Classical Music/Arts

Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 05:54

Politis, 26 août 2010, par Gilles Costaz

 

C’est le syndrome de Molière : Philippe Avron aura joué jusqu’au bout, aux limites de la mort en scène. Au festival d’Avignon, il interprétait en plein air son ultime pièce, Montaigne, Shakespeare, mon père et moi, au théâtre des Halles, chez Alain Timar, qui l’avait mis en scène. Il joua une dizaine de fois, puis dut interrompre. Rentré à Paris, il s’est éteint le 31 juillet. Sur scène, il luttait donc contre la maladie et la mort en suscitant des gerbes de rires.

 

La mémoire et l’équilibre venaient à lui manquer ; en souriant, il allait chercher ses forces au plus profond de lui-même, retrouvait son fil conducteur et continuait à grandes enjambées son spectacle de jeune homme. Cet artiste était le rire, la fantaisie, la cocasserie, à l’intersection où l’ironie fait exploser l’esprit de pédanterie et où le souci des choses graves ne prend jamais un air de gravité. C’est ainsi qu’on ne vous prend jamais au sérieux et qu’on ne vous situe jamais parmi les premiers de la classe ! Avron fit cependant une mémorable carrière, celle du gamin farceur qui n’est pas un cancre mais ne peut s’empêcher de semer des blagues et des gags là où règnent l’ambition et la solennité. Le comédien Philippe Avron fut ce diablotin inspiré tout au long de trois vies. La première était celle de l’acteur pur qui se mettait au service des textes et des scénarios qu’on lui proposait. La seconde, celle d’artiste de cabaret, au temps de son duo avec Claude Evrard.

 

http://www.bigorre.org/culture/vu_pour_vous/20080121_philippe_avron_mon_ami_roger.jpg

Photo: www.bigorre.org

 

La troisième, celle d’auteur-acteur où il interprétait en solo ses propres textes. Trois belles vies ! L’acteur pur s’était formé chez Jacques Lecoq, où l’on travaillait avec toutes les ressources du corps, dans la facétie et la précision des baladins forains. Lui qui avait recours à la vidéo pour travailler ses spectacles fut un peu demandé au cinéma, par Albert Lamorisse, René Clair et Michel Deville. Mais c’est au TNP, au festival d’Avignon de Jean Vilar, qu’il fit ses débuts : de petits rôles dans de grands classiques.

 

Plus tard, à Avignon, il tiendra les premiers rôles : Benno Besson lui demandera d’être une année Don Juan et une autre année Sganarelle dans la pièce de Molière ! Et, plus tard, d’être Hamlet. Entre-temps il aura été bouleversant dans l’Idiot de Dostoïevski mis en scène dans le circuit privé par André Barsacq. Dans chacun de ses personnages il intègre un peu de sa propre nature, faite de rêverie lunaire et de changements de rythme qui peuvent le faire passer de la douceur rieuse à la charge furieuse. Ce grand interprète, qui rendra sans cesse hommage à Vilar, aura été beaucoup employé au théâtre, jusqu’à ce qu’il décide de ne plus jouer que ses écrits, et fort peu à l’écran.

 

http://www.cinereves.com/photos/philippe%20avron%2021.JPG

Photo: cinereves.com

 

L’acteur de cabaret est né de la complicité avec son camarade au cours Lecoq, Claude Evrard. Physiquement, tout les oppose : Evrard est rond, fort et brun ; lui, Avron, est mince, long et blond. Mentalement, tout les rassemble. Ils aiment se moquer du monde ! De tous ceux qui paradent, plastronnent, pérorent ! Evrard jouera les vaniteux, Avron la mouche du coche. En ces années 1960, c’est la mode des grands duos comiques : Poiret et Serrault, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darras et Noiret… Avron-Evrard compose un duo qui n’est en rien inférieur à ceux qui ont acquis plus de notoriété qu’eux.

 

Ils raillent les conférenciers, les acteurs pompeux, les coureurs cyclistes, les policiers… Ces sketches ont été parfois filmés. Récemment, Jean-Gabriel Carasso en a fait un DVD, aux éditions Pulsar 3, qui est un éclat de rire nimbé d’émotion – les deux compères commentant dans une seconde partie les numéros qu’ils faisaient autrefois, jouant autant dans les circuits populaires que dans les salles de spectacle.

 

Le troisième Avron, qui couvait sous le coauteur des sketches, l’écrivain-acteur œuvrant en solitaire, naît en 1980 – il a 52 ans, mais a l’air d’un gavroche et sera ainsi jusqu’à son dernier jour – avec le spectacle Pierrot d’Asnières  : il évoque la banlieue et son insolence vis-à-vis de Paris, relate certains épisodes concernant des gens de théâtre avec qui il a collaboré.

