses ont changé sur le plan géopolitique en plus d'un siècle de guerres.

 

L'Afghanistan se trouve sur une position extrêmement vitale, à cheval sur l'Asie du Sud, l'Asie centrale et le Moyen-Orient. L'Afghanistan est aussi situé le long de l’itinéraire envisagé pour le pipeline pétrolier, depuis les champs pétrolifères de la mer Caspienne jusqu’à l'océan Indien, où la société pétrolière étasunienne, Unocal, avec Enron et Halliburton de Cheney, avaient été en négociation pour les droits exclusifs du gazoduc d’acheminement du gaz naturel du Turkménistan à travers l'Afghanistan et le Pakistan, vers l’énorme centrale électrique à gaz naturel d’Enron à Dabhol près de Mumbai (Bombay). Avant de devenir le président fantoche des États-Unis, Karzai avait été un lobbyiste d'Unocal.

 

Al Qaïda n'existe pas en tant que menace

 

La vérité, concernant toute cette tromperie autour du but réel en Afghanistan, devient claire si on examine de plus près la prétendue menace d’« Al Qaïda » là-bas. Selon l'auteur Erik Margolis, avant les attentats du 11 septembre 2001, le Renseignement étasunien accordait assistance et soutien à la fois aux talibans et à Al Qaïda. Margolis affirme que « La CIA projetait d'utiliser Al Qaïda d’Osama Ben Laden pour inciter à la révolte les Ouïgours musulmans contre la domination chinoise, et les talibans contre les alliés de la Russie en Asie centrale. »

 

Les États-Unis ont manifestement trouvé d'autres moyens pour soulever les Ouïgours musulmans contre Pékin en juillet dernier, par l’intermédiaire de leur soutien au Congrès mondial ouïghour. Mais la « menace » d’Al Qaida demeure le pivot d’Obama pour justifier l’intensification de sa guerre en Afghanistan.

 

Mais, à présent, James Jones, le conseiller en sécurité nationale du Président Obama, ancien général de Marine, a fait une déclaration, enterrée opportunément par les aimables médias étasuniens, sur l’évaluation de l’importance du danger représenté actuellement par Al Qaïda en Afghanistan. Jones a déclaré au Congrès, « La présence d'Al Qaïda est très réduite. L'évaluation maximale est inférieure à 100 exécutants dans le pays, aucune base, aucune capacité à lancer des attaques contre nous ou nos alliés. »

 

À toutes fins utiles, cela signifie qu’Al Qaïda n'existe pas en Afghanistan. Diable...

 

Même au Pakistan voisin, les restes d'Al Qaïda ne sont presque plus décelables. Le Wall Street Journal signale : « Chassés par les drones étasuniens, en proie à des problèmes d'argent, et trouvant plus de difficultés à attirer les jeunes Arabes dans les montagnes sombres du Pakistan, Al Qaïda voit son rôle rapetisser là-bas et en Afghanistan, selon des rapports du Renseignement et des responsables pakistanais et étasuniens. Pour les jeunes arabes qui sont les principales recrues d’Al Qaida, ‘’il n'est pas romantique d’avoir froid et faim et de se cacher’’, a déclaré un haut responsable étasunien en Asie du Sud. »

 

Si nous comprenons les conséquences logiques de cette déclaration, nous devons donc conclure que la raison pour laquelle de jeunes soldats allemands et d'autres de l'OTAN meurent dans les montagnes afghanes n'a rien à voir avec « gagner une guerre contre le terrorisme. » Opportunément, la plupart des médias choisissent d'oublier le fait qu’Al Qaïda, dans la mesure où cette organisation a existé, était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d'une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan, et d'autres, pour créer un « nouveau Viêt-nam » pour l'Union Soviétique, qui aboutirait à la défaite humiliante de l'Armée Rouge et l'effondrement final de l'Union Soviétique.

 

James Jones, le patron du National Security Council, reconnaît à présent qu'il n'y a pratiquement personne d’Al Qaida en Afghanistan. Peut-être serait-il temps d’une explication plus honnête de nos dirigeants politiques sur la véritable raison de l'envoi d’autres jeunes en Afghanistan, pour mourir en protégeant les récoltes d'opium.

 

Ndt : Le mot élite est un euphémisme de plus en plus utilisé ces derniers temps pour désigner un individu qu’aucune valeur humaine n’embarrasse dans la réalisation de ses ambitions. C’est devenu un synonyme de psychopathe.

 

Traduction : Pétrus Lombard

F. William Engdahl est l'auteur de plusieurs ouvrages en anglais dont deux sont traduits en français: OGM: Semences de destruction : L’arme de la faim (le livre original en anglais, Seeds of destruction) et Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain. Il est joignable depuis son site.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 20 septembre 2009
Global Research
September 19, 2009
Stop NATO


Source:
seeker401.wordpress.com

by Rick Rozoff

Since the surprise news from the White House and the Pentagon on September 17 that the United States was relinquishing plans to deploy ground-based interceptor missiles to Poland and a missile radar installation to the Czech Republic speculation has been rife on two scores.

First, was this move a sincere effort to "reset" relations with Russia, possibly part of a trade-off for Russian transit and logistical support for the American and NATO war in South Asia and for Moscow agreeing to tougher measures - sanctions at any rate - against Iran?


Deutsche Welle ran a feature shortly after U.S. President Barack Obama's and Defense Secretary Robert Gates' announcements on Thursday which included an interview with Dr. Karl-Heinz Kamp, the research director at the NATO Defense College in Rome, in which he described the seeming U.S. about-face as follows:

"This is not a withdrawal from the idea of missile defense...as the US even has a law that obliges each president to pursue missile defense as long as the technical capabilities exist and the US can absorb the bearable costs." [1]

In expressing a suspicion that many of his readers must have shared concerning simultaneous American claims that Iranian missile capabilities were less and not more developed than reported earlier and that the nation yet represented a growing threat, Kamp added:

"This decision will be very hard for some to understand. On the one hand, you have the Obama administration saying that Iran is not as much of a threat as before, and therefore there is no need for the defense shield. On the other, the official White House line is that Iran is still actively pursuing its nuclear program and is not willing to abandon this....[T]he US hopes that by removing the shield, it can persuade Russia to take a stronger anti-Iran stance. But there are risks here. No one is sure that Russia will respond by supporting US pressure on Iran and secondly, whether Iran would take any notice even if it did." [2]

The conclusion one has to draw is the simple truth - that Iran never presented a threat of launching long-range missiles at the United States, Washington's rationale for the Polish and Czech deployments.

Yet President Obama began his statement on Thursday by endorsing George W. Bush's characterization of Iran as the very danger that supposedly necessitated the third position missile shield deployments in Poland and the Czech Republic negotiated by the Bush administration while he, Obama, went on to abrogate those very agreements.

The second question that began to surface after Obama's and Gates' comments was one to the effect of "And now what trick does Washington have up its sleeve?"

The first issue is the easier to contend with: Either the U.S. was compelled to - backhandedly - admit the falsity of its Iranian threat claim or it still intends to escalate pressure against Iran, including direct military measures.

The latter is closer to the truth and leads quickly to the second issue. What is Washington planning to do with the western flank of its global interceptor missile system?

Pentagon chief Gates immediately revealed part of the new picture in prefacing his comments with "Those who say we are scrapping missile defense in Europe are either misinformed or misrepresenting the reality of what we are doing." He then laid out a three-phase strategy which included:

1. Deploying advanced sensors and interceptor missiles in both northern and southern Europe. Gates didn't specify which nations would host them, but Scandinavian and Balkans states seem likely candidates. The stationing of missile surveillance facilities and interceptor missiles on both ends of the European continent would represent a qualitative escalation of his earlier plans for ten missiles in Poland and one X-band radar in the Czech Republic even if the missiles in question are of shorter range. 

2. Enhanced use of Aegis class warships with SM-3 [Standard Missile-3] interceptor missiles which the U.S. Missile Defense Agency (MDA) has in recent months advanced considerably. Next month the MDA plans the first test of an SM-3 against a ballistic missile.

Reports are that the Pentagon is to begin the deployment of missile-killing warships in the Mediterranean and North Seas. The Norwegian, Barents, Baltic and Black Seas may not be far behind.

3. The adaptation of SM-3s for ground use. In Gates' words, "fielded, upgraded, land-based SM-3s." He mentioned that the Czech Republic and Poland were possibles sites for such deployments. 

A major Polish daily newspaper revealed late last month that possible locations for U.S. missile shield components would be Israel, Turkey and the Balkans.

Associated Press on September 18 delivered a confirmation of the Polish report by linking it with the previous day's development in two successive sentences:

"Turkey's military says it is planning to spend $1 billion (euro680 million) on four long-range missile defense systems.

"Friday's announcement comes a day after U.S. President Barack Obama canceled a long-planned missile shield for Eastern Europe, replacing a Bush-era project that was opposed by Russia with a plan he contended would better defend against Iranian missiles." [3]

A news agency in Azerbaijan quoted a political expert, Zardusht Alizade, "commenting on media reports that the U.S. will deploy a new missile defense system in the Caucasus," as saying "The United States may consider the joint use of the Gabala radar station" in his nation. [4]

The radar base is currently operated by Russia and that nation offered its joint use to the U.S. two years ago only to have the invitation spurned. Washington may plan to gain sole use of the Gabala base as Azerbaijan has been transformed into little better than a U.S. and NATO military client state since the break-up of the Soviet Union and more so with each passing year.

