3e Guerre mondiale/World War III

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /2010 23:49

Horizons et débats  N°10, 15 mars 2010 


http://1.bp.blogspot.com/_6lhBT1PeLB0/SGp7TyPxcNI/AAAAAAAAAD0/Grreeqd9cHg/s400/nuclear%2Bwar.jpg

par Eberhard Hamer 


Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.

 

Pourtant les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.


Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.


Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir abondent dans l’his­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir. C’est ainsi que les USA ont surmonté leur plus grave crise économique du XXe siècle en entrant dans la Première Guerre mondiale, la crise économique mondiale en entrant dans la Seconde, et ils pourraient donc être tentés de résoudre la troisième crise écono­mique de la même manière. Les deux guerres mondiales ont en effet permis aux Etats-Unis non seulement de venir à bout de leurs deux plus gros endettements, mais aussi de devenir la première puissance économique mondiale. La tentation est donc forte d’essayer une troi­sième fois le même remède.


Dans ce contexte toute une série de préparatifs de guerre semblent alarmants:


1.    Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les ­Anglais et les Français à la Pologne.


2.    Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.


3.    De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam­pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.


4.    Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états-­uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha­nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.


N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de­vise sig­nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.


Le danger d’une nouvelle guerre mon­diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.

Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.

Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.

Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.


Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?


1.    Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.


2.    Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.


3.    Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to­xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.


Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.


S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de ­défense collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac­quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.


Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.


La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.

www.mittelstandsinstitut-niedersachsen.de  Traduction Horizons et débats

Lire aussi: Le Général David H. Petraues désigne l'Iran comme nouvelle cible des américains

Source de l'article: http://www.horizons-et-debats.ch via http://www.alterinfo.net

Source de la photo: 1.bp.blogspot.com/

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-les-signes-annonciateurs-d-une-troisieme-guerre-mondiale-s-accumulent-46998794.html
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 07:01
http://3.bp.blogspot.com/_7MD1L3VjotI/RpVyGe3-rTI/AAAAAAAAAvY/BtDTrdJR8Eg/s200/Michel+Chossudovsky.jpg

A UN nuclear watchdog report suggests Iran could be developing a nuclear bomb, apparently confirming long-held suspicions in the West. But Tehran denies the claims, again insisting that its atomic intentions are peaceful.

Pr Michel Chossudovsky, who's from an independent Canadian policy research group, believes that what Iran says hardly matters, because the U.S. is planning for war.



http://www.globalresearch.ca


http://www.internationalnews.fr/article-video-will-us-nato-start-world-war-iii-by-attacking-iran-by-michel-chossudovsky-45422408.html
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 15:33
Mondialisation.ca
Le 11 février 2010
WSWS

http://www.next-up.org/images/China_USA_a_war_without_limits_2009.jpg
Source: /www.next-up.org

par John Chan


L'annonce par les Etats-Unis d'une vente d'armes atteignant 6,4 milliards de dollars à Taïwan a provoqué une forte réaction adverse de la part de la Chine ainsi qu'une forte montée des tensions entre ces deux grandes puissances. La détermination, de part et d'autre, de prendre une position dure sans se soucier des conséquences fait naître le spectre d'une fracture ouverte dans les relations diplomatiques et politiques des deux pays.


La décision d'annoncer cette vente alors qu'on savait parfaitement que la Chine allait réagir avec force était, de la part des Etats-Unis une démarche calculée, destinée à contrecarrer l'influence économique et politique grandissante de Pékin dans le monde. Un article du New York Times de lundi déclare que l'administration Obama avait commencé un « refoulement ». En annonçant cette vente d'armes, les Etats-Unis avaient « porté un coup direct au cour de la question diplomatique la plus sensible existant entre les deux pays depuis que l'Amérique a adhéré à la politique d'une seule Chine en 1972. »  


Le New York Times explique que la vente était « doublement exaspérante pour Pékin étant donné qu'elle arrivait si peu de temps après l'annonce par le président Bush en 2008 d'une vente similaire à Taïwan et juste au moment ou Pékin et Taïwan se trouvaient au milieu d'une sorte de détente dans leurs propres relations ». L'annonce fut faite le jour même où la secrétaire d'Etat américaine aux Affaires étrangères, Hillary Clinton, avait critiqué Pékin publiquement pour ne pas avoir accepté de nouvelles mesures punitives à l'égard de l'Iran et de son programme nucléaire. Washington a enfoncé le couteau dans la plaie en insistant pour que la rencontre entre Obama et le Dalaï-Lama ait lieu malgré les objections chinoises. 