 

http://lestroiscoups.blog.lemonde.fr/files/2010/07/philippe-avron.1280588542.jpg

 

Avec ses spectacles suivants, Avron Big Bang, Don Juan 2000, la Nuit de l’an 2000, Ma Cour d’honneur, Je suis un saumon, le Fantôme de Shakespeare, Rire fragile, Mon ami Roger, l’inspiration va s’élargir : le propos est fait de sauts permanents, qui vont de la science à la philo, de la vie quotidienne aux auteurs préférés. Il raille gentiment Peter Brook ou Robert Hossein, avant de les oublier pour maintenir la permanence de spectres essentiels : Shakespeare, Montaigne. Du théâtre en tant qu’école de l’art et de la vie il passe aux grands mystères de l’existence. Comment le monde s’est-il formé ? Pourquoi le saumon nage-t-il avec une forme de génie ? Comment l’auteur des Essais menait-il sa barque en des circonstances peu éloignées de ce que nous affrontons ?

 

Les réflexions en liaison avec les grandes interrogations contemporaines, les citations de certains maîtres, le décryptage d’épisodes vécus et imaginaires, tout sécrète des leçons de vie jamais doctorales, toujours interrompues par des coups de pied de l’âne, des peaux de banane de potache pour qui l’existence est une partie de plaisir – à condition d’y disputer tous les plaisirs, innocents et complexes, sensitifs et cérébraux. Il aimait citer une formule de Montaigne retouchée par Shakespeare : « Comme un cheval lâché, à sauts et gambades. » C’est ce qu’il fut sa vie durant.

 

http://www.lesoir.be/zc/vignettes475x300/mediastore/_2010/juillet/hermes/ID2292971_31_avron_milu_132307_0109VW_0.JPG.jpg

Photo: Lesoir.be

 

http://www.politis.fr

 

Photo: http://www.philippeavron.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Avron

http://www.filmsduparadoxe.com/avron.html

 

http://www.internationalnews.fr/article-disparition-de-philippe-avron-enfant-de-vilar-et-montaigne-56185920.html

 

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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 21:19
L'Express 03/07/2010

"Laurent Terzieff vivait dans une autre dimension: le théâtre"

"Laurent Terzieff vivait dans une autre dimension: le théâtre"

Laurent Terzieff, sur scène dans Philoctéte, son dernier rôle

Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, rend hommage au comédien décédé vendredi soir.

C'était dans L'Habilleur, de Ronald Harwood, son dernier rôle au théâtre privé. Avant de mourir, épuisé de scène et de vie, dans sa loge, son personnage soulevait à bout de bras sa partenaire, dans un mouvement digne d'un colosse. Et l'on se demandait, à voir sa silhouette malingre vrillée dans l'effort, où Laurent Terzieff pouvait puiser la force nécessaire à son jeu. Mais Terzieff vivait dans cette autre dimension, qu'on appelle théâtre, où même les lois de la physique obéissent aux acteurs inspirés.


De ce corps christique, médiéval et reptilien, sortait une voix à nulle autre pareille, comme si l'on avait sur un même instrument rassemblé une contrebasse, un violoncelle, un crin-crin slave et une flûte grecque. Tout son art de comédien s'enroulait autour de cette voix. Terzieff aimait se ployer et se torturer, broyer ses longues mains l'une dans l'autre et crisper son visage, le chiffonner comme une gargouille, comme un supplicié, et devenir ainsi un cep d'os et de chair. Mais un cep habité par cette voix et animé de deux yeux incandescents. Il fallait voir Terzieff en scène pour comprendre ce que "regard perçant" veut dire.


Schisgal, Friel, Mrozek, Saunders, ainsi que Shakespeare ou Eliot... Les auteurs fétiches de Terzieff venaient de l'Est, du monde anglo-saxon, des steppes ou des brumes. Il fut néanmoins un formidable interprète de Pirandello, et d'abord un immense Henri IV. Parce que les brumes et les steppes de l'âme trouvaient aussi en lui une résonance exceptionnelle.