An American news source wrote on September 18 that "the new plan might include deploying an X-band radar to the Caucasus - the region sandwiched between the Black Sea and the Caspian Sea....

"It's easy to speculate about which countries in the region could potentially host an X-band radar. The United States has close military ties with Georgia. And neighboring Azerbaijan, which shares a border with Iran, has received U.S. funding for the construction of radar installations." [5]

The author of the article, Nathan Hodge, said that he had been told by U.S. Missile Defense Agency spokesman Rick Lehner three years ago that the South Caucasus would prove a "good location for a small X-band radar to provide tracking and discrimination of missiles launched from Iran."

He added that the probable model would be "an AN/TPY-2, the transportable X-band radar developed for the Army's Terminal High Altitude Area Defense system." An AN/TPY-2 [Army Navy/Transportable Radar Surveillance] installation was deployed by the Pentagon to Israel last autumn, one which has a range of 2,900 miles. A comparable capacity in Azerbaijan, Georgia or both could conduct missile and other forms of surveillance far beyond Iran.

EurasiaNet, a news source operated by the Open Society Institute concentrating on the Caucasus and Central Asia, featured a report called "Eurasia Security: New US Anti-Missile Vision Has Heavy Emphasis On The Caucasus."

It stated that "Moscow's muted contentment over the about-face in US missile defense plans in Europe may not last long. The Pentagon...is considering moving anti-missile radar systems from Russia's European front yard to its backyard, the Caucasus." [6]

General James Cartwright, vice-chairman of the U.S. Joint Chiefs of Staff, was quoted in the feature on a proposed missile surveillance deployment, saying "It's probably more likely to be in the Caucasus that we would base [the radar], because it's to get the early tracks." [7]

The article offered more specifics: "US defense officials have not specified the radar's new proposed location, but some Georgian and Russian officials and commentators have been quick to suggest that the Pentagon has Georgia in mind. These analysts said that if the United States is thinking about the South Caucasus, Georgia would be the best place for the radar deployment."

On the day before the piece appeared Russian Deputy Foreign Minister Grigory Karassin expressed concerns about the U.S. and its NATO allies remilitarizing Georgia, a provocation pregnant with "developing a dynamic of its own because a temptation to make a blitzkrieg appears when the military biceps are being pumped and drilling goes on in the units of the Armed Forces and special assignment troops."

He added, "Russia will insist on radical international measures to stop supplies of weaponry to Georgia and to make sure that the exercising of crack troops there, which is allegedly aimed at enabling them to join the international security forces in Afghanistan, becomes predictable and limited." [8]

The reference to crack troops relates to U.S. Marines recently dispatched to the nation, combat veterans of the Afghan and Iraqi wars, to train Georgian soldiers.

The EurasiaNet report also quoted Georgian member of parliament Davit Darchiashvili: "The US decision dovetails with our [security] needs. So long as the radar is stationed in the Caucasus, Georgian security needs would likely be met.

"This is the most important thing....[I]t is not of crucial significance as to where and how these defense systems will be deployed." [9]

It also cites Russian military analyst Vladislav Shurygin remarking the self-evident fact that such radar in Georgia would be used against Russia, with him stating "We should not have any illusions about the US plans."

Also on September 18 a Bulgarian news site wrote that "Bulgaria is one of the possible locations for the deployment of America's new interceptor missiles in Europe."

In regard to THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) and other missile shield elements, the same source quotes former chief of staff of the Russian Strategic Missile Force Viktor Esin as warning "Since Poland was willing to host the larger interceptor missiles as part of the Bush plan, it presumably might accept the smaller ones. And even if Poland and the Czech Republic do not, other former Warsaw Pact countries, such as Romania or Bulgaria, might." [10]

The Czech Republic is two nations removed from Russia. Poland also doesn't border mainland Russia. But Azerbaijan does. And so does Georgia. Other nations abutting Russia are already incorporated into the global interceptor missile shield (Norway), have been mentioned by the Missile Defense Agency as a future partner (Ukraine) and are probable participants in the making (Estonia, Latvia and Finland.) Bulgaria and Romania are across the Black Sea from Russia and Turkey is too. The containment of Iran is increasingly looking like the encirclement of Russia.
 
The quote "Moscow's muted contentment over the about-face in US missile defense plans in Europe may not last long" may be a grave understatement.

Notes

1) Deutsche Welle, September 17, 2009
2) Ibid
3) Associated Press, September 18, 2009
4) Today.AZ, September 18, 2009
5) Wired, September 18, 2009
6) EurasiaNet, September 18, 2009
7) Ibid
8) Itar-Tass, September 18, 2009
9) EurasiaNet, September 18, 2009
10) Standart News, September 18, 2009


Rick Rozoff is a frequent contributor to Global Research.  Global Research Articles by Rick Rozoff

www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=15291

Guerre dans le caucase, par michel chossudovsky

Une guerre contre la russie est à l'ordre du jour


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 septembre 2009
Mondialisation.ca
Le 16 septembre 2009

Strategics International

Alors que les Etats-Unis tentent, depuis le 11 septembre 2001, d’accélérer leur projet de transformation du monde à l’image de la société démocratique et libérale rêvée par leurs pères fondateurs, les civilisations non occidentales se dressent sur leur chemin et affirment leur volonté de puissance. La Russie, en particulier constitue un obstacle géopolitique majeur pour Washington. Elle entend défendre son espace d’influence et montrer au monde qu’elle est incontournable sur le plan énergétique.

L’un des auteurs classiques de la géopolitique, Halford J. Mackinder (1861-1947), un amiral britannique, qui professa la géographie à Oxford, défendait comme thèse centrale que les grandes dynamiques géopolitiques de la planète s’articulaient autour d’un cœur du monde (heartland), l’Eurasie. Pivot de la politique mondiale que la puissance maritime ne parvenait pas à atteindre, l’Eurasie avait pour cœur intime la Russie, un Empire qui « occupait dans l’ensemble du monde la position stratégique centrale qu’occupe l’Allemagne en Europe ».

Autour de cet épicentre des secousses géopolitiques mondiales, protégé par une ceinture faite d’obstacles naturels (vide sibérien, Himalaya, désert de Gobi, Tibet) que Mackinder appelle le croissant intérieur, s’étendent les rivages du continent eurasiatique : Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Asie du Sud et de l’Est.


Au-delà de ces rivages, par-delà les obstacles marins, deux systèmes insulaires viennent compléter l’encadrement du heartland : la Grande-Bretagne et le Japon, têtes de pont d’un croissant plus éloigné auquel les États-Unis appartiennent.


Selon cette vision du monde, les puissances maritimes mondiales, les thalassocraties que défend Mackinder, doivent empêcher l’unité continentale eurasiatique. Elles doivent donc maintenir les divisions est/ouest entre les principales puissances continentales capables de nouer des alliances (France/Allemagne, Allemagne/Russie, Russie/Chine) mais aussi contrôler les rivages du continent eurasiatique.


Cette matrice anglo-saxonne, que l’on peut appliquer au cas de l’Empire britannique au XIXe siècle, comme à celui de la thalassocratie américaine au XXe siècle, reste un outil pertinent pour comprendre la géopolitique d’aujourd’hui.


La théorie de Mackinder nous rappelle deux choses que les thalassocraties anglo-saxonnes n’ont jamais oubliées : il n’y a pas de projet européen de puissance (d’Europe puissance) sans une Allemagne forte et indépendante (or l’Allemagne reste largement sous l’emprise américaine depuis 1945) ; il n’y pas d’équilibre mondial face au mondialisme américain sans une Russie forte.


L’Amérique veut l’Amérique-monde ; le but de sa politique étrangère, bien au-delà de la seule optimisation de ses intérêts stratégiques et économiques du pays, c’est la transformation du monde à l’image de la société américaine. L’Amérique est messianique et là est le moteur intime de sa projection de puissance. En 1941, en signant la Charte de l’Atlantique, Roosevelt et Churchill donnaient une feuille de route au rêve d’un gouvernement mondial visant à organiser une mondialisation libérale et démocratique. Jusqu’en 1947, l’Amérique aspira à la convergence avec l’URSS dans l’idée de former avec celle-ci un gouvernement mondial, et ce, malgré l’irréductibilité évidente des deux mondialismes américain et soviétique. Deux ans après l’effondrement européen de 1945, les Américains comprirent qu’ils ne parviendraient pas à entraîner les Soviétiques dans leur mondialisme libéral et ils se résignèrent à rétrécir géographiquement leur projet : l’atlantisme remplaça provisoirement le mondialisme.


Puis, en 1989, lorsque l’URSS vacilla, le rêve mondialiste redressa la tête et poussa l’Amérique à accélérer son déploiement mondial. Un nouvel ennemi global, sur le cadavre du communisme, fournissait un nouveau prétexte à la projection globale : le terrorisme islamiste. Durant la Guerre froide, les Américains avaient fait croître cet ennemi, pour qu’il barre la route à des révolutions socialistes qui se seraient tournées vers la Russie soviétique. L’islamisme sunnite avait été l’allié des Américains contre la Russie soviétique en Afghanistan. Ce fut le premier creuset de formation de combattants islamistes sunnites, la matrice d’Al Qaida comme celle des islamistes algériens...