Le refus de la Chine de se laisser intimider et forcer à durcir sa position vis-à-vis de l'Iran est l'une seulement de nombreuses causes de frustration pour Washington. Durant sa visite à Pékin l'an dernier, Obama avait poussé ses homologues Chinois à réévaluer le yuan vis-à-vis du dollar et à accepter des limitations définitives pour les émissions de CO2. Le président américain a non seulement échoué dans la question de la réévaluation monétaire, on lui a aussi fait la leçon sur les besoins d'une gestion économique saine. Le premier ministre chinois lui a également infligé un camouflet au sommet sur le climat de Copenhague, n'envoyant à des négociations cruciales de dernière minute que des responsables de second plan.


Washington a décidé un « refoulement » sur des questions particulièrement sensibles. Steve Clemons, directeur de la politique extérieure à la New America Foundation, a dit au New York Times « la Chine se sent très en confiance ces jours-ci, mais là où les Chinois pètent les plombs régulièrement c'est la question de la souveraineté. Tout ce qui a donc trait à Taïwan ou au Tibet les fera réagir. »


Pékin considère Taïwan comme une province renégate et a menacé de l'envahir si Taïpeh venait à déclarer une indépendance dans les formes. Washington a soutenu la dictature du Kouo-min-tang, établie sur l'île après la révolution chinoise, mais il y eut en 1972 un rapprochement avec la Chine. L'accord entre les deux pays fut toujours gros de contradictions, les États-Unis reconnaissant le contrôle de Pékin sur l'ensemble de la Chine y compris Taïwan, mais continuant de s'opposer à toute réunification par la force et à vendre des armes à Taïwan malgré les objections de la Chine.  


La Chine est particulièrement sensible à la question de Taïwan parce que tout pas vers une indépendance de la part de celle-ci encouragerait des mouvements séparatistes dans d'autres régions, entre autres au Tibet et au sein de la population Ouïgour, dans la province de Xinjiang. Lorsque les Etats-Unis avaient fait allusion à la vente d'armes en question le mois dernier, Pékin avait manifesté son déplaisir en procédant à des essais de son système de missiles anti-balistiques et en détruisant un missile qu'elle avait envoyé dans l'espace.


A la suite de l'annonce de la semaine dernière, le régime chinois a pris la mesure, sans précédent, de menacer de sanctions les entreprises américaines impliquées dans la vente d'armes - une démarche qui aurait des conséquences importantes pour des sociétés comme Boeing, United Technologies, Lockheed Martin et Raytheon. Boeing s'inquiète de ce qu'il pourrait perdre du terrain vis-à-vis de son rival, Airbus, sur un marché estimé à 3770 avions et qui atteindra une valeur de 400 milliards de dollars en 2028. La Chine a aussi annoncé un gel immédiat des échanges militaires avec les Etats-Unis et a convoqué l'ambassadeur américain à Pékin afin de protester dans les formes. 


Il existait déjà une augmentation des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Pékin avait réagi avec colère à l'imposition de tarifs douaniers sur les produits sidérurgiques et les pneumatiques chinois, menaçant les Etats-Unis de représailles. Le président Obama poursuit cependant sur sa lancée, il a dit aux démocrates du Sénat la semaine dernière que son administration allait se montrer « beaucoup plus dure dans l'imposition des règles commerciales existantes, exerçant une pression constante sur la Chine et d'autres pays afin qu'ils ouvrent leurs marchés de façon réciproque. » Dans cette ambiance surchauffée, des sanctions chinoises à l'égard de Boeing pourraient déclencher une guerre commerciale ouverte. 


Cette escalade des tensions est l'expression de profonds changements géopolitiques. Les Etats-Unis font face, en tant que puissance en déclin mais encore dominante, à un défi économique et stratégique croissant de la part de la Chine et ce, dans chaque coin du globe alors que Pékin cherche à se garantir un accès aux ressources et aux marchés. Les Etats-Unis tentent, de façon agressive, de consolider leurs occupations néocoloniales en Afghanistan et en Iraq pour s'assurer une position hégémonique dans les régions riches en ressources énergétiques du Moyen-Orient et d'Asie centrale. La Chine essaie de consolider ses propres alliances afin de faire partir les Etats-Unis de ce qu'elle considère comme sa propre zone d'influence, l'Asie centrale, et de garantir des livraisons de pétrole et de gaz vitales pour elle.    


Après avoir pris ses fonctions l'an dernier au beau milieu de la crise financière mondiale, Obama a recherché l'assistance de la Chine. Faisant face à des déficits énormes, les responsables de l'administration Obama en ont appelé à Pékin pour qu'elle continue d'acheter les obligations américaines et ils ont inclus le gouvernement chinois dans les discussions sur la crise, à travers le groupe du G 20. Certains optimistes ont alors même spéculé sur la formation d'un G2 - Etats-Unis et Chine - qui résoudrait les problèmes économiques du monde dans un esprit de coopération.