Pirandello ou Shakespeare lui offraient aussi la double dimension du théâtre dans le théâtre, comme un creuset pour unir son mysticisme intime et le permanent sacrilège qu'est le théâtre. Laurent Terzieff faisait partie de cette mince tribu des comédiens dont la vie est fondue avec l'art. Rien n'existait en ses jours qui ne fût théâtre, rien ne le touchait qui ne forgeât un peu plus en lui son sens de la scène. Une troupe, un texte, quelques haillons et un peu de lumière: voilà qui suffisait à cet homme se nourrissant d'olives et d'un peu de pain, pour enflammer en lui sa foi théâtrale et, en nous, le bonheur d'être spectateur. Source

PIVOT TERZIEFF RECITE RILKE

LAURENT TERZIEFF son engagement politique  (vidéo de l'INA) Laurent Terzieff avait aussi signé, en 1960 le "manifeste des 121 contre la Guerre d’Algérie" et, en 2002, la pétition "Pas en notre nom" contre la Guerre d’Irak

LAURENT TERZIEFF et l'avant gardisme LAURENT TERZIEFF explique pourquoi il n'aime pas ce terme d'avant gardisme et son besoin d'être accessible à tous

LAURENT TERZIEFF éloge du théâtre (INA)

LAURENT TERZIEFF et la mise en scène théatrale (INA)

Laurent TERZIEFF rêve d'une télévision (INA)



 

  http://www.internationalnews.fr/article-laurent-terzieff-nous-a-quittes-53379384.html

 

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 06:26

Une sélection des meilleures interprétations des oeuvres de Frédéric Chopin par IN/Best Chopin Interpreters



Chopin au piano, dessin au crayon par Eliza Radziwill en 1826
Frédéric Chopin est né "officiellement" le 22 février 1810 à Zelazowa-Wola (près de Varsovie) mais en réalité il est né le 1er mars 1810 . Son père était français et sa mère polonaise. Il commenca très jeune l'étude du piano et se révèla rapidement un enfant prodige : à 8 ans, soit un an après sa première leçon avec Wojciech Zywny (qui était violoniste!), il donna déjà son premier "concert officiel"... au Palais Radziwill.

Tout en poursuivant ses études au lycée de Varsovie, Frédéric Chopin continua de travailler le piano puis il entra au conservatoire de Varsovie en 1826 jusqu'en 1829. C'est pendant cette période qu'il composa ses premiers chefs d'oeuvres et effectua ses premiers voyages hors de Pologne. En 1829 le directeur du conservatoire de Varsovie, Joseph Elsner, écrit dans un rapport: «Chopin, Fryderyk, étudiant de 3è année, talent exceptionnel, génie musical».

Frédéric Chopin quitta définitivement Varsovie pour Vienne fin 1830 , peu de temps avant l'insurrection polonaise. Installé à Paris, il y eut des débuts difficiles mais il connut un rapide succés auprès de l'aristocratie. La réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permettent de joindre le milieu musical local qui l'accueille cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn, Ferdinand Hiller, Berlioz et Auguste Franchomme. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontra Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à son propos. Devenu professeur recherché, il continua simultanément son activité de compositeur.
Malade dès 1835, sa liaison avec George Sand (de 1838 à 1847) arracha Frédéric Chopin à la vie parisienne (séjours à Nohant, Majorque) . C'est à cette période que ses compositions furent les plus abouties.
En 1848, il donna un dernier concert parisien chez Pleyel le 16 février et réalisa une dernière tournée en Angleterre et en Ecosse d'où il revint épuisé.
Frédéric Chopin meurt emporté par la tuberculose le 17 octobre 1849 à Paris. Il est enterré au cimetière Père-Lachaise à Paris.(http://www.pianobleu.com/chopin.html)
Biographie détaillée: http://www.musicologie.org/Biographies/chopin.html
Biography in English: http://www.chopinmusic.net/biographies/chopin/
http://www.ourchopin.com/pianists.html

Ignacy jan Paderewski - chopin - polonaise no.6 op.53 "heroique"

Raoul koczalski plays chopin's berceuse (audio)

Horszowski plays Chopin Berceuse

Youra guller plays chopin nocturne in b major opus 32 no. 1 (audio)

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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 21:33

Op.10 No.4

RICHTER - Chopin etude no.2 op.10

Richter plays Chopin Revolutionary Etude

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 00:28

http://www.musicweb-international.com/classRev/2002/Jun02/mewton-wood.jpg


Noel Mewton-Wood (1922 –1953) was an Australian-born concert pianist who achieved some fame during his short life. He studied at the Melbourne Conservatorium until the age of fourteen. After further studies at London's Royal Academy of Music, Mewton-Wood spent time with Artur Schnabel in Italy. More: http://adbonline.anu.edu.au/biogs/A150421b.htm

The Netherlands Philharmonic Orchestra is conducted by Walter Goehr. This excellent version can be downloaded from Rediscovery.us and it is part of a fascinating 4 CD compilation called "Grocery Store Greats." I

Part I
Part II
Part III

Part IV
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 13:19
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41EN9WMPGAL._SL500_AA240_.jpg
Présentation: http://pianistes.ifrance.com/magaloff.htm