Puis il y eut la révolution fondamentaliste chiite et l’abandon par les Américains du Shah d’Iran en 1979. Le calcul de Washington fut que l’Iran fondamentaliste chiite ne s’allierait pas à l’URSS, contrairement à une révolution marxiste, et qu’il offrirait un contrepoids aux fondamentalistes sunnites. Dans le monde arabe, ce furent les Frères musulmans qui, d’Egypte à la Syrie, furent encouragés. Washington poussa l’Irak contre l’Iran, et inversement, suivant le principe du « let them kill themselves (laissez-les s’entretuer) » déjà appliqué aux peuples russe et allemand, afin de détruire un nationalisme arabe en contradiction avec les intérêts d’Israël. L’alliance perdura après la chute de l’URSS. Elle fut à l’œuvre dans la démolition de l’édifice yougoslave et la création de deux Etats musulmans en Europe, la Bosnie-Herzégovine puis le Kosovo.


L’islamisme a toujours été utile aux Américains, tant dans sa situation d’allié face au communisme durant la Guerre froide, que dans sa nouvelle fonction d’ennemi officiel depuis la fin de la bipolarité. Certes, les islamistes existent réellement ; ils ne sont pas une création imaginaire de l’Amérique ; ils ont une capacité de nuisance et de déstabilisation indéniable. Mais s’ils peuvent prendre des vies, ils ne changeront pas la donne de la puissance dans le monde.


La guerre contre l’islamisme n’est que le paravent officiel d’une guerre beaucoup plus sérieuse : la guerre de l’Amérique contre les puissances eurasiatiques.


Après la disparition de l’URSS, il est apparu clairement aux Américains qu’une puissance continentale, par la combinaison de sa masse démographique et de son potentiel industriel, pouvait briser le projet d’Amérique-monde : la Chine. La formidable ascension industrielle et commerciale de la Chine face à l’Amérique fait penser à la situation de l’Allemagne qui, à la veille de la Première Guerre mondiale, rattrapait et dépassait les thalassocraties anglo-saxonnes. Ce fut la cause première de la Première Guerre mondiale.


Si la Chine se hisse au tout premier rang des puissances pensent les stratèges américains, par la combinaison de sa croissance économique et de son indépendance géopolitique, et tout en conservant son modèle confucéen à l’abri du démocratisme occidental, alors c’en est fini de l’Amérique-monde. Les Américains peuvent renoncer à leur principe de Destinée manifeste (Principle of Manifest Destiny) de 1845 ainsi qu’au messianisme de leurs pères fondateurs, fondamentalistes biblistes ou franc-maçons.


Alors que l’URSS venait à peine de s’effondrer, les stratèges américains orientèrent donc leurs réflexions sur la manière de contenir l’ascension de la Chine.


Sans doute comprirent-ils alors toute l’actualité du raisonnement de Mackinder. Les Anglo-Saxons avaient détruit le projet eurasiatique des Allemands, puis celui des Russes ; il leur fallait abattre celui des Chinois. Une nouvelle fois la Mer voulait faire pièce à la Terre.


La guerre humanitaire et la guerre contre le terrorisme seraient les nouveaux prétextes servant à masquer les buts réels de la nouvelle grande guerre eurasiatique : la Chine comme cible, la Russie comme condition pour emporter la bataille.


La Chine comme cible parce que seule la Chine est une puissance capable de dépasser l’Amérique dans le rang de la puissance matérielle à un horizon de vingt ans. La Russie comme condition parce que de son orientation stratégique découlera largement l’organisation du monde de demain : unipolaire ou multipolaire.


Face à la Chine, les Américains entreprirent de déployer une nouvelle stratégie globale articulée sur plusieurs volets [1] :


- L’extension d’un bloc transatlantique élargi jusqu’aux frontières de la Russie et à l’ouest de la Chine.
- Le contrôle de la dépendance énergétique de la Chine.
- L’encerclement de la Chine par la recherche ou le renforcement d’alliances avec des adversaires séculaires de l’Empire du Milieu (les Indiens, les Vietnamiens,les Coréens, les Japonais, les Taïwanais...).
- L’affaiblissement de l’équilibre entre les grandes puissances nucléaires par le développement du bouclier anti-missiles.
- L’instrumentalisation des séparatismes (en Serbie, en Russie, en Chine, et jusqu’aux confins de l’Indonésie) et le remaniement de la carte des frontières (au Moyen-Orient arabe).


Washington a cru, dès 1990, pouvoir faire basculer la Russie de son côté, pour former un vaste bloc transatlantique de Washington à Moscou avec au milieu la périphérie européenne atlantisée depuis l’effondrement européen de 1945. Ce fut la phrase de George Bush père, lequel en 1989 appelait à la formation d’une alliance « de Vladivostok à Vancouver » ; en somme le monde blanc organisé sous la tutelle de l’Amérique, une nation paradoxalement appelée, par le contenu même de son idéologie, à ne plus être majoritairement blanche à l’horizon 2050.


L’extension du bloc transatlantique est la première dimension du grand jeu eurasiatique. Les Américains ont non seulement conservé l’OTAN après la disparition du Pacte de Varsovie mais ils lui ont redonné de la vigueur : premièrement l’OTAN est passé du droit international classique (intervention uniquement en cas d’agression d’un Etat membre de l’Alliance) au droit d’ingérence. La guerre contre la Serbie, en 1999, a marqué cette transition et ce découplage entre l’OTAN et le droit international. Deuxièmement, l’OTAN a intégré les pays d’Europe centrale et d’Europe orientale. Les espaces baltique et yougoslave (Croatie, Bosnie, Kosovo) ont été intégrés à la sphère d’influence de l’OTAN. Pour étendre encore l’OTAN et resserrer l’étau autour de la Russie, les Américains ont fomenté les révolutions colorées (Géorgie en 2003, Ukraine en 2004, Kirghizstan en 2005), ces retournements politiques non violents, financés et soutenus par des fondations et des ONG américaines, lesquelles visaient à installer des gouvernements anti-russes. Une fois au pouvoir, le président ukrainien pro-occidental demanda naturellement le départ de la flotte russe des ports de Crimée et l’entrée de son pays dans l’OTAN. Quant au président géorgien il devait, dès 2003, militer pour l’adhésion de son pays dans l’OTAN et l’éviction des forces de paix russes dédiées depuis 1992 à la protection des populations abkhazes et sud-ossètes.


À la veille du 11 septembre 2001, grâce à l’OTAN, l’Amérique avait déjà étendu fortement son emprise sur l’Europe. Elle avait renforcé l’islam bosniaque et albanais et fait reculer la Russie de l’espace yougoslave.


Durant les dix premières années post-Guerre froide, la Russie n’avait donc cessé de subir les avancées américaines. Des oligarques souvent étrangers à l’intérêt national russe s’étaient partagés ses richesses pétrolières et des conseillers libéraux proaméricains entouraient le président Eltsine. La Russie était empêtrée dans le conflit tchétchène, remué largement par les Américains comme d’ailleurs l’ensemble des abcès islamistes. Le monde semblait s’enfoncer lentement mais sûrement dans l’ordre mondial américain, dans l’unipolarité.


En 2000, un événement considérable, peut-être le plus important depuis la fin de la Guerre froide (plus important encore que le 11 septembre 2001) se produisit pourtant : l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine. L’un de ces retournements de l’histoire qui ont pour conséquences de ramener celle-ci à ses fondamentaux, à ses constantes.


Poutine avait un programme très clair : redresser la Russie à partir du levier énergétique. Il fallait reprendre le contrôle des richesses du sous-sol des mains d’oligarques peu soucieux de l’intérêt de l’Empire. Il fallait construire de puissants opérateurs pétrolier (Rosneft) et gazier (Gazprom) russes liés à l’Etat et à sa vision stratégique. Mais Poutine ne dévoilait pas encore ses intentions quant au bras de fer américano-chinois. Il laissait planer le doute. Certains, dont je fais d’ailleurs partie puisque j’analysais à l’époque la convergence russo-américaine comme passagère et opportune (le discours américain de la guerre contre le terrorisme interdisait en effet momentanément la critique américaine à propos de l’action russe en Tchétchénie), avaient compris dès le début que Poutine reconstruirait la politique indépendante de la Russie ; d’autres pensaient au contraire qu’il serait occidentaliste. Il lui fallait en finir avec la Tchétchénie et reprendre le pétrole. La tâche était lourde. Un symptôme évident pourtant montrait que Poutine allait reprendre les fondamentaux de la grande politique russe : le changement favorable à l’Iran et la reprise des ventes d’armes à destination de ce pays ainsi que la relance de la coopération en matière de nucléaire civil.


Pourquoi alors l’accession de Poutine était-elle un événement si considérable ? Sans apparaître à l’époque de manière éclatante, cette arrivée signifiait que l’unipolarité américaine, sans la poursuite de l’intégration de la Russie à l’espace transatlantique, était désormais vouée à l’échec, et avec elle, par conséquent, la grande stratégie visant à briser la Chine et à prévenir l’émergence d’un monde multipolaire.


Au-delà encore, nombre d’Européens ne perçurent pas immédiatement que Poutine portait l’espoir d’une réponse aux défis de la compétition économique mondiale fondée sur l’identité et la civilisation. Sans doute les Américains, eux, le comprirent-ils mieux que les Européens de l’Ouest. George Bush n’en fit-il pas l’aveu lorsqu’il avoua un jour qu’il avait vu en Poutine un homme habité profondément par l’intérêt de son pays ?