L'approche de confrontation adoptée à présent par les Etats-Unis et la réponse déterminée de la Chine soulignent les contradictions économiques, politiques et sociales insolubles auxquelles fait face la classe capitaliste dans les deux pays. Face à un chômage à deux décimales et à la nécessité de faire des coupes immenses dans le budget, Obama joue la carte chinoise avec agressivité afin de donner un avantage à l'économie américaine aux dépens de l'économie chinoise et, sur le plan politique, pour détourner l'attention de sa propre responsabilité dans l'approfondissement de la crise économique en Amérique même.


Quant à la Chine, elle affronte, malgré un taux de croissance « de temps de prospérité », un chômage en augmentation et une agitation sociale croissante qui s'aggraveront encore si ses industries-clés d'exportation sont frappées par des mesures protectionnistes. Les immenses mesures de relance prises par le régime chinois ont conduit à une orgie de spéculation sur les actions et sur l'immobilier, faisant naître la peur d'un effondrement financier. Tout comme Obama, les dirigeants chinois jouent la carte du chauvinisme, déclarant qu'ils vont défendre les intérêts de la Chine, afin de cacher leur propre rôle dans la création d'une des sociétés les plus inégalitaires dans le monde.


Il existe un danger très réel que Taïwan, le Tibet ou tout autre problème ne devienne le point de cristallisation d'un effondrement rapide des relations entre les deux puissances et de l'éruption d'une guerre économique et pour finir d'un conflit militaire - comme ce fut le cas lors de la dernière grande crise du capitalisme mondial dans les années trente. 


Article original publié le 5 février 2010


L'auteur recommande également:

Intensification de la rivalité américano-chinoise, WSWS,13 janvier 2010.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16950


http://www.internationalnews.fr/article-la-montee-dangereuse-des-tensions-entre-la-chine-et-les-etats-unis-44798805.html

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 05:51
Global Research
February 9, 2010


http://www.nullepart.com/images/realisations/images/war_ensemble.jpg
Source: nullepart.com


by Finian Cunningham

The argument is won: capitalism as an effective system to organise society and provide for human needs has expired. The evidence is conclusive. Trillions of dollars to kickstart the economy in the US and Europe may have given an ephemeral lease of life to the financial class to spin the casino wheel once again, but it is more apparent by the day that the tentative “recovery” has spluttered to a standstill. Gridlocked by unprecedented levels of personal and national debts, the engine of production – the real economy – is in a state of rigor mortis.


This collapse has been a long time in the making. Decades of easy credit was up to now a way for the ruling class – government, corporations, financial institutions – to let the majority of workers subsidise the chronic loss in their livelihoods, which have been drained since the mid-1970s by the oligarchy’s self-aggrandisement from wage cutting, regressive taxation and public spending cuts. The political class – whether liberal or conservative, right or left – have facilitated this giant wealth-siphoning process.


However, the point is that the economic system is now objectively shown to be moribound. And it is impossible for so-called mainstream politicians to think of any other way of doing business. They are ideologically blind. Recall former British Prime Minister Margaret Thatcher’s arrogant assertion: “There is no alternative”. Likewise, US President Barack Obama insists on throwing billions more dollars at the banks and financiers on Wall Street. But that won’t kickstart an economy in which millions of workers are without jobs and homes or who are on crumby wages and up to their necks in debt. The profit system has hit an historic dead-end and this gridlock is a result of deep trends to do with the decline in capitalism as a mode of social production (falling wages and profits and the concomitant explosion in financial speculation and debts).


Widespread poverty and human misery is now seen on a massive scale in the so-called developed world. Some 40 million Americans, for example, are subsisting on food stamps. The distinction between “developed” and “developing” economies (always a myth anyway) is blurred. The ranks of the world’s long-suffering poor are swelled with dispossessed blue and white-collar workers and their families from across the US and Europe. Together more than ever, they stand shut out from those gated havens of obscene wealth for a global minority.


Similar historic junctures have been witnessed before when capitalism floundered from its inexorable tendency to make the rich richer and the poor poorer. Disturbingly, the release valve for the system and its bankruptcy has always been war. Death and destruction is the lender of last resort to an economic system that – despite itself – inevitably polarises wealth to an unworkable degree. The First and Second World Wars – claiming more than 70 million over a period of less than 10 years lives – were effectively the ultimate, grotesque bailouts.


In our time, war, it seems, has already begun. The US oligarchy and its NATO allies are waging a veritable war on the world: killing, disappearing and incarcerating millions of civilians in Iraq, Afghanistan and Pakistan – a war that is expanding into Yemen, Somalia and the rest of the Horn of Africa, with the militarisation of sea lanes and oceans (see Chossudovsky, www.Globalresearch.ca) and the setting up of “forward projecting” military and missile bases in every continent (see Rozoff, ditto). On top of ordinary poverty and misery, the world is truly seeing another historic descent into barbarism. Given this war-mongering dynamic, the growing US antagonism with Iran, Russia and China is far from an idle threat. It is the logical next step for a deeply illogical economic system.