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 13:09

8 February 1912, St Petersburg (Russia) - 26 December 1992, Vevey (Switzerland) Nikita Magaloff, Swiss pianist of Russian birth, was long admired as one of the leading Chopin interpreters of the 20th century. The son-in-law of the great Hungarian violinist Josef Szigeti, Magaloff made his reputation in the music of Chopin, performing the complete works of the Polish composer in a series of recitals in many musical centres around the world. A noted teacher, he provided valuable professional advice to a whole generation of French musicians from his base in Switzerland. continue: http://www.ourchopin.com/pianists.html#5 En français: http://pianistes.ifrance.com/magaloff.htm

Etude in C minor, op. 25 no. 12 by Chopin. Recorded: Amsterdam, 2/1975
'Winter Wind' Etude

Chopin's 'revolutionary' Etude

'Black Keys' Etude

'Bees' Etude' op. 25 no. 2!!! Recorded: Amsterdam, 2/1975  

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 19:51

http://www.ivoryclassics.com/releases/72003/jackets/l.jpg

(1909-1995)

Dernier représentant d'une génération de pianistes russes émigrés aux États-Unis après la révolution soviétique et qui avaient été formés dans la grande tradition du piano russe, Alexander (dont Shura est le diminutif) Isaakovitch Cherkassky naît à Odessa le 7 octobre 1909. Il commence à étudier le piano avec sa mère, professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, et donne son premier concert public en Russie à l'âge de onze ans, avant d'émigrer aux États-Unis en 1923, où sa famille se fixe à Baltimore. Il n'a pas quatorze ans lorsqu'il fait ses débuts américains avec l'Orchestre symphonique de New York sous la direction de Walter Damrosch. (http://www.universalis.fr/encyclopedie/shura-cherkassky/)


From 'Shura Cherkassky - The Complete HMV Stereo Recordings'. Released 25th May 2009 on FIRST HAND RECORDS LTD. Re-mastered from the stereo source tapes at Abbey Rd, London.
Recorded on 28/01/1958 @ Studio 3, Abbey Rd, London. Licensed from EMI.

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 20:14
Frédéric Chopin (1810-1849):
From Deux Nocturnes (1836/37):
No. 1 in B major, Andante sostenuto
Youra Guller, piano
Recorded in 1956

Youra Guller was born in Marseille in 1895. A child of Russian-Romanian parentage, Guller began piano studies at the age of 5. Guller performed in recitals and then enrolled at the Paris Conservatory at the age of 9. It was there that she worked with Isidor Philipp. Around World War II, a period of illness forced her to slow down. By the 1960s, Guller had resumed performing, making her New York debut in 1971. Guller died in Paris in 1981.

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 18:58

Born 18 November 1860, Kurylówka (Poland)- 29 June 1941, New York (USA) Born 26 years before the death of Liszt and 37 years before the death of Brahms, Paderewski is a pianist steeped in the musical traditions of the nineteenth-century. Elegance, charm, a beautiful singing tone, these were the hallmarks of the day and Paderewski had them all. Ignacy Jan Paderewski was one of the 20th century’s most controversial artists, both for his piano playing and for his life-style, the subject both of mystic reverence and of flat rejection as a charlatan. Paderewski was constantly told by his teachers that he would never make a successful concert pianist (and would later often say that he had not learnt to play or practise properly at the time). But he persevered, and in October 1884, when Theodor Leschetizky accepted him as a pupil, things changed: his first recital in Paris’s Salle Erard and orchestral debut with Saint-Saens’s Fourth Piano Concerto in 1888 catapulted him into orbit around the Parisian music scene, not least thanks to his magnetic stage presence and personal charisma. Still with a limited repertoire, he developed new programs with Leschetizky.

After successes throughout Europe, Paderewski made a sensational debut in New York’s Carnegie Hall in November 1891, launching a lifetime of American tours. His standard repertoire mainly Beethoven, Mendelssohn, Liszt, Brahms and Chopin plus selected pieces by Anton Rubinstein and other contemporaries  also took him to Australia, New Zealand, South America and South Africa. Paderewski actively supported the Polish struggle for independence with a fierce patriotism that in 1919 made him Poland’s first Prime Minister and its delegate to the Versailles peace conference. On the political stage, he was a brilliant orator with an encyclopedic knowledge of history. His return to the concert platform in November 1922 aroused equal enthusiasm in America, where he was the first classical artist to be comprehensively marketed  with Paderewski dolls, candles, toys and even Paderewski soap. And he needed the money  a big spender, he loved luxury and always traveled in a private railway car with grand piano and full entourage including secretary, valet, piano tuner, tour manager, masseuse and porter. At the height of his career he was noted for his delicate touch, eloquent phrasing and rich expressiveness. He could make the piano sing a whole spectrum of colors, with brilliant use of the pedal. This is impressively documented by the some 100 recordings he made between 1911 and 1938, especially the early ones.
http://www.ourchopin.com/pianists.html

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