Le 11 septembre 2001 offrit pourtant l’occasion aux Américains d’accélérer leur programme d’unipolarité. Au nom de la lutte contre un mal qu’ils avaient eux-mêmes fabriqués, ils purent obtenir une solidarité sans failles des Européens (donc plus d’atlantisme et moins « d’Europe puissance »), un rapprochement conjoncturel avec Moscou (pour écraser le séparatisme tchétchéno-islamiste), un recul de la Chine d’Asie centrale face à l’entente russo-américaine dans les républiques musulmanes ex-soviétiques, un pied en Afghanistan, à l’ouest de la Chine donc et au sud de la Russie, et un retour marqué en Asie du Sud-est.


Mais l’euphorie américaine en Asie centrale ne dura que quatre ans. La peur d’une révolution colorée en Ouzbékistan poussa le pouvoir ouzbek, un moment tenté de devenir la grande puissance d’Asie centrale en faisant contrepoids au grand frère russe, à évincer les Américains et à se rapprocher de Moscou. Washington perdit alors, à partir de 2005, de nombreuses positions en Asie centrale, tandis qu’en Afghanistan, malgré les contingents de supplétifs qu’elle ponctionne à des Etats européens incapables de prendre le destin de leur civilisation en main, elle continue de perdre du terrain face à l’alliance talibano-pakistanaise, soutenue discrètement en sous-main par les Chinois qui veulent voir l’Amérique refoulée d’Asie centrale.


Les Chinois, de nouveau, peuvent espérer prendre des parts du pétrole kazakh et du gaz turkmène et construire ainsi des routes d’acheminement vers leur Turkestan (le Xinjiang). Pékin tourne ses espoirs énergétiques vers la Russie qui équilibrera à l’avenir ses fournitures d’énergie vers l’Europe par l’Asie (non seulement la Chine mais aussi le Japon, la Corée du Sud, l’Inde...).


Le jeu de Poutine apparaît désormais au grand jour. Il pouvait s’accorder avec Washington pour combattre le terrorisme qui frappait aussi durement la Russie. Il n’avait pas pour autant l’intention d’abdiquer quant aux prétentions légitimes de la Russie : refuser l’absorption de l’Ukraine (car l’Ukraine pour la Russie c’est une nation sœur, l’ouverture sur l’Europe, l’accès à la Méditerranée par la mer Noire grâce au port de Sébastopol en Crimée) et de la Géorgie dans l’OTAN. Et si l’indépendance du Kosovo a pu être soutenue par les Américains et des pays de l’Union européenne, au nom de quoi les Russes n’auraient-ils pas le droit de soutenir celles de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, d’autant que les peuples concernés eux-mêmes voulaient se séparer de la Géorgie ?


Mackinder avait donc raison. Dans le grand jeu eurasiatique, la Russie reste la pièce clé. C’est la politique de Poutine, bien plus que la Chine (pourtant cible première de Washington car possible première puissance mondiale) qui a barré la route à Washington. C’est cette politique qui lève l’axe énergétique Moscou (et Asie centrale)-Téhéran-Caracas, lequel pèse à lui seul ¼ des réserves prouvées de pétrole et près de la moitié de celles de gaz (la source d’énergie montante). Cet axe est le contrepoids au pétrole et au gaz arabes conquis par l’Amérique. Washington voulait étouffer la Chine en contrôlant l’énergie. Mais si l’Amérique est en Arabie Saoudite et en Irak (1ère et 3e réserves prouvées de pétrole), elle ne contrôle ni la Russie, ni l’Iran, ni le Venezuela, ni le Kazakhstan et ces pays bien au contraire se rapprochent. Ensemble, ils sont décidés à briser la suprématie du pétrodollar, socle de la centralité du dollar dans le système économique mondial (lequel socle permet à l’Amérique de faire supporter aux Européens un déficit budgétaire colossal et de renflouer ses banques d’affaires ruinées).


Nul doute que Washington va tenter de briser cette politique russe en continuant à exercer des pressions sur la périphérie russe. Les Américains vont tenter de développer des routes terrestres de l’énergie (oléoducs et gazoducs) alternatives à la toile russe qui est en train de s’étendre sur tout le continent eurasiatique, irriguant l’Europe de l’Ouest comme l’Asie. Mais que peut faire Washington contre le cœur énergétique et stratégique de l’Eurasie ? La Russie est une puissance nucléaire.


Les Européens raisonnables et qui ne sont pas trop aveuglés par la désinformation des médias américains, savent qu’ils ont plus besoin de la Russie qu’elle n’a besoin d’eux. Toute l’Asie en croissance appelle le pétrole et le gaz russe et iranien.


Dans ces conditions et alors que la multipolarité se met en place, les Européens feraient bien de se réveiller. La crise économique profonde dans laquelle ils semblent devoir s’enfoncer durablement conduira-t-elle à ce réveil ? C’est la conséquence positive qu’il faudrait espérer des difficultés pénibles que les peuples d’Europe vont endurer dans les décennies à venir.

 

1 CHAUPRADE, Aymeric, « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire », Ellipses, 3e édition, 2007.

Aymeric Chauprade : Professeur de géopolitique à l’Ecole de Guerre entre 1999 et 2009 et professeur à l’Université de Neuchâtel.

Guerre dans le caucase, par michel chossudovsky

Une guerre contre la russie est à l'ordre du jour


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009
CADTM

Par Jérome Duval

 


A travers la crise politique au Honduras, la politique étrangère envers l’Amérique latine |1| de l’administration Obama se révèle au grand jour. Alors que son prédécesseur, embourbé en Irak ne parvenait plus à maintenir un sous-continent en ébullition, la nouvelle administration Obama parvient à détourner momentanément l’opinion publique de la guerre en Irak et en Afghanistan tout en réaffirmant sa présence en Amérique latine. Les Etats-Unis n’en peuvent plus de contempler la vague progressiste de gouvernements de gauche déferler sur le continent sans rien faire, d’autant que celle-ci se rapproche dangereusement, jusqu’en Amérique centrale : Le Nicaragua a élu le sandiniste Daniel Ortega au premier tour de l’élection de 2006 et le Salvador vient d’élire Mauricio Funes du FLMN (Frente Farabundo Marti para la Liberacion Nacional) en mars 2009 qui a aussitôt renoué ses relations diplomatiques avec Cuba. |2| Comment, dans ce contexte, laisser Manuel Zelaya, président du Honduras, adhérer à l’ALBA et rejoindre ainsi les pays qui tentent de satisfaire les besoins humains fondamentaux pour tou-te-s avant les intérêts d’une minorité ?


Déploiement de forces américaines :


Comme convenu dans le programme politique pré-électoral de Rafael Correa, la base américaine de Manta sur le territoire équatorien n’est pas renouvelée et prend fin en 2009. Pour contrebalancer cette perte, Washington, réplique en se déployant sur sept bases militaires en territoire colombien (Palanquero, Malambo, Apiai, Tres Esquinas, Puerto Leguizamo, Villavicencio et Hacienda Larendia) |3| La Colombie, allié stratégique des Etats-Unis fait office “de porte avion” militaire.

Un mois seulement après le coup d’Etat militaire du Honduras, ce déploiement de force ouvre une crise diplomatique à l’échelle du continent.


Le président colombien parle d’un « accord de coopération contre le narcotrafic, le terrorisme et d’autres délits » qui laisse augurer du pire. On craint une accélération de la course aux armements en Amérique latine, alors que « l’argent que des pays comme le Chili, le Brésil et le Venezuela dépensent pour l’importation d’armes, sert à remplacer un équipement obsolète ». (...) « Ils modernisent leurs armements qui datent pour la plupart d’il y a plus de 20 ans, certains même du temps de la guerre froide. » explique Carina Solmirano, l’une des chercheuses de l’Institut international de recherche pour la paix à Stockholm. |4| En réponse à ce déploiement de force américano-colombien, les gouvernements progressistes opposés à Washington sont incités à entrer dans la course à l’armement. Les autres suivront sans aucun doute la surenchère...


Afin de désamorcer cette véritable bombe à retardement, Alvaro Uribe, président colombien d’extrême droite, ultra conservateur et puissant allié des Etats-Unis, réalise une tournée express dans 7 pays (Bolivie, Pérou, Brésil, Chili, Uruguay, Paraguay, Argentine) sans pour autant calmer cette nouvelle crise diplomatique. Hormis le Pérou, autre soutien indéfectible de la Colombie et de Washington, les autres voisins d’Alvaro Uribe envoient des mises en garde plus ou moins virulentes et l’Argentine propose, depuis le sommet de l’Unasur, un sommet extraordinaire sur la question. Déjà, fin juillet, Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des affaires étrangères, après une rencontre avec son homologue brésilien Celso Amorim, lui-même préoccupé par cet accord militaire, avait prié les Etats-Unis « d’éviter une militarisation » de l’Amérique latine. L


a pression diplomatique aidant, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega a soutenu officiellement la Colombie dans son « acte souverain », rectifiant les dires de son ministre tout en confirmant l’alignement de l’Espagne avec les États Unis. Mais de quelle souveraineté parlent-ils lorsqu’en plus d’être un prétexte pour livrer une guerre politique impérialiste, la guerre que mènent les Etats-Unis contre la drogue se fait à l’extérieur de ses frontières pour d’autres motifs, allant jusqu´à violer l’espace aérien de l’Equateur pour le bombarder (un campement des FARC en territoire équatorien fut bombardé en mars 2008 par l’armée colombienne appuyée par les Etats-Unis, tuant 17 guérilleros dont Raoul Reyes). L


e peuple colombien fatigué par tant de violence se prononcerait-il pour cette militarisation si seulement il avait l’occasion de s’exprimer ? L’Espagne, a assuré Maria Teresa Fernandez de la Vega lors d’une conférence de presse, « sera toujours aux côtés des Colombiens dans la lutte pour l’éradication de la violence ». Sans peur de l’absurde, elle insiste : « Nous travaillerons toujours à la recherche d’accords, pour que les conflits se résolvent, pour que les tensions disparaissent... », un comble quand il s’agit d’établir de nouvelles bases militaires américaines. |5| Hugo Chavez, quant à lui, parle de « vents de guerre [qui] commencent à souffler » sur la région et assure qu’il est « évident que l’ordre [du coup d’Etat au Honduras] fut donné depuis la base américaine de Palmerola », située au Honduras et d’où partaient les offensives contre le Nicaragua sandiniste. |6| Avant le coup d’Etat, Manuel Zelaya, reprenant un rapport de la Aeronáutica Civil, avait déclaré qu’il transformerait cette base militaire en aéroport international civil afin de soulager l’aéroport de Tegucigalpa, considéré comme un aéroport dangereux. |7|On comprend tout de suite mieux l’empressement américain devant la possible perte de deux bases militaires.