But history is not inevitable. We are not necessarily programmed to repeat its horrors. A combination of global communications among citizens and political and social consciousness may be enough to prevent a military conflagration and overthrow the misrule of the oligarchy. What is needed is a) a widening of the recognition that capitalism as a system of social production is finished; and b) the case has to be confidently made that an alternative is very possible. That alternative is socialism (the subject of a further article). To those who remain skeptical, they should bear in mind the stark choice that Rosa Luxemberg foresaw for humanity: that is, socialism or barbarism. And we already have the latter.

finian.cunningham@gmail.com

http://www.mondialisation.ca

http://www.internationalnews.fr/article-descent-into-barbarism-the-us-and-nato-wage-war-on-the-world-44800246.html

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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 17:19
guardian.co.uk
1 February 2010


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f7/Barack_Obama_makes_first_visit_to_the_Pentagon_1-28-09_3.jpg
Photo: wikimedia.org


Chris McGreal in Washington

The Pentagon is discarding its core strategy of being prepared to fight two large-scale wars simultaneously in favour of coping with smaller conflicts, launching pre-emptive assaults to contain terrorists and the spread of weapons of mass destruction, and combating attacks in cyberspace.


The defence secretary, Robert Gates, presented what he called a "wartime" Quadrennial Defence Review (QDR) of military thinking and requirements today, which said that while the US must continue to maintain a robust force capable of protecting the country from "capable nation-state aggressors", the focus of future American attention will be on the kinds of conflicts the US has been fighting in Afghanistan and Iraq while holding off "the transnational terrorist threats, including al-Qaida".


The review, required by Congress as an insight in to each administration's military thinking in years to come, puts a heavy emphasis on buying more attack drones, helicopters and "weapons that are usable, affordable, and truly needed" while dropping expensive advanced weapons systems that are of limited use in conflicts such as Afghanistan. It also proposes the largest increase in special operations forces since the Vietnam war and said "the department's force planning assumes an ability to undertake a broader and deeper range of prevent and deter missions".


But the strategy, parts of which have already been put in place, has met with resistance from arms manufacturers who fear the loss of multibillion-dollar weapons contracts and so could face difficulties with their allies in Congress.


Some critics also say the strategy is little more than a PR exercise aimed at justifying another increase in defence spending to a record $708bn (£443bn) in Barack Obama's budget announced today - although that is likely to rise to closer to $900bn with additional spending - as well as the cancellation or delay of major military equipment including navy cruisers, transport aircraft and a satellite system.


Gates described the document as "truly a wartime" defence review. "For the first time, it places the current conflicts at the top of our budgeting, policy, and programme priorities," he said.


"It breaks from the past, however, in its insistence that the US armed forces must be capable of conducting a wide range of operations, from homeland defence and defence support to civil authorities, to deterrence and preparedness missions, to the conflicts we are in and the wars we may someday face," he added.


The report said the US faces "a broad range of security challenges" from established military threats to "non-state groups developing more cunning and destructive means" to attack the US and its allies.


"The instability or collapse of a weapons of mass destruction-armed state is among our most troubling concerns," the report said.


The review calls for the establishment of a "joint task force elimination headquarters to plan, train and execute WMD-elimination operations".


The report also warns of a growing threat of cyber attacks on space-based surveillance and communications systems that could leave the US military blind.


"On any given day, there are as many as 7 million DoD (Department of Defence) computers and telecommunications tools in use in 88 countries using thousands of warfighting and support applications. The number of potential vulnerabilities, therefore, is staggering.


Moreover, the speed of cyber attacks and the anonymity of cyberspace greatly favour the offence. This advantage is growing as hacker tools become cheaper and easier to employ by adversaries whose skills are growing in sophistication," the review said. Although the report does not identify any particular threat, analysts say the Pentagon has one eye on China.


However, the Pentagon said that the conflicts in Afghanistan and Iraq would continue to have the most significant influence on strategy for years to come.
"These efforts will substantially determine the size and shape of major elements of US military forces for several years," it said. "In the mid-to-long term we expect there to be enduring operational requirements in Afghanistan and elsewhere to defeat al-Qaida and its allies"


But critics, such as Winslow Wheeler, who worked on national security issues on the staff of several senators and now leads a military reform project at the Centre for Defence Information, said that the review does not confront some of the military's most basic problems.


"It's a profoundly disappointing document in terms of addressing the serious and fundamental problems our defences face. We are currently at a post world war two high in terms of spending, adjusted for inflation, and our forces have never been smaller or older," he said. "None of these trends are being reversed. Manpower costs are growing much faster than the rest of the defence budget which sets up a competition between hardware and people. All these forces of decay and ever growing costs are continuing."