Les relations diplomatiques avec le Honduras se poursuivent


Après les grandes déclarations condamnant le coup d’Etat, on se rend bien compte que les relations diplomatiques se poursuivent, la dictature du Honduras est malgré tout reconnue. L’Union européenne appuie des élections anticipées organisées par le régime putschiste, tandis que l’ALBA et l’Unasur s’engagent à ne pas reconnaître un gouvernement qui sortirait vainqueur de ces élections. Certains partis et candidats parlent déjà de se retirer. Le Pérou conserve son ambassadeur en poste au Honduras : « C’est inexplicable qu’il n’ait pas adopté cette décision [de retirer immédiatement son ambassadeur à Tegucigalpa] jusqu’à maintenant » soutient l’ex ministre des relations extérieures du Pérou, Manuel Rodríguez. |8|


Carmen Ortez Williams, ambassadeur du Honduras à Buenos Aires a été relevé de ses fonctions jeudi 13 août et à partir de maintenant, « la relation diplomatique entre l’Argentine et le Honduras se réalisera à travers l’ambassade du Honduras aux Etats-Unis. », explique Patricia Rodas, ministre des affaires étrangères en exil du gouvernement Zelaya. Les relations ne seront donc pas rompues pour autant. |9| L’OEA, qui a suspendu le Honduras début juillet juste après que le Honduras se soit lui-même retiré, viendra vraisemblablement en mission à Tegucigalpa pour tenter de trouver une sortie de crise via les accords de San José. Les trois représentants de Micheletti qui faisaient partie de la négociation au Costa Rica, Vilma Morales, Mauricio Villeda et Arturo Corrales, se rendent à Washington (leurs visas diplomatiques n’ont pas été annulés) pour négocier la composition de la mission de l’OEA, avoir des entrevues avec des membres du Congrès, des fonctionnaires du Département d’Etat américain et des médias. |10|


On est non seulement en droit de se demander dans quelle mesure on peut négocier avec des putschistes qui violent la constitution, mais on ne peut par ailleurs accepter une amnistie politique incluse dans les accords de San José |11| Les responsables de violations continues des droits de l’homme telles que les assassinats, détentions arbitraires, disparitions et tortures, ne peuvent jouir d’une amnistie et doivent être jugés par des tribunaux adéquats. Le CADTM réaffirme son soutien inconditionnel à la lutte du peuple hondurien pour le retour de la démocratie, le rétablissement du processus d’Assemblée constituante et le jugement des responsables de violation des droits humains


Alors qu’une nouvelle répression a eu lieu le 14 août à Cholona, blessant de nombreux manifestants dont deux journalistes, le CADTM salue le remarquable travail réalisé par le Front de Résistance des avocats contre le coup d’Etat pour traduire en justice les auteurs des actes barbares constatés sur la population.


Notes articles:

|1| Amérique latine est une expression contestable : elle se réfère à Amerigo Vespucci, navigateur italien alors qu’il faudrait ressusciter le terme « Abya Yala », « terre dans sa pleine maturité », choisi par les peuples originaires pour désigner le continent.


|2| Pays (re)passés à gauche depuis 2000, chacun à des niveaux très différents : Venezuela, Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Uruguay, Équateur, Nicaragua, Paraguay, Salvador. Le cas du Honduras est particulier puisque son président, Manuel Zelaya est un « social démocrate » qui, avant son expulsion du pays par le coup d’Etat a tenté d’effectuer un virage à gauche (forte hausse du salaire minimum par décret, adhésion à l’ALBA, volonté de mettre en place une Assemblée constituante…)


|3| Bases américaines dans la région en 2009 : Guantanamo, Cuba ; Roosevelt Roads et Fort Buchanan, Puerto Rico ; Soto Cano à Palmerola, Honduras d’où partaient les offensives contre le Nicaragua sandiniste ; Comalapa, El Salvador : Curazao et Aruba se sont ajoutés avec le Plan Colombia ; Valle de Huallaga, Pérou ; Tres Esquinas, Puerto Leguizamo, Villavicencio et Hacienda Larendia, Colombie. Manta en Equateur sera remplacé par Palanquero, Malambo et Apiai. Source : La crisis de Honduras en el marco del nuevo Sistema Internacional de Defensa, Elsa M. Bruzzone et José Luis Garcia, 05/08/2009.

|4| http://www.rfi.fr/actufr/articles/1...

|5| "Siempre trabajaremos para buscar acuerdos, para ayudar a que los conflictos se resuelvan, para que las tensiones desaparezcan y para que todos trabajemos en los objetivos que tenemos delante más importantes", http://www.rtve.es/noticias/2009080...

|6| http://es.noticias.yahoo.com/9/2009...

|7| http://www.radiolaprimerisima.com/a...

|8| http://www.telesurtv.net/noticias/s...

|9| http://www.telesurtv.net/noticias/s...

|10| El Heraldo, vendredi 14 août 2009. El Heraldo est un des quotidiens les plus lus au Honduras. Il soutient le coup d’Etat comme tous les autres ; seul le mensuel El Libertador informe sur la répression et l’oligarchie putschiste.

|11| Les Accords de San José sont issus des négociations orchestrées par le président du Costa Rica, Oscar Arias, et supervisées par les Etats-Unis. Ces accords impliquent entre autres un gouvernement de « réconciliation et d’union nationale » comprenant différents représentants de divers partis politiques en attendant les prochaines élections présidentielles ; une amnistie générale pour les délits politiques en relation avec ce conflit et l’interdiction de toute consultation populaire appelant à une assemblée constituante. http://www.opalc.org/index.php?opti....

 

9 août 2009

 

www.cadtm.org/Le-coup-d-Etat-au-Honduras-marque

 

Tous les articles publiés sur IN : Honduras - Articles Videos


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 août 2009

NEWSWEEK 

Aug 14, 2009


From the magazine issue dated Aug 31, 2009


By Jove, it certainly seems that way. Most of today's festering conflicts can be traced to colonial-era meddling, either through partition—slicing and dicing the planet as they saw fit—or, worse, indiscriminately corralling unrelated ethnic groups into a single, quarrelsome country. To wit:

SRI LANKA


During their 150-year rule, the British favored Tamils and other minority ethnic groups over the majority Sinhalese. After 1947's national elections, the Sinhalese tried to reverse the discrimination, culminating in a quarter-century-long civil war.


INDIA/PAKISTAN


When the Brits arrived, the Subcontinent was a patchwork of princely states. When they left centuries later, they divvied it up by religion, prompting mass migration and perhaps a million deaths. Kashmir, which had a Hindu leader and a Muslim majority, has been contested ever since.


IRAQ


Border disputes and ethnic tensions have been rife since 1920, when the British forged modern-day Iraq out of three Ottoman states: Baghdad, Basra, and Mosul. The Brits decamped after a 1958 revolution, but their hellish handiwork lives on.


SUDAN


A British-Egyptian alliance ruled North and South Sudan separately until 1946, when the Brits abruptly changed their minds and decided the two should merge. The north was economically and politically favored over the south, and civil war has been on and off ever since.


ISRAEL/PALESTINE


As anti-Semitism gained ground in Europe, an influx of Jews complicated land claims, but the Brits—in charge of this former Ottoman territory starting in 1921—flip-flopped on the declaration of Israel as the Jewish homeland and proposed partition, which was rejected by both sides. In 1948 they cut their losses and left it up to the United Nations. Today, a solution is as far off as ever.


SOMALIA


Fashioned in 1960 from a British protectorate and an Italian colony, Somalia has been divided against itself ever since. In the 1990s, after decades of civil strife, the government collapsed and the two neighbors declared autonomy.


NIGERIA


The West African nation was once two distinct states—officially joined in 1914, but administered by the British separately until independence in 1960. Here, the British favored the south, setting the stage for decades of strife.


Sources: Sean Hanretta and Priya Satia, Stanford University


Research By Jesse Ellison


Find this article at http://www.newsweek.com/id/212015


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 23 août 2009

New York - L'ancien ministre américain de la justice et Prix ONU des droits humains 2008, Ramsey Clark, a mis en garde contre les risques du séparatisme et de la création de nouveaux Etats "non viables".



Photo: Joëlle Pénochet

"La sécession et la création de nouveaux Etats non viables ne sauraient être la solution pour garantir la protection des droits de l'Homme", a déclaré l'éminent juriste lors d'une conférence, tenue mardi, au siège de l'ONU à New York sous le thème: "l'autodétermination: entre droit international et politique".

Au terme d'une analyse approfondie s'appuyant sur une multitude d'expériences à travers le monde depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l'ex-Attorney General des Etats-Unis (1967 à 1969) a relevé qu'"énormément de violences" ont été causées au nom du droit à l'autodétermination avec pour conséquences "la dislocation et la balkanisation" de nombreuses régions.

La protection des droits de l'homme, indispensable pour la préservation de la paix, "serait mieux servie et garantie" à travers des formes d'autodétermination dans le cadre de l'unité des Etats et loin des tentations de produire des entités consacrant plutô t l'animosité et la violence, a estimé le conférencier qui a cité parmi ces formes le fédéralisme.

"Nous avons déjà énormément de pays et nombre d'entre eux ne sont pas viables", a poursuivi ce juriste international connu pour son franc parler, avant de se demander comment garantir l'efficacité et la crédibilité de l'organisation des Nations Unies si un Etat de seulement 30.000 habitants siège à cô té d'un autre pays de 300 millions.

Ramsey Clark a à cet égard mis en garde contre l'exploitation du principe d'autodétermination pour assouvir "le désir de pouvoir économique et politique".

Le Conférencier a tenu, lors de cette conférence, à préciser "la particularité" de la cause palestinienne et de la lutte légitime du peuple palestinien pour l'établissement son Etat indépendant, une lutte qui devait normalement être garantie, selon lui, il y a 60 ans.

Fin connaisseur du dossier palestinien pour avoir servi des années durant comme avocat de l'ancien président Yasser Arafat, M. Clark a dénoncé l'échec de la communauté internationale à favoriser la création d'un Etat palestinien viable vivant en paix et en sécurité aux cô tés d'Israël.

http://www.emarrakech.info/Ramsey-Clark-met-en-garde-contre-les-dangers-de-creer-des-Etats-non-viables_a18167.html

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 21 août 2009
Le Grand Soir
jeudi 20 août 2009
Après l’Irak la Colombie ?

par Frédéric DELORCA (Atlas Alternatif)



Le 15 juillet dernier le gouvernement colombien [1] a divulgué son projet de mettre sept bases à la disposition de l’armée américaine. Le Venezuela et l’Equateur ont dénoncé la politique belliciste de leur voisin colombien, tandis que le Brésil et le Chili ont également fait part de leur "préoccupation". Ce nouvel accord permettrait à l’armée américaine de compenser la perte de sa seule base en Amérique du sud, située à Manta, en Equateur.


La Colombie était en 2006 [2] le pays où sont morts la moitié des syndicalistes assassinés dans le monde. Elle est le troisième bénéficiaire de l’aide militaire étatsunienne derrière Israël et l’Egypte dans le cadre officiel d’un plan de lutte antidrogue (Plan Colombia) qui est en fait une lutte anti-FARC (tandis que par ailleurs les USA soutiennent la narco-répubique autoproclamée du Kosovo et que sous leur occupation la culture du pavot ne cesse d’augmenter en Afghanistan).


Dans le cadre du Plan Colombia (que Washington veut exporter au Mexique, au Pakistan et en Afghanitan), les USA ont aussi mobilisé les services spéciaux britanniques et espagnols pour l’encadrement de l’armée colombienne. Si l’aide étatsunienne se chiffre à 5,5 milliards de dollars par an, les alliés européens membres de l’OTAN (France, Allemagne, Royaume-Uni etc) contribuent aussi : ils ont versé pour leur part en 2007 154 millions de dollars d’aide militaire à la Colombie sans aucun débat devant leur opinion publique. M. Uribe, qui est un ami de M. Kouchner, a fait libérer pour lui [3] récemment le criminel de guerre kosovar recherché par la justice internationale Agim Ceku. Les forces spéciales israéliennes aussi sont en Colombie [4], tout comme elles ont participé au coup d’Etat au Honduras.


Le 1er mars 2008, la Colombie a bombardé une base arrière des FARC en Equateur provoquant la rupture des relations diplomatiques avec ce pays. Dix bombes de 500 kilos communément utilisées en Irak ont été déversées par des avions dont on soupçonne qu’ils furent américains (car les avions colombiens ne peuvent transporter de telles bombes).


En avril 2008 le colonel Jim Russell commandant des opérations de l’US Airforce dan le Sud a demandé que des soldats soient retirés d’Irak pour être déployés en Amérique latine. A partir du 12 juillet 2008, la 4ème flotte états-unienne a recommencé à patrouiller au large des côtes latino-américaines pour la première fois depuis 1950. En mai 2008 un avion de combat étatsunien en provenance des Antilles néerlandaises a violé l’espace aérien vénézuélien. Selon Caracas, il s’agissait d’une mission d’espionage sur l’île de La Orchila pour tester les radars vénézuéliens, tandis que Washington a parlé d’une erreur de navigation [5].


Pour se défendre, le Venezuela, qui se sent menacé, a proposé en mars dernier de mettre des bases aériennes à la disposition des bombardiers russes et son président Hugo Chavez a annoncé mercredi la signature en septembre d’un nouveau contrat d’armement "important" avec Moscou, comprenant l’achat d’une quarantaine de chars. Le président Chavez accuse "l’empire américain" de vouloir utiliser les bases colombiennes pour s’approprier le riche bassin pétrolifère de l’Orénoque dans le sud-est de son pays. Dans l’Etat pétrolifère de Zulia [6], un mouvement sécessionniste se développe depuis plusieurs années "Rumbo Propio" soutenu par les grands médias de l’oligarchie vénézolo-américaine.


L’étau se resserre autour de Vénézuela tandis que les USA, qui utilisent les bases de la Guyane française, peuvent aussi compter désormais sur le Panama qui a élu un président de droite en mai dernier. Avec ses nouvelles bases, la Colombie, pourra aussi menacer la zone andine au sud-ouest et la zone amazonienne où les enjeux stratégiques sont importants. "D’abord c’est le pétrole, ensuite ce sera le minerai de fer et l’eau. Aujourd’hui ils veulent envahir l’Iraq, ne vous étonnez pas si demain ils décident d’envahir l’Amazonie" avait déclaré l’économiste égyptien et contributeur de l’Atlas alternatif Samir Amin lors du deuxième forum social pan-amazonien de janvier 2003 à Bélem [7]. Pour mémoire le 13 août dernier les delegués des peuples indigènes de Colombie ont dénoncé devant le Comité pour l’élimination des discriminations raciales des Nations Unies les persécutions dont ils sont l’objet par le gouvernement de Bogota [8]. Karmen Ramírez Boscán, dirigeante de l’Organización Nacional Indígena de Colombia (ONIC) a critiqué les divers effets néfaste de la future présence des bases étatsuniennes dans leur zone, y compris en termes des risques de diffusion du commerce sexuel et de viols des femmes indigènes.


Frédéric Delorca

Atlas Alternatif, mardi 18 août 2009


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-35022283.html


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-35022283.html
http://www.legrandsoir.info/Apres-l-Irak-la-Colombie.html

Les emphases dont d'IN


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 11 août 2009
More at http://therealnews.com/t/in...
May 13 2009
William Engdahl: NATO exercises in Georgia are a provocative move against Russia by the Pentagon




Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 29 juillet 2009
GlobalResearch
July 26, 2009

NATO Trains Finland, Sweden For Conflict With Russia

by Rick Rozoff


A Swedish newspaper reported on July 24 that approximately 50 troops from the country serving under NATO in the so-called International Security Assistance Force (ISAF) had engaged in a fierce firefight in Northern Afghanistan and had killed three and wounded two attackers.

The report detailed that the Swedish troops were traveling in armored vehicles and "later received reinforcements from several soldiers in a Combat Vehicle 90." [1]

The world has become so inured to war around the world and seemingly without end that Swedish soldiers engaging in deadly combat as part of a belligerent force for the first time since the early 1800s - and that in another continent thousands of kilometers from their homeland - has passed virtually without notice.

A Finnish news story of the preceding day, possibly about the same incident but not necessarily, reported that "A Finnish-Swedish patrol, part of the NATO-led International Security Assistance Force (ISAF), came under fire in northern Afghanistan" on July 23rd. [2]

Three days before that a Swedish commander in the north of Afghanistan, where Finnish and Swedish troops are in charge of ISAF operations in four provinces, acknowledged that "During the last three months, six serious incidents have occurred in our area." [3]

The same source revealed that in the upcoming weeks Swedish troop numbers are to be increased from 390 to 500.

The Svenska Dagbladet reported that over a twelve week period attacks on Swedish-Finnish forces in the area have doubled and that seven attacks preceded the deadly firefight described earlier. "In April, a Norwegian officer was killed by a suicide bomber in a province under Swedish-Finnish control, and several vehicles have been attacked along Mazar-i-Sharif's main road since." [4]

Like Sweden, Finland has also increased troop deployments to Afghanistan lately, ostensibly to provide security for next month's elections but, given the escalation of fighting in the nation's north, certainly to remain there for the duration of NATO's South Asian deployment, one which a German official recently stated would last eighteen years from 2001 onward. In early July Finland dispatched 70 more troops to join the 100 already stationed in Mazar-i-Sharif, the capital of Balkh Province bordering Kunduz where German troops are waging an almost two week long military offensive.

Last month Finnish forces in the area were attacked twice and a rocket attack struck close to Finnish barracks in the capital of Kabul.

Troops from the other Scandinavian nations have fared even worse. Three Danish soldiers were killed in a bomb attack in Helmand on June 17, bringing the country's death toll to 26. Norway has lost four soldiers.