Wheeler also challenged Gates's claim to be implementing a new strategy, saying that President Bush's defence secretary, Donald Rumsfeld, backed away from the large-scale wars strategy.


"Last year, secretary Gates complained about next war-itis, focusing on high-end conventional systems when we're getting our asses whipped in low-end irregular warfare.


"There is of course more of that in this QDR. More for helicopters, more for drones, that kind of thing. But overall this is merely an endorsement of existing policy," he said.


http://www.guardian.co.uk


http://www.internationalnews.fr/article-pentagon-sets-budget-for-wars-of-the-future-44240028.html
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:00
guardian.co.uk
31 January 2010


http://www.interet-general.info/IMG/US-Patriot-Missile-Tir-1-4.jpg
A Patriot missile - source: interet-general.info

 


Tension between the US and Iran heightened dramatically today with the disclosure that Barack Obama is deploying a missile shield to protect American allies in the Gulf from attack by Tehran.


The US is dispatching Patriot defensive missiles to four countries – Qatar, United Arab Emirates, Bahrain and Kuwait – and keeping two ships in the Gulf capable of shooting down Iranian missiles. Washington is also helping Saudi Arabia develop a force to protect its oil installations.


American officials said the move is aimed at deterring an attack by Iran and reassuring Gulf states fearful that Tehran might react to sanctions by striking at US allies in the region. Washington is also seeking to discourage Israel from a strike against Iran by demonstrating that the US is prepared to contain any threat.


The deployment comes after Obama's attempts to emphasise diplomacy over confrontation in dealing with Iran – a contrast to the Bush administration's approach – have failed to persuade Tehran to open its nuclear installations to international controls. The White House is now trying to engineer agreement for sanctions focused on Iran's Revolutionary Guard, believed to be in charge of the atomic programme.


Washington has not formally announced the deployment of the Patriots and other anti-missile systems, but by leaking it to American newspapers the administration is evidently seeking to alert Tehran to a hardening of its position.


The administration is deploying two Patriot batteries, capable of shooting down incoming missiles, in each of the four Gulf countries. Kuwait already has an older version of the missile, deployed after Iraq's invasion. Saudi Arabia has long had the missiles, as has Israel.


An unnamed senior administration official told the New York Times: "Our first goal is to deter the Iranians. A second is to reassure the Arab states, so they don't feel they have to go nuclear themselves. But there is certainly an element of calming the Israelis as well."


The chief of the US central command, General David Petraeus, said in a speech 10 days ago that countries in the region are concerned about Tehran's military ambitions and the prospect of it becoming a dominant power in the Gulf: "Iran is clearly seen as a very serious threat by those on the other side of the Gulf front."


Petraeus said the US is keeping cruisers equipped with advanced anti-missile systems in the Gulf at all times to act as a buffer between Iran and the Gulf states.


Washington is also concerned at the threat of action by Israel, which is predicting that Iran will be able to build a nuclear missile within a year, a much faster timetable than assessed by the US, and is warning that it will not let Tehran come close to completion if diplomacy fails.


The director of the CIA, Leon Panetta, met the Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, and other senior officials in Jerusalem last week to discuss Iran.


Pro-Israel lobby groups in the US have joined Republican party leaders in trying to build public pressure on the administration to take a tougher line with Iran. One group, the Israel Project, has been running a TV campaign warning that Iran might supply nuclear weapons to terrorists.


"Imagine Washington DC under missile attack from nearby Baltimore," it says. "A nuclear Iran is a threat to peace, emboldens extremists, and could give nuclear materials to terrorists with the ability to strike anywhere."


Washington is also concerned that if Iran is able to build nuclear weapons, other states in the region will feel the need to follow. Israel is the only country in the Middle East to already have atomic bombs, although it does not officially acknowledge it.


The US secretary of state, Hillary Clinton, said in London last week that the US will press for additional sanctions against Iran if it fails to curb its nuclear programme.


Europe's foreign affairs minister, Catherine Ashton, today said the UN security council should now take up the issue. "We are worried about what's happening in Iran. I'm disappointed at the failure of Iran to accept the dialogue and we now need to look again at what needs to happen there," she told Sky News.


"The next step for us is to take our discussions into the security council. When I was meeting with Hillary Clinton last week we talked about Iran and we were very clear this is a problem we will have to deal with."


However, China and Russia are still pressing for a diplomatic solution.


Tony Blair, Middle East envoy on behalf of the US, Russia, the UN and the EU, continually referred to what he described as the Iranian threat during his evidence at the Chilcot inquiry last Friday. Textual analysis now shows that he mentioned Iran 58 times.


Besides the new missile deployment, Washington is also helping Saudi Arabia to create a 30,000-strong force to protect oil installations and other infrastructure, as well as expanded joint exercises between the US and military forces in the region.


The move is a continuation of the military build-up begun under former president George W Bush. In the past two years, Abu Dhabi has bought $17bn (£11bn) worth of weapons from the US, including the Patriot anti-missile batteries and an advanced anti-missile system. UAE recently bought 80 US-made fighter jets. It is also buying fighters from France.


Petraeus said in a speech in Bahrain last year the UAE air force "could take out the entire Iranian air force, I believe".

Missile defence


Patriot missiles are designed to intercept enemy missiles before they reach their target. Since production began in 1980, 9,000 missiles have been delivered to countries including Germany, Greece, Taiwan and Japan.


During the first Gulf war Patriot success was 70% in Saudi Arabia and 40% in Israel. Since then the US has spent more than $10bn (£6.3bn) improving, among other aspects, the system's radar and computer compatibility for joint forces action. Once in position, the system requires a crew of only three people to operate. Each missile weighs 700kg and has a range of about 100 miles.


The US navy is in the process of upgrading all its Ticonderoga class cruisers and a number of destroyers to carry the Aegis ballistic missile defence system. It uses a surface-to-air missile that is capable of intercepting ballistic missiles above the atmosphere. It has also been tested on failing satellites as they fall to earth. Each missile is over 6m long and costs more than $9m.

James Sturcke

http://www.guardian.co.uk

http://www.internationalnews.fr/article-us-raises-stakes-on-iran-by-sending-in-ships-and-missiles-44039969.html

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 13:01
Directed by Rick Rowley (2003)



http://www.internationalnews.fr/article-the-fourth-world-war-1h-16--43988493.html
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 04:56
More at http://therealnews.com/t/in...

Howard Zinn speaks at the Progressive's 100 Anniversary Conference
for more info visit http://www.progressive.org




http://www.internationalnews.fr/article-howard-zinn-s-three-holy-wars-conference--43810480.html
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 12:43
MichelCollon.info
Mercredi, 06 Janvier 2010


Go to original: Pentagon's Role in Global Catastrophe: Add Climate Havoc to War Crimes


http://www.sarkozynicolas.com/wp-content/uploads/2008/12/robertgates-obama.jpg

Au terme de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique – qui a rassemblé plus de 15 000 participants issus de 192 pays, dont une centaine de chefs d'Etat, ainsi que 100 000 manifestants – une question s'impose : Comment se peut-il que le plus gros pollueur de la planète, qu'il s'agisse de dioxyde de carbone ou d'autres émissions toxiques, n'ait fait l'objet d'aucune discussion ni d'aucune proposition de restriction ?

Le Pentagone est sans conteste l'institution la plus gourmande en produits pétroliers et, de manière général, en énergie. Toutefois, il bénéficie d'une exemption générale dans tous les accords internationaux.


Ni les guerres menées par le Pentagone en Irak et en Afghanistan, ni ses opérations secrètes au Pakistan, ni l'équipement du millier de bases qu'il possède dans le monde entier, ni ses 6000 installations aux Etats-Unis, ni les opérations de l'OTAN, ni ses porte-avions, ni sa flotte aérienne, ni ses entraînements, ses essais ou ses ventes d'armes n'entrent en compte pour les quotas d'émission de gaz à effet de serre attribués aux Etats-Unis, ni dans aucune autre mesure.

 
Le 17 février 2007, le site Energy Bulletin publiait le détail de la consommation en pétrole du Pentagone pour ses seuls avions, bateaux, véhicules terrestres et installation, des chiffres qui en faisaient le premier consommateur de pétrole du monde. A l'époque, la marine des Etats-Unis (U.S. Navy) disposait de 285 navires de combat et de transport ainsi que d'environ 4 000 avions opérationnels. Quand à l'armée de terre, elle ne possédait pas moins de 28 000 blindés, 140 000 véhicules tout-terrain, 4000 hélicoptères de combat, plusieurs centaines d'avions et 187 500 voitures. Hormis 80 sous-marins et porte-avions nucléaires, source de pollution radioactive, tous les véhicules fonctionnent à l'essence.

 
Selon le classement présenté dans l'édition 2006 du CIA World Factbook [1], 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.

 
Officiellement, l'armée américaine consomme chaque jour 320 000 barils de pétrole, un chiffre qui n'inclut pas la consommation des entreprises travaillant sur mandat ni des installations louées ou privatisées, sans parler des énormes quantités d'énergie et de ressources englouties dans la production et l'entretien de son arsenal meurtrier, comme les bombes, les grenades ou les missiles.
 
Selon Steve Kretzmann, directeur d'Oil Change International [2], "la guerre d'Irak a produit au moins 141 millions de tonnes équivalent dioxyde de carbone (MMTCO2e) entre mars 2003 et décembre 2007. (...) La guerre dégage plus d'émissions que 60 % des pays du monde. (...) Cette information n'est pas disponible comme telle car les émanations provoquées par l'armée en dehors des USA ne sont pas soumises à la législation américaine en matière d'obligations nationales de déclaration, ni à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques" (www.naomiklein.org, 10 décembre 2009). La plupart des scientifiques s'accordent à dire que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre et qu'il participe au changement climatique.
 
Dans son nouveau livre intitulé "The Green Zone: The Environmental Costs of Militarism", Bryan Farrell  indique que "la pire agression commise sur l'environnement et sur la population mondiale est l'œuvre d'une seule entité : les forces armées des Etats-Unis."
 
Comment se fait-il que le Pentagone ne soit pas concerné par les accords sur le climat ? Lors des négociations sur l'accord de Kyoto, les Etats-Unis ont imposé une clause précisant que les opérations militaires qu'ils mèneraient dans le monde entier et celles auxquelles ils participeraient avec les Nations Unies ou l'OTAN seraient intégralement exemptées de toute obligation de mesure ou de réduction. Une fois cette énorme concession obtenue, l'administration Bush a refusé de signer l'accord.

Dans un article publié le 18 mai 1998 et intitulé "National security and military policy issues involved in the Kyoto treaty", la position du Pentagone a été décrite par Jeffrey Salmon, qui cite le rapport annuel 1997 rendu au Congrès par le secrétaire à la Défense de l'époque,  William Cohen : "Le Département de la Défense recommande vivement que les Etats-Unis insistent pour qu'une disposition de sécurité nationale soit inscrite dans le protocole sur le changement climatique actuellement en négociation" (www.marshall.org).
 
Selon Jeffrey Salmon, cette disposition a été formulée dans un projet demandant que l'ensemble du secteur militaire ne soit pas soumis aux limites fixées en matière d'émission de gazes à effet de serre. Le projet inclut non seulement les opérations multilatérales, telles que les activités approuvées par l'OTAN ou les Nations Unies, mais aussi les actions liées de près ou de loin à la sécurité nationale, à savoir toutes les formes d'actions militaires unilatérales, ainsi que les entraînements préalables."
 
Jeffrey Salmon cite également l'ancien sous-secrétaire d'Etat Stuart Eizenstat, qui menait la délégation américaine à Kyoto. Celui-ci a déclaré que "le Département de la Défense et les militaires en uniforme se trouvant à mes côtés à Kyoto obtenaient tout ce qu'ils demandaient. Il s'agit d'autodéfense, de maintien de la paix, d'aide humanitaire."

Bien que les Etats-Unis aient déjà reçu des garanties lors des négociations, le Congrès américain a adopté une disposition explicite assurant l'exemption totale pour les activités militaires américaines. Le 21 mai 1998, Inter Press Service annonçait : "Dernier coup porté aux efforts internationaux déployés pour freiner le réchauffement climatique, les législateurs américains ont établi aujourd'hui que les opérations militaires américaines ne seront pas soumise à l'accord de Kyoto, lequel contient des engagements contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Chambre des Représentants a adopté un amendement à la loi sur le budget militaire de l'année prochaine interdisant la restriction des forces armées dans le cadre du Protocole de Kyoto".
 
Aujourd'hui à Copenhague, les accords et orientations concernant les gaz à effets de serre sont toujours d'actualité. Toutefois, il est extrêmement difficile de trouver ne serait-ce qu'une allusion à cette omission flagrante.
 
Johanna Peace, journaliste spécialisée dans les questions d'environnement, relève que les activités militaires ne seront pas non plus concernées par une décision du pouvoir exécutif signée par le président Barack Obama exigeant des agences fédérales qu'elles réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Pourtant, "la demande en énergie du gouvernement fédéral est à 80 % destinée à l'armée" (solveclimate.com, 1er septembre 2009).
 
L'exclusion de l'ensemble des opérations du Pentagone fausse les données relatives à la production de dioxyde de carbone par les Etats-Unis, qui semble nettement inférieure à ce qu'elle est en réalité. Il n'en demeure pas moins que, même sans compter les activités militaires, les Etats-Unis occupent la tête du classement mondial dans ce domaine.


AUTRES SUBSTANCES POLLUANTES
 
Hormis le dioxyde de carbone, les opérations militaires américaines répandent dans l'air, l'eau et le sol d'autres produits, hautement toxiques et radioactifs.
 
Les armes américaines à uranium appauvri ont libéré des dizaines de tonnes de microparticules radioactives et fortement toxiques au Moyen Orient, en Asie centrale et dans les Balkans.
 
Les Etats-Unis vendent des mines terrestres et des bombes à sous-munitions, deux types d'armes à l'origine des explosions tardives qui blessent et estropient notamment des paysans et des habitants de régions rurales en Afrique, en Asie et en Amérique latine. A titre d'exemple, au cours de l'invasion du Liban, en 2006, Israël a lancé plus d'un million de bombes à sous-munitions acquises auprès des USA.
 
La guerre du Vietnam a pollué avec l'herbicide surnommé "agent orange" de vastes espaces qui, encore aujourd'hui, présentent un taux de dioxine 300 à 400 fois supérieur au niveau maximum considéré "sans danger". Trois générations plus tard, les cas de malformations congénitales graves et de maladies cancéreuses dues à la pollution de l'environnement restent très nombreux.

La guerre d'Irak, en 1991, suivie de 13 années de sanctions visant à affamer le pays, puis de l'invasion et de l'occupation américaine depuis 2003 ont fait de cette région – qui est le grenier du Moyen Orient  depuis plus de 5 000 ans – un désastre écologique. Les terres arables et fertiles y ont été transformées en un désert où la plus faible brise soulève des nuages de poussière. Autrefois exportateur de denrées alimentaires, l'Irak importe désormais 80% de ses vivres. Selon le ministère de l'Agriculture irakien, une grave désertification affecte 90 % des terres.


GUERRE ECOLOGIQUE INTERNE


 
Le Département de la Défense a pris pour habitude de résister à l'Agence de Protection de l'Environnement lorsque celle-ci l'invite formellement à assainir les bases américaines contaminées (Washington Post, 30 juin 2008). Les bases militaires du Pentagone, responsables de l'infiltration de substances dans les nappes aquifères et les sols, occupent la première place de la liste "Superfund"[3] des sites les plus pollués.

 
Le Pentagone a également torpillé les efforts fournis par l'agence pour instaurer de nouvelles normes concernant deux produits toxiques, dont les sites militaires sont très largement imbibés : le perchlorate, qui entre dans la composition du propulseur utilisé pour les roquettes et les missiles, et le trichloréthylène, utilisé pour dégraisser les pièces métalliques. Ce dernier est le polluant de l'eau le plus répandu dans le pays, notamment en Californie, à New York, au Texas et en Floride.


Aux Etats-Unis, plus de 1 000 sites militaires ont été souillés par des produits chimiques. Les populations les plus pauvres, en particulier les communautés afro-américaines, sont les plus touchées. Dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans les îles du Pacifique sud, les essais d'armes nucléaires ont répandu des substances radioactives dans des millions de sites et de points d'eau. Des montagnes de résidus d'uranium toxiques et radioactifs ont été abandonnées sur le territoire indigène du sud-ouest et plus de 1 000 mines de cet élément délaissées dans les réserves Navajo en Arizona et au Nouveau Mexique.

 
Dans le monde entier, que ce soit dans ses ancienne bases ou dans ses bases actuelles à Puerto Rico, aux Philippines, en Corée du Sud, au Vietnam, au Laos, au Cambodge, au Japon, au Nicaragua, au Panama ou en ex-Yougoslavie, le Pentagone commet le geste criminel d'abandonner des barils rouillés contenant des produits chimiques et des solvants, ainsi que des millions de cartouches de munitions

 
Pour faire disparaître une grande partie de la pollution, il faudrait supprimer le Pentagone ; le combat contre le changement climatique doit passer par un changement radical de système.


NdTr

[1]Publication annuelle officielle de la CIA détaillant chaque pays du monde, du point de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.

https://www.cia.gov/library/publications/download/download-2006/index.html

[2]http://priceofoil.org/about/

[3]Loi fédérale américaine sur le nettoyage des sites pollués par des déchets toxiques, en vertu de laquelle l'Agence de Protection de l'Environnement est autorisée à identifier les parties responsables de la pollution de sites et de les contraindre à les assainir http://en.wikipedia.org/wiki/Superfund

Traduit par Chloé Meier pour Investig'Action

Source: IAC


http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2463&option=com_content&Itemid=11

http://www.internationalnews.fr/article-le-role-du-pentagone-dans-la-catastrophe-mondiale-par-sara-flounders--42660323.html


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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 12:38
http://www.iamthewitness.com/audio/Denis.Halliday/Denis.Halliday.jpg

Global Research Public Lecture, Montreal, Dec 1, 2009

"As you may have guessed – this is not intended to be a ‘feel good’ review of the UN.  We are here to think, and consider something different, something better. Something representative, something respectful of international law: committed to equality of nations and people. An organization that really believes in a single standard of behaviour and treatment for all... and not double standards as of now."

 

For full transcript of Denis Halliday's presentation, click here.


Camera and editing by Pierre-Etienne Bordeleau

A Production of Global Research TV


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