To illustrate the integration of Finland and Sweden military forces in Afghanistan and under NATO control in general, in late June it was announced that Sweden was purchasing 113 armored vehicles from Finland. Approximately 1,200 of the Finnish-made vehicles "have been ordered by other customers and [they are] currently used operationally in Finland, Poland, Slovenia and Croatia, for example in operations in Afghanistan." [5]

NATO Deployment In Afghanistan "Improves Readiness For Defense Of Finland"

Last month a major Finnish daily newspaper in a feature called "Afghanistan: Now it's Finland's war, too" contained this striking revelation:

"[F]rom the point of view of the Finnish Defence Forces, there is still another important reason for the Afghanistan operation: it improves readiness for the defence of Finland."

The Finnish source quoted the former commander of the nation's troops in Afghanistan, Ari Mattola, as saying, "This is a unique situation for us, in that we will get to train part of our wartime forces. That part will get to operate as close to wartime conditions as is possible." [6]

Comparable claims about the Afghan war being the training ground for military action on their borders - and that can only mean in relation to Russia - have been made by defense and military officials in the Baltic states, Poland and Georgia.

Early this month Finnish Defense Minister Jyri Hakamies divulged that he would further drag his nation into NATO's plans for a drive east aimed against Russia and is paraphrased as asserting that "NATO had approached Finland with an opportunity to take part in cyber warfare training and the country should accept NATO's offer." [7]

NATO's Article 5: Cyber Warfare And Nuclear Weapons

On June 15 US President Barack Obama and Estonian President Toomas Hendrik Ilves met at the White House with American National Security Adviser James Jones, former NATO Supreme Allied Commander, and discussed cyber security - which is to say, as the Finnish Defense Minister more honestly called it, cyber warfare. The Estonian president, raised in the United States and a former Radio Free Europe employee, "thanked the United States for its assistance in establishing the NATO Cooperative Cyber Defense Center in the Estonian capital of Tallinn...." [8]

The head of the U.S. Strategic Command, Gen. Kevin Chilton, indicated this May what US and NATO cyber warfare plans might include when he said that "the White House retains the option to respond with physical force - potentially even using nuclear weapons - if a foreign entity conducts a disabling cyber attack against U.S. computer networks...." [9]

The NATO summit in Bucharest, Romania authorized the establishment of the Alliance's cyber warfare center in Estonia in 2008 and last month the Pentagon complemented that initiative by approving a unified U.S. Cyber Command.

For two years American and NATO officials have spoken bluntly about invoking NATO's Article 5 war clause, used for the invasion of Afghanistan and the buildup to that of Iraq, in response to alleged Russian cyber attacks.

Encirclement Of Russia: Finland Offers NATO 237,000 Troops, 1,300 Kilometer Border

This January Finland released a Security and Defense Policy Report which stated that "Finland regards NATO as the most important military security cooperation organisation", and that "there will continue to be a strong case for considering Finland's membership of NATO in the future". [10]

Mandatory weapons interoperability is a key component of full NATO membership and in April the Finnish Defense Ministry announced "the team of Norwegian Kongsberg and US Raytheon has been selected to fulfill Finland's future Medium Range Air Defense Missile System (MRADMS) requirements....The new NATO-compliant anti-aircraft missile system will replace the Russian-made BUK systems purchased in 1996 that will be taken out of service. The key reason for giving up the Russian systems is their lack of compatibility and interoperability with NATO systems...." [11]

The Helsinki Times of July 23 quoted Finnish Russian experts Esa Seppanen and Ilmari Susiluoto on Russian responses to what is now an all but certain development: Finland's joining NATO and providing the Alliance a new 1,300-kilometer border with the nation that has always been NATO's main target.

The two scholars are quoted as saying that "Russia is concerned about Finland's NATO option. It will not remain passive if Finland becomes a member."

The article also says that "NATO is marketed in Finland as a global peacekeeper. However, the Russians see it as a territorial threat specifically aimed at them" and "Russia fears that NATO membership would bring NATO's military structures to Finnish soil.

"NATO's expansion in the Nordic countries would finish off the military-political stability of the entire region. The Baltic Sea would become 'NATO's sea,' with the exception of Kaliningrad and the eastern end of the Gulf of Finland." [12]

In addition to securing NATO's encirclement of Russia from the Barents to the Baltic to the Blacks Seas, an article titled "Finland Rearms," in reference to the Finnish government recently agreeing to boost military spending to 2% of its budget - a standard NATO demand - says "By raising their spending, Finland pulls more of its weight in the alliance and thus is more likely to get a favorable response to any future requests for defense aid. Finland is a member of NATO's Partnership for Peace program, and, with their new emphasis on added security, are likely to grow a closer relationship in the future.

With Finland in NATO the bloc would gain an additional "237,000 troops, beefed up with the latest infantry weapons and heavy armor...." [13]

Finland, Sweden Forced Into NATO And Overseas Wars Against Will Of The People

In a recent newspaper interview the Finnish Speaker of the Parliament Sauli Niinisto spoke of the surreptitious campaign underway - indeed almost completed - to pull his nation into an expanding worldwide military alliance despite its citizens not only being opposed to but not even aware of it.

He characterized the process in this manner: "The logic of silent agreements has been brought very far in thinking in which closer Finnish participation in NATO is seen to bring us security points from the United States and NATO." [14]

Niinisto listed several instances of how NATO is transitioning Finland into full membership without public debate or cognizance. Referring to the purchase of NATO interoperable fighter jets, he said that "It was a silent preliminary contract involving confidence that more supplies would come later."

He also cited Finland's participation in NATO's international Rapid Response Force as well as in the European Union's Nordic Battlegroups. More will be said later about the integration of the EU and NATO in global deployments and strike forces but this (not so) hypothetical observation by the Finnish Speaker offers an initial insight:

"All European defence activities are always under the NATO umbrella. What if the EU could be collectively a NATO member? What would Finland do then? Would Finland secede? The EU now seeks to act as a collective in all organisations. Why would security policy be a big exception?" [15]

An identical campaign, covert and concerted, in being conducted in Sweden, where as in Finland polls regularly register a majority of citizens opposed to NATO accession, and is being addressed and combated by the Sptoppa smyganslutningen till NATO/Stop surreptitious accession to NATO, whose web address is: http://www.stoppanato.se

European Union, NATO Symbiosis: Global Battlegroups And War In The Caucasus

Mention has already been made of the European Union Battlegroups and on July 21 Sweden's Foreign Minister Carl Bildt visited NATO Headquarters in Brussels  - to "address the North Atlantic Council on the priorities of the Swedish EU Presidency" [16] - further endorsed the project and "expressed his support here [Brussels] for the EU's battlegroup concept, under which about 1,500 troops from three or more countries are on standby on a six-month rotation."

The article the preceding is taken from added "Bildt, whose country holds the six-month rotating EU presidency...said there was 'huge demand' for Europe in the world and that the best way for the EU to improve its crisis management capability, of which battlegroups are a part, is by implementing the EU's Lisbon Treaty.

"He said they must remain ready to be deployed within 10 days."

As to where such deployments may occur in the future, "Bildt also hopes to secure backing from fellow EU foreign ministers early next week for a one-year extension to the EU's peace monitoring mission in Georgia" and "says he will insist on the mission's right to monitor the situation in the two regions [Abkhazia and South Ossetia]...." [17]

He was referring to re-deploying European Union monitors - including troops - to the borders of Georgia with Abkhazia and South Ossetia, where in the latter case a war erupted last August after a Georgian assault and a Russian response. Bildt and the EU in fact don't consider that there are national borders connecting the three states but that Abkhazia and South Ossetia are part of Georgia. Russia, which has recognized the independence of both, disagrees and as such opposes EU troops returning to the area, where Abkhazia has accused them of collaborating with the Georgian government of Mikhail Saakashvili in launching attacks on its territory.

What Bildt is actually advocating is something substantially more serious and fraught with the danger of a conflict far worse than the war of last August.

The Chairman of the Georgian Parliamentary Commission on Defense and Security, Givi Targamadze, said on July 21 "The deoccupation [regarding Russian troops] of this territory [Abkhazia and South Ossetia], but not the presence of the observation mission in an expanded format, is important for us. However, U.S troops' participation in the mission will be a step forward." [18]

That is, the EU will insinuate itself into South Caucasus conflict zones and US troops will be inside the Trojan Horse. If that scenario evolves, troops from the world's two major nuclear powers can face off against each other in the next war.

Three days after visiting NATO Headquarters Bildt was in Afghanistan, during the exact moment the battle described at the beginning of this article occurred, to meet with US Special Representative for Afghanistan and Pakistan Richard Holbrooke and to visit an ISAF European Provincial Reconstruction Team (PRT).

Regarding the effective merger of EU and NATO international security and military missions and how the EU is being employed to hasten NATO's absorption of nations like Sweden and Finland, NATO Secretary General Jaap de Hoop Scheffer, who will turn his post over to former Danish Prime Minister Anders Fogh Rasmussen this week, in early July "expressed frustration...over the lack of progress in NATO's relationship with the European Union" and said:

"I will leave my office in three weeks' time frankly disappointed that a true strategic partnership that makes such eminent sense for both organisations (NATO and the EU) has still not come about.

"I am convinced that if ... North America and Europe are to defend their values and interests and solve [common] challenges, then we will need to do a much better job of combining the complementary assets of NATO and the EU. We should work together where necessary, not just where we can.

"Our missions, our geographical areas of interest, our capabilities...are increasingly overlapping, not to speak of our memberships. Our definition of the security challenges and the means to tackle them is also increasingly a shared one." [19]

Scheffer added "NATO-EU relations will be an important part of the
alliance's new Strategic Concept, which serves as guidelines for all actions," a subject doubtlessly addressed with Bildt, whose country currently holds the EU presidency, two weeks later. [20]

Applying NATO's War Clause Globally

At the same press conference the NATO chief said "I hope the new Strategic Concept will finally lay to rest the notion that there is any distinction between security at home and security abroad. Globalization has abolished the  protection that borders or geographical isolation from crisis areas used to provide." [21]

Significantly, Scheffer affirmed that NATO's Article 5 mutual military assistance provision can "apply outside NATO territory as much as inside." [22]

To the South Caucasus, for example.

Four previous articles in this series have addressed NATO's plans to absorb Finland and Sweden as full members [23] and US and NATO plans to confront Russia in what the Alliance calls the High North, the Arctic Ocean and by extension the Baltic Sea. [24]

Scandinavian Nations Move Military Into Arctic Circle

Sweden's and Finland's Scandinavian neighbors Denmark and Norway, both NATO members, have recently joined the battle for the Arctic.

Last month Norway revealed that it was moving it Operational Command Headquarters from the south of the nation at Stavanger north to Reitan outside Bodo, "thus making Norway the first country to move its military command leadership to the Arctic." [25]

Last year "Norway's government decided to buy 48 Lockheed Martin F-35 jets at a cost of 18 billion crowns ($2.81 billion), rating them better than rival Swedish Saab's Gripen at tasks such as surveillance of the vast Arctic north." [26]

A few days after the Norway's announcement that it was shifting its military command headquarters to the Arctic the Danish government said that increasing competition for resources and more importantly military advantage in the Arctic "will change the region's geostrategic significance and thus entail more tasks for the Danish Armed Forces".

Because "The risk of confrontation in the Arctic seems to be growing," Denmark plans to "set up a joint-service Arctic Command and is considering expanding the military base at Thule in northern Greenland, which was a vital link in US defences during the Cold War" and "create an Arctic Response Force, using existing Danish military capabilities that are adapted for Arctic operations." [27]

Copenhagen itself has no direct claim to the Arctic but is using Greenland and the Faroe Islands, both effectively colonies, for a military buildup that can only be aimed against Russian claims in the region.

An article titled "Danish militarization of Arctic" adds these details:

"The higher focus on the Arctic is part of the Danish defence plan for the period 2010-2014 approved by Parliament, the Folketinget, on 24 June.

"Denmark [is also considering applying] fighter jets in monitoring operations and sovereignty protection at and around Greenland. The country might also consider to give the Thule Base a more central role in cooperation with partner countries." [28]

The partners in question are fellow NATO members and Arctic claimants the United States, Canada and Norway.

From August 6 to 28 Canada will conduct its major annual Arctic military exercise, Operation NANOOK, with "land, sea and air forces operating in the Baffin Island region." [29] This year Canadian special forces will join the war games. "Col. Michael Day, commanding officer of Canada's Special Operations Forces Command, said units such as the Special Operations Regiment and Joint Task Force 2 have rarely been involved in northern military exercises." [30] 

Arctic: Russia's Last Stand Against Missile Shield First Strike Threat

Two previous articles [31] have examined the fact that the Arctic Circle is the only spot on the planet where Russian nuclear deterrent and retaliation capacities can be based in order to evade potential US and NATO missile shield-linked first strikes.

Earlier this month former Soviet president Mikhail Gorbachev appeared on Russian television and warned that "missile defense installations in Europe are a threat to Russia" and "are aimed at creating a situation that makes it possible for NATO to be first to launch a nuclear strike while staying under the shield." [32]

On June 30th the US Chairman of the Joint Chiefs of Staff Admiral Michael Mullen was in Poland where Washington intends to install interceptor missiles and "said he was hopeful Washington and Warsaw could wrap up talks on a deal tied to a anti-missile plan opposed by Russia....[33] 

On July 13-14 Russia carried out test launches of two Sineva intercontinental ballistic missiles and "The United States was reportedly unable to detect the presence of Russian strategic submarines in the area before they launched the missiles."

As a government official said of the tests, "Russian submarines not only fired ballistic missiles while submerged, they also did it from under ice floe near the North Pole, which proves that the Russian Navy has retained the capability of moving under Arctic ice and striking targets while undetected." [34]

At the beginning of this month NATO Secretary General Jaap de Hoop Scheffer officiated over a change of command for the Alliance's top military commander, swearing in Admiral James Stavridis. The latter's comments at the event included:

"With me are over seventy thousand shipmates - military and civilian - in three continents from the populated plains and coasts of Europe to the bright blue of the Mediterranean Sea; from the high mountain passes of Afghanistan to the distant Arctic Circle." [35]

The simultaneous and coordinated US and NATO military buildup in the Arctic Ocean, the Baltic Sea and the Barents Sea are moving the line of confrontation with Russia ever closer. With Finland's and Sweden's integration into NATO the armed forces of both nations will have something far more formidable and dangerous to contend with than firefights in Northern Afghanistan.

Notes

1) The Local, July 24, 2009
2) NewsRoom Finland, July 23, 2009
3) Stockholm News, July 20, 2009
4) Radio Sweden, July 20, 2008
5) Swedish Wire, June 26, 2009
6) Helsingin Sanomat, June 19, 2009
7) Xinhua News Agency, July 3, 2009
8) Government Security Information, June 17, 2009
9) Global Security, May 12, 2009
10) Defense Professionals, June 25, 2009
11) Ibid
12) Helsinki Times, July 23, 2009
13) Strategy Page, June 29, 2009
14) Helsingin Sanomat, June 16, 2009
15) Ibid
16) Trend News Agency, July 21, 2009
17) Defense News, July 22, 2009
18) Trend News Agency, July 22, 2009
19) Trend News Agency, July 7, 2009
20) Ibid
21) Xinhua News Agency, July 7, 2009
22) Ibid
23) End of Scandinavian Neutrality: NATO's Militarization Of Europe
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/38611
24) Scandinavia And The Baltic Sea: NATO's War Plans For The High North
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/40045

    NATO's, Pentagon's New Strategic Battleground: The Arctic
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/37104

    Canada: Battle Line In East-West Conflict Over The Arctic
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/39795

25) Barents Observer, June 2, 2009
26) Reuters, June 22, 2009
27) BBC News, July 16, 2009
28) Barents Observer, July 16, 2009
29) National Defence and the Canadian Forces, July 10, 2009
30) Canadian Broadcasting Corporation, July 8, 2009
31) NATO's, Pentagon's New Strategic Battleground: The Arctic
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/37104

    Canada: Battle Line In East-West Conflict Over The Arctic
    http://groups.yahoo.com/group/stopnato/message/39795
32) Russia Today, July 2, 2009
33) Agence France-Presse, June 30, 2009
34) Russian Information Agency Novosti, July 15, 2009
35) NATO International, Supreme Headquarters Allied Powers Europe,
    July 2, 2009

Stop NATO
http://groups.yahoo.com/group/stopnato

 

www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=14538


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

  • : INTERNATIONALNEWS
  • internationalnews
  • : International geostrategy globalization mondialisation guerre anti-war ecologie NWO Politique
  • : Ce que les "corporate" medias ne vous diront jamais ou... trop tard. International News in French and English that you'd never find in the Maintream Media Un site sur l'actualité internationale et l'écologie, illustré de clips musicaux, de photos et de vidéos
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

RECHERCHER/SEARCH

  CINEMA/Films documentaires

The Obama Deception

Le monde selon monsanto/arte (film entier + débat)
Supermarket Secrets - Dispatches (100')
La Grande Conspiration/the Great Conspiracy (VOSTF)
 
911 Mysteries - VOSTF Sous-titré français
Michael Moore - Sicko (Film, 2h)
La bataille de tchernobyl (film, 95 mn)
Jean rouch: les maitres fous (film en trois parties)
L'Eugénisme: de Darwin aux Nazis, en passant par les USA(52')
Jenin jenin, film de/by mohamed bakri (53') vof- en subtitles
"the war on democracy", a film by john pilger (videos)

Afrique 50, rare film anti-colonialiste d'époque par rené vautier
Yougoslavie, une guerre évitable (film, 59')
Earthlings - terriens (1h 30, vo, sous-titres français)
"état de guerre" (film, 1h 30)
Fox news, la manipulation des masses par les medias (Outfoxed VF)
The corporation-film featuring chomsky and more...(3h)
Loose Change en français (documentaire sur 911, Planète)
"from freedom to fascism"- film by aaron russo (video)
Terrorstorm deluxe high quality (alex jones)
 " we feed the world" ("le marché de la faim") (film, 95mn)
Animal farm (georges orwell) - film, 1h28

Vers la 3e guerre mondiale ? "état de guerre" (film, 1h 30)
Terrorstorm deluxe high quality by alex jones (video)

Documentaires en Français
L'eau pompée de coca-cola en inde (vidéo, 13')
La bataille de tchernobyl (film, 95 mn)
Agent orange, la guerre sans fin (documentaire)
Guerre de l'eau en palestine (vidéos)

Edward w. Said (+ video, 1h 48')


Top documentaries in English


Noam chomsky: manufacturing consent (videos)

History of the National Security State-Gore Vidal (video)

The influence of aipac on us foreign policy' (52')
Prof.Michel chossudovsky/the truth behind 911(1h 56)

 


 

LIENS/LINKS

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés